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ISBN : 2355845271
Éditeur : Sonatine (10/11/2016)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 151 notes)
Résumé :
Après Les Apparences, le retour de Gillian Flynn, reine de la manipulation, avec une nouvelle qui a reçu le prix Edgar-Allan-Poe 2015.

Après une enfance difficile, la narratrice anonyme devient travailleuse du sexe. Des années d’expériences ont développé chez elle un véritable don pour décrypter la psychologie de ses interlocuteurs, leurs intentions et leurs envies. Aussi lui arrive-t-il de donner des conseils à des âmes en peine. Lorsqu’elle rencontr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  15 janvier 2017
Courte nouvelle de 60 pages qui permet à ses aficionados d'attendre la sortie de son prochain roman, Nous allons mourir ce soir prouve que Gillian Flynn est à l'aise dans tous les registres littéraires.

Elevée dans la misère par sa mère, la narratrice a appris dès son plus jeune âge, alors qu'elle mendiait, à adapter sa réalité sociale, à manipuler les donateurs potentiels pour optimiser ses gains : « Il ne vous donneront de l'argent que si vous leur donnez matière à être contents d'eux-mêmes : plus votre histoire est triste, plus ils seront fiers de vous aider, et plus d'argent vous récolterez ». Pour améliorer son bien triste sort et ses finances, elle utilise ses compétences manuelles, et devient « chargée de clientèle » dans une officine qui reçoit, en arrière-salle, des hommes en demande d'assistance sexuelle, et en vitrine, des femmes qui viennent consulter des pseudo-voyantes. Lorsqu'un syndrome du canal carpien, maladie professionnelle dans ce contexte, l'empêche d'exercer son activité, elle bénéficie au sein de la même petite entreprise, d'un reclassement dans l'extra-lucidité et devient « entrepreneuse », arnaqueuse, intuitive psychologique, traqueuse d'auras et de vibrations, nettoyeuse de maisons hantées, prête à inventer tout ce qui peut aider ses consultantes.

