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Marie-Hélène Piwnik (Traducteur)
ISBN : 2070413381
Éditeur : Gallimard (14/03/2000)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 16 notes)
Résumé :

Dans le Paris de la fin du XIXe siècle, peuplé d'anarchistes, de poètes symbolistes, de dandies, de gros financiers boursicoteurs et de buveurs d'absinthe, se dresse 202, avenue des Champs-Elysées l'hôtel particulier d'un jeune aristocrate portugais, Jacinto, prosélyte acharné de la modernité. Télégraphe, téléphone, graphophone, phonographe, cave d'eaux minérales, ascenseur et autres " gadge... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ivredelivres
  26 avril 2011
Un voyageavec un de ses plus grands écrivains. Faites connaissance avec Jacinto, grand propriétaire terrien au Portugal, riche, oisif, il vit à Paris au 202 Champs Elysées " Sous l'or pesant des lambris, au creux des soieries à ramages " Il vit dans un palais extraordinaire, haut lieu de la technologie de l'époque car il croit que le bonheur " Se réalise par l'intermédiaire du développement illimité de la mécanique "
Jacinto va retrouver son ami poète : Ze Fernandes. Celui-ci découvre un peu ébahi le palais et ses richesses. Une bibliothèque avec quelques trente mille volumes dont " Huit mètres d'économie politique ". que personne bien sûr ne lit jamais. Des appareils de toutes sortes sensés faciliter la vie : un phonographe, le téléphone et même un théâtrophone !!
Mais la technologie parfois fait défaut il suffit d'un ressort qui ne se comporte pas comme on l'attend ! Et puis tout ça finit par lasser Jacinto " Planté comme un piquet, les mains au fond de ses poches en signe de défaite, et exprimant sur son visage, avec un bâillement mou et indécis, le triste embarras de vivre "
Lassé de tout il va profiter d'un prétexte pour fuir la ville, obligé de se rendre sur ses terres au Portugal, voilà notre citadin transformé en campagnard
Sauf que la propriété est dans un état lamentable et qu'il va devoir en rabattre beaucoup sur ses habitudes de luxe et de confort.
Ce retour à la terre va le combler, les retrouvailles avec une vie rythmée par des travaux, les plaisirs simples de la campagne, la beauté de la nature, tout le comble. Pour la première fois il se sent utile, il ne s'ennuie plus.
Fi des 30 000 volumes de sa bibliothèque parisienne, il revient à l'important, sur ses rayons désormais les livres essentiels : Plutarque, Homère, Epictète, Virgile, Cervantès......Fi aussi de la modernité à tous crins et vive la simplicité !
Le héros est transformé et son ami Ze le découvre attaché à sa montagne " Jacinto avait enfoncé de solides racines, toutes d'amour, dans sa rude montagne (...) le transformant insensiblement en un Jacinto rural"
Il a des projets pour sa propriété, il rêve potager, fromagerie, jardins, bonheur.........
Ma première lecture d'Eça de Queiroz remonte maintenant à pas mal d'années et j'avais envie de vous le faire découvrir un peu mieux. Après Alves et Cie. Plongez dans l'univers de cet auteur qui aime la satire et par dessus tout la France.
Eça de Queiroz hérita d'une propriété dans le Douro où il prit grand plaisir à vivre, sans doute servit-elle de modèle pour ce roman. Il fut l'un des premiers écrivains à faire une critique radicale du culte de la technologie et à s'inquiéter des risques encourus par la planète. Ce roman est une bonne façon de faire connaissance avec un auteur détenteur d'une verve satirique féroce mais qui dans ce roman nous berce des beautés de la nature et se fait le chantre du retour aux sources.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Epictete
  16 janvier 2014
Il est difficile de faire une critique de ce livre : On pourrait tout dire.
C'est composé de belle manière, avec une belle écriture, par un auteur plein d'idées et de créativité.
J'avoue que j'ai mis un peu de temps avant d'imaginer où on allait. Mes notes de lecture du début du livre se limitent à une série de mots :
Anarchistes, poètes, financiers, richesse, absinthe, modernité, critique de l'évolution, progrès ...;
Finalement j'ai conservé cette liste, parce que je c rois qu'elle illustre assez bien le texte concerné.
Voici en tout cas un livre dont on ne sort pas pas vraiment indemne. Soit on le lit comme il vient, en cherchant la continuité de l'histoire, soit chaque idée est l'occasion d'une réflexion, d'une interrogation.
Véritablement, je ne m'attendais pas à cela en attaquant ce livre.
Pas de déception finalement, mais une adaptation nécessaire au fur et à mesure de la lecture.
Étonnant !

