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Fabrice Pointeau (Traducteur)
EAN : 9782355840135
504 pages
Éditeur : Sonatine (21/08/2008)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 2319 notes)
Résumé :
Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée.

La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (379) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
  27 octobre 2014
C'est quoi une vie : des emmerdes, du bonheur, de la tristesse, de l'amour, des espoirs et des déceptions...
Pas forcément dans cet ordre d'ailleurs.
Et au final, c'est quand tu fais l'addition que tu vois de quel côté elle balance. Libre à toi d'y mettre de l'inclinaison.
Dès le début du bouquin, la mort va venir poser son linceul sur les frêles épaules du jeune Joseph Vaughan et ne plus le lâcher. Dès lors sa vie sera ponctuée de morts, naturelles ou pas, qui influeront sur le cours de son existence, feront naître en lui des obsessions, du désespoir, annihilant sa fraîcheur face aux promesses qu'il ne pourra tenir.
Le sort s'acharne et s'acharnera sur lui pendant plusieurs décennies, des années 30 aux années 60.
"Seul le Silence" est une petite perle littéraire, dans la lignée des plus grands auteurs classiques américains, Faulkner en tête.
Les phrases de R.J. Ellory frôlent le sublime. D'une richesse incomparable, elles se nichent dans vos yeux et déroulent un imaginaire et une poésie sans égale.
Car l'homme n'est pas avare de mots et les enfilent en une succession de phrases toutes plus extraordinaires les unes que les autres.
Ce n'est d'ailleurs pas tant l'histoire qui prime que ces envolées lyriques et philosophiques sur l'inspiration et la douleur qui mène à l'écriture, comme un exorcisme sans fin.
Le jeune heros va d'ailleurs suivre un parcours quasi-christique de souffrances et de peines pour sortir du plus profond de lui les mots qui feront émerger un écrivain de sa chrysalide crasse et fragile. Un chemin de croix qui le mènera sur les pentes de la folie et du désarroi. La faute aux anges. Les gardiens et les autres.
Cette noirceur sera émaillée de moments d'amour merveilleux, brefs, mais du genre à illuminer la plus sombre des vies. C'est toujours ça de pris. 4/5
Une grosse dédicace à PetitePlumeBlanche qui m'a enchanté en posant ce livre entre mes mains. Merci à toi ma belle :-)
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Crossroads
  10 juin 2011
Les contes de fées , vous connaissez ? Ils se marierent , vécurent... et patati et patata..Et bien Seul le silence ou la vie tragique de Joseph Vaughan s'apparente , elle , à un véritable cauchemar , une vie d'orages traversée par quelques rares éclaircies .
Et un thriller psychologique , un !
Vendetta etait énorme ! Seul le silence n'est pas loin de l'égaler ! Dans la série du gars qu'a pas de bol mais qui s'accroche tant qu'il peut pour ne pas perdre pied à défaut de perdre la tete , je demande Joseph .
12 ans : déces du pere . Puis vie quelque peu gachée par la découverte d'une multitude de corps sans vie au fil des ans sans qu'aucune piste ne soit véritablement privilégiée..L'on retrouvera tout d'abord les corps , enfin ce qu'il en reste puisque démembrés , sectionnés , éparpillés façon puzzle , de plusieurs petites filles de sa connaissance puis l'on s'en prendra finalement à sa famille d'ou cette volonté de traquer , jusqu'à se perdre , l'auteur dérangé de tels actes .
Quelle plume , quel talent de conteur ! Ellory n'a pas son pareil pour instaurer un climat d'une rare noirceur tout en donnant l'impression au lecteur qu'il a tout compris , pour le perdre à nouveau dans les méandres de ce cauchemar éveillé . Difficile de résumer un tel livre tant on est loin du schéma crime-poursuite . Ce livre l'integre forcément mais présente une telle richesse d'histoires annexes que ce serait lui faire injure que de le résumer à cela . Ses rapports mere ( dont l'esprit bat la campagne )-fils , ses amours tragiques , sa conquete litteraire new-yorkaise, ses rencontres amicales..cette quete du bonheur que l'on sent vouée à l'échec au fil des pages mais qu'il recherche désespérement afin de vaincre cette malédiction , ce traumatisme de l'enfance qui semble lui coller aux basques advitam aeternam en font un livre puissant , émouvant , attachant tout simplement !
