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ISBN : 2365691919
Éditeur : Editions Les Escales (04/05/2016)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Genève, 1849. Le jeune Atanasio, tout juste arrivé d'un petit village de Toscane, apprend le décès de son protecteur de toujours, Don Carlo. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de cinq portraits : trois femmes, deux hommes. C'est le legs d'un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d'une mission : venger Don Carlo par-delà la mort, en tuant tous ceux et celles qui ont empoisonné son existence.
Venise, 1800. Une enf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  04 janvier 2017
Adultère, arsenic et dentelles...
Vincent Engel compose mezzopiano une partition sur la vengeance, aux accents de la littérature du siècle d'Alexandre Dumas. Un requiem de "ruse, masques et mensonges", qui pourrait paraître daté sans le talent de conteur de l'auteur et sa fluidité de plume, capable de nous accrocher avec des mariages arrangés, des maris et amants dupés et revanchards et des enfants, bras armés des pères.
Moins brillant, touffu et historique que le remarquable Retour à Montechiarro, on retrouve néanmoins ici la thématique des histoires de famille, ténébreuses et tumultueuses, fidèle à la ligne éditoriale d'une vaste production littéraire où noms et personnages s'interpellent au-delà des années et des lieux.
Vincent Engel écrit ses fresques romanesques en parallèle et je vous invite à suivre les autres ramifications de cette histoire italienne dans beaucoup d'autres livres. C'est un amusant jeu de pistes de reconstituer les généalogies des sagas familiales. Ce dernier ouvrage cligne de l'oeil vers son Raphaël et Laetitia écrit en 2003.
Sur les thèmes de l'identité, de l'humanité, de la haine et de l'amour, ce miroir déformant est remarquable par la rigueur de sa construction narrative et la densité des personnages.
Ne boudons pas le romanesque quand il est si bien fait.
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Missnefer13500
  12 juin 2016
Ce qui m'a tenté en premier lieu c'est la couverture et le résumé parce que j'avoue que je ne connais pas cet auteur.
Ce plan machiavélique, concocté par le prince Malcessati est assez monstrueux tout de même, utiliser son propre fils çà n'a pas de nom. Mettre ainsi au pied du mur un jeune qui vient juste d'apprendre les secrets de sa naissance et l'utiliser comme justicier est très perturbant.Une sacré mise en bouche et j'avoue que l'on se demande à quelle sauce nous allons être mangés.
très rapidement à la lecture de la lettre qui semble expliquer les tenants et aboutissants d'une telle demande , nous nous positionnons et prenons partie pour les monstres qui ne sont forcement ceux auxquels on pensait en début de lecture. Pauvre Giancarlo, son désir de vengeance semblerait assez légitime si des meurtres n'en étaient pas l'issue .Pour autant, malgré tout cette demande tardive après son décès, ses secrets et cette manipulation du jeune héritier, enfin héritier que s'il se conforme à la règle, et bien j'avoue que j'ai du mal à l'avaler.
De ce fait le personnage principal, ne trouve pas grâce à mes yeux malgré ce qu'il a subi . Mais je m'interroge sur le pourquoi et le comment , un homme aussi éminemment puissant n'a pu échapper à son sort, pourquoi s'est il tenu lié à Alba qu'il semble détester? Pourquoi ne pas divorcer tout simplement?
Avant d'en arriver à la phase vengeance, par la main du fils caché, l'auteur nous transporte à Venise et Milan de 1800à 1825 et nous suivons Alba la principale responsable de toute cette histoire à ce qu'il semble.
L'auteur dresse le portrait d'une jeune femme qui a consenti une mariage de raison par amour pour son père, alors que ce dernier pensait le faire pour elle.
Nous suivons donc sa vie, et Vincent Engel nous offre une vision autre que celle de la lettre du testament. Quelle est la vérité ?
Dans d'autres chapitres c'est Hanz/ Wolfgang et Atanasio que nous suivrons, moments clefs pour comprendre cette histoire
Je dois dire que le lecteur est plutôt malmené pendant sa lecture, c'est sombre , c'est noir c'est glauque par moment, et de nombreux passages donnant un ton philosophique et symbolique sont assez ennuyeux.
Cependant c'est addictif et ce, de plus en plus au fil des pages , nous suivons toutes ces manipulations et à vrai dire je n'espérais qu'une chose que ces sombres desseins n'aboutissent pas.
C'est une histoire monstrueuse digne de grandes tragédies grecques, ou amour et haine sont omniprésentes, bien que la haine prédomine.