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5Arabella
  20 juillet 2016
Dernier roman de l'auteur, paru à titre posthume en 1901, sans que l'ensemble de texte ait pu être revu par l'auteur, ce qui explique sans doute les quelques incohérences et imprécisions du le texte.
Zé Fernandes, jeune Portugais, nous raconte la vie de son ami Jacinto. Cette vie peut se divise en deux parties, d'égale longueur dans le livre. D'abord l'enfance et la jeunesse à Paris, dans laquelle sa famille est partie s'installer pour des raisons « politiques ». Et puis le départ pour le Portugal sous un prétexte secondaire, qui déclencha un changement de vie complet chez le jeune dandy.
Jacinto est riche, très riche. Et féru de progrès. Sa maison parisienne (le fameux 202, Champs Elysées) est remplie d'inventions aussi saugrenues qu'un ascenseur, mais aussi toute sorte d'engins bizarres, qui ont l'habitude de tomber en panne au plus mauvais moment pour plonger leur propriétaire dans l'embarras. Et puis malgré une vie sociale brillante, notre Jacinto s'ennuie, il s'ennuie même de plus en plus.
D'où l'idée de partir au Portugal, pour d'abord un court voyage, et finalement s'installer dans une demeure montagnarde, dépourvue de tout confort, mais dans laquelle notre jeune blasé va retrouver le goût des plaisirs simples de l'existence. Et oublier son ennui.
Un roman plaisant, bien drôle par moments, même si aussi parfois un peu caricatural. On dirait qu'Eça de Quieroz, consul du Portugal à Paris depuis plusieurs années pendant la rédaction de ce livre, s'ennuyait de son Portugal natal et lui faisait une déclaration d'amour à distance. Je pense que le livre aurait aussi sans doute était plus poli et achevé par l'auteur s'il en avait eu le temps. Tel quel, c'est un bon moment de lecture, même si à mon avis ce n'est pas l'ouvrage le plus intéressant de son auteur.
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enversetcontretout
  01 décembre 2016
Roman pittoresque. Très original. Savoureux.
M'ayant complètement charmé j'ai voulu connaître toute l'oeuvre de Eça de Queros . Mais dans aucun de ses autres ouvrages je n'ai retrouvé le charme, l'originalité de 202, Champs-Elysées.
En plus, c'est un livre drôle ! Et, pour moi, très prémonitoire !
(il a été conçu en 1900)
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
EpicteteEpictete   16 janvier 2014
Elle avait trente ans. Elle ne s'était jamais embarrassée des tourments d'une passion. Elle inscrivait avec une inflexible régularité, toutes ses dépenses dans un livre relié en suédine bleu vert. Son intime religion (beaucoup plus authentique que celle qui la faisait assister tous les dimanches à la messe à saint-Philippe du Roule), c'était l'Ordre. L'hiver, dès qu'au coeur de l'aimable ville commençaient à mourir de froid sous les ponts les petits enfants sans abris, elle préparait avec un soin ému ses habits de patinage. Et préparait aussi ceux des oeuvres de charité -car elle était bonne, et prêtait son concours à des kermesses, des concerts, des tombolas, s'ils étaient placés sous le patronage de duchesses de son "cercle".
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EpicteteEpictete   16 janvier 2014
Dès le berceau, sur lequel sa grand-mère avait répandu fenouil et ambre pour chasser le "mauvais sort", Jacinto poussa avec la sûreté, la robustesse, la vigueur d'un pin des dunes.
Il n'eut pas la rougeole, il n'eut pas de vers. L'alphabet, les tables, le latin rentrèrent dans sa tête comme le soleil à travers les carreaux. Parmi ses camarades dans la cour de l'école, lorsqu'il levait son épée en fer-blanc et lançait un cri de commandement, il était tout de suite le vainqueur, le roi que l'on adule, et auquel on cède la pomme de son goûter.
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Video de José-Maria Eça de Queiros (1) Voir plusAjouter une vidéo

Eça de Queiroz : Alves et compagnie
Olivier BARROT présente, depuis les Chais de Porto (Portugal) le livre de Eça de Queiroz "Alves et Cie".
Dans la catégorie : Littérature portugaiseVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Littérature portugaise (227)
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