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EAN : 9782268084749
494 pages
Les Editions du Rocher (19/05/2016)
3.83/5   9 notes
Résumé :
Chicago, 1929. Par une nuit d'hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l'attentat : Gerry, l'un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d'amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d'infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l'attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent ho... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Annabelle19
  01 juin 2016
Merci à Babelio et aux éditions du Rocher pour m'avoir donné l'occasion de découvrir ce roman.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette histoire, qui se déroule dans les années 20 à Chicago, est plutôt dense. Une sorte d'hommage à la culture populaire, où l'on voit se croiser un certain nombre de célébrités de fiction.
On suit, d'abord, Eliot Ness, le fameux Incorruptible, et sa bande, alors qu'ils essaient à la fois de découvrir le responsable de l'explosion du Comédia et de combattre la corruption en mettant Al Capone sous les verrous.
En parallèle, nous suivons les mésaventures de l'un des seuls rescapés de l'explosion, un homme devenu amnésique et qui se fait alors appeler Peter Nobody. Recherché par la police et affligé d'étranges crises, ce personnage énigmatique fera son possible pour retrouver la mémoire, tout en protégeant la jeune et angélique Wendy, dont il est amoureux fou.
Enfin, un troisième fil, en italiques, nous raconte les déboires d'un petit garçon dont la famille, ruinée, s'enfonce peu à peu dans la misère, avant de devenir prisonnière d'individus pervertis et cruels.
L'auteur a voulu rendre hommage à la littérature populaire, et il y parvient plutôt bien, en faisant se croiser les Incorruptibles, Al Capone, Sherlock Holmes et même Batman, Tintin et Mandrake ! Les dialogues sont souvent drôles, les personnages hauts en couleurs et attachants. le récit est rempli de revirements inattendus, de twists et de casse-têtes compliqués. Je ne suis pas familière des Incorruptibles, mais le style du roman m'a souvent fait penser à du Sherlock Holmes ou à du Arsène Lupin, dans l'enchaînement des péripéties, toujours sur un ton léger.
Les Spectres de Chicago, c'est aussi un récit avec quelque chose d'onirique, où rêve et réalité se confondent souvent, où entre hallucinations, cauchemars et illusions, il est souvent difficile de démêler le vrai du faux. La partie en italiques, notamment, à quelque chose d'un conte cruel, avec ce petit garçon qui a recours à son imaginaire pour supporter ce qu'il endure. le roman nous offre ainsi une jolie ode à l'enfance, avec des allusions à divers contes de fées (Peter Pan et Alice au pays des merveilles, entre autres).
L'énigme principale, à savoir qui est le coupable des meurtres et quel lien l'unit à la fois à Eliot Ness et à Peter Nobody, est bien menée et efficace. On se pose des questions sur à peu près tout le monde, on doute de l'intégrité de chaque personnage, même de l'Incorruptible Eliot Ness. L'identité du coupable est plutôt bien cachée jusqu'à la fin, même si des indices permettent de la deviner.
J'ai beaucoup aimé le dernier twist au sujet de Peter Nobody, dont je ne dirai rien ici évidemment. Il explique de manière satisfaisante toutes les bizarreries qu'il nous a été donné de lire tout au long du roman.
J'ai été, en revanche, déçue par les deux dernières pages, qui gâchent un peu tout pour moi. Elles ne sont pas assez expliquées et nous font refermer le livre avec un sentiment de perplexité. On a l'impression que quelque chose a été relancé, pour être laissé en suspends aussitôt après. Toute la partie en italiques se termine en queue de poisson alors qu'on s'attend à ce que, comme le reste, ce soit inclus au reste de l'intrigue. J'aurais aimé une conclusion là-dessus, une explication, mais tout reste assez flou.
En conclusion, j'ai aimé me plonger dans ce roman assez hors du commun, rempli de personnages et de situations très drôles. Malgré ma petite déception sur la fin, je garderai un bon souvenir de cette lecture pleine de poésie et de clins d'oeil.
