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EAN : 9782264052773
Éditeur : 10-18 (16/09/2010)
3.46/5   1171 notes
Résumé :
La révélation des années quatre-vingt assurément. Le premier livre du sulfureux Ellis, qui n'a alors que vingt ans, est un choc. À sa sortie pourtant, "Moins que zéro" est modérément accueilli par les critiques américains. Il connaît en revanche un énorme succès en France.
L'histoire, un puzzle dont on ne cesse de replacer les morceaux, est celle de personnages interchangeables, jeunes gens dorés sur tranche, désœuvrés et la tête enfarinée. L'un s'ennuie à m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
3,46

sur 1171 notes

iris29
  24 octobre 2016
Whaouh ...
Comment résumer ce livre ... bon, c'est l'histoire d'un gamin qui s'appelle Clay . Il a dix-huit ans et vit sur Mulloland Drive à Los Angeles [ y a pire comme adresse et comme âge ...]. Il revient quelques jours chez lui après un séjour en fac dans le New-Hampshire [ y a pire comme vie ...]. Objectif : passer le plus de temps avec ses amis , petits amis, petite copine , amis d'enfance et autres paumés .
Comme Clay et ses potes, croulent sous le pognon et la "trash attitude ", trainer ensemble s'avère être du grand n'importe quoi . Le début est gentil mais on passe vite de "Let's dance" à" I'm waiting for my man "...
De Fêtes en RV avec le dealer, de brèves pauses au bord des piscines en rencontres sordides , rythmées par le son des années 80 , leurs errances atteignent le summum de l'ignominie et de l'autodestruction .
Mais où sont les parents, non de Dieu ?! Occupés par leurs jobs de rêve dans l'industrie du cinéma , ils passent complétement à coté des ultra-modernes-solitudes de leurs rejetons ... Aucune conversation digne de ce nom, aucune lucidité, aucune inquiétude sur la santé de leur progéniture . Parents et enfants se croisent et cohabitent dans deux univers parallèles .
L'auteur avait 21 ans lors de la parution de ce premier roman qui fut accueilli comme le symbole d'une génération , celle des années 80.
Certes dans "Moins que zéro", on écoute MTV, Blondie, Prince, Bowie, Bananarama, Duran Duran. On y compose son numéro de téléphone comme un grand, les portables n'avaient pas encore été inventés ...On lit Glamour et Interview .
Mais pour le reste, je dirais que c'est surtout le portrait d'une certaine classe sociale car ces jeunes n'ont aucun problèmes d'argent . Leurs comptes sont alimentés par Papa sans contrepartie , leurs voitures sont luxueuses et leurs adresses prestigieuses ...
Et s' ils sont paumés, et s'autodétruisent , c'est qu' ils ne s'aiment pas et n'aiment personne , rien , "zéro" . On dirait des papillons qui se cognent aux parois d'une lampe ... Leur vie n'est qu'un ennui abyssal, un vide "ParisHiltonnien "...Du Moins que zéro .
Les regarder s'enfoncer est troublant parce qu' ultra-réaliste .
Je suis incapable de vous dire si j'ai aimé ou pas ... N'attendez-pas de rédemption, de chute, de morale , BEE ne conclue pas , et nous laisse dans le noir, le vide , le néant . . je viens d'apprendre qu' y aurait une "suite" aux aventures de Clay , j'irai y faire un tour (ou pas , le soleil Californien m'a brûlé !) .
Je peux juste vous dire que ce roman est loin d'être un livre pour ados . Ames sensibles s'abstenir . Ça a été bien plus trash que ce à quoi je m'attendais .
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Pcpa
  26 octobre 2019
Portrait d'une jeunesse Américaine désabusée alors qu'elle a tout pour elle : l'argent, la beauté.... mais finalement ces choses là ne suffisent pas à donner un sens à l'existence.
Sur certains aspects on retrouve cette superficialité dans notre société actuelle, hyper connectée, et qui au lieu de vivre sa vie se contente de se construire une image au travers des réseaux sociaux, juste une représentation d'eux même sans finalement savoir qui ils sont vraiment.