Il me tarde d'attaquer les Anonymes...
Seul le silence...un bouquin qui devrait faire grand bruit !
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caro64
  07 juin 2010
Le narrateur, Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, revient sur des événements qui ont bouleversé son enfance et qui vont le hanter, le poursuivre toute sa vie d'adulte : des meurtres de jeunes filles perpétrés sur plusieurs décennies, dont il a été au commencement le témoin involontaire.
La couverture annonce fièrement « thriller », comme d'habitude ai-je envie de dire (il paraît que ça fait vendre plus), mais il s'agit plus vraisemblablement d'un excellent roman noir. Il y a certes beaucoup de morts, il y a bien un serial killer (ou du moins le pense-t-on), mais de là à parler de thriller, il y a un grand pas que personnellement je ne franchirai pas. On se pose beaucoup de questions, les rebondissements et les fausses pistes sont assez nombreux, mais certains lecteurs pourront être quelque peu déçus par le dénouement (ce fut mon cas). Et pourtant, bien qu'un peu prévisible, la fin n'est même pas mauvaise. C'est juste qu'elle n'est pas aussi brillante que le reste du roman, et que du coup, ça se voit. Ben oui, c'est que quand c'est si bon, on devient exigeant...
Seul le silence est un roman noir de très haut niveau, à l'écriture magnifique, qui fait appel aux sentiments du lecteur, lequel vibre et souffre avec Joseph tout au long de son histoire.
Je vous le recommande chaudement.
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LoloKiLi
  07 septembre 2012
Un thriller… pourquoi pas ? Un roman noir et attachant… sans aucun doute. Néanmoins, ce ne sont pas tant l'intrigue et son dénouement qui m'auront marquée mais l'écriture puissante d'Ellory qui, dès les premières lignes, vous immerge lentement mais sûrement dans le paradoxe d'une mélancolie sourde et violente. Pour cette seule raison au moins, « Seul le silence » est un sacré coup de poing.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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sabine59
  31 mai 2019

Estampillé " thriller", ce roman est pour moi inclassable et ne se résume certes pas à une simple enquête policière. C'est un des livres les plus prenants, les plus puissants que j'ai lus. Il laisse longtemps son empreinte.
C'est donc un thriller d'un genre particulier. On veut savoir, bien sûr, qui est le tueur d'enfants , dont l'ombre a hanté toute la vie du narrateur, témoin indirect . J'ai d'ailleurs compris assez vite qui était le coupable. Seule petite déception.La construction de l'intrigue est en tout cas remarquable.
Mais l'intérêt essentiel du livre est ailleurs: d'abord, il y a le style. D'une grande force évocatrice, d'une poésie sombre. Un souffle qui nous emporte. L'auteur excelle dans l'art de raconter, de décrire. Évoquant, par exemple, la chaleur géorgienne, il écrit:" L'été s'acharnait contre nous, tel un poing serré et crispé, la chaleur comme une gifle." L'ambiance d'un village de l'Amérique profonde est très bien rendue, de même que les échos de la seconde guerre mondiale.
Et ce style est indissociable du narrateur, Joseph Vaughan , si attachant, qui raconte des événements sur trente ans, dont on suit toute l'évolution et qui deviendra...écrivain! A travers son récit, les meurtres des petites filles, les fantômes du passé, les deuils subis sont exhumés. Ce personnage central m'a beaucoup touchée, je l'ai accompagné dans sa quête obsessionnelle de vérité avec tendresse et émotion.
L'auteur lui-même a vécu une enfance difficile, complexe, et il sait de quoi il parle lorsqu'il cite Cynthia Ozick en préambule :" Ce que nous nous rappelons de notre enfance, nous nous le rappelons pour toujours-fantômes permanents, estampés, écrits, imprimés. "
" Seul le silence": une oeuvre magnétique, envoûtante. A lire!
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Citations et extraits (250) Voir plus Ajouter une citation
darkmoondarkmoon   10 septembre 2013
C’avait été ma vie.