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collectifpolar
  21 août 2022
La chronique d'Isabelle
« – La clé d'une intrigue policière se cache souvent dans un changement de référentiels ! », avait lancé Bob Garcia à son auditoire, lors d'une récente conférence sur les polars. En lectrice avertie, je me suis plongée dans son dernier opus, Les spectres de Chicago, l' oeil rivé sur le référentiel. Las, l'auteur, ce perfide, s'est ingénié à brouiller les pistes.
Lancé dans le récit d'une enquête menée à Chicago en 1929 par le célèbre Eliot Ness, après l'explosion d'une bombe dans un jazz-club, il enchaîne soudain avec les aventures oniriques d'un gamin terrifié, s'interrompt pour donner la parole à un mystérieux amnésique avant de retrouver l'Incorruptible.
A un instant on se croit dans un remake d'Alice au pays des merveilles. L'instant d'après on s'envole avec Peter Pan dans un autre pays tout aussi imaginaire. Chaque univers nouveau amène avec lui sa logique, ses codes, sa cohérence propres. Parmi ces référentiels à la pelle, comment distinguer le référentiel de référence? Quand la boussole joue les girouettes, comment garder ses repères ? Bob Garcia triche, n'ayons pas peur de le dire. Il n'hésite pas à mettre Tintin, Batman et Mandrake dans le même bateau. Avec trois héros de ce calibre, allez savoir qui tombe à l'eau !
Et d'ailleurs, Garcia n'est-il pas un pseudonyme derrière lequel se cacheraient Dickens, Conan Doyle, James Ellroy et Christian Jacq ? Bref, quand la vérité a jailli d'une cascade de renversements de situations, inutile de dire que je n'avais rien vu venir. le plus remarquable, dans cet enfumage, c'est que l'intrigue se tient.
Ce roman vous balade, certes, mais son fil conducteur reste toujours à portée de main. Sa construction alambiquée défie les lois de la physique littéraire, elle n'en est pas moins parfaitement contrôlée.
Quant à la fluidité de l'écriture, elle contribue à rendre ce livre multigenres prenant et surprenant.
J'ai perdu pied, j'ai adoré !
Lien : https://collectifpolar.fr/20..
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delcyfaro
  17 juin 2016

Premier roman lu de Bob Garcia et surement pas le dernier car j'ai beaucoup aimé cette histoire et la façon dont l'auteur a agencé son roman (sauf un petit truc dont je parlerai plus loin).
Tout commence par une explosion dans le sous-sol du Comedia, célèbre bar jazz club de Chicago. Deux survivants sont extraits des décombres, Gerry est trompettiste, l'autre amnésique. Cet homme se fait appeler Peter Nobody. Recherché par la police ce personnage étonnant fera tout son possible pour retrouver la mémoire et découvrira l'amour en la personne de Wendy.
A partir de là tout part en live... l'enquête est menée par Eliot Ness le célèbre incorruptible et son équipe.
Entre les parties consacrées à l'enquête, on trouve un récit écrit en italique, c'est l'histoire d'un petit garçon dont la famille sombre petit à petit dans la misère, avant d‘être confrontée à un destin encore plus cruel si cela est possible.
Cette histoire, qui se déroule dans les années 20 à Chicago, est intense ,c'est comme une sorte d'hommage à la culture populaire, et l'on y croise quelques personnages célèbres de fiction,
tels qu'' Eliot Ness, le fameux Incorruptible, et toute sa bande, tandis qu'ils tentent à la fois de découvrir le responsable de l'explosion du Comédia et de combattre Al Capone alias Scarface et la corruption mais aussi Sherlock Holmes et même Batman, Tintin et Mandrake c'est assez étonnant .
Les dialogues sont parfois amusants, les personnages attachants et pas ordinaires, le récit fait la part belle aux rebondissements et aux casse-têtes sans compter une bonne dose d'imaginaire et de suspense.
Le roman c'est également une histoire où rêve et réalité se confondent et où il peut être difficile de démêler le vrai du faux. On le ressent encore davantage dans la partie en italique avec ce petit garçon qui se réfugie dans l'imagination pour endurer la misère et la souffrance.