En très peu de pages, Gillian Flynn dresse le portrait acéré et juste, de son héroïne et de ses clients et clientes. Les premières dizaines de pages sont des condensés d'humour et d'amoralité, avant que la nouvelle prenne un tour surprenant, mais toujours aussi brillant. Le lecteur est entraîné à un rythme d'enfer dans un jeu de manipulations qui lui met la tête à l'envers, et comble du talent, le laisse dans une savoureuse incertitude au terme de l'histoire. Totale réussite pour un exercice littéraire délicat.
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iris29
  08 avril 2017
Le dernier Gillian Flynn , c'est 60 petites pages dans un écrin cartonné . Vous me direz : à peine 60 , et je vous dirai , oui hélas ...
Ça commence très bien , mordant , ironique... avec une 1° phrase qui scotche le lecteur dés le début...: "Si j'ai cessé de branler des mecs, ce n'est pas parce que je n'étais pas douée pour ça. J'ai cessé de branler des mecs parce que j'étais la meilleure ."
Ça y est, vous êtes dans l'ambiance ? ;-))
La narratrice est une" jeune branleuse" donc ,et raconte avec une ironie mordante et légèrement désabusée , son parcours . Obligée dés son plus jeune âge de mendier , elle avait enfin trouvé un métier qui rapportait, mais un léger problème de santé inhérant à sa profession l'empêche de continuer . Pas grave! Elle passera de la salle du fond, à celle de devant et exercera le poétique métier de voyante . Après tout , "péripatéticienne " et "cartomancienne" , ça finit pareil .
Un jour , une femme lui demande de l'aide , dans" sa vie , sa maison" et là, à mon humble avis , ça part en c... L'histoire perd du mordant, et finit comme il est écrit sur la 4° de couverture : "Quelqu'un vous ment. On dirait que vous allez devoir choisir à quelle histoire vous accordez votre foi. Qu'est ce qui vous rassurerait le plus ?"
L'auteur au bout de 60 pages, te laisse comme une étudiante en médecine devant un QCM (questionnaire à choix multiples ) , sauf qu'elle n'a pas pris le temps de vraiment installer l'histoire . 60 pages , c'est trop court pour s'attacher aux personnages, trop court pour flipper, tachycarder etc... ce qui était un peu le but de cette phrase d'accroche ... J'aurais aimé qu'elle en fasse un roman , ça en avait le potentiel , ( et là, je pense à "celle qui en savait trop" du génial Linwood Barclay ) .
Alors voilà, ça part très bien, le personnage principal d'authentique branleuse est très original , on monte en pression, on y croit , ça va être une histoire géniale et puis flop ....
Il y a une expression pour ça , non ?!
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stokely
  12 janvier 2017
J'ai d'abord été déroutée par ma lecture il faut dire que la narration est surprenante au début je me suis demandé sir Gillian Flynn n'avait pas changé de genre littéraire. le personnage principal exerce un double métier surprenant.
Les pages se tournent avec une facilité déconcertante pour ce très court texte de 60 pages nous déroute et nous emmène la ou on ne s'attend pas au début de la lecture.
On perçoit alors le talent de Gillian Flynn de nous faire un texte si court mais si dense et avec une fin totalement ouverte.
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belette2911
  14 décembre 2016
Habituellement, les soucis avec le canal carpien sont l'apanage des secrétaires, des caissières, des personnes âgées… Mais je n'avais jamais pensé à ces filles qui travaillent du poignet, celles qui "peignent la girafe" de ces messieurs en manque de branlette.
Et oui, messieurs dames et jeunes gamins prépubère : si la masturbation ne rend pas sourd, elle vous nique le canal carpien ! C'est pas le curé du coin qui vous le dit, mais une spécialiste de la branlette…
Non, ce n'est pas de moi dont je parle, mon canal carpien va bien, merci pour lui, mais c'est notre narratrice anonyme qui nous l'apprend.
L'exercice de la nouvelle est assez difficile : il faut en dire le plus possible en peu de pages, ou laisser les lecteurs sur leur faim pour certains détails.
Gillian Flynn y est arrivée brillamment : en 96 pages (et pas en 69), sans nous donner le prénom de sa narratrice, elle est arrivée à me happer dans son récit et à me filer les chocottes, me laissant à la fin de sa nouvelle, hébétée et retournée.
Évidemment, la frustration est au rendez-vous car le scénario – excellent – aurait mérité plus de pages, plus de développement, hélas, cette histoire a été écrite pour un recueil de nouvelles et à la demande de G.R.R Martin.
Alors que nous en savons très peu sur la narratrice – hormis le fait qu'elle est une branleuse professionnelle, qu'elle ne suce pas et que des hommes sont prêts à payer pour qu'elle leur fasse ce qu'ils sont en principe capable de se faire tout seuls – nous nous attachons assez vite à elle, découvrant sa vie présente, son métier atypique, et son passé, peu agréable et miséreux.
Sans nous laisser le temps de souffler, l'auteur nous plonge ensuite dans une ambiance fantastique/terreur avec une maison que la proprio dit hantée, et puisqu'à cause de son carpien qui se bouche notre narratrice est passée au job de voyante, elle va se piquer de nous jouer à l'Exorciste pour sa cliente.
Je ne sais pas qui a manipulé qui, qui a joué avec les pieds de qui, qui était le coupable, mais en tout cas, je sais que l'auteur a joué avec moi comme le chat avec la souris et je me demande si à la fin, elle ne ma pas croquée.
Notre narratrice était peut-être la reine de la branlette, mais l'auteure est, une fois de plus, la reine de la manipulation !
C'est court, c'est fort, c'est intense, c'est rapidement lu, c'est plus long à digérer car les questions vous hantent et on se demande où on s'est fait baiser…. heu, manipuler ! C'est bourré d'ironie et d'humour noir.
Bref, une nouvelle qui vous masturbe le cerveau et vous laissera avec un sourire béat de plénitude, un sentiment de frustration parce que "Oh non, putain, c'est déjà terminé" et des questions sans réponses "Qui a manipulé qui ??".
Jouissif.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Antyryia
  14 novembre 2016
Gillian Flynn est de retour, et elle est en pleine forme.
Certes, le format est court ( une soixantaine de pages ) mais il permet de patienter jusqu'au prochain méfait de l'auteure de "Les lieux sombres" ( oui, le bandeau autour de ce superbe format cartonné indique "par l'auteur des Apparences" mais ma claque personnelle a davantage été son second roman ).

A l'origine, cette nouvelle a été commandée par Georges R.R. Martin ( Game of thrones ) pour son anthologie "Rogues" publiée en 2014 ( dans laquelle elle porte le titre "What do you do ?" ). On y retrouvait également des auteurs comme Neil Gaiman, Joe Abercrombie, Scott Lynch ou Lisa Tuttle.
Le texte de l'Américaine a ensuite été publié indépendamment sous un autre titre -"The grownup"- et l'édition française lui en accorde donc un troisième, plus sombre : "Nous allons mourir ce soir".

