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ISBN : 9782234070899
Éditeur : Stock (01/10/2011)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 544 notes)
Résumé :
Sylvie est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant.
Elle ne voulait pas déranger, elle m'a dérangé au-delà de tout.
Cette année, l'hiver a commencé plut tôt, le 12 novembre. Je crois qu'il va durer très longtemps et être particulièrement rigoureux.
Sylvie m'a quitté, mais pas pour un autre. Elle est tombée délicatement avec les feuilles. On discutait de la couleur du bec d'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (117) Voir plus Ajouter une critique
oVerdomme
  14 mars 2014
Non pas quarante ans, comme J.-L. Fournier et sa femme Sylvie, mais vingt ans que mon mari et moi avons partagé les belles choses et aussi la plus moche. Contrairement à l'auteur dont la femme meurt subitement, nous savions longtemps en avance qu'il allait mourir.
Cela ne change rien au fait que l'autre est bel et bien parti tout en restant présent...du jour au lendemain vous retournerez trois fois le même bac à linge sale en vous demandant ce qui ne va pas...avant de vous rendre compte que vous ne laverez plus jamais ses slips et ses chemises...alors vous vous précipitez sur sa taie d'oreiller qui garde encore un peu de son odeur...son chat a d'ailleurs eu la même idée...
La vie n'est pas différente après, on la vit différemment, c'est tout. On abandonne certaines lectures parce que même derrière les mots les plus innocents se cachent des souvenirs qui font (encore) mal...et on reprend...
Il m'a fallu un certain temps avant de pouvoir lire un livre tel que "Veuf". C'est l'humour ironique, pince-sans-rire, parfois impertinent qui m'a donné envie de lire ce texte sur le deuil. J'y ai trouvé des mots et images-souvenirs qui correspondent à mon ressenti d'il y a des années maintenant...l'auteur m'a rappelé la maladresse des gens qui ne savent comment vous consoler (le chat excepté !), les objets lui appartenant qui refont surface sans crier gare comme autant de moments de vertige, le courrier à son nom qui continue à arriver...
...le jardin qui renaît, l'année d'après...que vous regardez en vous demandant : "est-ce que j'étais heureux avant ton départ ? On a tendance, après un grand malheur, à penser qu'avant, c'était toujours bien. Ce n'était pas toujours bien, c'était mieux."
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Crossroads
  03 octobre 2012
Des mots sur des maux .
Des maux sur des mots .
40 ans . 40 ans d'amour éperdu puis le vide sidéral provoqué par la disparition de l'être aimé .
Sylvie et Jean-Louis . Jean-Louis et Sylvie . Aussi désassortis que TF1 et l'intelligence , aussi complémentaires que le yin et le yang . Ils conjuguaient leur présent au pluriel , leur futur s'est obscurci , l'imparfait règne désormais en maître , Sylvie n'est plus .
Jean-Louis Fournier évoque pudiquement tous ces petits riens , ces gestes du quotidien qui pouvaient parfois aller jusqu'à l'exaspérer mais qui lui font désormais cruellement défaut . Une plume pudique et déchirante pour dire sa douleur , pour exorciser l'inextinguible absence .
Véritable cri du coeur et de l'âme , Fournier bouleverse de simplicité et d'émotion . Sujet funèbre . Écriture lumineuse .
Et comme pour se mentir un peu plus , cette illusoire rengaine qu'il tente de faire sienne : «  Tous les jours , et à tout point de vue , je vais mieux , de mieux en mieux . « 
Veuf , étourdissante déclaration d'amour...
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domisylzen
  07 février 2018
Tu m'as porté à bout de bras,
Avant que tu ne disparaisses,
Avant que ton silence ne me blesse.
Moi, je n'avais que moi.
Toi tu avais les autres.
Pourquoi m'avoir choisi moi ?
Je n'avais rien d'un joli coeur,
Doublé d'un pessimiste.
Toi tu étais l'altruisme.
Tu respirais la joie,
Lorsque nous étions vivants.
Aujourd'hui tout est consternant.
Tu es parti sans bruit
Les feuilles de l'automne
Ont fait ton cercueil.
Tout me rappelle ta présence.
Du comportement des gens,
Fusent ton absence.
Le moindre objet
Est chargé d'histoire.
Inutiles accessoires…
Cette année dans ton jardin
Les lavatères, les roses trémières, tout a fleuri.
Les arbres fruitiers croulent sous les fruits.
Pourtant la vie continue,
Sans que tu sois là,
Et c'est pour moi,
L'inconnu.