Ce roman est aussi une jolie ode à l'enfance avec sa relecture de contes connus tels que Peter Pan.
L'énigme principale, est bien menée et efficace et on s'interroge sur la culpabilité d'à peu près tout le monde, En fait tout le monde peut être coupable ou innocent même l'Incorruptible Eliot Ness et ça c'est super fort. Personnellement je n'ai rien deviné de l'intrigue finale avant la révélation de l'auteur et j'ai trouvé qu'il avait même réussi à nous perdre tellement de fois que c'était le signe d'une histoire vraiment bien construite.
J'ai été, par contre, un peu déçue par les dernières pages car elles m'ont laissé un sentiment de perplexité et d'incompréhension, de même que la partie en italique qui se termine sans se terminer vraiment alors que je pensais qu'elle serait une partie de l'histoire principale.
En conclusion, une histoire vraiment prenante, pleine de petits clins d'oeil et d'humour, qui ne ressemble à aucune autre et qui malgré sa densité se lit très bien,
Si ce n'est le petit bémol de la fin, c'est un roman que j'ai vraiment apprécié et un auteur que j'ai envie de découvrir dans d'autres oeuvres.

Un grand merci aux Editions du Rocher et à Babelio pour cette découverte.
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Bruno19
  02 juin 2016
Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE en partenariat avec le site BABELIO et les ÉDITIONS DU ROCHER. Merci à eux.
Tout commence comme un Thriller et même un double thriller. D'un coté un récit à la première personne, quelques pages en italique qui reviennent entre les chapitres et qui nous entrainent dans un univers à la Dickens au coté d'un enfant grandissant dans la misère et dont la situation va de mal en pis (pauvreté, famine,...). Ce récit de misère s'intercale donc avec l'histoire "principale". Celle ci a pour protagoniste le célèbre Eliot Ness et ses incorruptibles qui tout en essayant d'épingler Capone à leur tableau de chasse, essayent aussi de comprendre et de démêler la mystérieuse affaire du Comedia. On suit aussi les cauchemars de Ness en lien avec son enfance et son amie d'enfance...
Tout cela s'annonce donc fort bien. Les univers sont bien rendus et l'histoire habilement menée pour entretenir un suspens constant entre les deux récits.
Puis j'ai eu un instant de doute quand les rêves se sont mêlés au récit, quand certains dialogues sont devenus un peu surréalistes, quand ont débarqués Sherlock Holmes, Mandrake, Tintin et Batman. J'ai eu peur que l'auteur ne dérive vers des univers absurdes à la Terry Gillian ou Jeunet/Caro dont il admire les films (dixit sa présentation en quatrième de couverture) comme il est passionné de littérature populaire (Ness, Hoilmes...) et de bande dessinée (Batman, Mandrake). Mais le récit continuait et reprenait un axe moins étrange et mon inquiétude s'est apaisée.
Jusqu'à un premier twist de fin qui explique les bizarreries du roman et qui est correct sans être sensationnel (du moins il n'est pas inédit), suivi d'un autre en toute fin qui est bien venu je pense pour rendre un peu plus d'originalité à cette fin (pas inédite non plus mais j'apprécie ce petit plus).
En résumé un Roman qui se laisse lire plaisamment, qui sait garder son lecteur en haleine et le pousser à tourner les pages, qui arrive à rendre deux univers noirs avec véracité, à évoquer plusieurs références littéraires (Peter Pan, Alice au pays des Merveilles...) tout en leur donnant une apparence réaliste cohérente avec le récit et qui se termine de façon assez honorable avec ses deux rebondissements enchainés.
Lien : http://leslivresdemavie.over..
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Bourdial
  27 juin 2019
« – La clé d'une intrigue policière se cache souvent dans un changement de référentiels ! », avait lancé Bob Garcia à son auditoire, lors d'une récente conférence sur les polars. En lectrice avertie, je me suis plongée dans son dernier opus, Les spectres de Chicago, l' oeil rivé sur le référentiel. Las, l'auteur, ce perfide, s'est ingénié à brouiller les pistes.
