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ISBN : 2820520286
Éditeur : Bragelonne (21/01/2015)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Les Foulards Rouges ? L'Intégrale de la saison 1 enfin disponible !Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c'est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel.En plus, elle fait plutôt bien s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Enki
  11 mai 2017
Bagne, planète prison de la terre, accueille tous les condamnés, du simple vol au meurtre, qui n'auront pas fait le choix de l'esclavage lors de leur jugement. Une nette simplification de l'échelle des peines donc, à l'image de la société terrienne, organisée en deux castes qui en aucun cas ne doivent avoir de rapports, les uns dominant les autres. Les transgressions sont nombreuses et les raisons d'être déportés ne manquent pas. Désertique, dépourvu de ressources naturelles, peuplé de truands… Bagne n'est pas vraiment une sinécure, en particulier pour les femmes qui si elles ne prostituent pas ont une espérance de vie qui n'excède pas quelques jours. Un tableau plutôt noir donc, et pourtant la cruauté de l'auteur ne s'arrête pas là, puisque l'alcool sur Bagne est extrêmement rare… Un des condamnés, le Capitan, qui occupait une des plus hautes fonctions sur Terre, entreprends à son arrivée d'organiser un semblant de société. Les représentants de cet état embryonnaire portent un foulard dont la couleur permet d'afficher aux yeux de tous, leur fonction. Les bleus, les gris, les roses par exemple officient, je vous laisser retrouver les associations, dans les banques, la gestion de l'eau ou encore la prostitution. Quant au rouge il annonce la présence… d'un représentant de l'ordre. Symbolique toute particulière puisque l'ordre est donc associé à la couleur du sang. Il faut reconnaître que les foulards rouges sont tous sauf des humanistes. le plus souvent condamné pour meurtre, ils sont autant shérifs que chasseur de prime ou mercenaires. le vocabulaire n'est pas choisi au hasard, la saison un se déroulant dans une ambiance western assumé. le matériel moderne, ou magique fait exception. Western, voyages spatiaux, magie, un breuvage plutôt inattendu vous en conviendrez. le concept de saison, dans le cas présent pourrait se confondre avec celui plus classique de chapitre, simple souvenir d'une prépublication morcelée. Il n'en n'est rien, l'auteur communique à chaque saison une tension et des enjeux propres, n'hésite pas à changer de genre. Si le premier aspect de cette singularité et, à mon sens, une réussite, je trouve que le mélange fini par perdre sa saveur à force d'y ajouter des ingrédients. Je resterai volontairement vague pour ne rien révéler de l'intrigue mais, pour moi, l'auteur se perd un peu dans les deux dernières saisons d'un ouvrage qui en compte sept. J'ai oublié de préciser que l'héroïne est un foulard rouge, à la plastique avantageuse et au caractère trempé dans le même acier que ces colts Bisley. Je pourrais encore vous parler de l'omniprésence de la religion, proche du bouddhisme, ou de bien des choses encore mais vous l'aurez déjà compris le récit est riche, quelques fois trop. Mais c'est bien peu de choses par rapport au plaisir que j'ai eu à le parcourir. L'intrigue est vraiment prenante, les promesses de l'auteure le plus souvent tenues. En résumé, un vrai bon moment de détente !
Une chose encore, d'aucuns s'interrogent, concernant le genre, sur la pertinence d'associer à l'ouvrage le qualificatif de steampunk. Ce n'est pas mon avis, la plupart des éléments sont effectivement réunis mais il manque cette saveur toute victorienne, ces technologies restées suspendues à l'heure du charbon et de l'acier… le plus steam reste la couv qui en emprunte les principaux codes.
Une toute dernière encore, si l'auteure passe par là... Est-ce que vous aviez connaissance du clip Roundtable Rival de Lindsey Stirling quand vous avez entamé l'écriture de la première saison, je n'ai pas vérifié précisément les dates mais cela semble jouable…
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Slava
  20 novembre 2016
Bagne. Une planète désertique, aux pluies acides où sont envoyés les prisonniers politiques, les trafiquants, les psychopathes, les violeurs, bref que du beau monde. Ajouté à cela quelques femmes et vous avez une population bien bigarrée, où la majorité des hommes criminels et les femmes ne sont que des prostituées. Pourtant, il y a Lara, la seule femme officiant parmi les Foulards Rouges, un groupe chargé de faire régner l'autorité avec leur chef, le Capitan (que Lara n'aime pas et pour une raison précise...), sur ce monde étrange, où différente factions sont reconnaissables grâce à la couleur de leurs Foulards. Les Foulards Blanc, ceux de la paix, les Foulards Roses, les filles de joies... Lara, une dure à cuire surnommée 'Lady Bang' qui survit tant bien que mal et qui se sent victime d'une injustice, qui regrette la Terre... Mais voilà qu'on lui propose un plan inattendue, inespéré. Seulement, il lui faudra s'allier avec un homme dangereux : Renaud, proxénète et bras droit du Capitan. Et les choses ne vont pas se dérouler comme prévu.
