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ISBN : 2234063248
Éditeur : Stock (02/06/2010)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 206 notes)
Résumé :
Ça a commencé comme une plaisanterie. On a beaucoup ri, on s’est embrassés, on s’est caressés, c’était doux, c’était chaud, j’étais bien, je n’avais jamais été aussi bien de ma vie. Je ne suis redescendu du ciel que le lendemain matin, par l’escalier, titubant de bonheur. Naïf, je pensais que, désormais, j’allais être heureux toujours. Avant d’avoir repris mes esprits, j’avais décidé de reprendre la ferme de son père. Quand on est amoureux, on devient un peu fou, et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
carre
  04 janvier 2013
La vie à la campagne dans un cadre bucolique, (finalement pas que !!!), vous rêvez de grand air, de vivre près des animaux, de voir poussez vos cultures avec la larme à l'oeil devant le miracle sans cesse renouvelé. de profiter de longues journées au grand air. de ramasser des oeufs pondus du matin (petit clin d'oeil à un contributeur prolifique de Babelio).
Et bien Jean-Louis Fournier, l'a fait pour vous, le temps de « Paysan et poète », et force est de constater que le tableau est beaucoup plus nuancé et drôle que ce que l'on ait en droit d'imaginer.
Sur le même style qui a fait le succès de ces derniers livres, J.L.F. nous donne une version légère et amusante de la vie à la campagne, bien avant le concept télévisuel de la petite chaine qui monte (quoique pour moi, il y a un bout de temps que l'ascension s'est achevée).
Alors bien sur, on sourit de temps à autre par l'humour bienvenu de l'auteur, on s'amuse ici ou là de situations ou de pensées coquasses, mais ce court bouquin, marque de fabrique de l'auteur de « Veuf », atteint très vite ces limites. La faute principalement au sujet, rien de palpitant, faut bien l'avouer. A la stigmatisation d'un métier et du monde rural un peu trop facile. Pas déplaisant mais très vite oublié.
Comme disait Delpech (Pas Poirot, mais Michel), on dirait que ça te gène de marcher dans la boue. Moi, citadin pur et dur, c'est sur.
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lecassin
  19 août 2015
Un retour à la terre manqué... Comme le bouquin !
Pour ma part, je trouve que le réchauffé ne vaut que pour les recettes du type bœuf bourguignon ou blanquette de veau : plus c’est réchauffé, meilleur c’est…
Il est bien question de bovins dans ce petit ouvrage de Jean-Louis fournier, dans la mesure où le narrateur (que je suppose autre que Fournier lui-même) tente un retour à la terre, par amour… : « Son père aurait été poissonnier, j’aurais repris la poissonnerie ».
Ah, l’amour !
Malheureusement, il est aussi question de réchauffé : la recette de « Il a jamais tué personne mon papa » et de « J’irai pas en enfer », deux petites merveilles, sent ici le cramé… et la facilité…
De plus, et même si je sais que la caricature se nourrit de l’exagération des traits majeurs du caricaturé, là, ça tourne au grotesque : le fermier est un bouseux, un butor doublé d’un goujat ; la ferme, ça pue et c’est sale ; le coté bucolique de la campagne ? des champs de betterave à perte de vue, sous la pluie… La fille de la ferme ? Elle est belle, elle est belle, elle est belle… et sa mère ? effacée…
Que de clichés en un si petit nombre de pages ! Ça sent le bâclé, tout ça… Le problème reste que le sujet de la difficulté du « retour à la terre », même par amour, est un sujet intéressant qui se trouve saccagé par un tel traitement aussi superficiel que caricatural. Dommage !
Et l’humour dans tout ça ? oui… oui… mais bon : même pas drôle…
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Jmlyr
  20 juillet 2017
Jean-Louis Fournier m'avait habituée à plus de mordant, plus de croquant, plus de piquant... là c'était mou, même si c'est encore de lui dont il rit. Il nous emmène à la campagne, et nous raconte les prémices de son mariage, dans les sillons des champs du beau-père où rien ne va tout droit.
Bon, cela permet, certes, d'ajouter des morceaux du puzzle de sa vie bien malmenée, mais je suis restée déçue par un je ne sais quoi. le paysan n'était pas assez poète, ou le poète pas assez paysan, qui sait ?
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paroles
  20 mai 2019
J'aime bien de temps à autre me plonger dans un livre de Jean-Louis Fournier, il y a toujours de l'émotion, de la tendresse et de jolies réflexions sur la vie. Et ce petit roman ne fait pas exception.

Nous partons à la campagne, et plus exactement dans une ferme située dans les Hauts de France. Notre héros veut devenir agriculteur et même reprendre la ferme de son futur beau-père dont les propres enfants ne veulent surtout pas entendre parler. Que ne ferait-on pas par amour ! Oui, mais voilà quand on est enfant de la ville, les nécessités de la vie rurale sont loin d'être une partie de plaisir...

C'est bref et c'est bien ainsi. C'est truffé de petites remarques amusantes et aussi de clichés, mais ça a le mérite de faire passer une heure agréablement. Mais de là a en faire un fromage...

