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Paul Teyssier (Traducteur)
EAN : 9782906462748
796 pages
Éditeur : Editions Chandeigne (23/02/2000)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Jorge Luis Borges considérait Eça de Queiroz comme «un des plus grands écrivains de tous les temps» : Les Maia, paru en 1888, est indubitablement son chef-d’œuvre. Il appartient au genre des romans «cycliques» où l’on suit le destin non seulement d’une personne, mais d’une famille, précédant ainsi Les Buddenbrooks de Thomas Mann et la Forsyte Saga de Galworthy.

Le nœud de l’action est une sulfureuse histoire d’amour dans le goût romantique, mais le gr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
enjie77
  26 septembre 2019
J'ai un faible pour cette littérature du 19ème voire début du 20ème siècle. C'est elle qui nous a donné nos bases littéraires et qui nous a permis, ainsi, de construire notre personnalité de lectrice ou de lecteur. Que ce soit en littérature, en poésie, au théâtre, cette période possède un immense foisonnement de styles différents où nous pouvons choisir entre le romantisme, le symbolisme, le naturalisme, le réalisme ou de « tout un peu ». Mais ce qui avant tout, à mes yeux, guide mon choix, c'est la qualité de l'écriture de tous ces ouvrages.
Depuis un certain temps, je cherchais à approfondir ma connaissance de la littérature portugaise. Quelle ne fut pas ma surprise de lire un billet élogieux de « Oiseaulire » suivi de celui de « PhilippeCastellain » sur le chef d'oeuvre d'Eça de Queiros « Les Maia », paru en 1888.
Ce fut un bonheur de lecture ! Je me suis laissée bercer et envouter par le style d'Eça de Queiros à la fois lyrique et ironique, d'une très grande élégance. le rythme est lent, il se savoure. En fin observateur, il analyse la société portugaise pendant la période de la « Régénération ». Son regard se fait critique et humoristique. Il raille avec intelligence aussi bien l'aristocratie que la bourgeoisie, la classe politique que l'église. Il pointe de la plume la décadence de ce pays vermoulu (c'est ce qu'il fait dire à l'un de ses personnages) entre la religion et la monarchie avec l'espoir d'élever le niveau de la politique. Les dialogues, dans ce livre, définissent Eça comme un libéral qui aurait aimé faire bouger les lignes de cette société repliée sur elle-même dont la classe aisée s'adonne à l'oisiveté, la classe politique au dilettantisme, trop occupée ou préoccupée par les histoire d'adultère et les secrets d'alcôve qui vont avec.
Cet extrait du livre donne le ton :
« Et du génie ! s'écria Carlos. Délicieux, n'est-ce pas ? Dites-moi donc si tout ce que je pourrais faire pour la civilisation ne vaudra jamais ce plat d'ananas ? C'est pour ces choses là que je vis ! Je ne suis pas né pour contribuer à la civilisation.- Tu es né, répliqua Ega, pour cueillir les fleurs de cette plante de civilisation que la foule arrose de sa sueur ! Au fond mon vieux, moi aussi ! »

Eça fut tour à tour journaliste puis diplomate. de ses voyages, il rapportera des éléments de comparaison qui l'autoriseront à porter ce regard critique sur son pays qu'il concrétisera par l'écriture de la saga familiale des Maia. D'abord le grand-père, Afonso de Maia, vieille aristocrate terrien, grand libéral devant l'Eternel, et surtout Carlos Eduardo Maia, son petit fils qui sera la personnalité majeure autour de laquelle, se déroulera tout le roman sans oublier la belle ville de Lisbonne. Toutes les personnes évoluant dans l'entourage de la famille Maia sont toutes parfaitement dessinées avec leurs individualités ce qui donne un aperçu de la société lisboète de cette époque.
Mais ce qui m'a le plus touchée, c'est l'écriture qui restitue parfaitement les émotions, les états d'âmes, l'intensité du bonheur de vivre, la captation de la pensée qui accompagne l'apparition du véritable amour quand bien même celui-ci se révèle impossible.
Ah un seul bémol : je ne connais rien à l'Histoire du Portugal, j'ai souvent dû me reporter à mon smartphone pour mieux comprendre le contexte, ce qui est un peu gênant.
Mais je vous laisse découvrir ce chef d'oeuvre de la littérature portugaise qui a bénéficié d'une excellente traduction de Monsieur Paul Teyssier.
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PhilippeCastellain
  04 août 2019
Deuxième rencontre pour moi avec l'immense écrivain lusitanien, le Balzac de Lisbonne, le Zola des rives du Tage : j'ai nommé José-Maria de Eça de Queiroz ! On applaudit bien fort s'il vous plaît. En me l'offrant, mon frère m'avait bien précisé : « tu verras, il essaye de faire de la tragédie mais il n'y arrive pas ».

