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Jean Dubramet (Traducteur)Raymond Queneau (Préfacier, etc.)
ISBN : 2757807544
Éditeur : Points (24/01/2008)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Sur le pont du Nausicca, au large de la Nouvelle-Orléans, les amis de Mrs Maurier complotent, aiment, jalousent et bavardent inlassablement. Mrs Maurier se pique d'aimer et de soutenir les arts : outre son neveu et sa nièce, ses hôtes sont des artistes et des intellectuels, sculpteurs, romanciers, critiques...

Les alliances, les secrets et les médisances s'échangent et se confondent en un joyeux bourdonnement.

Brocardant la futilité ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Meps
  04 octobre 2016
Il est une expérience rare et c'en est une: lire un Faulkner facilement, tourner les pages rapidement et suivre une histoire tranquillement. Ça intrigue forcément, on se questionne, on se demande si on ne s'est pas trompé d'auteur, on vérifie le prénom (un homonyme).
Et puis on vérifie la date et l'ordre dans la chronologie. 1927, deuxième roman. Deux ans avant le Bruit et la Fureur et le début du style "courant de conscience". Et on continue sa lecture, en vivant l'expérience autrement. Faulkner avant qu'il trouve son style.
Ici, le dialogue et les verbiages règnent en maîtres... Là où le maître sonde beaucoup plus habituellement les pensées et l'âme (chère à Mrs Maurier) de ses personnages. Le ton reste acerbe et dénué de pitié pour les acteurs de ces mondanités. On reconnait son Faulkner dans son sujet d'étude, pas dans la manière et le tour de main. On s'étonne par exemple des longues digressions quasi théoriques sur l'Art, sur le métier d'écrivain ou de poètes.
Il y a bien des essais d'originalités: les moustiques omni-absents (toujours présents, quasiment jamais nommés, sauf dans le titre) et qui métaphorisent les artistes suceurs de sang et surtout d'argent de leur mécène, les dernières pages où vie réelle et œuvres inventées se répondent. Faulkner cherche sa voie dans de multiples directions et ne la trouve pas encore. Il faudra attendre deux ans que la fureur et le bruit emplissent sa tête et ses mots.
Pour les Faulkner fans dont je suis, ce livre est à la fois décevant - car ce n'est pas vraiment du Faulkner - et intéressant - pour voir comment s'est construite la légende. Pour ceux qui ont du mal à lire celui qui naîtra ensuite, est-ce réellement intéressant d'aborder celui-là qui semble plus accessible.... ? Pas certain...
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mimifasola
  07 avril 2014
Faulkner dresse le portrait impitoyable de la bourgeoisie de son époque.
L'histoire se déroule sur le pont du Naisicaa, à la Nouvelle Orléans où Mrs Maurier,riche veuve,amoureuse des arts, invite pour une croisière outre son neveu et sa nièce, des amis artistes et intellectuels, sculpteurs, romanciers, critiques..
Un texte cruellement satirique (critique) où Foulkner raconte les alliances, les secrets échangés mais aussi la futilité, la médiocrité ordinaire des petits bourgeois des années 30.
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Thyuig
  05 juillet 2010
Vous pouvez vous appeler Faulkner et planter complétement un bouquin, c'est possible. Si vous vous appeliez Sullitzer ou Jardin, ou Marc Levy ou je ne sais quel autre nain du clavier aseptisé pour cathodés à l'entertainment, je vous dirais que je ne peux malheureusement rien pour vous, mais Faulkner quoi ! FAULKNER ! Il est des choses qui me dépitent, et voir une statue parfaite se casser la gueule du piedestal littéraire sur lequel on l'a fichue, ben oui, ça fout un coup.
L'histoire résumée tient en peu de choses : tout se qui figure la vie artistique de la Nouvelle Orléans se retrouve invité en croisière par une riche veuve aux mécénales envies. Il y a là un poéte, deux écrivains, un sculpteur amoureux, une godiche, son mac, quelques critiques, un industriel anglais, bref, de quoi pavoiser sur 300 pages. Gagné ! Faulkner ne fait que cela, esquissant en creux une critique de cette jeunesse qui se libére (très bien), du féminisme en vogue dans les années 30, des rapports affreux que tissent entre eux mécénes et artistes (d'accord) mais à quoi bon tout ça ? La seule beauté du roman (magnifique beauté, je ne le nie pas) se niche dans l'esquisse d'histoire d'amour qui relie la nièce fortunée au sculpteur d'une part et au matelot d'autre part. Tout en finesse là où jusqu'ici Faulkner n'avait manié que la brosse large, maintenant il figure admirablement les caractères, les fait se tenir ensemble, se porter, s'embrasser un peu, se retourner, s'ereinter réciproquement, le viol de Sanctuaire n'est jamais loin; et cette guêpe de nièce, toujours à son aise, sauf lorsque ces miriades de moustiques la happent et la font renoncer à cette légère mais sincère tentative d'évasion. Et alors le roman replonge, et son lecteur de se taper la joue, maudissant éternellement les foutus moustiques du titre d'avoir arrêter net une histoire qui promettait d'emmener une jeune fille et son matelot vers des envies infinies.
