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ISBN : 2253148679
Éditeur : Le Livre de Poche (01/12/1999)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 401 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'un papa singulier, racontée par son fils sur le mode de la simplicité et de la naïveté. Un papa qui est docteur dans une ville de province, qui soigne des gens qui ne le payent pas mais lui offrent toujours à boire ; un papa qui finit ses journées fatigué et saoul, plus porté sur la bouteille que sur l'ordonnance ; un papa qui se cache derrière le piano de son cabinet, blagueur insupportable, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  04 décembre 2013
C'est à travers les yeux de Jean-Louis Fournier que l'on découvre la vie de son papa, médecin réputé apprécié de ses patients. Tout irait bien pour le jeune garçon, seulement, voilà, le papa est quelque peu porté sur la bouteille, ce qui lui fait faire des choses improbables, parfois absurdes, parfois violentes tant dans les mots que dans les gestes. Ses enfants en prennent pour leur grade, surtout le petit Jean-Louis, parce qu'il n'était pas son préféré, et sa maman.
Jean-Louis Fournier nous décrit ainsi son père, alcoolique, fumeur, toujours mal fagoté, sans véritablement porter de jugement mais l'on sent parfois la tristesse et le désarroi dans ses écrits. D'une écriture presque enfantine, il rapporte quelques anecdotes sur son enfance marquante, sur ce père finalement absent. Fait de chapitres très courts et de successions d'événements, ce roman est à la fois très touchant, délicat et profondément humain. Une façon de rendre hommage à son père, bien entendu, toujours avec ce ton dérisoire et dépouillé propre à l'auteur.
Il a jamais tué personne, mon papa... personne d'autre que lui...
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manU17
  07 juin 2014
Dans Il a jamais tué personne, mon papa, Jean-Louis Fournier laisse la place au petit Jean-Louis qu'il a été pour nous parler de son papa. Un papa bien original. Un papa docteur. Un papa très aimé par ses patients. Un papa qui ne fait pas payer ses patients les plus pauvres. Ou qui se fait payer en cadeaux de toutes sortes et aussi en verres d'alcool… Eh oui, le papa de Jean-Louis est alcoolique. Et à l'école, ses petits camarades ne se gênent pas pour lui faire remarquer. Les enfants sont souvient bien cruels entre eux et que dire des adultes…
« le pire, ça a été à la fête de l'école, le jour où la maitresse est venue vers moi, pas contente, et m'a dit : « Jean-Louis, je vous avais demandé de vous mettre en dimanche. »
J'ai pas osé répondre que j'étais en dimanche. »
Ce n'est pas drôle tous les jours à la maison. Papa boit trop, ne ramène pas assez d'argent pour subvenir aux besoins de la famille. Maman est souvent fâchée à cause de lui. Alors ils se disputent. Parfois, Jean-Louis a même un peu peur de lui. le papa de Jean-Louis, c'est un peu Dr Jekyll et Mr Hyde et Mr Hyde, il lui fait très peur…
En plus, Jean-Louis a souvent l'impression que son papa ne l'aime pas vraiment et se demande bien pourquoi…
Impossible de ne pas être touché par les mots d'enfants du petit Jean-Louis Fournier devenu grand et qui après les douleurs et les terreurs a su ici rendre un bel hommage à un papa trop tôt disparu en mêlant souvenirs, regrets et un humour dont lui seul a le secret.
« Mon père est mort à quarante-trois ans, j'avais quinze ans. Aujourd'hui, je suis plus vieux que lui.
Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu.
Je ne lui en veux pas. »
J'ai encore une fois trouvé cet émouvant petit livre dans un de mes vide-greniers du dimanche matin. J'ai eu le plaisir d'y découvrir une dédicace qui ne m'est évidemment pas destinée mais qui à elle-seule résume parfaitement le destin de ce papa hors-norme :
« Il n'a jamais tué personne, mon papa, sauf lui avec préméditation. Amicalement. Jean-Louis Fournier »

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Harioutz
  29 mai 2018
Alors comment dire ... si les précédents romans de Jean-Louis Fournier m'ont touchée et fait rire, au même temps qu'ils m'ont donné envie d'en lire d'autres, celui-ci m'a émue par sa gravité, et j'ai, tout au plus, souri en tournant quelques pages.
S'il n'y avait qu'une seule phrase à retenir, et ce serait aussi celle que je pourrais faire mienne, ce serait celle-ci :
"Maintenant j'ai grandi, je sais que c'est difficile de vivre, et qu'il ne faut pas trop en vouloir à certains, plus fragiles, d'utiliser des "mauvais" moyens pour rendre supportable leur insupportable".
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Apikrus
  09 mars 2019
« Il a jamais tué personne, mon papa. »
Cette affirmation de Jean-Louis Fournier est largement démentie par son récit. Il y décrit en effet un papa qui se donne la mort à petit feu, tirant sur ses cigarettes et levant trop souvent le coude. Certains disaient même de lui qu'il "buvait plus que toute la Pologne" !
En tout cas, il est mort de ses excès dès 43 ans.
Le portrait que dresse Jean-Louis Fournier de ce père alcoolique et peu attentionné à son fils, est à la fois sévère et tendre. Le ton qu'il adopte et le regard qu'il lui porte sont ceux de l'enfant qu'il était alors.