Une vie déroulée comme du fil, résistance incertaine, longueur inconnue ; se rompra-t-il abruptement ou continuera-t-il indéfiniment, reliant entre elles de nouvelles vies. Parfois du simple coton, à peine suffisant pour assembler les parties d’une chemise, parfois une corde-triplement tressée, chaque brin et chaque fibre goudronnés et tordus pour repousser eau, sang, sueur, larmes ; une corde pour dresser une grange, pour faire des nœuds d’arrêt et tirer un enfant presque noyé d’une inondation, pour ligoter un homme à un arbre et le battre pour ses crimes.
Une vie à retenir, ou à voir glisser entre des mains indifférentes et inattentives, mais toujours une vie. Et lorsqu’on nous en donne une, nous en souhaitons deux, ou trois, ou plus, oubliant si facilement que celle que nous avions a été gaspillée.
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caro64caro64   07 juin 2010
Ellis arriva vingt minutes plus tard, jeta un coup d'oeil, vira au vert-de-gris, rendit son petit déjeûner et une bonne partie du repas du jeudi par-dessus la clôture. Il pensa à sa propre fille qui avait eu quatre ans deux semaines plus tôt, et il se demanda si ce qu'ils enseignait au catéchisme était vrai. Dieu est miséricordieux, Dieu est juste, Dieu voit tout et protège les innocents et les faibles. Dieu avait assurément été occupé ailleurs la nuit précédente, et Il avait laissé une autre jeune âme passer de vie à trépas.
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jeranjoujeranjou   10 février 2013
La Mort vint ce jour-là. Appliquée, méthodique, indifférente aux us et aux coutumes ; ne respectant ni la Pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint, froide et insensible, pour prélever l’impôt de la vie, le prix à payer pour respirer. Et lorsqu’Elle vint je me tenais dans la cour sur la terre sèche parmi les mauvaises herbes, le mouron blanc et les gaulthéries. Elle arriva par la grand-route, je crois, longeant la démarcation entre la terre de mon père et celle des Kruger. Je crois qu’Elle arriva à pied, car plus tard, lorsque j’en cherchai ; je ne trouvai ni empreintes de cheval, ni traces de bicyclette, et à moins que la Mort ne pût se déplacer sans toucher le sol, je supposai qu’Elle était venue à pied.

La Mort vint pour prendre mon père.
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PiertyMPiertyM   10 juillet 2015
Nous ne sommes plus à l'Age des Ténèbres. Nous ne sommes pas des ignorants. Adolf Hitler est un blanc, tout comme Genghis Khan était mongol et Caligula romain. Ce n'est pas une question de nationalité, ni de couleur, ni de religion...c'est à chaque fois juste une question d'homme.
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UnCahierBleuUnCahierBleu   10 février 2013
Peut-être me disais-je que si j’écrivais suffisamment sur la réalité alors je me viderais, et que de ce vide naîtraient les fruits de l’imagination et de l’inspiration. J’écrirais alors quelque chose comme Steinbeck ou Fennimore Cooper, une oeuvre de fiction et non une oeuvre autobiographique. Ce ne fut que plus tard que je compris que les deux étaient liées : l’expérience, façonnée par l’imagination, devenait de la fiction, et la vie, vue à travers le prisme de l’imagination, devenait une chose que l’on pouvait mieux tolérer et comprendre. Je colorais mes souvenirs de sons et d’images dont je savais qu’ils n’avaient pas existé, du moins pas tels que je les décrivais. Je crus un moment que je perdais peut-être la raison, mais j’appréciais le fait que c’était un choix conscient de ma part. Quoi que j’écrive, de quelque manière que je dépeigne les choses, je savais avec certitude ce qui était réalité et ce qui était fiction. Je lisais avidement, empruntant des livres à mademoiselle Webber, à Reilly Hawkins, à la bibliothèque d’Augusta Falls. Qu’importaient l’auteur, le lieu, l’époque, qu’importaient mes goûts ou mes aversions, les types de sujet, je lisais tout. Lire devint une raison d’être.
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J.R Ellory présente aux lecteurs de la librairie la Galerne son dernier ouvrage, "LE JOUR OÙ KENNEDY N'EST PAS MORT".
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