L'écriture de Bret Easton Ellis est simple, limpide, directe... elle est taillée au couteau elle est tout simplement magnifique. Pas d'arabesque ni de superflu, on retrouve ici le pur style de l'école Américaine menée par les Bukowski, Fante, Carver, Kerouac ou encore Hubert Selby junior.
Parmi nos auteurs contemporains on est proche d'Irvine Welsh pour son réalisme ou encore de Samuel Benchetrit dans ses chroniques de l'asphalte où l'on retrouve ces tranches de vie d'adolescence légèrement emprunte de cynisme mais finalement livrée de manière abrupte.
Un très bon livre de littérature Américaine contemporaine.
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greg320i
  25 septembre 2015
Point trop n'en faut pour résumer Moins que zéro ..
Il vous suffira déjà de lire le titre , voir bien moins même que cela.
Embourbé de trémolos et de mots faciles ,le jeu de l'auteur à situer la hauteur de son ouvrage en-deçà de la terre est du moins honnête .

Réfractaire à tout, à la qualité , à l'intérêt ou quelconque vérité, on en déduira que le vrai du faux est sa volonté de rendre le papier absorbant comme une éponge des plus inutile, son topo au plus ennuyant possible.
Fuyant le désir de façonner une histoire, ne voulant en rien créer ou manoeuvrer la direction des chapitres vers une morale , Bret Easton Ellis se suffit à lui-même. Point barre.

Mais alors ? C'est de la provocation volontaire et oui ,et il est évident que le renoncement est là dessus, pardon dessous, tout à fait réussi .
Vous envisagiez une tentative d'attentat envers votre santé ? Vous croyiez à tord atteindre le bas-fond de votre bonheur ? Attention, vous entrer dans ce livre avec un sérieux avertissement sur la qualité de vie, le risque de vous dire qu'il y a pire..
le MOINS que zéro .
Frigide, insipide voir lapidaire , l'auteur se saigne un titre que beaucoup jugerons sado-maso .
Le topo ( au ras du tapis) : Son héros -s'il peut être caractérisé ainsi- est un jeune homme bizarre, banlieusard richard pour qui tout semble acquis . N'espérer donc aucun effort de justice ou ténacité de ce côté .
Aussi mou qu'un marshmallow ,entre ligne de coke et vide existentiel ,son ciel est un feu d'artifice permanent. Oui-Oui au pays de L'Amérique.
Evidemment Oui-oui à sa voiture , sa belle devanture, son joli côté lisse à souhait, et tout roule comme son joint qui déroule sa fumée rose .
Seulement Cendrillon à sa son bal et son heure donné ,voilà le drame ...
de poupon à qui tout parait facile, poupée-qui-fait-non apparaîtra subitement dans sa tête ( de linotte) , transformant l'abrutissement en une révélation .

Construire un si long préambule pour finalement se retrouver coincé dans une bulle de chewing-gum que tout efface, est-ce bien efficace ? J'en n'en suis pas sûr puisque tout est bien moins que zéro ...
Pâte à mâcher zéro calorie, light de tout soupçons, voilà le ton.
Gare à l'étouffement !
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Aaliz
  07 janvier 2012
Beaucoup de personnes n'ont pas aimé ce livre. Et c'est vrai qu'avec Bret Easton Ellis, on aime ou on déteste, difficile d'avoir un avis mitigé. En ce qui me concerne j'ai aimé. J'ai aimé car ce livre m'a conforté dans ma conviction que l'argent ne fait pas le bonheur. J'ai aimé car, tout au long de ma lecture, je me suis rendue compte que ma vie à moi, aussi plate et insignifiante soit-elle, est tout simplement géniale et que je suis une grande chanceuse.
Clay est ce que l'on appelle un « gosse de riche », ses parents sont extrêmement fortunés, il ne manque de rien. Il a 18 ans, il a tout, peut tout faire, et pourtant il ne vit pas.