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gelinasguy14
  09 janvier 2015
L'objet principal de ce crêpe de chine vert pomme, un peu taché, semblait être de dévoiler la forme du derrièrede Jenny, ppendant qu'elle dansait; caressant les pointes jumelles de ses fémurs comme un vieil amant stérile, il était froissé comme si elle l'avait récemment porté pour dormir. Elle avait aussi un petit chapeau de paille claire, sans forme particulière, garni de rubans.
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AlphonseDaudet33
  27 juin 2017
Très intéressant
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   19 mars 2014
Le marécage semblait sans fin ; il s'étendait, de part et d'autre de la route, éternel et fétide, sombre, silencieux et effrayant. La route s'allongeait indéfiniment sous un tunnel barbu, sous le sinistre ciel de cuivre. La rosée avait disparu depuis longtemps, et ses pas énergiques soulevaient une poussière indifférente. David marchait derrière elle, regardant sur ses bas deux taches de sang desséché. Bientôt, il y en eut trois, et il se rapprocha d'elle. Elle tourna la tête vers lui :
- Ne venez pas près de moi ! cria-t-elle, ne voyez-vous pas que vous les rendez plus méchants ?
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michelekastnermichelekastner   16 août 2015
Au-dessus des toits, lentement teintés de violet, l'objet attirait d'abord le regard et l'on se retournait vivement, comme frappé à l'improviste par un bruit insolite, ou un mouvement. Mais le marbre était immobile et quand à la fin vous parveniez à en détacher le regard en lui tournant le dos, vous retrouviez aussitôt intacte, haute et pure l'impression d'une vitesse et d'un espace enfermé dans ces murs. Puis quand vous le regardiez de nouveau, vous le retrouviez comme avant, passionnément immobile, torse virginal et sans souffle de jeune fille, sans tête ni bras, ni jambes, prisonnier du marbre mais semblant guetter éperdument une occasion de s'en évader : passionné, simple et éternel dans l'obscurité équivoque et dérisoire du monde, il n'y avait rien en lui qui pût venir troubler votre jeunesse ou faire seulement appel à elle, mais quelque chose qui atteignait plutôt dans sa fibre vive l'intégrité même de votre être.
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MepsMeps   30 septembre 2016
Mais quand, à travers le pâle été, août, comme un grand oiseau langoureux, volait lentement vers le déclin et la mort, ils devenaient gros et méchants; affairés comme des entrepreneurs de pompes funèbres, rusés comme des prêteurs sur gages, inévitables et sûrs d'eux comme des politiciens, ils étaient venus vers la ville pleins d'une convoitise de paysans, unis comme les membres d'une équipe de football, monstrueux et sans dignité. Ils étaient une plaie publique vue par le mauvais bout de la lorgnette: en somme, c'était la majesté même du destin devenue méprisante à force de présence et de répétition.
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MepsMeps   01 octobre 2016
Sa naissance avait été le résultat de travaux biologiques de caractère plutôt empirique, exécutés par deux personnes qui, comme la plupart des gens, n'avaient pas cherché à avoir d'enfants.
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gelinasguy14gelinasguy14   09 janvier 2015
Jenny dansait placidement avec un art consommé, dans les bras de Mr.Talliaferro. Elle et Pete venaient de se disputer aigrement, du moins Pete, car Jenny placide et bovine, avait fondu en larmes, ce qui n'altérait en rien la beauté de ses yeux, tout en continuant à poursuivre calmement son but: s'amuser le plus possible pendant cette croisière.
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Videos de William Faulkner (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Faulkner
"5 secondes ? C'est comme faire l'amour dans les toilettes d'un avion ! On n'a pas le temps !"
Guillermo Arriaga présente, avec Leoffdesauteurs, son nouveau roman "Le Sauvage". Un roman puissant, féroce et lumineux écrit par l'auteur des scénarios d' "Amours chiennes", "Babel", "21 grammes" ou encore "Trois enterrements".
" Son éclat est son exploit. Il réussit à parler de l'amour au c?ur de la haine et de la vie au c?ur de la mort." Marie-Laure Delorme, JDD.
-- México, 1960. le jeune Juan Guillermo, qui a vu sa famille décimée en quelques années et son frère assassiné par un gang de religieux fanatiques, jure de venger la mort de ce dernier. Un récit intense et singulier, dans la lignée d?Herman Melville, Jack London et Faulkner, signé par un des plus grands écrivains contemporain de langue espagnole. --
Le livre : https://bit.ly/2Uny8WI
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