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ISBN : 2070149528
Éditeur : Gallimard (03/10/2016)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Quand, un soir de première à l'Opéra Garnier, Louis Craon, chef de renommée internationale, fait le salut nazi et lance un « Heil Hitler », la stupeur est si grande que personne ne bouge dans la salle. Personne, sauf un altiste, Sébastien Armant, qui le premier se lève et tourne le dos au chef en signe de contestation. Il entraîne à sa suite tout l'orchestre et le public. Le chef bat en retraite et disparaît.En quelques secondes, ce geste spontané et presque involon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
littleone
  03 novembre 2016
Agréable découverte de cette rentrée littéraire, ce roman dont je n'avais pas entendu parler m'a accrochée grâce à sa quatrième de couverture. Elle suffit amplement à planter le décors et donner envie d'en savoir plus. Et je n'ai pas été déçue. Bien écrit, le suspense est maintenu, et le sujet donne à réfléchir.
Un auteur à suivre...
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mumuboc
  03 février 2017
Livre lu dans le cadre d'un Comité de Lecture
Le livre retrace la parcours de Sébastien Armant, violoniste alto à l'Opéra de Paris, à partir du moment ou, dans un geste de révolte, il va se lever et tourner le dos au chef d'orchestre, Louis Craon qui vient de faire le salut nazi. Son geste va très vite lui apporter une notoriété qu'il ne cherchait pas. D'abord auprès de l'Opéra qui va s'en servir pour promouvoir ses spectacles, puis de la presse voire la presse à scandales, auprès des médias pour ensuite s'attirer la haine de groupuscules politiques et retomber dans l'oubli.
Très intéressante histoire qui montre, dans notre monde actuel, comment on fabrique une vedette, comment sa vie ne lui appartient plus. Qui est-on vraiment dans un moment de médiatisation, qui sont nos amis, nos vrais amis.
Mais on se rend vite compte que sa vie ne lui appartient plus, il n'est qu'un objet que l'on jettera aussi vite qu'il a été pris, une fois que le monde aura trouvé un autre centre d'intérêt. Tout n'est qu'éphémère et puéril.
J'ai beaucoup aimé ce récit. L'écriture est très agréable, fluide et nous fait bien ressentir les sentiments du personnage principal, ses doutes, ses questionnements, ses observations et même s'il perd parfois pieds sa lucidité aussi.
La fin est un peu décevante car sans réelle réponse mais a-t-on besoin de réponse car le geste de l'un, l'attitude de l'autre ne sont que les alibis pour nous retracer les conséquences d'un geste réflexe d'humanité et la docilité du héros face à ses manipulateurs.....
Lien : http://mumudanslebocage.cana..
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Cathy74
  06 juin 2017
L'Effroi, même pas peur ! Bon, je suis d'accord, elle est facile ! Tout ça pour dire que je ne suis pas parvenue à entrer dans la peau de ce pauvre altiste, que j'ai trouvé l'enchaînement des faits invraisemblable, les motivations, réactions et ratiocinations des uns et des autres convenues, peu naturelles. le récit est comme lissé, alors que le clash de départ était à même d'enfanter une fable moderne sur tous nos travers actuels : la communication de crise, le marketing institutionnel, l'emprise de l'univers médiatique, moloch jamais repu, dévorant chaque jour les proies que ses fidèles lui offrent en sacrifice, le sacrifié marchant d'ailleurs de lui-même au sacrifice ! Oui, l'outrance aurait été bienvenue, mais non cette retenue de bon aloi, qui fait que la famille elle-même du héros fait de la figuration : pas de crise de nerfs de l'épouse trompée, pas de révolte des adolescents, et des fanatiques qui rentrent dans le rang au premier coup de semonce. Une distorsion me semble-t-il entre l'idée et la réalisation.
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gilles3822
  08 décembre 2016
Un peu tirée par les cheveux, la trame du livre glisse vers une description assez juste des médias, de l'artificiel qui le gouverne, des victimes du "quart d'heure de célébrité" qui use et détruit nombre d'égos qui ne voient pas venir la fin de la récréation. Etre en haut de l'affiche contre son gré sans souffrir de surexposition médiatique et se faire virer juste parce que l'on a agi selon sa conscience, incroyable dans cet univers cynique, tel est l'aventure d'un musicien anonyme de l'Opéra de Paris.
