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ISBN : 2228916951
Éditeur : Payot et Rivages (22/02/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 33 notes)
Résumé :
« Cest à linitiative de Freud que ces cinq histoires de cas ont été publiées en commun », rappelle Jean Laplanche dans une préface inédite à cette nouvelle édition. « La tradition psychanalytique a maintenu sous son titre et dans son unité cet ensemble de cas, quelle que soit la particularité de chacune de ses pièces et ceci non sans raison : il sagit dun recueil dans lequel, depuis des décennies, les lecteurs vont puiser une inspiration qui ne se tarit pas, quaucun... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
frandj
  18 mars 2014
Je suis stupéfait en constatant que "Cinq psychanalyses" n'a suscité presque aucun commentaire sur "Babelio", alors qu'il s'agit (à mes yeux) d'un ouvrage d'une très grande importance. Certes, il s'agit un livre déjà ancien. En effet, ces cinq psychanalyses ont paru ensemble en 1909, date à laquelle les travaux de S. Freud n'avaient pas encore atteint toute leur notoriété. Il présente cinq cas fort différents, allant de l'hystérie (une appellation qui est maintenant tombée en désuétude...) à la phobie et à névrose obsessionnelle. En fait, seuls trois d'entre eux ont fait l'objet d'une psychanalyse, au sens strict: ceux de "Dora", de "l'homme aux rats" et de "l'homme aux loups" (le praticien a respecté l'anonymat de ses patients).
A mon avis, il s'agit du chef d'oeuvre de S. Freud. Il ne s'agit pas d'exposés théoriques, ni de réflexions plus ou moins spéculatives (comme Freud s'est plu à en publier, vers la fin de sa vie). Ici, le psychanalyste se réfère à des cas cliniques concrets, bien caractérisés. Il étudie en détails la genèse des névroses étudiées, montre la dynamique des thérapies en cours, observe patiemment les réactions de ses patients, donne l'interprétation de leurs rêves en relation avec leur vécu. A mes yeux, l'auteur fait preuve d'une intelligence exceptionnelle, inventive et précise. Il faut noter que sa prose est déjà "codifiée" et pourrait sembler, au lecteur débutant, peu fluide, voire presque pédante; mais c'est le prix à payer pour suivre S. Freud dans sa démarche, complexe et novatrice, qu'il veut scientifique. Au contraire, le lecteur averti n'éprouve pas de difficulté majeure à cette lecture et il apprécie toute la subtilité des explications du maître. J'ajoute que, à mon sens, la partie la plus brillante du livre est celle que Freud a consacrée à la névrose de Dora.
Au regard des théoriciens contemporains, peut-on estimer que cet ouvrage a vieilli ? Je ne me prononcerai pas sur ce sujet, car je n'ai pas de compétence spéciale à ce sujet et je ne peux (ni ne veux) entrer dans une analyse détaillée - a priori réservée à des spécialistes. Mais d'autres critiques, beaucoup plus féroces, ont émané récemment des courants "négationnistes" (en ce sens que ces auteurs nient systématiquement tous les concepts et tous les succès de la psychanalyse) ; parmi eux les psychologues d'inspiration comportementaliste, qui ont maintenant pignon sur rue. Face à de telles attaques frontales, je persiste à penser que la lecture du présent ouvrage reste stimulante et féconde.
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Maquart
  27 avril 2018
La première analyse concerne Dora qui présente les symptômes ordinaires d'une « petite hystérie ».
Il s'agit d'un fragment de thérapie car la jeune fille a interrompu la cure après trois mois, donnant son congé au psychanalyste comme on le donne à un domestique.
Freud a choisi ce premier cas car il illustre l'importance des rêves dans la cure, la brièveté de la cure si elle a un goût d'inachevé en permet aussi la retranscription.
Dora pense être monnaie d'échange entre son père et M.K : en effet, son père entretient une relation avec Mme K et ferme les yeux sur celle de sa fille avec M.K.
Dora manque de se faire violer par Mr K : elle n'est pas excitée mais dégoûtée pour Sigmund elle est donc hystérique !
Freud explique ensuite que le pervers n'a pas évoluer, il est resté ce pervers polymorphe de l'enfance qui n'a pas su sublimer ses perversions, le névrosé lui est un pervers en négatif…
Le deuxième cas est celui d'un petit garçon qui a peur de se faire couper le zizi….dit syndrome de castration.
