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EAN : 9782070454556
384 pages
Éditeur : Gallimard (25/09/2014)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Si l’Afrique ancienne n’a pas d’écritures, elle a bien sûr une histoire depuis longtemps sous-estimée lorsqu’elle n’est pas simplement niée. À partir des traces laissées par des civilisations brillantes et les traditions orales, François-Xavier Fauvelle-Aymar reconstitue de manière captivante la richesse de ce continent retrouvé. En trente-quatre courts essais, Le Rhinocéros d’or offre un panorama de l’Afrique subsaharienne du VIII ͤ au XV ͤ siècles. Des v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
YvesParis
  14 octobre 2013
On parle peu de l'Afrique précoloniale. Les écoles historiques, notamment est-européennes, qui se sont penchées sur elle au lendemain de l'indépendance, ont disparu. Raison de plus pour saluer à sa juste valeur l'ouvrage de l'historien et archéologue François-Xavier Fauvelle-Aymar luxueusement illustré par une riche iconographie. Il relève le défi de rendre accessible aux non-spécialistes un matériau savant, principal projet de l'ouvrage : des comptes rendus de fouilles en Éthiopie, la stratigraphie d'un site swahili, l'épigraphie d'une stèle chinoise, l'analyse d'une mosaïque nubienne, d'un atlas marocain…
On sait peu de choses du Moyen Âge africain, une période que l'auteur intercale entre le VIIIe siècle, où l'Afrique se connecte à l'islam, et le XVe siècle, où elle est « découverte » par les Portugais. L'historien Raymond Mauny parlait de « siècles obscurs » tant les sources manquent à son sujet. Évoquant les trésors de Debre Damo, un monastère situé dans le nord de l'Éthiopie, Fauvelle-Aymar reconnaît avec une belle humilité : « Nous sommes condamnés à ressasser les maigres observations qui nous sont parvenues, pièces éparses et incomplètes d'un puzzle dont nous ne savons pas du reste de quoi il consiste. »
Même si l'Afrique n'ignorait pas l'écriture, la production d'archives ne s'y généralise que tardivement. L'historien doit donc utiliser d'autres sources : les sources orales porteuses d'une tradition millénaire, les sources archéologiques, qui n'ont hélas guère résisté dans les zones humides de l'Équateur – ce qui explique que la carte des lieux les plus connus décrit un vaste croissant qui, de la Mauritanie à la côte swahilie, en passant par le Sahara et l'Éthiopie, ignore largement l'Afrique de la forêt.
La maigreur des sources ne laisse au savant d'autres solutions que de multiplier les hypothèses. Dans l'Afrique du Moyen Âge, la recherche s'apparente souvent à une enquête policière dont certains mystères ne sont pas encore élucidés. le constat d'une « histoire incomplète, consentante aux découvertes encore à faire et aux transformations de sens » peut parfois laisser passer un sentiment de frustration. Ainsi, on n'a toujours pas localisé la capitale du Ghâna, ce royaume sahélien situé aux frontières de la Mauritanie et du Mali – dont le nom fut emprunté par la Gold Coast en 1958. On ignore si le petit rhinocéros d'or retrouvé sur les bords du Limpopo, à la frontière de l'actuelle Afrique du Sud et du Zimbabwe, a été importé d'Asie (il ne possède qu'une seule corne) ou fabriqué sur place.
La rareté des sources internes oblige à privilégier les sources externes. Il s'agit beaucoup moins de sources européennes – l'ouvrage n'en cite quasiment aucune – que de sources arabes, voire chinoises. Et c'est là l'enseignement principal de ce livre : c'est grâce au « pouvoir d'interconnexion du monde islamique » que l'Afrique est entrée de plain-pied dans la mondialisation, exportant de l'or et des esclaves, important du sel et des étoffes, de l'Europe jusqu'à la Chine. La prépondérance de ces sources arabes conduit aussi hélas à une distorsion : l'Afrique médiévale décrite par Fauvelle-Aymar est pour l'essentiel une Afrique vue par les yeux des voyageurs arabes.