Et on ne saurait mieux résumer. Son écriture fluide et élégante met en scène l'aristocratie et le plus beau monde du Portugal, que pourtant un cheveu sépare des cocottes, des décavés et des traîne-savates sans le sous. Ce petit monde se côtoie, se mêle, flirt, couche, ragote, calomnie. Une matière de premier choix pour mettre peu à peu en place une terrible situation ne pouvait déboucher que sur un magnifique et dramatique dénouement. Et pas à dire, il se donne un mal fou.Mais à chaque fois… Cela se transforme en farce. On sent que c'est plus fort que lui. On l'imagine derrière sa table, mettant peu à peu place son engrenage fatal, se répétant :  « allez, cette fois ça finira mal et ça fera pleurer dans les chaumières, paroles d'athée ! »

Et puis au dernier moment un petit événement bassement terre à terre vient briser la solennelle Noirceur et la grandiose Ignominie du moment et plouf, l'offenseur s'humilie dans une lettre d'excuse pour échapper au duel, mais en prenant le temps de vérifier l'orthographe des mots, et il faut bien courir derrière le tramway pour l'attraper si l'on ne veut pas rentrer à pieds. Caramba (ou sa version portugaise) encore raté ! Qu'on imagine Monsieur Bovary dire à son épouse : « ma chère, vous partez vivre un mois avec des métayers et arracher des patates, si après cela vous voulez toujours partir avec votre amant, vous ferez comme bon vous semble » !