Je suis contente que Bragelonne a fait paraître les épisodes numérique en format papier parce que je ne suis malheureusement pas une aficionado de l'ebook, et pourtant l'histoire même m'intéressait beaucoup. C'est chose faite, et j'ai été emportée dans le voyage !
C'est un univers assez singulier, où le steampunk se mélange avec le western et agrémenté de space opera. Ce monde se révèle plus complexe a fur et à mesure de la lecture, avec plus de détails enrichissants. D'autant plus qu'on s'aperçoit vite qu'il s'agit d'un 'présent alternatif" différent de notre présent actuel : on apprends que la Terre est dirigée depuis une centaine d'année par un Parti totalitaire et aux relations troubles avec une planète nommée Evoria... les question augmentent avec l'avancée de l'intrigue et quelques réponses apparaissent, bien déroutantes ! Il y a beaucoup d'originalité tout de même et d'inventivité, on ne s'ennuie pas une seconde.
Les personnages sont bien campés, surtout que les points de vues alternent entre eux. En majorité, Lara et Renaud.
Lara a beau être la parfaite incarnation de la femme au caractère trempé, qui manie la gâchette aussi bien que sa langue, et qui se heurte aux brutes qui l'entourent , elle est beaucoup plus touchante, ayant des instants mélancoliques et des remords, et n'est pas totalement la femme invincible qu'on croirait. Renaud, lui, est un homme sombre, un bel dandy mais au passé trouble, qui a des comptes personnels à régler, j'ai été surprise de découvrir qui il est réellement.
Concernant les autres, nous avons le Capitan, surprenant personnage : on croit qu'il s'agit d'une simple crapule sans coeur et intransigeant et en fait, il est très affectif envers Lara et regrette également ses fautes passées, fautes d'ailleurs horribles quand elles sont révélées... les deux Claudia, deux catins attachantes et aux personnalités différentes, tentant de ne pas s'abaisser devant des hommes qui réduisent la gent féminine à son sexe, Pulp, un méchant étonnant et bien stratège... Il y a aussi Fraan, une mystérieuse femme liée à Lara et seule personnage située sur Terre, nous dévoilant la vie moins rose qu'on en le pensait...
Si vous aimez l'action, vous en aurez car il y en a beaucoup ! Fusillades, duel et autres scènes du genre western qui sont bien violentes et bien rythmées, bien que parfois un peu gore. C'est dans ces moments là que Lara a la belle part, une vraie tireuse !
Je m'attendais pas à voir dans cet univers de la magie, une magie particulière et qui s'intègre bien à ce monde. En revanche, le point noir pour moi, celui qui fait retirer une étoile, c'est la dernière partie, "When the Going Get Tough" autant le voyage dans l'espace m'a plu... autant
En revanche, l'écriture est accrocheuse, fluide, directe, avec quelques touches d'humour où de métaphores.
Et une fin qui torture le lecteur, pour lui donner envie de connaître la suite, de découvrir cette Terre parallèle.
En bref, une belle surprise pour moi, à lire absolument. Hâte de m'attaquer au second tome, Terre !
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PatchouliKnowledge
  08 juin 2017
Je dois bien avouer que les préjugés que j'ai en ce qui concerne le numérique ont la dent dure, et ils ont bien failli me faire passer à côté des Foulards Rouges et de Cécile Duquenne...
Eh oui, après une lune de miel de quelques mois avec mon Kindle (pendant laquelle je me suis lâchée sur les opérations de l'extrême de chez Bragelonne et me suis procuré, entre autres, le premier épisode des Foulards Rouges), j'ai fini par le délaisser. Il repose en paix dans un tiroir, la mémoire pleine, j'en suis sûre, d'autres pépites que je ne lirai sans doute jamais.