Son monde se résume aux sorties, en boîte, au cinéma, dans des bars, à des soirées people. Son entourage se compose de parents divorcés, de deux soeurs frivoles, et de ses amis. Enfin … peut-on vraiment parler d'amis ? Ils sont bien sûr du même milieu que Clay, sont livrés à eux-mêmes par des parents absents qui les ignorent, passent leur temps aux mêmes activités, se droguent, dealent et s'envoient en l'air avec tout ce qui bouge.
Tous les personnages que l'on croise dans ce roman se ressemblent : cheveux blonds coupés court, bronzage. Il y a beaucoup de personnages et j'ai eu parfois des difficultés à me remémorer qui était qui. Et puis il y a cette atmosphère lourde, pesante et malsaine. Il fait chaud en Californie, Clay souffre de cette chaleur, BEE insiste beaucoup sur ce détail et fait de nombreuses allusions au feu ou à des incendies faisant ainsi rapprocher le décor qu'il construit à l'Enfer lui-même : les petits-anges blonds qui ont tout pour réussir se retrouvent déchus et se débattent dans les flammes de la géhenne. Et le pire c'est que Clay a parfaitement conscience de tout ça, il l'avoue lui-même, il ne souhaite plus rien, ne s'intéresse à rien, n'a envie de rien, comme s'il avait baissé les bras et ne pouvait plus que se contenter de subir et de rester passif.
Certaines scènes sont un peu dures et choquantes, d'autres assez étranges. BEE parvient avec talent à décrire et à transmettre au lecteur ce désarroi et ce mal-être. Je me suis sentie aussi mal que Clay à certains endroits et j'avoue avoir ressenti de la pitié pour lui même si je me suis parfois interrogée à son sujet, notamment sur sa manie qu'il avait, plus jeune, de collectionner les articles de faits divers violents et sanglants. Je m'attendais alors à chaque instant à un dérapage, à ce qu'il franchisse la ligne mais au contraire, quand l'occasion se présente il refuse. J'ai donc eu tendance à mettre ça sur le compte de l'adolescence et de l'inévitable attrait que constitue parfois ce genre de choses pour les ados.
Ne lisez pas ce livre si vous voulez de l'aventure et des tas de rebondissements. Non, ce n'est pas ce genre de romans là. Certains se sont ennuyés, je peux les comprendre. Mais c'est justement l'axe de ce roman : l'ennui. Clay s'ennuie, ne trouve aucun sens à sa vie. Je l'ai déjà dit , il peut tout avoir et tout faire sauf qu'il ne peut pas rêver, il ne peut pas avoir d'objectifs, de projets, il sait d'avance qu'il lui suffit de s'y mettre pour réussir. Comment concevoir son existence sans lui donner un sens ? Ce qui finalement nous fait avancer et lever chaque matin n'est-il justement pas le fait que l'on a des défis à relever, des buts à atteindre ?
Mais à ces jeunes-là, ces anges blonds, que leur reste-t-il ? Si ce n'est la découverte de sensations fortes : la drogue d'abord, le sexe jusqu'au viol et la prostitution, la fascination pour un cadavre trouvé dans une ruelle …
Moins que zéro : en-dessous du niveau zéro le monde des enfers.
Moins que zéro : la température dans l'espace, dans le vide interstellaire.
Moins que zéro : le récit du vide de l'existence et de l'enfer sur Terre.
Quelques mots sur le style : un style clair, précis, efficace parfois cru. BEE donne dans le détail c'est-à-dire qu'il raconte chaque geste que fait Clay (pas systématiquement non plus je vous rassure) mais à certains passages ça m'a marqué. Comme si BEE voulait ainsi combler le vide de l'existence de Clay. Les dialogues aussi m'ont surprise. Là où on pourrait voir des répliques inutiles, j'ai trouvé qu'au contraire BEE parvenait à nous retranscrire les dialogues tels qu'ils auraient réellement pu avoir lieu. Des platitudes, là encore pour combler le silence, le vide.
Aussitôt après avoir terminé ma lecture de ce livre, j'ai couru à la librairie me procurer la suite : Suite(s) impériale(s). J'ai hâte de voir ce qu'est devenu Clay.

Lien : http://booksandfruits.over-b..