On ne peut forcement s'attacher aux personnages , hormis Raphaël et Lætitia, futures victimes innocentes choisies pour laver les péchés des parents et Atanasio l'instrument (également victime à mes yeux) Quoique sur la fin j'ai eu pitié de Wolfgang.
Et donc mes ressentis ne cessaient d'évoluer au fil de ma lecture, que j'ai finalement appréciée malgré les longueurs, parce que cette histoire d'amour qui vire au drame est belle malgré tout quand on parvient à la découvrir
La plume de l'auteur est agréable, poétique et son vocabulaire adapté au contexte historique, il parvient à faire ressentir les ambiances , que ce soit à Venise, durant la traversée vers San Francisco..... Il pose bien le contexte historique tout au long du roman et surtout se joue de nous .
J'admets que je me suis interrogée au fur et à mesure, Vincent Engel , s'attache si souvent à évoquer cette symbolique sur l'illusion que j'ai saisi le message certes , cependant il m'a fallu du temps me me convaincre que je pensais juste et encore pas tout à fait. J'explique, l'éducation d' Anatasio m'a beaucoup perturbée, pourquoi Don Carlo est il aussi dur avec son fils? certaines scènes sont terribles ! Il élève son fils comme on dresse un chien! Quel est son but ultime ? L'intérêt de l'enfant ? le sien ? le prince avait il déjà dressé son plan diabolique?
Il faudra parvenir à la conclusion de cette histoire qui se termine presque par la dernière lettre de Giancarlo Malcessassi pour comprendre et que le miroir des illusions se brise en mille morceaux
Une fin en feu d'artifice vers laquelle l'auteur nous a amené pas à pas avec de nombreuses réponses à nos questions, dont celle que je me posais sans cesse Pourquoi avoir épousé Alba ?
C'est cependant un livre éprouvant parce qu'il tourne trop autour de plans machiavéliques, de vengeances et de manipulations de personnes innocentes. Les personnages sont complexes et détestables pour la plupart.
De ce fait tout ceci peut influencer l'impression finale, et certains détesterons probablement cette aventure, pourtant si habillement menée.
Cependant même si moi aussi je n'ai pas aimé les personnages , je me suis laisser manipuler jusqu'à apprécier cette histoire.
Je remercie les Editions Escales et NetGalley pour la découverte de cet auteur
Lien : http://missneferlectures.ekl..
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Orzech
  09 juillet 2016
Bonne pioche parmi tous les livres de la Masse Critique proposés par Babelio que je remercie beaucoup ainsi que les Editions Les Escales pour ce roman captivant. Il est encore meilleur que ce que sa quatrième de couverture annonçait. Secrets de famille, crimes passionnels et vengeances sont les ingrédients clé de cette intrigue bien menée au dénouement pour le moins inattendu.
J'ai beaucoup aimé la construction de l'histoire divisée en quelques parties, chacune donnant la parole à un des principaux protagonistes: la belle vénitienne Alba, son mari prince Malcessati, son amant allemand Wolfgang et le jeune Atanazio. Plusieurs points de vue des faits se déroulant sur quelques décennies du 19ème siècle rendent le récit plus vivant et les personnages plus riches.
La plume de l'auteur belge est plaisante et les nombreux voyages entre Italie, Allemagne et Amérique garantissent un dépaysement et font ainsi de ce roman passionnant une idéale lecture de vacances.
Lien : http://edytalectures.blogspo..
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PauseEarlGrey
  20 juin 2016
La vengeance : un leitmotiv
Dès le prologue, le ton est donné. Atanasio n'aura l'héritage de Don Carlo que s'il accompli sa vengeance. Pourtant, après ces quelques pages, on ne retrouve Atanasio et sa mission que dans la troisième et dernière partie du roman. Durant les deux premières, Vincent Engel s'attarde à décrire une histoire, celle d'une femme frivole, d'un amant ambitieux et d'un mari trahi. Rien que ça. Normal qu'il y ait une histoire de vengeance dans tout ça. Une ? C'est sous-estimer l'auteur. Chaque personnage du livre est au final animé par sa propre vengeance et son propre honneur, bien différents les uns des autres. C'est en alternant les points de vue que Vincent Engel nous donne peu à peu les miettes de ces vengeances qui se croisent et s'entremêlent.
Je n'ai pas lu beaucoup de livres traitant du sujet de la vengeance, hormis les incontournables : Shakespeare et Monte-Cristo. Mais je dois dire que ce livre n'enlève rien au côté romanesque de la vengeance avec un grand V. Les personnages se manipulent et c'est à celui qui sera le plus malin. Dès lors, on va de surprises en surprises dans ce livre et ce jusqu'au dernier chapitre. Et c'est très agréable d'être surpris jusqu'à la fin. J'avais beau me dire « y'a quelque chose, y'a quelque chose », impossible de mettre le doigt dessus jusqu'à cette dernière lettre où je suis restée sur les fesses. Well done Vincent Engel.