Lancé dans le récit d'une enquête menée à Chicago en 1929 par le célèbre Eliot Ness, après l'explosion d'une bombe dans un jazz-club, il enchaîne soudain avec les aventures oniriques d'un gamin terrifié, s'interrompt pour donner la parole à un mystérieux amnésique avant de retrouver l'Incorruptible.
A un instant on se croit dans un remake d'Alice au pays des merveilles. L'instant d'après on s'envole avec Peter Pan dans un autre pays tout aussi imaginaire. Chaque univers nouveau amène avec lui sa logique, ses codes, sa cohérence propres. Parmi ces référentiels à la pelle, comment distinguer le référentiel de référence? Quand la boussole joue les girouettes, comment garder ses repères ? Bob Garcia triche, n'ayons pas peur de le dire. Il n'hésite pas à mettre Tintin, Batman et Mandrake dans le même bateau. Avec trois héros de ce calibre, allez savoir qui tombe à l'eau !
Et d'ailleurs, Garcia n'est-il pas un pseudonyme derrière lequel se cacheraient Dickens, Conan Doyle, James Ellroy et Christian Jacq ? Bref, quand la vérité a jailli d'une cascade de renversements de situations, inutile de dire que je n'avais rien vu venir. le plus remarquable, dans cet enfumage, c'est que l'intrigue se tient.
Ce roman vous balade, certes, mais son fil conducteur reste toujours à portée de main. Sa construction alambiquée défie les lois de la physique littéraire, elle n'en est pas moins parfaitement contrôlée.
Quant à la fluidité de l'écriture, elle contribue à rendre ce livre multigenres prenant et surprenant.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   21 août 2022
La Chronique d’Isabelle
« – La clé d’une intrigue policière se cache souvent dans un changement de référentiels ! », avait lancé Bob Garcia à son auditoire, lors d’une récente conférence sur les polars. En lectrice avertie, je me suis plongée dans son dernier opus, Les spectres de Chicago, l’ œil rivé sur le référentiel. Las, l’auteur, ce perfide, s’est ingénié à brouiller les pistes.
Lancé dans le récit d’une enquête menée à Chicago en 1929 par le célèbre Eliot Ness, après l’explosion d’une bombe dans un jazz-club, il enchaîne soudain avec les aventures oniriques d’un gamin terrifié, s’interrompt pour donner la parole à un mystérieux amnésique avant de retrouver l’Incorruptible.
A un instant on se croit dans un remake d’Alice au pays des merveilles. L’instant d’après on s’envole avec Peter Pan dans un autre pays tout aussi imaginaire. Chaque univers nouveau amène avec lui sa logique, ses codes, sa cohérence propres. Parmi ces référentiels à la pelle, comment distinguer le référentiel de référence? Quand la boussole joue les girouettes, comment garder ses repères ? Bob Garcia triche, n’ayons pas peur de le dire. Il n’hésite pas à mettre Tintin, Batman et Mandrake dans le même bateau. Avec trois héros de ce calibre, allez savoir qui tombe à l’eau !
Et d’ailleurs, Garcia n’est-il pas un pseudonyme derrière lequel se cacheraient Dickens, Conan Doyle, James Ellroy et Christian Jacq ? Bref, quand la vérité a jailli d’une cascade de renversements de situations, inutile de dire que je n’avais rien vu venir. Le plus remarquable, dans cet enfumage, c’est que l’intrigue se tient.
Ce roman vous balade, certes, mais son fil conducteur reste toujours à portée de main. Sa construction alambiquée défie les lois de la physique littéraire, elle n’en est pas moins parfaitement contrôlée.
Quant à la fluidité de l’écriture, elle contribue à rendre ce livre multigenres prenant et surprenant.
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collectifpolarcollectifpolar   25 novembre 2019
Mon rêve de la nuit dernière m’a projeté dans le monde de l’enfance. Je le sais car les adultes semblaient des géants autour de moi.