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Petitebijou
  16 mars 2014
Pas une critique, car ce livre ne me donne pas envie d'en parler plus que ça. Deuxième tentative de lecture d'un roman de l'auteur après "American Psycho", et même ressenti : un nihilisme dandy redondant, un ennui grandissant, des pages sautées, et le plaisir d'arriver à la fin de ce rien qui donne envie de rien. Mais, justement, je suis toujours convaincue du talent de l'écrivain, imaginant celui-ci bien se marrer en pensant à ses lecteurs qui trouvent un plaisir à lire la démonstration de la vacuité de notre monde pourri. J'ai lu avec intérêt et respect les critiques positives ici même de ce roman, mais il m'est impossible d'y adhérer. Toutefois, je suis convaincue que l'auteur a atteint son but avec une certaine maestria. Mais pour moi, la lecture (je ne dis pas la littérature), c'est autre chose. Plutôt vivant... et pas ce cadavre glacé so chic...
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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
UnhomosapiensUnhomosapiens   18 septembre 2021
Une jeune fille nue, dans les quinze ans, est allongée sur un lit, les bras ligotés au-dessus de la tête et les jambes écartées, chaque pied fixé à un montant du lit. Le film, de mauvaise qualité, est en noir et blanc, si bien qu'il est assez difficile de dire ce qu'il y a sur le lit, mais cela ressemble à des journaux. La caméra va rapidement vers un jeune garçon mince, nu, effrayé, poussé dans la pièce par un gros Noir, qui est nu lui aussi et affiche une érection monumentale. Le garçon regarde la caméra pendant plusieurs interminables secondes, avec sur le visage une expression paniquée.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   18 septembre 2021
Avant mon départ, une femme s'est fait trancher la gorge puis jeter d'une voiture qui roulait dans Venice ; plusieurs incendies ont dévasté Chatsworth, l’œuvre d'un pyromane ; à Encico, un type a tué sa femme et ses deux enfants. Quatre jeunes, que je ne connaissais pas, sont morts dans un accident de voiture sur la Pacific Coast Highway. Muriel est retournée en cure à Cedars-Sinai. Un type, surnommé Conan, s'est suicidé lors d'une fête à l'UCLA. Et j'ai rencontré Alana par hasard dans le Beverly Center.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   18 septembre 2021
Elle ne voit pas le coyote. Il est gros, d'un gris brunâtre. La voiture le percute de plein fouet. Blair hurle et tente de continuer de rouler, la cigarette tombe de ses lèvres. Mais le coyote est coincé entre les roues, il gueule, et la voiture a du mal à avancer. Blair arrête la voiture, enclenche la marche arrière, coupe le contact. Blair pleure hystériquement. Je sors de la voiture et avance lentement vers le coyote. Couché sur le flanc, il essaie de battre la queue. Ses yeux sont écarquillés par la peur et je le regarde agoniser au soleil ; le sang coule de sa gueule. Toutes ses pattes sont brisées, son corps se convulse sans arrêt. Blair m'appelle, mais je fixe le coyote sans répondre.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   18 septembre 2021
- C'est quoi ? veut savoir Rip .
- C'est... j'crois pas qu'on ai le droit.
- Le droit ? Quand on veut quelque chose, on a le droit de le prendre. Quand on veut faire quelque chose, on a le droit de le faire.
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lebelierlebelier   08 septembre 2021
He asks me something. I tell him I don’t know what’s wrong; that maybe it has something to do with my parents but not really or maybe my friends or that I drive sometimes and get lost; maybe it’s the drugs.
(Il me pose une question. Je lui dis que je ne sais pas ce qui ne va pas, que peut-être ça a un rapport avec mes parents, mais pas vraiment, ou mes amis peut-être ou que je me perds parfois en voiture, peut-être que ce sont les drogues.)
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Videos de Bret Easton Ellis (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bret Easton Ellis
Dans son dernier roman, "Le Silence" (Actes Sud) récemment paru en français, Don DeLillo projette une grande panne technologique. Nous recevons sa traductrice, Marianne Véron qui, avec l'intervention de l'écrivain américain Bret Easton Ellis, nous en dit plus sur l'oeuvre du romancier.
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