Lien : http://mespetitesboites.net
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Corboland78
  28 octobre 2017
Jean-Louis Fournier est un écrivain, humoriste et réalisateur de télévision né en 1938. Il a été le complice de Pierre Desproges en réalisant les épisodes de la Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède ainsi que les captations de ses spectacles au Théâtre Grévin (1984) et au Théâtre Fontaine (1986). Auteur de nombreux ouvrages et romans, Poète et paysan date de 2010.
Début des années 60. le narrateur, étudiant en cinéma à Paris, tombe amoureux d'une jeune fille étudiante en psychologie. Tellement amoureux qu'il en abandonne ses études et part s'installer en pleine campagne, dans le Nord de la France, pour reprendre la ferme du futur beau-père.
Je ne sais pas dans quelle proportion ce roman est autobiographique mais il est quasi certain que l'écrivain l'a puisé dans sa propre expérience. Si le narrateur n'est jamais nommé, le lecteur l'appellera Jean-Louis. Comme souvent chez l'auteur, à la lecture de ses romans, le lecteur est partagé entre le sentiment de se trouver devant un bouquin particulièrement léger – dans tous les sens du terme – et en même temps, beaucoup plus profond qu'il ne le laisse paraître.
Des phrases courtes, de minuscules chapitres, des raccourcis, Jean-Louis Fournier ne s'étale pas et ne cherche pas à en faire des tonnes. Il y aurait matière pour un autre écrivain car notre héros va en voir de toutes les couleurs. Lui qui ne sait rien de la campagne va devoir trainer ses godasses dans la gadoue, torcher le cul des vaches et ramasser les betteraves ; pour un qui se voyait réalisateur de film… Pendant qu'il trime comme un malheureux sous l'oeil sceptique du beau-père, la promise étudie à Paris et ne revient que le week-end retrouver son prince charmant tout crotté. Ambiance. Séparation, réconciliation, mariage, divorce. La vie continuera.
Jean-Louis Fournier est très fort pour nous pondre de petits romans comme celui-ci, apaisants et souriants, délicats et drôles (« Les intellectuels barbus partent dans le Larzac élever des chèvres et faire des fromages immangeables. Les chèvres en meurent de honte. »), charmants, aériens. Comme si de rien n'était, il croque le portrait d'un doux rêveur un peu trop romantique et nous ramène dans la France des sixties, celle où la télé était en Noir et Blanc avec Catherine Langeais dans le poste.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Litterature_et_ChocolatLitterature_et_Chocolat   06 mars 2012
Les intellectuels barbus partent dans le Larzac élever des chèvres et faire des fromages immangeables. Les chèvres en meurent de honte. Dans les Cévennes, ils vont engraisser des canards. Dans les bocaux de confits, il y a autant de mouches que de canard. Ailleurs, ils élèvent des chiens au régime macrobiotique, sans viande. Les chiens se portent très bien. Puis un jour, ils disparaissent. On les retrouve tous morts. Ils ont été tués par l’éleveur de faisans, il en a eu marre qu’ils viennent chez lui faire des razzias de volatiles.
Les paysans du dimanche sont retournés à la terre, mais ils sont vite rentrés déçus avec mal aux reins. Ils n’imaginaient pas la terre aussi basse.
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myriampelemyriampele   28 juillet 2012
Pourquoi mettre le verbe aimer à tous les temps, à toutes les modes, à toutes les sauces? J'aime Mozart, j'aime ma mère, j'aime les frites... Il ne faut pas s'en servir à tout bout de champ, à l'avoir toujours dans la bouche, il va perdre son goût, comme le chewing gum.
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blandine5674blandine5674   05 septembre 2014
Les intellectuels barbus partent dans le Larzac élever des chèvres et faire des fromages immangeables. Les chèvres en meurent de honte. Dans les Cévennes, ils vont engraisser des canards. Dans les bocaux de confits, il y a autant de mouches que de canard. Ailleurs, ils élèvent des chiens au régime macrobiotique, sans viande. Les chiens se portent très bien. Puis un jour, ils disparaissent. On les retrouve tous morts. Ils ont été tués par l’éleveur de faisans, il en a eu marre qu’ils viennent chez lui faire des razzias de volatiles.
Les paysans du dimanche sont retournés à la terre, mais ils sont vite rentrés déçus avec mal aux reins. Ils n’imaginaient pas la terre aussi basse.
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carrecarre   02 janvier 2013
Le blé demande du soleil, la betterave demande de la pluie. C'est pratique, ça permet au cultivateur, quel que soit le temps, de pouvoir se plaindre du temps.
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ju-s-tineju-s-tine   29 décembre 2012
Pourquoi dans les grammaires, pour apprendre la conjugaison des verbes du premier groupe, choisit-on toujours le verbe aimer? Il existe tellement de verbes ordinaires du premier groupe, pourquoi avoir pris un verbe extraordinaire ?
Si on s’en sert trop, on va l’user.
Aimer n’est pas un verbe pour tous les jours. C’est un verbe fragile, on a très rarement l’occasion de l’utiliser. Comme le service en cristal de bonne-maman. On le garde précieusement dans le buffet de la salle à manger. On ne le sort que pour les fêtes ou les grandes occasions, et on tremble de le casser.
Pourquoi mettre le verbe aimer à tous les temps, à tous les modes, à toutes les sauces ? J’aime Mozart, j’aime ma mère, j’aime les frites…
Il ne faut pas s’en servir à tout bout de champ, à l’avoir toujours dans la bouche, il va perdre son goût, comme le chewing-gum.
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Videos de Jean-Louis Fournier (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Louis Fournier
Comme Jean-Louis Fournier et Camille Laurens, l'écrivaine Évelyne Bloch-Dano, qui vient de publier "Une jeunesse de Marcel Proust" (Stock), nous a présenté trois objets qui comptent pour elle et nous parle, à travers eux, de sa manière de vivre le souvenir et la transmission.
En savoir plus sur "Une jeunesse de Marcel Proust" : https://www.hachette.fr/videos/evelyne-bloch-dano-presente-une-jeunesse-de-marcel-proust
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