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ISBN : 2228894052
Éditeur : Payot et Rivages (09/06/2004)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 231 notes)
Résumé :
Cette somme, aux qualités pédagogiques certaines, a été conçue par l'inventeur de la psychanalyse comme une véritable initiation qui permet au néophyte de découvrir, pas à pas, les mécanismes fondamentaux de l'inconscient et les méthodes propres à la cure analytique. D'une lecture plus difficile que les Cinq leçons sur la psychanalyse, cet ouvrage permet cependant d'avoir une vision plus complète ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
EspritRoumain
  19 juillet 2013
'Introduction à la psychanalise' est un livre fort intéressant qu'on doit lire et relire tout le long de la vie pour mieux le comprendre, pour mieux comprendre le 'Moi' et l'altérité par rapport à soi, surtout le 'Moi'. Je me souviens quand on me parlait de Freud à l'école et on me disait qu'il n'était qu'un obsédé sexuel. Alors je m'interdisais de le lire, mais plus tard, à faculté, quand il était obligatoire de le lire, j'ai été fasciné par son intelligence et je lui donne raison quand il soutient que la sexualité est le noyau de la vie, quoique j'aies refusé alors de le voir. Mais de nos jours, cette vérité je la vois partout, tout autour de moi et dans le 'Moi', qu'il soit conscient ou inconscient! Il faut 'transformer l'inconscient en conscient'!
Voilà quelques extraits à retenir: 'le nourrisson est toujours disposé à recommencer l'absorption de nourriture, non parce qu'il a encore besoin de celle-ci, mais pour la seule action que cette absorpiton comporte(tout au long du sommeil) une expression béate' qui 'montre que l'action de sucer lui a procuré une satisfaction'(un plaisir). Dr Lindner a affirmé le premier la nature sexuelle de cet acte.
'Les deux sexualités, la perverse et la normale, sont dérivées de l'infantile.' Pas toujours ou d'habitude?
'la tâche du fils consiste à détacher de sa mere ses désirs libidineux, pour les reporter sur son objet réel étranger, à se réconcilier avec le père.'
Voir aussi 'le complexe d'Oedipe', 'le complexe parental', 'le complexe de castration' et l'idée de 'refoulement' qui sont fort intéressants etc.
'le moi cherche, à chaque étape de son développement, à se mettre en harmonie avec son organisation sexuelle, à se l'adapter.'
'Nous nous disons que celui qui a su, après avoir lutté contre lui-même, s'élever vers la vérité , se trouve à l'abri de tout danger d'immoralité et peut se permettre d'avoir une échelle de valeurs morales quelque peu différente de celle en usage dans la société.'
À relire! Bonne lecture!
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Enroute
  18 juin 2017
Si le but du psychanalyste est de porter sur lui la libido du patient (transfert), c'est pour la détacher des objets indéterminés sur lesquels elle s'est fixée et pour la lui rendre sous la domination de son "moi". La libido, redevenue "docile", au service du moi, peut alors permettre au patient de vivre une vie qui ne soit pas bloquée par les symptômes de substitution à sa libido frustrée qui lui ôte par ailleurs, puisque ces symptômes occupent tout son esprit, toute possibilité d'action.
La psychanalyse ne vise donc pas à "formater" les patients selon le schéma d'un individu "normal", mais à faire passer dans sa conscience les éléments inconscients qui donnent naissance aux symptômes. Devenu conscient de son fonctionnement psychique, le patient peut alors retrouver son intégrité et faire ses propres choix, quels qu'ils soient, prenant en considération sans plus ni moins de soumission à la "morale" publique que tout individu non névrosé, mais sans bouleversement non plus de son fonctionnement psychique : la psychanalyse ne peut réarranger un complexe d'Oedipe qui ne se serait pas correctement déroulé.
