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ISBN : 2330001371
Éditeur : Actes Sud (02/11/2011)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 27 notes)
Résumé :

Les cinquante chroniques réunies dans ce livre sont des instantanés de la réalité, elles s'emparent d'une anecdote ou d'un fait divers, développent une argumentation et finissent toujours par conclure : "La démocratie est la solution". Elles constituent un document exceptionnel sur l'état de l'Egypte d'avant la révolution, et sur les tensions, contradictions et difficultés qui subsistent aujourd'hui encore, plu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
YvesParis
  18 juillet 2012
J'ai adoré les romans de Alaa El Aswany au point de m'inspirer d'eux pour essayer, sans succès, d'en écrire un : au bout de quelques pages j'ai réalisé que ma plume n'égalerait jamais celle de l'auteur de "L'Immeuble Yacoubian" ou de "Chicago" et j'ai capitulé.
Je suis d'autant plus déçu par le chroniqueur dont les éditoriaux publiés depuis 2010 sont traduits chez Actes Sud (par l'ancien consul de France à Alexandrie Gilles Gauthier).
Cette publication est doublement opportuniste. L'éditeur a entendu d'une part joué sur la vague de popularité dont jouit le romancier. Au lendemain des printemps arabes et de la chute de Moubarak, la publication de ces chroniques a d'autre part le mérite de flatter le lecteur occidental ; car al Aswany est du "bon" côté, de celui qui défend les pauvres d'Egypte, les victimes de la corruption, les femmes obligées de porter le niqab. Il combat la tentative de succession héréditaire ébauchée par Hosni Moubarak en faveur de son fils Gamal.
Hélas, les travers du romancier - dont la subtilité n'était pas la qualité première - sont plus flagrants encore à la lecture de ses chroniques. Aussi politiquement correctes soient-elles, ses chroniques forcent le trait, critiquant sans nuance les méchants musulmans dont la foi se réduit au respect des formes et les hommes politiques coorompus qui, ne tenant leur mandat que de la volonté du Raïs, n'exercent pas leurs charges pour le bénéfice des citoyens mais pour la satisfaction de leur maître.
Ses écrits frappent par leur ultra-nationalisme qui dérive fréquemment dans l'antisionisme voire dans l'antioccidentalisme.
Les 45 chroniques réunies dans ce recueil n'évitent pas l'écueil de la redite : là où le romancier fourbit son oeuvre, l'éditorialiste reproduit chaque semaine un raisonnement répétitif. Très pertinent dans sa critique des maux qui frappent la société égyptienne, al Aswany se révèle un politique moins visionnaire : ainsi prend-il fait et cause pour Mohamed El Baradei dont il s'est avéré qu'il ne bénéficiait d'aucun soutien dans le peuple.
Vivement son prochain roman !
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brigittelascombe
  22 décembre 2011
Alors que, le point titre ce matin "les Egyptiens appelés aux urnes après cinq jours de violences" et enclenche sur le Caire "épicentre de la Révolution qui a renversé Hosni Moubarak le 11 février dernier", Alaa El Aswany, auteur égyptien engagé du très célèbre Immeuble Yacoubian, publie ses Chroniques de la Révolution égyptienne chez Actes Sud.
Il s'agit de 45 articles explosifs plus 5 (récents rajoutés par l'éditeur) qui combattent pour la démocratie, s'insurgaient contre la transmission héréditaire du régime Moubarak à son fils Gamal; dépeignent une "société égyptienne au bord du gouffre" (pauvreté,régression "alors que le monde progresse", dépossession de biens); s'élèvent contre l'injustice vu la corruption (mépris du peuple,passe-droits,fraudes électorales,répression); prônent les droits de l'homme (vu les tortures faites aux opposants, les maltraitances et les agressions faites aux coptes); dénoncent l'extrémisme(violences lors de l'Aïd, outrages faits aux femmes, le niqab "article de foi" alors qu'il est coutume); demandent la liberté d'expression et répètent à chaque fin d'article: "la démocratie est la solution".