L'auteur a l'humilité de reconnaître le caractère fragmentaire de sa documentation. À la « grande fresque narrative » brossant sur près d'un millénaire le récit fantasmé d'une Histoire du Moyen Âge africain, il a l'humilité de préférer le « vitrail » kaléidoscopique constitué de trente-quatre Histoires (au pluriel) du Moyen Âge africain. Ces trente-quatre courts récits forment un tableau impressionniste d'un continent connecté au reste du monde par le commerce, aux antipodes de l'image caricaturale d'une Afrique « éternelle », de l'Afrique des « tribus », de l'Afrique « miroir des origines », et qui n'a pas attendu que l'Europe le découvre pour entrer dans l'Histoire.
Cette critique a été publiée dans le numéro 246 de la revue "Afrique contemporaine" de l'AFD
Lien : http://www.cairn.info/revue-..
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Aela
  06 mars 2013
L'histoire de l'Afrique est très mal connue sous nos latitudes, à tel point que cela a fait dire (injustement) à certains hommes politiques que l'Afrique n'avait point d'histoire.
Et pourtant... avec ce magnifique livre de François-Xavier Fauvelle-Aymar, historien spécialiste de l'Afrique, on découvre que l'Afrique a eu une histoire particulièrement intéressante, notamment au Moyen-Age, dans les années de 1300 à 1400, période concernée plus particulièrement par ce livre.
A travers toute l'Afrique, sub-saharienne plus particulièrement, se développent de forts courants d'échanges, artistiques, commerciaux, militaires..
Des royaumes prospères y cohabitent (royaume chrétien d'Abyssinie, royaume d'Alwa, royaume de Makuria, royaumes islamiques d'Abyssinie..)
Des richesses naturelles sont mises en valeur et échangées: ambre de cachalot, or, métal, sel..
Il y a eu même des échanges entre la Chine et l'Afrique, notamment pendant la dynastie Ming (1368-1644). Entre 1405 et 1433, en effet, l'eunuque impérial Zheng He (celui-là même qui a dirigé des expéditions vers les côtes américaines..), grand amiral de la flotte chinoise, qui était musulman, conduisit sept expéditions navales vers les rivages indiens, perses, arabiques et africains de l'océan Indien.
Pourquoi cette histoire d'un continent pourtant proche, nous est-elle restée inconnue pendant longtemps?
Certainement en grande partie, parce que les sociétés africaines n'ont pas développé les traditions écrites qui servent de sources aux hsitoriens.
Les traditions orales y avaient une grande place...
Un livre magnifique, à lire et à relire.
Les photographies, cartes et illustrations sont magnifiques.
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encoredunoir
  17 mai 2013
« le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.
Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable ou tout semble être écrit d'avance.
Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin. »
On aura reconnu là les mots de l'ineffable Henri Guaino placés dans la bouche de Nicolas Sarkozy à l'occasion d'une escapade sénégalaise. Choquants par ce qu'ils révélaient de l'immense complexe de supériorité éprouvé par les anciens colonisateurs et de la vigueur des stéréotypes issus justement de l'époque de la colonisation, il n'en demeure pas moins que ces mots exprimait par ailleurs la profonde méconnaissance que l'on peut avoir de l'histoire africaine d'avant l'instauration de contacts réguliers entre les royaumes d'Afrique noire et les Européens à partir du XVème siècle.
À ce titre, l'ouvrage de François-Xavier Fauvelle-Aymar, par sa volonté d'éclairer à la fois le lecteur sur l'histoire riche et diverse de cette Afrique médiévale, et sur la difficulté qu'il y a à faire cette histoire pour l'historien, est une oeuvre salutairement instructive propre à bousculer les idées reçues de celui qui fera l'effort de s'y confronter.
De fait, comme l'indique l'auteur en avant propos, faire l'histoire de l'Afrique, de ses royaumes et empires mouvants utilisant peu l'écriture et fondés en des lieux où les conditions climatiques et les remous de l'histoire obèrent en partie la conservation des éléments archéologiques susceptibles de guider l'historien, se révèle être un véritable sacerdoce.
Il n'en demeure pas moins que ce n'est pas parce qu'elle ne saute pas aux yeux du chercheur que cette histoire n'existe pas. Peut-être même ce mystère qu'instillent la rareté et la fragilité des sources la rend-elle encore plus passionnante.