J'avais donc lu (et beaucoup apprécié) le premier épisode des aventures de Lady Bang en me disant, si un jour la version papier est dispo... bref, les années ont passé, et il a fallu Les Imaginales 2017 pour que je retrouve le chemin de l'inhospitalière mais fascinante Bagne. Cécile Duquenne participait à une table ronde sur le thème du voyage et l'entendre évoquer son oeuvre m'a immédiatement rappelé le plaisir que j'avais eu lors de la lecture du premier épisode. Ni une ni deux j'ai immédiatement repéré Cécile Duquenne pour acheter et faire dédicacer cette série que j'avais lâchement abandonnée...
Et là, maintenant, tout de suite, je me sens bête et bien penaude! Mais pourquoi ne l'ai-je pas acheté plus tôt? Bagne tentait vainement de me faire des signes jusqu'à ce que je daigne me vautrer dans son sable brûlant à nouveau. Et dans son mélange, à priori difficile à digérer mais de fait jouissif, de SF, fantasy, steampunk, planet opera, uchronie (et j'en oublie sans doute). Je me fourvoie peut-être, mais ça m'a rappelé la science-fantasy de Marion Zimmer Bradley ou d'Anne McCaffrey, un genre dont je regrette l'absence actuelle dans les rayons. D'où la première raison qui devrait vous pousser à lire Les Foulards Rouges...
La seconde raison, c'est la beauté de l'univers créé par Cécile Duquenne. Avec, au premier plan (et à mon sens le personnage principal), Bagne, planète-prison cruelle mais dépeinte comme un magnifique tableau par l'auteur. Avec tellement de talent que le lecteur se verrait bien quitter la Terre pour aller l'admirer de visu. Là encore j'ai parfois pensé à Pern en faisant le rapprochement entre ses pluies mortelles de Fils et les orages de Bagne, et aussi pour une autre raison, mais chut!
Et en dehors de Bagne, il y a toute une galaxie imaginée avec beaucoup d'inspiration et d'originalité et même, on l'entrevoit vers la fin, une certaine mythologie.
Et pour peupler cet univers, des personnages extrêmement attachants, parce que dépeints avec beaucoup de sensibilité. On ne serre jamais les dents face à des clichés faciles, l'auteur ne se laisse pas aller au manichéisme ou aux simplifications. Lady Bang en est le parfait exemple, et son évolution au cours des épisodes est remarquable d'humanité. Et les personnages secondaires sont tout aussi soignés et intrigants pour le lecteur, fait assez rare pour être noté.
Pour faire bref : vous, lecteur, auriez grand tort de ne pas faire le voyage vers Bagne et de rejoindre les Foulards Rouges. Ne craignez pas ses contrées inhospitalières, elles sont à la hauteur du sacrifice consenti lorsqu'on y pose le pied!
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cici899
  04 octobre 2017
Ouvrage acquis lors de la Grosse OP de Bragelonne, et j'ai envie de dire tant mieux. Il s'agit ici de l'intégrale de la saison 1, et je pense que si j'avais seulement lu le premier épisode, je n'aurais pas continué.
L'histoire est assez sympa et originale. Une planète plus que hostile à toute forme de vie, qui accueille les délinquants de l'humanité.
Nous évoluons dans ce charmant décor aux côtés de Lady Bang, la Lucky Luc de l'espace.
On découvre, au fil des épisodes, l'organisation que les humains ont établie sur Bagne pour y survivre.
Sans entrer dans les détails, le personnage de Lady Bang ne m'a pas vraiment convaincue. Elle est décrite comme un être invincible qui fait régner la loi sans le moindre remords, alors qu'au final elle se révèle très imbue de sa petite personne et elle colle pas du tout à la réputation qui la précède.
En revanche, j'ai apprécié Renaud qui est très mystérieux et apporte beaucoup d'interrogations mais aussi un certain dynamisme dans l'histoire.
L'action tarde à arriver et ce n'est que dans les derniers épisodes de cette saison que j'ai finalement accroché. le côté « magie » m'a plu, même si je trouve que cela éloigne le récit de Lady Bang.
La fin de cette première saison nous laisse avec beaucoup de questions évidemment mais elle nous permet aussi d'entrevoir que la suite se jouera à un niveau bien plus élevé que celui des humains.