Les observations sont pour la plupart celles de son père, médecin. Il correspond avec Sigmund qui dirige la thérapie et n'interviendra qu'une directement qu'une fois.
Au début c'est un garçon vif, qui s'intéresse au fait-wiwi des filles, de sa mère, des chevaux (gros fait-wiwi, le cheval) mais ensuite il devient phobique.
Sa phobie se fixe justement sur les chevaux (et les omnibus).
Cette phobie l'empêche de sortir de chez lui.
Il est constipé aussi. Il voit du caca dans tout ce qu'il mange (il est brindezingue…).
La naissance de sa soeur l'a aussi pas mal perturbé.
Mais son père réussira finalement à le guérir, avant qu'il ait cinq ans, ce que personne d'autre n'aurait réussi à faire reconnu, modestement, Freud.
C'est un cas d'école de phobie.
Ce qu'il faut reconnaître à Freud et conseiller à ses héritiers c'est qu'il se remet souvent en question : « …tout savoir n'est qu'une oeuvre parcellaire et (qu') à chaque stade il subsiste un reste non résolu. »
Le cas suivant est celui de « L'homme aux rats ». ( I think i smell a rat » chante lui, Jack White).
Ernst Lanzer, ou la névrose de contrainte.
Cette métaphore, l'homme aux rats, lui vient d'une torture que lui a racontée un militaire : cette joyeuseté consiste à faire renter des rats dans le derrière de la personne que l'on veut ainsi sanctionner !
La névrose de contrainte se traduit par une grande ambivalence entre amour et haine…
Dans le cas du président Schreber, il s'agit d'une histoire de paranoïa. On aborde la psychose.
Mais je ne veux pas trop en parler j'ai peur qu'on nous écoute.
L'homme aux loups (le docteur Serge Pankejeff) est le cas le plus intéressant.
Lui, s'appelle ainsi, à cause d'un rêve qu'enfant il a fait.
A la fin de la cure Freud le déclarera guérit ce que récusera le patient…
C'est un livre sûrement très riche pour les étudiants en psychologie, peut-être un peu long pour le profane.
Freud est toujours intéressant mais ce n'est pas son ouvrage le plus abordable.
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Mimimelie
  12 mai 2013
Livre incontournable en psychologie. Il nécessite toutefois de se replacer dans le contexte et les connaissances de l'époque.
Au sommaire :
- Fragment d'une analyse d'hystérie : Dora
- Analyse d'une phobie chez un petit garçon de 5 ans : le petit Hans
- Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle : l'homme aux rats
- Remarques psychanalytiques sur l'autobiographie d'un cas de paranoïa
- Extrait de l'histoire d'une névrose infantile : l'homme aux loups
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Laeti355
  29 octobre 2014
C'est le seul livre de Freud que j'ai vraiment apprécié. Je l'ai lu dans le cadre de mes études et malgré quelques analyses que je trouve tirées par les cheveux j'ai passé un bon moment en compagnie de Freud et de ses patients.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
stekasteka   07 mars 2014
Nous dénigrons volontiers les choses auxquelles nous ne comprenons rien. Un excellent moyen de se rendre la tâche aisée.
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Videos de Sigmund Freud (63) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sigmund Freud
La question de Dieu est relancée, dans le monde contemporain, par les religions et les limites des athéismes. L?auteur développe une conception déiste, donc ni religieuse ni athée, issue du judaïsme, qui serait pertinente pour penser le statut de l?Autre et de l?altérité dans la psychanalyse.
L?influence des religions, en particulier sous une forme intégriste voire sectaire, et les limites des athéismes associés à des sociétés totalitaires relancent la question de Dieu dans le monde contemporain. Depuis Freud, « juif infidèle », comme il se définit, jusqu?à Lacan, pour qui la « religion vraie », c?est la catholique, la question de la religion, de la religiosité mais aussi de la fonction psychique et sociale de Dieu traverse la psychanalyse, à partir du fondement de la relation à l?Autre, qu?il soit représenté par la Mère, le Père ou le Maître. La dimension juive de la psychanalyse s?inscrit dans une orientation déiste (un dieu en retrait du monde) en rapport avec la tradition juive et ses conceptions modernes, depuis Spinoza jusqu?à Hans Jonas.
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