C'est qu'en effet la névrose est consécutive à deux phénomènes, eux-mêmes générés par une impossibilité pour le futur patient d'exprimer dans la réalité les désirs de sa libido. Cette impossibilité fait qu'il déplace les objets de sa libido (normalement autrui) vers d'autres objets. Ces objets sont choisis parmi un stade antérieur du développement de sa libido car le sujet garde le souvenir de la satisfaction qu'il avait eu à s'en contenter. le premier phénomène est donc la régression de la libido (au stade auto-érotique ou sadico-anal, plus loin vers le stade buccal ou bien encore antérieurement). Si l'on en reste là, Freud nomme "pervers" les personnes atteintes de ce phénomène. Si le moi s'oppose à cette régression, il interdit le sujet d'en prendre conscience et rejette le processus de régression dans l'inconscient. C'est le deuxième phénomène, dit de refoulement. le sujet est alors en conflit avec lui-même, le moi conscient avec la libido pour partie inconsciente. La nécessité pour le sujet de trouver des objets concrets de fixation de sa libido fait naître les symptômes (obsessionnels par exemple).
Le rôle du psychanalyste est alors de retrouver la trace du souvenir qui a opéré l'interdiction, la fixation et le refoulement. Opérer le transfert, soit l'attraction sur sa propre personne de la libido du patient est (outre le détachement qu'il opère des objets de fixation de la libido du patient) un moyen de permettre à celui-ci de reproduire les éléments de son souvenir (il en est inconscient bien sûr) et de les observer.
Les rêves sont encore un moyen de retrouver la trace de ces souvenirs. En effet, tous les êtres humains rêvent, névrosés et non névrosés et le processus du rêve est le même : animé par un désir ancien, le rêve s'élabore avec les outils primitifs de la pensée (symbole, sons, phrases, mots, associations d'idée, etc.) et les restes diurnes (les pensées et événements de la journée qui nous ont marqués). L'interprétation des rêves permet de passer du contenu manifeste du rêve (son récit) à son contenu latent (restes diurnes et désir ancien). Identifier le désir ancien donne accès au conflit entre le moi et la libido. L'individu devant se reposer sans pouvoir éteindre son cerveau, le sommeil affaiblit a minima la conscience. le but du rêve est alors de permettre de conserver les frontières entre le conscient et l'inconscient en laissant le cerveau fonctionner mais sous l'autorité d'une censure qui transforme ses opérations psychiques en scénarii le plus incompréhensible possible. Ce faisant, les désirs profonds du patient et potentiellement inconscients peuvent rejaillir tout en restant imperméables à la conscience : ses désirs les plus profonds se réalisant (sans qu'il en ait conscience), le rêveur dort tranquillement et fait de beaux rêves (qu'il ne comprend pas). Il arrive cependant que des désirs refoulés s'expriment dans le rêve... Problème : le moi s'offusque car le patient pourrait à son réveil (on ne sait jamais) prendre conscience de ce qu'il veut garder inconscient. La censure ne maîtrise plus la réalisation du désir refoulé : elle fait alors naître l'angoisse qui réveille le rêveur. Mieux vaut perturber le sommeil que laisser l'inconscient entrer dans la conscience, mieux vaut une mauvaise nuit que prendre le risque d'introduire un conflit maintenu latent pendant la vie éveillée - c'est ce que se dit la censure du moi.
Les cauchemars et les rêves angoissés sont donc des marqueurs de désirs anciens et refoulés réalisés ou en cours de réalisation dans le rêve : l'interprétation des rêves est précieuse pour l'identification des souvenirs générateurs de la névrose. Il est pourtant difficile de les interpréter car le rêve condense (plusieurs idées latentes sont regroupées sous plusieurs manifestes du rêve), il déplace (une chose peut signifier son contraire), il transforme (des idées abstraites en choses concrètes, ce qui est toujours hasardeux, même consciemment : comment dessiner l'amour, le temps ou la valeur par exemple ?). En conséquence, l'interprétation du rêve nécessite des ressources importantes et surtout une excellente connaissance du patient : il est en réalité le seul à pouvoir interpréter ses propres rêves.