Passionnant, c'est en tout cas ainsi que l'on peut qualifier le rhinocéros d'or, ouvrage érudit et accessible qui nous révèle ces fragments d'histoire sur lesquels travaillent historiens et archéologue. Ici une monnaie, là un rhinocéros d'or, ailleurs une inscription en grande partie effacée ou le récit d'un voyageur lointain, européen ou asiatique… En 34 courts chapitres, François-Xavier Fauvelle-Aymar nous fait voyager dans le temps et l'espace, un millénaire durant, du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest du continent africain, et rend compte de la difficulté de la démarche historique autant que de la richesse d'une histoire encore emplie de zones d'ombres mais dont il nous fait discerner la complexité et l'importance.
Excellent travail de vulgarisation écrit avec une belle plume jamais pontifiante, le rhinocéros d'or est un livre à lire d'une traite ou à picorer au hasard, un chapitre par ci, un autre par là, et qui, surtout, offre au lecteur curieux, amateur d'histoire et de mystères, des horizons insoupçonnés.

Lien : http://www.lacauselitteraire..
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Marie987654321
  21 janvier 2020
Le petit rhinocéros d'or qui donne son titre à l'ouvrage est un objet de 14 cm retrouvé à Mapungubwe, site archéologique sud-africain à la frontière du Botswana et du Zimbabwe dont l'occupation remonte au Xe – XIIIe siècle. Avec lui furent trouvés des centaines d'objets comme des perles de verre fabriquées en Inde ou des fragments de céramiques « céladon » de la dynastie Song, témoignant de l'insertion de ce lieu dans un réseau d'échanges internationaux. Encore mieux, le petit rhinocéros n'a qu'une corne alors que les rhinocéros africains en ont deux… pourtant l'or qui le recouvre vient de la région, ce n'est donc pas un objet importé... mais pourquoi n'a t'il qu'une corne?
Pendant longtemps, vu d'Europe, l'Afrique noire, n'avait pas d'histoire faute de l'avoir écrite. Elle était le pays d'où venait l'or au Moyen-âge, peuplée de bêtes sauvages et d'hommes à la peau brune. le poids des représentations a longtemps freiné la recherche. Ainsi, le site sud africain a été découvert au début du XX eme mais il n'était pas envisageable qu'il s'agisse de la trace d'une cité africaine noire puissante. Les mines d'or abandonnées du plateau du Zimbabwe (connues au XIXe) pouvaient être les mines légendaires du roi Salomon mais pas les vestiges d'une économie florissante africaine.
Il existe des sources écrites même ténues : récits de voyageurs arabes ou juifs, lettres liées au commerce ou même le récit d'un voyageur chinois du VIIIe siècle. Il existe aussi des sources archéologiques comme le site de Mapungubwe, de Zimbabwe, du plateau éthiopien ou du Sahel ou encore les trouvailles de Théodore Monod dans le Sahara.
Mais il est vrai qu'elles sont fragmentaires, trop peu nombreuses pour être recoupées et fiabilisées. Les sites ont souvent été fouillés pour retrouver des trésors sans les précautions d'usage des archéologues sur les strates et la documentation à produire, comme ce fut le cas pour le petit rhinocéros à une seule corne. D'autres n'ont pas (encore ?) été retrouvés. Il faut donc faire avec pour interpréter.
Malgré tout, les traces sont suffisantes pour donner l'idée d'un monde riche, relié aux circuits commerciaux et doté de structures sociales et politiques complexes. L'auteur parle d'un âge d'or africain. L'Afrique noire du Moyen Age est à l'extrémité d'un réseau commercial dense entre l'Asie, le monde musulman et le monde méditerranéen. du coeur de l'Afrique vient notamment l'or et les esclaves en échange, entre autre, de chevaux et de sel (qui fait cruellement défaut). Les grands royaumes sahéliens (Ghâna, Mâli..) font leur fortune et leur pouvoir grâce à leur position au Sud du Sahara au débouché des grandes caravanes entre le monde musulman et les gisements aurifères encore plus au sud pour l'essentiel. En ce temps-là, c'est notre petite Europe qui était un monde périphérique.