On range généralement Eça de Queiroz dans la catégorie des romanciers naturalistes. Un naturaliste oui, mais qui aurait fait sienne la fameuse phrase de Shakespeare : la vie n'est pas une tragédie, c'est une farce bouffonne ! »
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oiseaulire
  14 août 2019
Les deux thèmes de prédilection d'Eça de Queiros sont indiscutablement la conscience humiliée des Portugais à l'égard de leur pays en cette seconde moitié du 19ème siècle et la passion amoureuse, surtout impossible.
Dans les salons de l'aristocratie lisboète, il est beaucoup question de l'apathie qui s'est abattue sur le pays et a stérilisé ses ressources : sans talents politiques novateurs, sans richesses appréciables malgré d'immenses colonies, incapable de développer une agriculture florissante ou une industrie viable, sans génie artistique, le Portugal vit d'emprunts qui vont le conduire à la banqueroute et pour tout le reste à la traîne de l'Europe, imitant les pays plus dynamiques jusque dans ses sociétés philanthropiques et ses manifestations sportives ; inapte aux vrais raffinements de civilisation, il échoue même à sauvegarder sa propre culture, qui se limiterait aux lâchers de taureaux dans les rues. Mélancoliques et indolents, ces messieurs en viennent à souhaiter mezza voce une mise sous tutelle espagnole et se laissent sombrer avec majesté et fatalisme en confiant leurs affaires aux régisseurs et aux banquiers.
Pour le reste, ce qui occupe cette classe oisive et encore privilégiée, c'est l'amour, bien sûr, grande affaire quand on n'a rien à faire : l'amour comme passe-temps, de préférence adultère, l'amour de scandale et de routine, mais aussi l'amour passion, l'amour fou, l'amour pour lequel on est prêt à sacrifier son avenir. Dans l'intrigue d'Eça de Queiros surgit toujours un obstacle au bonheur des amants, infranchissable : jamais celui que l'on voit se profiler, mais toujours pire. Je n'en révèlerai pas davantage.
Le style est extrêmement agréable, fluide et classique mais très alerte, souvent malicieux. La description de la nature portugaise (on a envie de partir pour Sintra toutes affaires cessantes) et des intérieurs est exquise. Les personnages ont un relief qui les fait vraiment exister, on a l'impression de connaître Alfonso, Carlos, Ega.
Queiros est considéré comme appartenant au mouvement littéraire naturaliste : "Les Maïa" comportent d'ailleurs de nombreuses polémiques opposant les personnages sur leur conception de l'art. Mais il ne s'agit pas du naturalisme d'Emile Zola dans "L'assommoir" ou "La terre", mais d'une forme plus proche de celle de Flaubert ou Maupassant.
Une très belle découverte pour moi, tout comme "La tragédie de la rue des fleurs", lue précédemment.
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Pessoa
  14 juin 2011
« Les Maias », traduit aussi sous le titre « Une famille portugaise » est le chef d'oeuvre absolu de l'écrivain portugais Eça de Queiroz.
Eça a su anoblir la langue portugaise en lui insufflant une nouvelle dimension esthétique, cette richesse sémantique se traduit dans cette fresque naturaliste par une écriture délicate ornementée de saillies caustiques et ironiques.
Eça de Queiroz réussit à travers « Les Maias » à peindre une certaine société portugaise avec tendresse et sarcasme.
« Les Maias » content une passion scandaleuse dans la société bourgeoise du Lisbonne des années 1870 .
Enfin « Les Maias » reflètent les conceptions d'Eça qui, prenant ses distances avec Proudhon et Zola, dépeint les maux de son pays sans esquisser la moindre réponse, en dilettante et en artiste.
Je conseille vivement la lecture de ce monument de la littérature portugaise.
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hannah851
  20 octobre 2014
Roman de la littérature classique portugaise, les Maia, nous amène à la découverte de la société lisboète du XIXème siècle. le lecteur suit la destinée des hommes de la famille Maia. Alfonso da Maia, le patriarche, modèle de l'aristocrate libéral, généreux et cultivé qui n'hésite pas à élever son petit-fils Carlos sur le modèle anglais qui lui paraît meilleur que le système portugais, après la mort de son père. Carlos da Maia, fierté de son grand-père, a sa vie toute tracée en tant que médecin de la bonne société même si rapidement ses devoirs liés à son statut social, son absence de constance et pugnacité et surtout sa rencontre avec Maria Eduarda Castro Gomes lui font oublier son serment d'Hippocrate. Cette relation amoureuse marquera à jamais tous les personnages de la famille Maia. Eça de Queiroz dépeint non sans ironie la décadence sociale, politique, religieuse et culturelle dans les échanges et les débats qu'ont les différents personnages du roman entre eux. En réalité, le roman ne brille pas par les rebondissements mais plutôt par sa lenteur. Ce n'est pas l'histoire qui importe le plus mais la volonté de l'auteur de montrer l'état et de s'insurger contre la sclérose de son pays natal où le conservatisme et la religion dominent. Les nombreux dialogues sur ces thèmes montrent cette révolte. L'auteur fait d'ailleurs du personnage d'Ega, fidèle ami de Carlos, le porte-parole de son ressentiment contre l'inertie de la société. Doté d'un esprit révolutionnaire et idéaliste, Ega ose s'opposer aux idées conservatrices des politiciens et des banquiers. Fervent partisan du naturalisme, il a également des débats passionnants avec le poète romantique Alencar. le roman est aussi très riche en description des moeurs, du mode de vie et du patrimoine de l'aristocratie avec ses fêtes, ses dîners, ses sorties au théâtre ou aux courses qui sont l'occasion pour l'auteur de souligner la décadence de cette partie de la société portugaise où les relations adultérines sont monnaie courante et à l'origine du destin tragique de Carlos et de Maria Eduarda. En suivant le quotidien de Carlos, le lecteur arpente les rues d'une Lisbonne aujourd'hui disparue avec les quintas en pleine campagne à quelques km de la capitale ou Sintra et ses paysages magnifiques qui laissent rêveurs.
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critiques presse (1)
Telerama   11 juillet 2019
Une immense saga dans laquelle on découvre Lisbonne à la fin du XIXe siècle, à travers l’itinéraire tumultueux de Carlos da Maia.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
enjie77enjie77   17 septembre 2019
L'aïeul dont les yeux brillaient maintenant de tendresse devant ses roses, et qui au coin du feu se plaisait à relire son Guizot, avait été pendant quelques temps, selon son père, le plus farouche jacobin du Portugal. Et pourtant la fureur révolutionnaire du pauvre jeune homme avait seulement consisté à lire Rousseau, Volney, Helvétius et l'Encyclopédie, à faire partir des fusées à étoiles en l'honneur de la Constitution et à arborer un chapeau de libéral et une haute cravate bleue en récitant dans les loges maçonniques d'abominables odes au Suprême Architecte de l'Univers. Mais cela avait suffi à indigner son père. Caetano da Maia était un vieux et fidèle Portugais qui se signait au nom de Robespierre et qui, dans son apathie d'aristocrate dévot et valétudinaire, n'avait plus qu'un sentiment vivace : l'horreur, la haine du Jacobin à qui il attribuait tous les malheurs, ceux de la patrie et les siens propres, depuis la perte des colonies jusqu'à ses attaques de goutte. Pour extirper le jacobinisme de la nation, il avait donné son cœur à l'Infant Don Miguel, Messie puissant et restaurateur providentiel… Et avoir justement pour fils un Jacobin lui paraissait une épreuve comparable seulement à celle de Job.
Au début, dans l'espoir que le jeune homme s'amenderait, il se contenta de lui montrer un visage sévère et de l'appeler d'un ton sarcastique "citoyen". Mais quand il sut que ce fils, son héritier, s'était mêlé à la foule qui, en une nuit de fête civique et de lampions, avaient jeté des cailloux dans les vitres éteintes de l'ambassadeur d'Autriche, envoyé de la Sainte-Alliance, il considéra ce garçon comme un Marat, et toute sa colère éclata. La goutte cruelle qui le clouait dans son fauteuil ne lui permit pas de rosser le franc-maçon avec sa canne des Indes, à la façon d'un vrai père portugais. Mais il décida de le chasser de chez lui sans pension ni bénédiction, en le reniant comme un bâtard. Ce franc-maçon ne pouvait être de son sang !