Mais il ne suffit pas au psychanalyste de retrouver la trace de l'événement à l'origine de la névrose et de le présenter au patient : celui-ci résiste et trouve tous les moyens pour se dérober à la vérité. C'est normal puisque la névrose naît d'une "volonté" du "moi" de maintenir les éléments dérangeants dans l'inconscient. Il faut donc suggérer au patient ce qu'il refuse de voir, l'amener à revivre (avec le médecin) ce qui le bloque, à dire lui-même l'origine de sa névrose, à vaincre son "moi".
Plus banalement, les actes manqués sont aussi des éléments inconscients (ou que l'on veut taire) qui trahissent le conflit d'avec la conscience. Leur banalité montre que le fonctionnement de la personne névrosées n'est pas différent de celui de la personne "normale".
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aaahhh
  30 avril 2012
Dans cet ouvrage exhaustif, Sigmund Freud revient sur les concepts fondamentaux de sa théorie psychanalytique.
Réitérant ses postulats de base, à savoir l'existence de l'inconscient et le rôle décisif de l'énergie sexuelle, il divise son ouvrage en trois partie dédiées respectivement aux actes manqués, au rêve et à la névrose. Il revient en détail sur chacun de ces trois sujets pour expliquer que chacun d'eux a un sens et qu'ils révèlent un désir inconscient et la lutte entre ce désir et un interdit.
Terminant son ouvrage sur une présentation des principes de la cure psychanalytique, c'est un véritable tour de la question que Freud nous offre dans ce livre!
La théorie et les concepts sont ici présentés de manière si logique et claire que l'"Introduction à la psychanalyse", bien que très riche et complexe, se lit assez bien et permet d'avoir une belle vue d'ensemble de la théorie freudienne telle qu'elle était formulée en 1916.
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Hybris
  10 février 2017
Ce livre a été écrit en 1917
Première Partie : les actes manqués
Sigmund s'adresse à des profanes.
Il commence par expliquer que, contrairement aux autres branches de la médecine, en psychanalyse on ne leurre pas son patient : ça va être long et ça va peut-être pas marcher.
Il essaie de décourager ceux qui voudraient s'engager dans la psychanalyse, tout du moins il met en garde.
Déjà l'enseigner est difficile car il ne s'agit que de mots entre un patient et son thérapeute : il faudra notamment faire face au scepticisme des familles.
Freud commence par les lapsus : les explications existantes jusqu'à présent ne lui conviennent pas.
Il multiplie les exemples : cet homme à qui sa femme offre un livre qu'il perd et retrouve le jour où il découvre à quel point elle est dévouée.
On gagnerait parfois du temps à réfléchir sur nos oublis : si vous perdez votre bague juste avant la cérémonie : ne vous marriez pas !
Freud enchaîne avec les lapsus, les erreurs d'écriture cf. Psychopathologie de la vie quotidienne (écrit en 1905).
Deuxième partie : les rêves
Le rêve a mauvaise presse.
Pourquoi quand on est scientifique s'y intéresse-t-on ? C'est limite de l'obscurantisme.
Freud explique que le rêve intéressait avant le Moyen-Age et puis pu du tout.
Troisième partie : théorie générale des névroses.
Il existe une parfaite analogie entre la formation d'un rêve et un syndrome névrotique.
Une altération entre des rapports existants, entre les différentes forces de la vie psychique.
La différence étant que le rêveur…se réveille…
Freud fini son livre en parlant de toutes les réticences qui entourent la psychanalyse…De ce point de vue on peut dire que peu de choses ont changé.
Certaines notions ont bien sûr un peu vieilli mais nous sommes face à un précurseur et un visionnaire qui a su synthétiser des connaissances médicales, anthropologiques, philosophiques….
En faire un système et le démocratiser.
C'est passionnant et ça offre une vision assez complète des bases de la psychanalyse.
Un ouvrage de référence (comme on dit).
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CaroleBouchut
  01 novembre 2016
100 ans séparent la "matière" première de ce texte, à savoir des leçons données en 1916, et la première lecture que je viens d'en faire.