Je ne sais pas si "la démocratie est la solution", n'étant absolument pas compétente dans ce domaine,mais Chroniques de la révolution égyptienne est un pamphlet courageux, qui (je pense) s'appuie sur des faits véridiques car il est émaillé d'anecdotes (genre le baise-main de la ministre Aïcha el Hamdi à Madame Moubarak qui en dit long sur la hiérarchie des relations humaines...).
Des chroniques très intéressantes qui m'ont surtout attirée par rapport à la situation précaire des femmes et l'inégalité actuelle quant à leur statut (harcèlement, "femelles instruments de plaisir" dans certaines situations, étrangères assimilées à "de la marchandise", "perte de pudeur" lorsqu'elles enlèvent leur niqab).
L'Egypte si belle, au passé si riche saura-t-elle retrouver la paix?
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feanora
  26 septembre 2012
Ces chroniques auraient paru plus intéressantes si l'éditeur ne les avait pas fait paraître dans un but qui semble opportuniste.
J'avoue que je fus déçue par la redondance des propos émis puisque sur une durée assez longue et les sujets traités sont toujours les mêmes: corruption et violence du régime en place, condition de la femme, nationalisme qui conduit l'auteur à se présenter comme antisioniste voire antiaméricain. Monsieur ASwany se fait le chantre d'un islam modéré que l'on souhaiterait voir mis plus souvent en application dans les pays qui appliquent la charia c'est à dire la loi islamique.
A quand un merveilleux roman de cet écrivain qui dénonce mieux le régime en place dans ses fictions.
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Phares
  22 avril 2012
Il s'agit d'un recueil de chroniques écrites au fil du temps par l'auteur, de 2008 à 2011, parues dans deux journaux égyptiens; elles parcourent l'avant révolution et la révolution égyptiennes, l'après Moubarak.
Elles revêtent plusieurs formes : la relation d'un évènement politique égyptien ou international, la description d'un fait divers ou d'une situation sociale, le conte, l'essai.
Malgré ces formes diverses, ces chroniques sont toutes parcourues par une pédagogie claire, profonde et inlassable, s'ancrant dans la réalité sociale, avec très souvent l'exemplarité du contrepoint de l'Histoire en référence.
L'auteur y démonte derrière les apparences, les masques du pouvoir dictatorial, pour mettre à jour sa véritable nature et inciter ses concitoyens à lutter sans relâche pour l'émergence d'une démocratie qui ne pourra advenir que par l'engagement total du peuple.
Il faut noter aussi que ces chroniques, malgré le tragique des situations décrites, sont parcourues d'un humour et d'un appétit des beautés de la vie.
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Givry
  21 novembre 2018
Alaa El Aswany dénonce avec un courage fou la dictature égyptienne dans cette série d'articles publiés en 2010 et 2011. La révolution égyptienne a lieu en 2011, après trente années de soumission au régime de Moubarak.
Ce document permet d'avoir une petite idée de ce qu'est au jour le jour une dictature, avec toute la violence inouïe ressentie par le peuple égyptien.
L'auteur manie le raisonnement par l'absurde, ce qui fait qu'il est possible de sourire à ses écrits, malgré l'horreur et le désespoir. En voici un exemple :
L'homme étant égal, en principe, à la femme, pourquoi les hommes beaux ne seraient pas voilés ? Eh oui, ils pourraient tenter les femmes … Car une femme étant voilée pour ne pas tenter les hommes, l'inverse est vrai !
Ces articles donnent une leçon sur la démocratie, ils révèlent l'injustice et la misère.
Comment les égyptiens sont-ils arrivés là ? Comment peuvent-ils en sortir ? La religion sous sa forme extrémiste est la béquille de la dictature, elle maintient la tête sous l'eau du peuple égyptien.
El Aswany s'attache donc à décrire en quoi l'application wahabiste de l'Islam dévoie l'Islam et permet à la dictature de se maintenir.