Le fond et la forme
Si l'intrigue m'a beaucoup plu avec tout ce suspense, j'ai aussi beaucoup apprécié la plume de l'auteur. Il a un style fluide qui se lit très bien. La preuve en est ma vitesse de lecture : 4 jours pour lire ce livre. Rien que cette donnée me permet de dire que c'est un bon livre et qu'il est bien écrit car pour moi la fluidité d'un style joue beaucoup sur ma rapidité de lecture.
J'ai particulièrement aimé le découpage du roman en trois parties bien distinctes. La première s'attache à nous raconter la vie (et du même coup le point de vue) d'Alba jusqu'à une période charnière dans la trame de vie des personnages. Ensuite, on se retrouve du côté de Wolfgang avec en parallèle des éléments sur l'éducation d'Atanasio (qui on le voit est particulièrement difficile). Enfin la troisième partie qui jongle un peu plus rapidement avec les différents points de vue. Cela rend le récit suffisamment dynamique tout en laissant le temps à l'intrigue de se poser et au lecteur d'appréhender les différentes personnalités.
Lire ou ne pas lire : le miroir des illusions de Vincent Engel ?
Si ce n'est pas mon coup de coeur de l'année, le miroir des illusions se place quand même dans le haut de la pile de mes préférés 2016 pour le moment. J'ai été vraiment surprise par la trame narrative et, au final, bien plus que les personnages qui se manipulent entre eux, c'est Vincent Engel qui manipule son lecteur avec beaucoup d'efficacité. Je ne peux que conseiller ce livre à tous les amateurs de fictions historiques et si vous avez aimé Monte-Cristo, vous aimerez forcément le miroir des illusions.
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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Fantine
  13 septembre 2016
Découvert avec l'excellent roman Requiem vénitien, j'avoue ne pas avoir été déçue par lecture du nouveau titre de Vincent Engel.
Cette sombre histoire de haine, et, de vengeance a littéralement été dévorée en quelques jours. En ce qui me concerne, le dénouement m'a également bluffé. En effet, je ne m'attendais guère à un tel revirement, tellement, j'étais persuadé que la vengeance - préméditée par les protagonistes - aboutirait.
Divisé en trois parties, Vincent Engel donne, dans son roman, à tour de rôle, la parole à ses personnages. Ces derniers, au travers de l'évocation de leurs vies personnelles, donnent leurs arguments sur les faits qui les ont fait basculé dans la haine envers les uns et les autres, et surtout, vouloir à tout prix se venger. Au point d'en devenir une affaire d'état, et, d'en oublier de vivre.
Un véritable coup de coeur pour moi. Un roman qui se dévore comme un polar, et, surtout à lire de toute urgence.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
PauseEarlGreyPauseEarlGrey   15 juin 2016
En substance, il lui avait dit cette fois qu'il y a, au plus profond de chacun, une part de nous qui ne vieillit jamais. Pas une part d'enfance, car un enfant a déjà vieilli un peu et vieillira encore ; une véritable part d'éternité, que le temps ne peut altérer.
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PauseEarlGreyPauseEarlGrey   13 juin 2016
Bien sûr, elle aurait voulu comme Wolfgang n'être qu'à deux, affranchis, et à Venise ; mais avait-il songé à Tristan et Yseult, qui se retrouvèrent libres et pour ainsi dire nus dans la forêt après que le roi Marc les eut chassés, et qui finirent par ne plus supporter l'ennui de cette vie qu'ils avaient crue idyllique ?
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OrzechOrzech   25 juin 2016
Cette lettre est comme un adieu sur un quai; on ne sait plus que dire mais l'on dit n'importe quoi pour rester ensemble quelques instants de plus.
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OrzechOrzech   29 juin 2016
... je considère que le seul paradis qui nous attend réside dans la mémoire affectueuse de ceux qui nous survivront.
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PauseEarlGreyPauseEarlGrey   12 juin 2016
Avant de refermer la porte, il tendit l'oreille et chercha dans la musique d'Alba un encouragement.
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Videos de Vincent Engel (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vincent Engel
Vincent Engel présente son nouveau roman, le Miroir des illusions.
De Venise à San Francisco, en passant par Berlin et New York, voici les destinées romanesques de personnages guidés par l?obsession de la vengeance, au prix du bonheur, de la paix et peut-être de leur vie.
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