100 années durant lesquelles le regard "savant" sur la question de la psychanalyse a évolué, s'est étoffée, a malaxé cette approche "nouvelle" du début du XXe siècle, pour s'en détourner par la suite. Un peu.
100 années, où le grand public, Monsieur et Madame Toutlemonde, a goûté aux plaisirs de la libre réflexion, a eu de plus en plus accès à des savoirs jusqu'alors réservés à une certaine élite intellectuelle.
100 ans durant lesquels la "conscience de soi" (pas forcément au sens psychanalytique du terme) s'est affirmée à un point tel que les sociétés humaines s'en sont trouvées métamorphosées.
100 années secouées par les guerres de plus en plus vastes et générales.
100 ans de progrès techniques et technologiques rendant les connaissances et la communication universelles.
C'est dans ce décalage des hommes, des sociétés, des connaissances, des échanges (destructeurs ou créatifs)..., dans cet "entre deux mondes" que j'ai pris plaisir à lire ce livre (à mon niveau de Madame Toutlemonde). Bien plus que dans sa "célébrité" dépassée ou non, qui, elle, n'a aucun intérêt à mes yeux.
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Citations & extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   11 mai 2013
Acte manqué:
Ce n’est pas par des suppositions que nous allons commencer, mais par une recherche, à laquelle nous assignerons pour objet certains phénomènes, très fréquents, très connus et très insuffisamment appréciés et n’ayant rien à voir avec l’état morbide, puisqu’on peut les observer chez tout homme bien portant. Ce sont les phénomènes que nous désignerons par le nom générique d’actes manqués et qui se produisent lorsqu’une personne prononce ou écrit, en s’en apercevant ou non, un mot autre que celui qu’elle veut dire ou tracer (lapsus) ; lorsqu’on lit, dans un texte imprimé ou manuscrit, un mot autre que celui qui est réellement imprimé ou écrit (fausse lecture), ou lorsqu’on entend autre chose que ce qu’on vous dit, sans que cette fausse audition tienne à un trouble organique de l’organe auditif. Une autre série de phénomènes du même genre a pour base l’oubli, étant entendu toutefois qu’il s’agit d’un oubli non durable, mais momentané, comme dans le cas, par exemple, où L’on ne peut pas retrouver un nom qu’on sait cependant et qu’on finit régulièrement par retrouver plus tard, ou dans le cas où l’on oublie de mettre à exécution un projet dont on se souvient cependant plus tard et qui, par conséquent, n’est oublié que momentanément. Dans une troisième série, c’est la condition de momentanéité qui manque, comme, par exemple, lorsqu’on ne réussit pas à mettre la main sur un objet qu’on avait cependant rangé quelque part ; à la même catégorie se rattachent les cas de perte tout à fait analogues. Il s’agit là d’oublis qu’on traite différemment des autres.
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EspritRoumainEspritRoumain   20 juillet 2013
Le refoulement correspond à une tentative de fuite du MOI devant la libido, éprouvée comme un danger. La phobie peut être considérée comme un retranchement contre le danger extérieur qui remplace maintenant la libido redoutée. La faiblesse du système de défense employé dans les phobies réside naturellement dans ce fait que la forteresse, inattaquable du dehors, ne l'est pas du dedans.
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EspritRoumainEspritRoumain   27 juin 2013
Nous nous disons que celui qui a su, après avoir lutté contre lui-même, s'élever vers la vérité , se trouve à l'abri de tout danger d'immoralité et peut se permettre d'avoir une échelle de valeurs morales quelque peu différente de celle en usage dans la société.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   11 avril 2013
Vous serez peut-être curieux d’apprendre comment on a pu arriver à l’idée que c’est l’acte de la naissance qui constitue la source et le prototype de l’état affectif caractérisé par l’angoisse.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   11 avril 2013
Notre technique consiste, en laissant jouer librement l’association, à faire surgir d’autres formations substitutives de ces éléments et à nous servir de ces formations pour tirer à la surface le contenu inconscient du rêve.
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