Pages 29 et 30.
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enjie77enjie77   25 septembre 2019
Elle était vraiment comme la déesse qu'il avait imaginée : sans contact antérieur avec la terre, elle était descendue de son nuage d'or pour venir chercher, dans cet appartement meublé de la rue Sao Francisco, son premier tressaillement humain.

Dès la première semaine des visites de Carlos, ils avaient parlé d'affections. Elle croyait candidement qu'il pouvait y avoir, entre une femme et un homme, une amitié pure et immatérielle faite de l'aimable concordance de deux esprits délicats. Carlos jura qu'il avait foi lui aussi en ces belles unions, toutes d'estime et de raison pourvu qu'on y mêlât, si légèrement que ce fût, une pointe de tendresse….. Cela les parfumait d'un grand charme et n'en diminuait pas la sincérité. Et par ces mots un peu vagues, murmurés entre les points de la broderie avec de longs sourires, il avait été subtilement établi qu'il ne devait y avoir entre eux qu'un sentiment semblable, chaste, légitime, plein de douceur et dépourvu de tourments.

Peu importait à Carlos! Pourvu qu'il pût passer cette heure-là dans le fauteuil de cretonne à contempler Maria qui brodait et à causer de choses intéressantes, ou rendues intéressantes par la grâce de sa personne, pourvu qu'il vît son visage, légèrement rougissant, se pencher, avec la lente attraction d'une caresse, sur les fleurs qu'il lui apportait , pourvu que son âme fût bercée par la certitude que la pensée de Maria l'accompagnait avec sympathie à travers sa journée, dès qu'il quittait cet adorable salon de reps rouge, son cœur était merveilleusement satisfait.


Pages 413/414
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enjie77enjie77   23 septembre 2019
Alors tandis qu'ils suivaient ce long Aterro, si triste dans l'obscurité sous les becs de gaz endormis qui brillaient en file comme à l'enterrement, Alencar se mit à parler de la "grande époque" de sa jeunesse et de la jeunesse de Pedro. Et à travers le lyrisme de ses phrases, Carlos sentait monter comme le parfum suranné d'un monde défunt….. C'était le temps où les jeunes gens conservaient encore un peu de l'ardeur des guerres civiles. Pour la calmer, ils allaient en bande écumer les cafés, ils crevaient de méchants chevaux de trait en galopant jusqu'à Sintra. Sintra était alors un nid d'amoureux. Sous ses ombrages romantiques, les nobles dames s'abandonnaient aux bras des poètes. Elles étaient toutes des Elvire ; ils étaient tous des Antony. L'argent abondait. La Cour était gaie. La Régénération, lettrée et galante, allait relever le pays, ce beau jardin de l'Europe. Les bacheliers arrivaient de Coimbra tout frémissants d'éloquence. Les ministres de la couronne chantaient au piano. Le même souffle lyrique gonflait les odes et les projets de loi…

- Lisbonne était bien plus divertissante dit Carlos,
- C'était autre chose, mon petit Carlos! On vivait! On ignorait ces grands airs scientifiques, ce charabia philosophique, ces blancs-becs positivistes! …. Mais on avait du cœur, mon garçon, on avait de la flamme! Même en politique! ….Regarde cette saloperie d'aujourd'hui, cette bande de fripouilles…. En ce temps-là, on allait à la Chambre et on y sentait l'inspiration, on y sentait le trait de génie!.....On voyait de la lumière sur les fronts!..... Et puis, mon garçon, il y avait des femmes rudement jolies.

Pages 208/209
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hannah851hannah851   20 octobre 2014
Attaqué de la sorte et pris entre deux feux, Ega éclata. Justement, le point faible du Réalisme, c'est d'être encore trop peu scientifique, d'inventer des intrigues, de créer des drames, de s'abandonner à la fantaisie littéraire! La forme pure de l'art naturaliste doit être la monographie, l'étude sèche d'un type, d'une passion, comme s'il s'agissait d'un cas pathologique, sans pittoresque, sans style!... p.193
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PessoaPessoa   17 juin 2011
La mer formait au fond une ligne continue, estompée dans la ténuité diffuse de la brume bleutée. Au-dessus se déployait un grand azur lustré comme un bel émail, avec seulement, là-haut, un petit nuage oublié comme un chiffon, qui dormait pelotonné et suspendu dans la lumière...
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Eça de Queiroz : Alves et compagnie
Olivier BARROT présente, depuis les Chais de Porto (Portugal) le livre de Eça de Queiroz "Alves et Cie".
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