Je n'évoquerai rapidement que les dix premières pages afin de ne pas trop en dire mais pour donner un premier aperçu.
La narratrice décrit son enfance dans la saleté, la pauvreté, la mendicité et la façon dont elle a été amenée à masturber les hommes par milliers jusqu'à ce que la douleur au poignet soit trop intense et qu'elle doive se reconvertir. Tout ça dans l'arrière salle d'une diseuse de bonne aventure.
Et quoi de plus facile pour elle, au vu de son expérience, que de s'inventer des talents divinatoires ?
"les clientes voyance étant presque toutes des femmes, et les clients branlettes étant bien sûr tous des hommes, nous faisions marcher la boutique avec une précision d'horloge."
La couverture - une femme nue tenant une boule de cristal - illustre donc parfaitement les deux principales activités de notre héroïne.
C'est glauque, certes, mais pas aussi oppressant que pouvaient l'être ses romans.
La narratrice est relativement intelligente ( "Du coup j'ai constamment l'impression que je suis plus intelligente que tous ceux qui m'entourent mais que si je me retrouvais en présence de gens vraiment intelligents - des gens qui sont allés à l'université, qui boivent du vin et qui parlent latin - je les ennuierais à mourir" ) et elle parle avec beaucoup de détachement et même une forme de sérénité de ces aléas de la vie. Ce sont des contretemps davantage que de la souffrance.
L'humour est davantage au rendez - vous cette fois que le malaise malgré la gravité de certains sujets abordés.
L'histoire part donc sur des bases similaires à celles du roman "Celle qui en savait trop" de Linwood Barclay, mais avec un développement tout à fait différent.
"Ce jour-là, donc, nous avons discuté des thèmes de la solitude et du besoin dans Hantise de Shirley Jackson (...)"
Hantise est le nom de l'adaptation cinématographique du roman initialement paru sous le titre "Maison hantée", et cette référence n'a rien d'un hasard.
Mais pour savoir si Gillian Flynn s'est essayé au surnaturel le temps d'un court récit, je ne peux que vous encourager à vous laisser manipuler non pas par les mains expertes de la narratrice mais bien par le talent de l'auteure, qui nous mène à nouveau exactement où elle veut.
Merci pour ce trop court intermède.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
SirrahSirrah   03 décembre 2018
Le silence empathique est l'une des armes les plus sous-estimée au monde.
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iris29iris29   07 avril 2017
Lorsque les gens me posaient la question que pose tout le monde : " Qu'est ce que vous faites dans la vie ? ", je répondais : "Je suis chargée de clientèle", ce qui était vrai. Pour moi, quand je fais sourire un maximum de clients, c'est une bonne journée de travail. Franchement, je préférerais être bibliothécaire, mais je m'inquiète pour la sécurité de l'emploi. Les livres , ça pourrait bien être temporaire ; les bites sont éternelles .
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iris29iris29   08 avril 2017
Ma patronne , Viveca, est une ancienne réceptionniste qui exerce maintenant la profession de chiromancienne en tout bien tout honneur. ( Même si Viveca n'est pas son vrai nom ; son vrai nom, c'est Jennifer, mais les gens ne font pas confiance à une Jennifer pour lire l'avenir ; une Jennifer, ça peut vous conseiller pour acheter d'adorables escarpins ou vous indiquer un marché pittoresque, mais ça n'a pas à se mêler de l'avenir des gens.)
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namelessnameless   24 janvier 2017
Le silence empathique est l'une des armes les plus sous-employées au monde.

Page 22
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rkhettaouirkhettaoui   30 novembre 2016
Ils vous veulent amicale et agréable, mais pas faible. Ils ne veulent pas se donner l’impression d’être des prédateurs. Ils veulent une transaction. Une prestation de service. Alors vous échangez quelques propos polis sur le temps qu’il fait ou sur une équipe de sport qu’ils aiment bien. Je m’efforce en général d’instaurer une espèce de private joke que nous pouvons nous répéter à chaque visite – une private joke, ça permet de créer un semblant d’amitié sans avoir à effectuer le boulot nécessaire à entretenir une amitié véritable. Alors vous dites : « Je vois que c’est la saison des fraises ! » ou : « Il va nous falloir un plus gros bateau » (ce sont des exemples authentiques que je vous donne là) et la glace est brisée ; comme vous êtes amis, ils n’ont pas l’impression d’être des ordures, le ton est posé et vous pouvez vous y mettre.
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Videos de Gillian Flynn (38) Voir plusAjouter une vidéo
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Bande annonce du film Les veuves (2018), dont le scénario a été ecrit par Gillian Flynn
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