Il se souvient des femmes en maillot de bain, en mini jupes, à une époque révolue où la vie se déroulait paisiblement. Une des explications donnée à ce changement social est la suivante. Un certain nombre d'égyptiens ont dû aller en Arabie Saoudite pour travailler. le wahabisme est très répandu là-bas, pour montrer aux autres pays arabes qu'ils sont plus croyants que les croyants. Ces égyptiens sont revenus ensuite au pays avec des idées et des pratiques wahabistes. La télévision, financée par les pays du pétrole, fait le reste ...
Bien évidemment, tout ce qui est raconté dans ces articles est vrai mais écoeurant, révoltant, avec le but de réveiller les consciences de tous les lecteurs. C'est pourquoi le style est simple et direct. Pour autant, la lecture est difficile à cause des sujets abordés comme la violence gratuite exercée par le pouvoir, les tortures pour effrayer les gens.
Liberté, justice et vérité sont les trois mots répétés tout au long de ces articles percutants. Impossible de ne pas y être sensible, surtout après sept années de recul, car ils sont pleins d'espoir et de croyance en l'humanité. Or l'histoire ne s'est pas déroulée comme prévu.
Lien : http://objectif-livre.over-b..
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critiques presse (2)
NonFiction   30 janvier 2012
Toutes les tribunes de l’auteur et activiste Alaa El Aswany publiées dans la presse au cours des trois années précédant la révolution égyptienne de 2011.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Lhumanite   28 novembre 2011
L’ensemble est écrit sous la forme d’instantanés de pensée. L’auteur décrypte les aspects de l’oppression : corruption du régime, justice aux ordres, incarcérations arbitraires, torture systématique, succession héréditaire, vision wahabite de la femme réduite 
à n’être qu’un instrument 
de tentation.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
feanorafeanora   28 septembre 2012
La vision bornée qui ignore l'esprit de la religion et le transforme en une liste de formalités à remplir conduit l'homme à une religiosité factice et formelle, et elle détruit le sentiment naturel de la conscience. Cela peut pousser l'homme à adopter les pires comportements, tout en étant convaincu de l'intégrité de sa piété qu'il considère limitée à l'accomplissement des obligations religieuses.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   08 avril 2012
La dictature conduit inexorablement à la corruption de l'Etat et cette corruption entraîne immédiatement la constitution,à l'intérieur du régime, de mafias infernales qui, par la corruption,amassent des fortunes considérables et sont prêtes à se battre avec férocité et à détruire n'importe quel individu,n'importe quelle idée,n'importe quel projet,pour protéger leurs acquis.
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ericlaplaineericlaplaine   17 janvier 2015
Les peuples ne se développent que dans deux cas seulement et pas trois; ou bien s'ils comprennent la religion d'une façon correcte, c'est à dire s'ils considèrent qu'en premier lieu elle défend les valeurs humaines que sont la vérité, la justice et la liberté; ou bien s'ils partent d'une idée morale qui place sous l'autorité de la conscience humaine les critères de l'honneur et de la probité. Quant aux peuples qui considèrent que la religion est séparée des valeurs humaines, leurs capacités sont paralysées et ils sont condamnés à prendre du retard sur la caravane de la civilisation.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   08 avril 2012
Si c'est aux droits de l'homme que vous vous intéressez,nous vous rappelons que des dizaines de milliers de jeunes musulmans en Egypte vivent dans les oubliettes des centres de détention,depuis de longues années,sans jugement et sans chef d'accusation.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   09 avril 2012
.......car la politique occidentale obéit à des intérêts et non à des principes.
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Videos de Alaa El Aswany (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alaa El Aswany
Le romancier d'Alaa El Aswany est un romancier égyptien né au Caire en 1957. Dentiste et auteur, il a publié son premier roman en 2002 « L'immeuble Yacoubian » chez Actes Sud. Puis en 2011, Alaa El Aswany fut une des figures emblématiques de la révolution égyptienne.  « J'ai couru vers le Nil » (Actes Sud) raconte le destin d'une vingtaine de personnages sur la place Tahrir. Il évoque également de la répression du gouvernement.
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