Avec le recul des années, ce sont cependant la dérision et l'ironie qui dominent son propos. L'auteur montre les ravages du Byrrh (sorte de vermouth français fabriqué dans les Pyrénées Orientales) et d'autres alcools sur la vie de cette famille où grandissaient quatre enfants.
Il n'était pourtant pas foncièrement méchant, ce père. Ses patients appréciaient même beaucoup ce médecin original mais humain, et ses copains de boisson aimaient ses excentricités et son humour.
Ce court récit (140 pages aérées) m'a fait penser à quelques billets d'un talentueux Babeliote dont je savoure les écrits, souvent hors sujet mais drôles et/ou très sensibles.
Ces phrases poignantes en fin d'ouvrage montrent que Fournier a finalement pardonné bien des choses à son père :
« Mon père est mort à quarante-trois ans, j'avais quinze ans. Aujourd'hui je suis plus vieux que lui. Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu. Je ne lui en veux pas. Maintenant j'ai grandi, je sais que c'est difficile de vivre, et qu'il ne faut pas trop en vouloir à certains, plus fragiles, d'utiliser des 'mauvais' moyens pour rendre supportable leur insupportable. »
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julienraynaud
  09 janvier 2016
Un vrai chef d'oeuvre. Il doit être lu par un bien plus grand nombre. Il devrait même être lu par les parents avec les enfants les plus récalcitrants vis à vis de la lecture. Nul doute que ces derniers réclameront à en lire plus d'un chapitre par soir.
Personnellement, j'ai ri pour de vrai et à la fin, des larmes ont coulé pour de vrai là-encore. Je ne savais pas qu'un livre était capable de faire ça, surtout pas les deux à la fois.
Je renonce à mettre des citations, car sinon, je recopierais tout le livre, trop de passages sont magistraux, même les phrases de quatre mots.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   11 février 2014
Quand il est devenu grand et docteur, papa a toujours gardé dans sa poche un chapelet. C'était un vieux chapelet avec des grains noirs comme des grains de café. Il disait à maman que c'était pour résister à la tentation. Et papa, il avait beaucoup de tentations. Dans le Nord, il y a beaucoup de cafés.
Papa, il disait à maman que, quand il passait devant un bistrot, il serrait son chapelet très fort. Mais il rentrait quand même dans le bistrot.
Le chapelet de papa, ça devait pas être un bon chapelet.
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araucariaaraucaria   10 février 2014
Il soignait les gens, des gens pas riches, qui souvent ne le payaient pas, mais ils lui offraient un verre en échange, parce que mon papa, il aimait bien boire un coup, plusieurs même, et le soir, quand il rentrait, il était bien fatigué. Quelquefois, il disait qu'il allait tuer maman, et puis moi aussi, parce que j'étais l'aîné et pas son préféré.
Il était pas méchant, seulement un peu fou quand il avait beaucoup bu.
Il a jamais tué personne, mon papa, il se vantait. Au contraire, il a empêché beaucoup de gens de mourir.
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claudine42claudine42   15 janvier 2015
Un jour, dans un café, c'était pendant la guerre, papa avait acheté un vrai savon de Marseille au marché noir. Avant de le rapporter à maman, il l'a essayé pour voir s'il l'avait bien. Puis il l'a fait essayer à ses copains.
Dans le café, tout le monde s'est lavé les mains.
Chaque fois qu'un nouveau client arrivait, papa lui faisait une démonstration de lavage, puis il lui faisait essayer le savon et on buvait un coup à la santé du savon.
À la fin de la journée, tout le monde dans le bistrot était dans un sale état, mais tous ils avaient les mains propres.
Le soir, quad papa est rentré à la maison, il était bien fatigué. Le gros savon qu'il a rapporté à maman, il était plus petit qu'une pièce de cinq francs.
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HarioutzHarioutz   29 mai 2018
Mon père est mort à quarante-trois ans, j'avais quinze ans. Aujourd'hui, je suis plus vieux que lui.
Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu.
Je ne lui en veux pas.
Maintenant j'ai grandi, je sais que c'est difficile de vivre, et qu'il ne faut pas trop en vouloir à certains, plus fragiles, d'utiliser des "mauvais" moyens pour rendre supportable leur insupportable.
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patrick75patrick75   23 décembre 2012
Le bonheur, c'était tout simple. Il suffisait que papa soit gentil, alors maman devenait heureuse, et nous les enfants avec.
Le lendemain, papa, il est rentré tard, très fatigué, il était plus gentil du tout, c'était plus le même papa.
Pour papa, ça devait pas être aussi simple que ça, le bonheur.
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Videos de Jean-Louis Fournier (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Louis Fournier
Comme Jean-Louis Fournier et Camille Laurens, l'écrivaine Évelyne Bloch-Dano, qui vient de publier "Une jeunesse de Marcel Proust" (Stock), nous a présenté trois objets qui comptent pour elle et nous parle, à travers eux, de sa manière de vivre le souvenir et la transmission.
En savoir plus sur "Une jeunesse de Marcel Proust" : https://www.hachette.fr/videos/evelyne-bloch-dano-presente-une-jeunesse-de-marcel-proust
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