Noël approchait. La magie commençait à opérer. La maison s’agitait comme une ruche chaude et fébrile. Enthousiasme au zénith. Maman nous autorisait à l’aider pour la confection des confiseries, des gâteaux, des beignets à la confiture et des roulés de mélasse, cuits au four. Les odeurs de toutes ces bonnes choses emplissaient la maison et me réchauffaient le cœur. Nous passions aussi des soirées entières à fabriquer des petites figurines décoratives avec des morceaux de bois, du tissu, du coton et de la laine. Il y avait aussi du papier doré, des bougies, des guirlandes multicolores. Un feu de bois ronflait dans l’âtre. Je comptais chaque seconde de ce bonheur sans prix. Et je ne m’arrêtais que quand mes yeux refusaient de rester ouverts.

Puis, le grand jour arriva. L’excitation était à son comble. Le sapin de Noël fut dressé, immense et solennel, dans un angle du salon. Nos petites mains expertes s’y affairèrent, et en quelques heures, toutes les décorations y trouvèrent leur place, comme par magie.
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collectifpolarcollectifpolar   25 novembre 2019
J’ai erré dans des crépuscules glacés. Je me suis perdu dans les labyrinthes de l’oubli. J’ai ouvert des portes que l’on croyait condamnées. Je me suis égaré dans les souterrains de l’inconscience. Cœur meurtri. Âme brûlée. J’ai divagué. Titubé. Rampé. Perdu connaissance. Mais la mort n’a pas voulu de moi. Je me suis réveillé un matin. Dans mon lit. Renaissance douloureuse. J’ai palpé mon corps. Pas une égratignure, pas le moindre bobo. Pourtant, par instants, la douleur me submerge et devient presque insupportable. Elle vient du dedans, du tréfonds. Je dois comprendre les raisons du mal qui me ronge afin de le vaincre et de m’en délivrer. Il me faudra sans doute remonter le temps, errer encore au risque de me perdre, pour voir enfin le bout du tunnel. Je dois effectuer un travail de mémoire que personne ne peut faire à ma place. Je sais déjà que ce sera long et pénible car trop de choses m’échappent. Je ne peux compter sur aucune aide. Je serai seul, face à moi-même. Telle sera ma quête. Je n’aurai de cesse que d’avoir accompli ce travail. Tout commence ce jour.
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collectifpolarcollectifpolar   25 novembre 2019
Un automate se dandinait au milieu des jouets, des poupées et des décorations de Noël. Il portait un masque étrange et grimaçant. Il me sembla un instant qu’il me faisait un clin d’œil. Je lui fis un petit signe de la main. Il me rendit mon salut. Je me frottai les yeux dans mes poings pour être sûr que je n’étais pas en train de rêver. Quand je les rouvris, je constatai que l’automate se frottait aussi les yeux. Il me rendait geste pour geste. Je me tournai vers Maman pour lui montrer le prodige, mais ne la trouvais plus dans la foule. À présent, j’étais entouré de lutins aux ricanements de crécelles. Je regardai à nouveau dans la vitrine, mais l’automate avait disparu. Une main d’adulte prit alors la mienne. Je fus rassuré de retrouver Maman. Comme la main me serrait un peu trop fort, je levai les yeux et m’aperçus que ce n’était pas Maman, mais l’automate. Il me sourit et dévoila une rangée de dents gâtées. Le rire qui sortait de sa gorge n’était pas humain. Je voulus retirer ma main, mais il serra plus fort. Il me faisait mal.
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collectifpolarcollectifpolar   25 novembre 2019
Drrrrriiiiiing !

Dès la deuxième sonnerie, Ness comprend que la sonnette n’y est pour rien et décroche le combiné du téléphone. Sous la poigne de l’Incorruptible, le téléphone bredouille quelques explications :
– Allô, patron ? Excusez-moi de vous déranger à une heure aussi matinale de la nuit… heu, aussi nocturne du matin…
Ness reconnaît sans peine le style inimitable de son collègue Einstein.
– Qu’est-ce qui te prend de m’appeler chez moi au milieu de la nuit ? Je venais juste de m’endormir.
Il jette un coup d’œil au réveil, posé sur la table de nuit : 4 h 30. Il n’aura dormi qu’une demi-heure, si l’on peut appeler ça dormir.
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