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ISBN : 2259211100
Éditeur : Plon (29/08/2013)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites : de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  03 novembre 2013
Marcel Proust et moi ne nous sommes jamais croisés... Au propre comme au figuré!
De mes lointaines études jusqu'aux plus récentes (et régulières) tentatives de lecture de son titre phare, j'ai toujours fait face à un ennui de plus en plus abyssal au fil des pages tournées. La connaissance plus approfondie de son époque, acquise au fil du temps, n'y a rien changé. Je me perds dans ses phrases interminables, dans des sentiments décortiqués à l'envie et dans la description d'une société un peu vaine.
Aucun jugement de valeur car je m'incline devant l'icône, en reconnaissant que c'est une question de sensibilité.
Donc!
Autant dire que le dictionnaire amoureux de Messieurs Enthoven est resté un peu hermétique par méconnaissance de l'oeuvre. Nombre de références parleront bien davantage en faisant le plaisir (ou pas) des érudits proustiens.
Pour ma part, j'ai piqué deci delà quelques chapitres et je me suis tout de même amusée de l'humour utilisé dans le traitement de certaines thématiques ( Caca, Manies, Cocottes...)
Le parti pris facétieux et libre des deux auteurs donne un ton léger et décalé, désacralisant une litterature souvent mise sur piédestal. le ton humoristique bouscule un peu le mythe, avec érudition et bienveillance.
Il n'en reste pas moins que c'est tout de même un bien gros et dense pavé, qui me laisse encore peu motivée à relire Proust.
Cette quête là est définitivement perdue pour moi...

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Jean-Daniel
  27 septembre 2016
L'oeuvre de Proust ne cesse d'être évaluée, jugée, analysée par des commentateurs de tous genres à partir de « A la recherche du temps perdu ». Ce Dictionnaire amoureux a pris le parti de traiter ce monument de la littérature avec pédagogie, érudition et humour.
L'approche des Enthoven père et fils procure une multitude de petits éclairages au lecteur qui apprécie déjà l'oeuvre de Proust mais offre également une porte d'accès tout à fait abordable pour le lecteur moins averti.
Les deux auteurs exposent parfois des divergences sur l'interprétation de certains points, mais leur complicité et leur passion commune pour cet écrivain transparaît tout au long du livre.
Enfin, la formule du dictionnaire permet idéalement de fureter à travers une oeuvre de grande ampleur et d'y revenir quand on a le temps sans être perdu. Nul doute que de nombreux lecteurs de ce dictionnaire très instructif auront le désir de ressortir ou de découvrir l'oeuvre de Marcel Proust.
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Lune
  19 janvier 2014
"D'où ce "Dictionnaire" partial, incomplet, désinvolte, sérieux, moqueur, amoureux..."
Voilà comment se clôt "l'avant-propos" des auteurs Jean-Paul et Raphaël Enthoven - père et fils.
Qu'on ait l'habitude ou non d'emprunter les sentiers "proustiens", l'invitation à parcourir les chemins sinueux de ce "Dictionnaire" comblera la curiosité de nombreux lecteurs.
L'érudition et les anecdotes sur toutes les thématiques passées en revue permettent une approche plus ouverte de l'oeuvre dans ses détails et significations.
Le jeu du "qui a écrit quoi?" s'efface devant la beauté du style et la pertinence des observations parfois caustiques.
Les rares désaccords entre les deux auteurs interpellent par la justesse des thèses exposées.
Du simple fait au développement philosophique en passant par l'analyse subtile de la déception qui rend les choses plus lucides et du Temps retrouvé surgissant du Temps perdu, ainsi que la psychologie impermanente des nombreux personnages, la promenade gonfle d'envies de lecture ou de relecture de la Recherche (n'en faut-il pas plusieurs et à différents âges comme le décrit l'un des auteurs?).
Un "monde", une époque, un écrivain s'offre et se dé/robe (comme la "robe" offerte par l'écriture).
Dictionnaire "cathédrale" (comme la ... "cathédrale" offerte par l'écriture) où l'on visite "L'OEUVRE" en compagnie de deux "amoureux" rompus à l'univers proustien.
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keisha
  26 décembre 2014
De Agonie à Zinedine (si, si!), ce sont 700 pages à la fois érudites et gouleyantes qui attendent le proustien pas trop néophyte tout de même. Les deux auteurs, père et fils (pour répondre tout de suite à la possible question, sachez que c'est le fils qui m'a dédicacé ce livre l'année dernière) se sont lancés sans peur dans ce tout Proust ou presque, forcément subjectif. Leurs choix sont là, même si les incontournables entrées sont présentes : Albertine, Asthme, Baiser (du soir), Cocteau (Jean), Grand Hôtel, Homosexualité, Judaïsme, etc... Moins attendus : CGT, CQFD (Ceux Qui Franchement Détestent), Kabbale, Motordu (Prince et princesse de) et Zinedine...
Quelques exemples
Asperge
Musée d'Orsay
Le collectionneur russe Charles Ephrussi avait commandé en 1880 à Manet une nature morte représentant une botte d'asperges, pour la somme de 800francs. À la réception de l'oeuvre, il lui en donne 1 000. Manet décide alors d'offrir un nouveau tableau, de plus petites dimensions, à son généreux commanditaire, qu'il lui envoie accompagné du billet suivant : « Il en manquait une à votre botte. » (texte pris sur wikipedia)
CQFD : Anatole France : "La vie est trop courte et Proust est trop long."
Gallica.bnf.fr : pour voir les manuscrits...
Imprimeur, un métier!
Hahn (Reynaldo) Une des rares séquences émotion dans ce livre;
Hapax (désigne un mot qui n'a qu'une seule occurrence dans la littérature), et chez Proust : barbotis, cacographie, condoléancer, copiateurs, courbaturé, encauchemardée, escroqueuse, installage, louisphilippement, migrainer, patoiseur, poudrederizée, tigelé, trompaiiller, vibratilité, ... (je ne vous dis pas l'énervement affolé de mon correcteur orthographique)
Madeleine (Jacques) : incroyable mais vrai, le premier lecteur professionnel et consciencieux de Proust s'appelait ainsi! J'en profite pour ajouter que l'héroïne de François le Champi, que le narrateur lisait dans son enfance, s'appelle Madeleine. On n'en sort pas.
Motordu (Prince et princesse de), semble-t-il dignes descendants de Françoise et du directeur du Grand Hôtel de Balbac
Olfaction (et émotion)
"la psychologie expérimentale a, depuis longtemps, établi un lien solide entre ce que l'on sent et ce que l'on ressent. Par gratitude, elle a elle-même nommé "syndrome de Proust" le va-et-vient complexe qui, né dans les narines ou le palais, s'empresse de vivifier des émotions tapies dans le cerveau archaïque.
A cet égard, il est avéré que les odeurs sont des stimuli sensoriels de première force et que les perceptions de l'enfance s'y incrustent mieux que si elles avaient été recueillies par d'autres organes." (le reste est fort intéressant aussi)
Ouin-ouin
Voir chez les Boloss des Belles Lettres (je n'ai ni tout lu ni tout compris)
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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claralaviva
  25 octobre 2013
L'intérêt de cet ouvrage est non seulement une meilleure connaissance des écrits de Proust, bien que non aussi exhaustive que le dictionnaire de Proust, mais cela parle aussi des relations d'auteurs contemporains avec Proust
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critiques presse (2)
Lhumanite   09 décembre 2013
Leur livre est un 
dictionnaire original qui peut 
se lire dans tous les sens, chaque mot renvoyant à un autre [...] L’homme et la matière de son existence sont ainsi scrutés entre quatre yeux avec autant de liberté que de sérieux.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LaLibreBelgique   22 octobre 2013
Un véritable petit roman épistolaire édité avec de nombreuses reproductions des lettres de Proust.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
picturapictura   07 mai 2014
Marcel se garda bien, sa vie durant, d’affirmer ou de nier l’existence de Dieu. Prudent, il n’en parlait jamais, et la Recherche fait écho, si l’on peut dire, à son silence – ce qui chagrina tant le pieux Mauriac qui réclamait, au moins, un seul saint pour racheter l’enfer proustien.