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babounette
  14 novembre 2014
Je n'ai plus grand chose à dire après 84 critiques d'un tout petit livre mais ô combien grand par ce qu'il contient. Jean-Louis Fournier nous parle de sa femme décédée dans un style doux, tendre et oui, je peux le dire, léger. Pas de longues plaintes, mais des mots pour le dire, pour son ressenti pour retrouver la sérénité. ainsi, il répète tous les jours plusieurs fois cette phrases "tous les jours, et à tout point de vue, je vais mieux, de mieux en mieux". En un mot, il nous explique à sa manière l'avant Sylvie et l'après Sylvie. A lire.
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marina53
  26 septembre 2012
Un livre court, incisif, qui va droit au but. Une écriture comico-tragique. Tel est le style de Jean-Louis Fournier.
Dans Veuf, Jean-Louis Fournier nous raconte à sa manière l'histoire d'amour qu'il a vécue avec sa femme, femme qu'il a adorée et choyée pendant 40 ans. Mais, voilà, Sylvie est morte, sans prévenir. Il se retrouve seul face à sa solitude, ses souvenirs et son chagrin.
Dans ce magnifique roman, c'est à travers ses écrits qu'il la fait revivre. Il revient sur des anecdotes, leur aventure, leur jardin, leur amour... toujours avec un certain humour noir.
Un véritable roman chaleureux, humain, parfois drôle, parfois triste.
Malgré son sens de l'humour, j'ai ressenti une très forte émotion en lisant ce livre et n'ai pu laissé quelques larmes couler.
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   22 novembre 2011
Époustouflant de justesse, de beauté et de dérision parfois piquante, signe d’une grande pudeur, "Veuf" émeut aux larmes mais fait sourire beaucoup plus souvent. Jean-Louis Fournier serait content, lui qui note en exergue ces mots de Voltaire, comme pour prévenir le lecteur : "Il est poli d’être gai".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   08 novembre 2011
Pas de lamentation ni de pathos, mais de la tristesse et de l'humour, toujours, dans ce récit d'une longue vie à deux et de quelques mois de solitude.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   27 octobre 2011
Rire de ce qui rend triste, rire de ce qui fait peur, c'est la voie étroite choisie depuis longtemps, et avec le talent que l'on sait, par l'inclassable écrivain-humoriste.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Bibliobs   17 octobre 2011
C'est la chronique d'un veuvage « frais » que déroule ici Jean-Louis Fournier, chez qui la dérision est le masque de la pudeur. Aussi n'en craint-il pas les cruautés: elles le gardent de la tentation du lamento.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (177) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   17 mai 2018
Chaque fois que je vois des affaires à toi, j'ai du chagrin, surtout ton sac à main. Chaque fois que je rentrais à la maison et que je le voyais assoupi sur une chaise de l'entrée, j'étais rassuré, tu étais là.
Maintenant, ton sac est toujours là, mais pas toi.
Garcia Marquez a écrit :" Les gens qu'on aime devraient mourir avec toutes leurs affaires".
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HarioutzHarioutz   17 mai 2018
J'ai eu beaucoup de chance de la rencontrer, elle m'a porté à bout de bras, toujours avec le sourire.
Elle avait le finesse et la résistance de la porcelaine. Elle était courageuse, elle m'a supporté quarante ans, moi que je ne souhaite à personne.
On était complémentaires, j'avais les défauts, elle avait les qualités. C'était la rencontre entre une optimiste et un pessimiste, une altruiste et un égoïste.
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HarioutzHarioutz   17 mai 2018
Cette année, très peu m'ont souhaité bonne année ou bon Noël.
C'est étrange, les gens n'osent pas parler de bonheur à celui qui vient d'avoir un grand malheur.
Je ne comprends pas. C'est justement quand on a eu un grand malheur qu'on a besoin de vœux de bonheur, ceux qui sont déjà heureux n'en ont pas besoin. Quand vous êtes malheureux, on dirait que la société souhaite que vous le restiez. Définitivement.
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HarioutzHarioutz   17 mai 2018
Maintenant, tous les matins, je me réveille seul. Je ne me souviens plus tout de suite de la triste nouvelle, comme si tu remourais tous les matins. "Remourir" est un verbe qui, heureusement, n'existe pas, je l'ai inventé, ça veut dire mourir à nouveau. On dit bien "revivre".
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HarioutzHarioutz   17 mai 2018
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux. Je m'arrose de ton parfum pour que tu repousses.
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Videos de Jean-Louis Fournier (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Louis Fournier
Comme Jean-Louis Fournier et Camille Laurens, l'écrivaine Évelyne Bloch-Dano, qui vient de publier "Une jeunesse de Marcel Proust" (Stock), nous a présenté trois objets qui comptent pour elle et nous parle, à travers eux, de sa manière de vivre le souvenir et la transmission.
En savoir plus sur "Une jeunesse de Marcel Proust" : https://www.hachette.fr/videos/evelyne-bloch-dano-presente-une-jeunesse-de-marcel-proust
autres livres classés : deuilVoir plus
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