Un dernier élément important.
J'avais acheté ce livre en pensant qu'il s'agissait de steampunk. Que nenni ! Il n'y a aucun élément qui se rapproche à tant soit peu du genre en dehors de la couverture (qui est, elle, très jolie).
Challenge PAVES 2017 - Edition spéciale contre l'illettrisme
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Elliepamp
  23 mars 2018
Quelle sympathique découverte avec cette première intégrale des Foulards rouges ! Je suis déjà tombée plusieurs fois en librairie sur cette saga qui m'attirait avec ces couvertures très steampunk, mais sans jamais oser franchir le pas. J'ai profité de l'opération lancée par Bragelonne pendant les soldes qui proposait toute une sélection de roman à 0.99centimes en e-book pour l'acheter.
Si la couverture nous fait croire que l'on va se retrouver dans un univers steampunk, il n'en ai rien du tout en vérité. Ce roman est principalement de la SF avec du western. D'ailleurs, parlons de ce mélange inhabituel : j'ai adoré cette ambiance far-west mélangée avec des vaisseaux spatiales et des conquêtes spatiales. C'est très original car le roman démarre vraiment sur une histoire de cow-boys.
On y suit Lara qui a été envoyée sur Bagne, une planète où sont envoyés tous les criminels. C'est une planète aride constituée entièrement de désert, sans eau où seule la loi du plus fort domine. Pendant cette lecture, on a trop chaud, trop soif, on se sent sale. L'autrice arrive bien à nous transmettre cette sensation de sécheresse constante qui est une véritable menace pour les personnages. Entre action et mystère, l'autrice nous plonge dans son univers mélangeant plusieurs genres, le tout formant un cocktail assez explosif. Il fallait oser mélanger la SF et le western en ajoutant en plus une touche de surnaturel et de magie. On y parle même de vampires!
Concernant les personnages, j'ai eu assez de mal avec l'héroïne Lara. Présentée comme bad-ass, imbattable et froide, j'ai trouvé au final qu'elle se plaignait beaucoup trop. Elle a beau avoir survécu des années sur Bagne, je me suis souvent demandée comment elle avait pu survivre avec un caractère pareil… je l'ai trouvé beaucoup trop émotive.
Ma préférence va au personnage de Renaud. Un hors la loi assez charismatique et bien évidemment mystérieux (même si j'ai deviné très vite son « secret »). J'ai trouvé qu'il avait la tête sur les épaules, bien plus que Lara, et un sang froid nécessaire pour vivre sur cette affreuse planète. Je me suis attachée à lui.
L'autrice instaure une pointe de romance dans son roman, même si l'histoire d'amour ne va pas bien loin. Il ne se passe pratiquement rien dans cette première saison et tant mieux. Cela m'a rassuré que l'autrice ne tombe pas dans la facilité de la romance.
Le seul bémol pour moi, vient du rôle des femmes dans ce livre. A part Lara qui a le statut privilégié de Foulards Rouges (une sorte de militaire/rebelle) grâce à son père qui est le chef , toutes les autres femmes sont forcées lors de leur arrivée sur bagne à devenir des Foulards Roses. En d'autres termes : des p*tes. Et on nous fait comprendre qu'elles devraient être heureuses de ce statut car ça leur permet de vivre convenablement. Donc en gros, les femmes devraient être contentes de se faire violer, parce qu'en contrepartie on leur offre de l'eau… Mouais. C'est une vision pour le coup très machiste. Pourquoi les femmes n'auraient elles pas le droit de devenir des foulards rouges elles aussi? Et pourquoi ne servent-elles que pour le sexe? J'ai du mal à croire qu'aucun d'elles ne se soient rebellées à un moment.
Hormis ce point négatif, j'ai pris beaucoup de plaisir pendant ma lecture car les évènements s'enchainent fluidement et l'histoire avance assez vite avec son lot de situations variées.
Lien : https://repairedeslivres.wor..
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
MariloupMariloup   30 juin 2016
_ Nous n'avons plus rien à nous dire, termina-t-elle en ravalant cette émotion qu'elle sentait monter en elle, serrer son cœur, peser dans ses poumons, gravir son œsophage, brûler dans sa gorge...
_ C'est Renaud, n'est-ce pas?
_ Pardon? s'écria-t-elle, interdite.
_ Tu es tombée amoureuse. Il t'a montée contre moi.