Les routes commerciales changent au cours de la période considérée entre le VIIIe et XVe siècle, faisant des gagnants et des perdants. Il y a bien une histoire avec des centres qui apparaissent et disparaissent. Tout change vraiment au XVe et XVI eme siècle, lorsque les portugais établissent des comptoirs en Afrique pour commercer directement avec les peuples Noirs et que Vasco de Gama réussit à rejoindre l'Inde par la mer, réduisant l'intérêt du passage par les commerçants musulmans. En même temps, la découverte de l'Amérique et de ses réserves d'or va probablement mettre un coup d'arrêt à la prospérité africaine avant que l'accélération du commerce des esclaves n'aggrave encore les choses.
C'est toute cette vie que ce recueil nous fait découvrir à partir de lettres de marchands, du récit d'un voyageur chinois, d'une inscription gravée sur une stèle, d'un atlas ancien… Les chapitres sont courts, se lisent avec plaisir et, malgré les limites de nos connaissances, nous transportent dans ce monde inconnu et fascinant.
Une lecture passionnante.
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pbazile
  01 mars 2013
Un livre rare sur une période encore largement inconnue de l'Afrique subsaharienne. L'auteur fait le point de l'avancée des recherches. Beaucoup de textes, notamment arabes, restent à découvrir ou sauvegarder, et surtout à bien interpréter. Beaucoup de recherches archéologiques restent à faire. L'Afrique du moyen-âge (terme qui peut s'appliquer à ce continent, comme expliqué dans le livre) est bien mal connue, mais on en possède quelques vues éparses qui laissent entrevoir un fonctionnement assez complexe. Les échanges, notamment de sel (produit en Afrique du Nord) ou de coquillages ou de verre, contre de l'or et des esclaves est immémorial. Et le commerce est largement à la base des contacts et surtout était suffisamment complexe pour laisser des traces.
La réflexion qui m'est venue naturellement après la lecture est que je ne lis guère de science-fiction. Sans doute parce que jamais un livre de SF ne m'a dépaysé et fait m'interroger sur l'homme comme le fait ce genre de livre d'histoire, qui traite du temps où les civilisations étaient séparées et différentes.
Aujourd'hui où quand on voyage au bout du monde on se retrouve devant le même Mac Donald's, ça fait du bien...
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critiques presse (2)
Lexpress   06 octobre 2014
Il nous promène dans cette Afrique méconnue et sous-estimée du Moyen Age, faute d'écriture, entre Sahara et principautés de l'Afrique de l'Est, royaumes chrétiens de Nubie et ruines du Grand Zimbabwe. Passionnant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   23 décembre 2013
Avec ses récits denses et brefs, servis par une édition soignée, richement illustrée, François-Xavier Fauvelle-Aymar restitue l'aura mythique de ce continent et parvient, sans se départir de la rigueur de l'historien, à rendre compte de l'"épaisseur mouvante" de l'Afrique médiévale, qui nous est devenue si opaque et qui fut si brillante.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Acerola13Acerola13   13 septembre 2020
Le rhinocéros d'or n'est ni plus ni moins qu'un document volé puis retrouvé, si ce n'est qu'un objet archéologique volé reste à jamais perdu - même s'il est retrouvé : il manquera toujours les associations qu'aurait permis d'observer sa découverte en contexte.
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Acerola13Acerola13   12 septembre 2020
Du moment même que la trouvaille est, à quelque titre que ce soit, constituée en «trésor », c'est que sa valeur matérielle (au poids du métal) ou faciale (pour le collectionneur ou même le chercheur) a fait oublier sa valeur contextuelle.
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AelaAela   06 mars 2013
La plus haute distinction de la république d'Afrique du Sud, instituée en 2002, est l'ordre de Mapungubwe (Order of Mapungbuwe); son insigne incorpore un profil du rhinocéros d'or.
Le récit de la découverte du site est tiré de l'ouvrage de Sian Tiley,
Le petit royaume de Mapungubwe se trouvait à la jonction entre l'Afrique du Sud, le Bostwana et le Zimbabwe.