À Maurice Duplay, son camarade de l’époque des Champs-Élysées, Marcel confia un jour : « La question de l’au-delà échappe à notre connaissance. Et si Dieu existe, il a interdit à l’homme de le savoir. En sorte que croire en lui serait enfreindre ses ordres, et l’offenser, et cueillir une seconde fois le fruit défendu… »

C’était là, pour l’essentiel, un résumé de la métaphysique de Renouvier, avec lequel il se familiarisa sans doute à travers l’enseignement d’Alphonse Darlu, son professeur de philosophie à Condorcet. Donc : pas de Dieu dans la Recherche, ni de recherche de Dieu.

La Recherche ? Un chef-d’œuvre passionnément laïc.
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Jean-DanielJean-Daniel   27 janvier 2017
S’il est admis que Proust, dans sa grande querelle Contre Sainte-Beuve, entendait que l’on jugeât l’œuvre d’un écrivain sans se soucier de la vie de son auteur, il serait charitable de le plaindre – tant il est devenu la victime exemplaire de la méthode critique qu’il avait entrepris de disqualifier… À croire que Sainte-Beuve, ce complice des indiscrets, s’est vengé depuis son outre-tombe en bénissant par avance la proustologie, devenue un genre en soi, qui lâche chaque jour ses meutes savantes ou policières sur les secrets d’un artiste dont les sept volumes d’À la recherche du temps perdu se promettaient d’être le somptueux paravent.

Désormais, de l’Université aux salons, l’usage exige que l’on inspecte sous tous les angles les plaisirs et les jours du pauvre Marcel. Partout, on interroge ses pelisses, ses fumigations, sa correspondance, ses amitiés, son asthme, ses ambitions. Et partout, on radiographie ses goûts picturaux, sexuels, musicaux, gastronomiques, floraux, littéraires.
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Jean-DanielJean-Daniel   27 janvier 2017
... la Recherche est une œuvre que tout proustien respectable doit lire au moins quatre fois dans son existence. D’abord, et par bribes, à l’adolescence, quand il n’a que l’intuition des vérités que ce livre recèle. Puis, si la littérature devient sa grande affaire, afin de satisfaire aux exigences d’un cursus. Quand, par la suite, survient son premier chagrin d’amour, il trouvera dans la jalousie de Swann, la décrépitude de Charlus, ou le cycle d’Albertine une profondeur, une puissance consolatrice, que les deux premières lectures ne lui avaient guère permis d’entrevoir. La quatrième lecture enfin, celle du dernier âge de la vie, sera, pour qui y consent, la plus décisive puisque tout, au crépuscule, se dépouille des petits enjeux de vanité ou de conquête.
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IsmerieIsmerie   24 juillet 2014
Pour les "proustiens"
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Jean-DanielJean-Daniel   27 janvier 2017
La Recherche se lit aussi avec les oreilles et les yeux fermés.
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Videos de Jean-Paul Enthoven (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Paul Enthoven
Interview Jean-Paul et Raphaël Enthoven - revue Lexnews A l'occasion de l'interview accordée à la revue Lexnews par Jean-Paul et Raphaël Enthoven lors de la parution de leur ouvrage Dictionnaire amoureux de Marcel Proust aux éditions Plon, Raphaël a accepté d'en lire un extrait (entrée Cattleya).
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