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François Rosso (Traducteur)
EAN : 9782848930022
103 pages
Les Deux Terres (27/03/2003)
3/5   3 notes
Résumé :

Dans ce petit livre autour de son enfance et de son travail d'artiste, John Fowles explique l'impact de la nature sur sa vie et les dangers inhérents à notre besoin traditionnel de catégoriser, de dompter et finalement de posséder le paysage. Ce besoin de possession amène à une désaffection, voire à un antagonisme à l'égard du désordre apparent du monde naturel et de son aspect aventureux. Pour Fowles... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Comme ne l'indique pas vraiment la quatrième de couverture ce livre est un essai. Il est court (104 pages), mais dense et difficile à lire, très exigeant. L'auteur fait référence à des souvenirs liés à son enfance mais ce n'est pas pour autant une autobiographie, loin de là. Ses souvenirs ne sont qu'un support concret pour expliquer au lecteur son rapport à la nature, et plus précisément aux arbres et aux forêts. Il oppose la perception de la nature comme expérience solitaire et sans but, à l'analyse scientifique, culturelle, qui depuis Linné au moins met des étiquettes sur toute chose. Il étend cette analyse à l'art opposé à l'artisanat et au savoir-faire appris, ainsi qu'à l'histoire de la littérature romanesque, pour finalement revenir à nouveau aux arbres. Son point de vue est très intéressant mais c'est un texte ardu et l'auteur n'est pas toujours facile à suivre dans ses raisonnements. Il s'agit presque d'un ouvrage de philosophie. Intéressant, mais je ne pense pas que c'était une bonne idée de découvrir John Fowles en commençant par ce livre.
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C'est une citation en ouverture du roman Lorsque le dernier arbre qui m'a mise sur la piste de ce court essai : "Les arbres gauchissent le temps ; ou plutôt ils créent une diversité de temps : ici dense et abrupt, là paisibles et sinueux". Au vu de cette citation, j'aurais dû me douter que cette lecture allait être fastidieuse. Pourtant elle n'était pas dénuée d'intérêt. J'ai eu la mauvaise idée d'interrompre ma première lecture à mi-chemin de la fin et, au moment de la reprendre, j'avais perdu le fil de la réflexion de l'auteur. Retour au début, et là j'ai tout lu d'une traite.
Mon ressenti après cette lecture : des passages m'ont vraiment intéressée (de manière générale, dès qu'il rattache sa réflexion à quelque chose de palpable comme le verger de son père, ou son exploration de Wistman's Wood). A d'autres endroits, il m'a perdue. Même si je reconnais que l'auteur écrit très bien, dans un bel anglais (oui, je l'ai lu en VO), j'ai trouvé que ses phrases était parfois trop longues, ce qui n'aide pas à comprendre une réflexion complexe et parfois chaotique (de son propre aveu dans le livre).
Si sa pensée ne semble pas très originale aujourd'hui, il est bon de se rappeler que cet essai a été rédigé en 1979, à une époque où elle l'était. Apparemment, cet essai est considéré comme un classique par les amateurs de John Fowles. C'était ma première lecture de cet auteur, et je suis peu férue d'essais. Ma note est à prendre en compte à la lumière de ces informations.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Naming things is always implicitly categorizing and therefore collecting them, attempting to own them ; and because man is a highly acquisitive creature, brainwashed by most modern societies into believing that the act of acquisition is more enjoyable than the fact of having acquired, that getting beats having got, mere names and the object they are tied to soon become stale. There is a constant need, or compulsion, to seek new objects and names -- in the context of nature, new species and experiences. Everyday ones grow mute with familiarity, so known they become unknown.
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The tree in fact has biochemical and light-sensitive systems to prevent this pointless and wasteful secondary invasion of one's branch's occupied space by another. The fact that the two branches grow in different directions and ways does not mean that they do not share a same mechanism of need, a same set of deeper rules.
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Even the simplest knowledge of the names and habits of flowers or trees starts this distinguishing or individuating process, and removes us a step from total reality towards anthropocentrism, that is, it acts mentally as an equivalent of the camera view-finder.
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Les noms des pommes et des poires ont ceci de commun avec ceux des vins qu'ils ne sont pas en soi une assurance de qualité.
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No fruit for those who do not prune; no fruit for those who question knowledge; no fruit for those who hide in trees untouched by man; no fruit for traitors to the human cause.
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