Le petit rhinocéros en or, qu'on a retrouvé, témoigne de l'existence d'un réseau de relations complexes.
+ Lire la suite
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   07 avril 2015
Si nul ne s’étonne de voir les Portugais faire irruption depuis le sud, c’est sans doute d’abord parce que nul dans ces eaux n’a de raison de savoir ce qu’est le Portugal, microscopique royaume de l’extrême Occident chrétien aussi éloigné de ces rivages que l’est le Japon à l’extrême Orient. Nul n’a de raison non plus de savoir que ce royaume envoie une insignifiante flottille à l’assaut de son monde, ni qu’elle entend le faire en contournant l’Afrique, ni du reste que l’Afrique est susceptible d’être contournée. D’ailleurs, les Portugais ne se disent pas portugais, mais chrétiens. C’est en tant que tels qu’ils entament la remontée des côtes africaines vers le nord, en quête d’épices et d’or, d’un pilote qui les conduira en Inde, et d’autres chrétiens s’il en existe dans ces parages.
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pbazilepbazile   01 mars 2013
En reconnaissant l'un d'eux sur ce rivage de l'Inde, en reconnaissant peut-être en lui l'annonciateur de la fin d'un âge, leurs premiers mots trahissent incrédulité et colère: "Que le diable t'emporte! Qui t'a amené ici?"
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Vidéo de François-Xavier Fauvelle-Aymar
Leçon inaugurale de François-Xavier Fauvelle prononcée le 3 octobre 2019. Découvrez ses enseignements : https://www.college-de-france.fr/site/francois-xavier-fauvelle/index.htm
Spécialiste reconnu de l?histoire ancienne de l?Afrique, François-Xavier Fauvelle, né en 1968, fait partie d?une nouvelle génération de chercheurs qui s?est attachée à nous livrer une histoire de l?Afrique connectée, vivante et globale, toujours en mouvement. En ouvrant la réflexion épistémologique sur l?écrit et l?archéologie, ses travaux proposent au spécialiste, mais aussi au grand public, de découvrir ou redécouvrir la variété et la singularité des mondes africains en luttant contre les préjugés d?une Afrique « sans histoire ». Au cours de sa carrière, François-Xavier Fauvelle a investi de nombreux terrains sur tout le continent. Parmi ceux-ci, l?on peut citer le Sud et l?Afrique australe, où il a mené une vaste enquête autour de la figure du Hottentot ; l?Est et la Corne de l?Afrique, où il a dirigé le Centre Français d?Etudes Ethiopiennes à Addis Abeba et co-découvert la ville éthiopienne d'Ifat, capitale du sultanat qui porte son nom et qui fut la principale formation politique islamique de l'Ethiopie du XVe siècle ; et enfin le Nord et le Maghreb autour du chantier de fouille de Sijilmâsa, ville oasis située en bordure du Sahara, qui a établi pendant plus de 700 ans une connexion entre le monde méditerranéen et islamique d?un côté et le monde subsaharien de l?autre. Outre une très vaste bibliographie savante, il est l?auteur de plusieurs ouvrages qui ont fait date : Le Rhinocéros d?or. Histoires du Moyen Âge africain (Alma, 2013, réédité en poche, « folio histoire », 2015), traduit en une dizaine de langues ; L?Invention du Hottentot. Histoire du regard occidental sur les Khoisan, XVe-XIXe siècle (réédité en poche en 2018 par les Éditions de la Sorbonne), ou encore L?Afrique ancienne, de l?Acacus au Zimbabwe. 20.000 ans avant notre ère ? XVIIe siècle (Belin, 2018), fruit d?un chantier collectif rassemblant de nombreux auteurs français et étrangers. Être historien de l?Afrique, c?est relever le défi de vestiges foisonnants, le faire en établissant la documentation, en connaissant et en écartant les représentations fantasmées qui nous encombrent, pour mettre au jour non pas un passé, mais de multiples passés. C?est cette recherche exigeante, qui mobilise de nombreuses disciplines et savoirs ainsi qu?une très grande diversité de sources, que François-Xavier Fauvelle souhaite enseigner au Collège de France.
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