Lara se figea, incapable de trouver un démenti qui fasse un minimum de sens.
_ J'aurais dû m'en douter.
_ Non. Non, ce n'est...
Elle s'était mise à balbutier, de crainte que ce ne fût en partie vrai _ dans le sens où l'idée provenait bien de Renaud.
_ Je le fais pour moi et moi seule.
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EnkiEnki   07 mai 2017
Elle détestait les gens aimables. Elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’ils cachaient un défaut de fabrication forcément sordide, un défaut qui lui éclaterait au visage au pire moment, comme une pièce défaillante dans un pistolet sur le point d’exploser en emportant la main de son propriétaire.
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EnkiEnki   08 mai 2017
Comme toujours avant de sombrer dans les bras moelleux du Bouddha de sommeil, elle songea aux Quatre Nobles Vérités. Le monde est souffrance, la souffrance est manque. Le manque peut être comblé, la souffrance éteinte.
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MariloupMariloup   30 juin 2016
_ Je ne veux pas devenir une fille de Mara! fit l'une des sœurs d'une voix percluse de sanglots.
Renaud défit son foulard qu'il posa sur le bureau, et répondit simplement:
_ Petite, la population de Bagne est à quatre-vingt-dix pour cent constituée d'hommes parce que les femmes ont une durée de vie restreinte. Et pas seulement à cause des mauvais traitements que certains leur infligent, il y a quelque chose, sur cette foutue planète, qui vous tue plus vite que nous les hommes. Enfin, moi je dis "femmes" quand d'autres pensent "putes". Considérant les antécédents des individus masculins envoyés ici, c'est le seul métier envisageable sur cette planète pour celles de ton sexe. Sur Terre, on est tous égaux grâce au vernis de civilisation. Ici, ton vagin c'est ta malédiction. C'est mourir d'une M.S.T. après t'être fait violer, ou finir esclave sexuelle dans la chambre d'un homme qui t'aura attrapée. Tu es une marchandise, rien de plus. Mais tu as une conscience, contrairement aux objets, donc tu peux négocier ta propre vente.
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AcherontiaAcherontia   06 juin 2016
Lara se reconcentra sur sa conduite. Elle approchait de sa destination, en témoignait le sol devenu rocailleux sous le motoride en suspension. Elle survolait désormais des plaques de basalte disposées comme autant d’écailles de dragon, grêlées de scories et perlées d’obsidienne. Peu à peu, le dénivelé augmenta et le motoride se retrouva à gravir une petite pente aussi noire et luisante qu’un meuble laqué. Regardant droit devant elle, Lara soupira. À environ un demi-kilomètre, il lui faudrait choisir entre l’escalade à mains nues des murs naturels, ou bien l’entrée fracassante par la porte principale. Son instinct lui soufflait d’opter pour la seconde solution.
Cap City, ville-cratère construite dans le giron d’un volcan éteint, célèbre pour ses orgues basaltiques, sa serre de légumes hors-sol, sa production maison d’alcool fort et, plus récemment, le massacre de ses trente-deux habitants. Aux dires de l’unique rescapé qui avait fini par rendre l’âme dans la ville voisine, juste à temps pour Lara de lui extorquer sa dernière confession, Cap City avait été prise par un bataillon de mercenaires dirigé par un dénommé Black. Apparemment, il s’agissait d’une dizaine de loqueteux mal équipés ayant profité de l’effet de surprise. Lara n’avait donc a priori pas besoin de renforts sur ce coup-là, et elle s’accommodait fort bien de sa solitude. Elle détestait travailler en équipe avec d’autres Foulards Rouges – à ses yeux tout aussi coupables et mauvais que les Bagnards qu’ils arrêtaient.
Même si elle ne cautionnait aucunement le meurtre et la torture, elle trouvait quelque chose de remarquable à l’acte de Black et ses sbires. Un certain panache. Cap City se situait en plein cœur du territoire fédéré, et le desperado avait trouvé le moyen d’outrepasser les frontières pour s’en emparer. Rien à sauver de ce bout de terre quasi stérile, il avait sûrement voulu remettre en cause l’autorité du Capitan dans une ultime provocation.
C’était réussi ; depuis deux jours, on ne parlait que de lui dans toute la Fédération.
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Videos de Cécile Duquenne (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cécile Duquenne
interview faite à Japan Touch Haru / Geek Touch.
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