La question est : Pourquoi ce chef d'orchestre fait-il le salut nazi en criant Heil Hitler en pleine représentation télévisée ? C'est le point de départ du roman, la question qui nous hante tout au long de l'ouvrage. La frustration liée à une réponse éventuelle va crescendo jusqu'au dénouement et à une explication pour le moins hasardeuse et qui ne justifiait pas cette plongée dans le Paris politico-médiatique et les affres (un peu naïves) du héros malgré lui. Il est trop gentil cet homme-là, il n'existe pas et même perdu dans son univers musical, on n'imagine pas un seul instant qu'un tel personnage puisse exister.
Roman frustrant qui ne répond pas aux attentes de son entame.
Dommage
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luocine
  06 février 2017
François Garde a donné vie dans « L'effroi » à un Sébas­tien Armant, altiste à l'opéra de Paris qui « aurait tant aimé ne nous parler que de musi­que ». Malheu­reu­se­ment, le geste horri­ble, crimi­nel, d'un chef d'orchestre très en vue fait bascu­ler sa vie. Voici le début d'une d'une vraie tragé­die :
L'archet levé, j'attendais le signal ;
Soudain le chef se redressa. Il prit une longue inspi­ra­tion, se figea dans un impec­ca­ble garde-​à-​vous. le public ne se rendit compte de rien, et pour nous ce chan­ge­ment de posture ne produi­sit qu'un vague senti­ment d'alerte.
Lente­ment, il leva le bras droit, main tendue vers le rideau de la scène, et, de sa belle voix de bary­ton, s'exclama avec force et solen­nité :
« Heil Hitler ! »
Sébas­tien Armant, saisi d'effroi, va se lever et sortir, entraî­nant derrière lui tout l'orchestre, la répro­ba­tion du geste du chef est telle que cela devient « le » scan­dale média­ti­que qu'il faut à tout prix exploi­ter pour des raisons poli­ti­ques et de pouvoir. Notre altiste va deve­nir un objet aux mains des spécia­lis­tes de la commu­ni­ca­tion et peu à peu perdre pied et ne plus très bien savoir comment diri­ger sa vie. le récit est bien mené et nous retrou­vons les travers de notre société dans la descrip­tion de la chute program­mée d'un homme simple­ment coura­geux. le lecteur sait, bien avant lui, que Sébas­tien Armant n'aurait jamais dû fréquen­ter les fameux « plateaux » télé, que c'est un monde prêt à dévo­rer de l'émotion sur le dos de ceux qui peuvent encore en expri­mer.
Sa pein­ture du monde poli­ti­que avec sa cohorte de conseillers en image, en commu­ni­ca­tion, en revue de presse est criant de vérité. Oui, c'est bien dommage que cela se fasse sur le dos de la musi­que mais, au moins, il peut se rassu­rer, la musi­que restera toujours cet art exigeant qui demande à ses servi­teurs de travailler tous les jours (ou pres­que) six heures, pour arri­ver à un résul­tat qui leur donne du plai­sir et nous en donne tant. C'est l'amie proprié­taire de l'alto de cette photo qui m'a fait décou­vrir cette réalité, et aucun conseiller ne pourra jamais faire l'économie de ce travail exigeant pour abou­tir au feu d'artifice que repré­sente un concert réussi. Il peut se compa­rer au travail de l'écrivain qui polit sa langue pour permet­tre au lecteur de rentrer au plus profond du récit et de parta­ger les doutes et les espoirs de l'écrivain comme le fait si bien Fran­çois Garde.
Lien : http://luocine.fr/?p=7445
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
BibliblogueuseBibliblogueuse   11 novembre 2016
Nous sommes arrivés juste à temps pour participer à l’émission « Top Cinq ». Pendant une demi-heure, un meneur de jeu grassouillet n’a cessé de glousser à ses plaisanteries prévisibles, déclenchant les rires sur commande d’un public immature. Des chroniqueurs à la recherche laborieuse d’un trait d’esprit tentaient de suggérer la camaraderie d’une bande de copains. J’y fus applaudi en réponse aux gestes d’un chauffeur de salle. J’entendais du mépris dans ce tutoiement généralisé, de la morgue dans cette familiarité. Je servais de caution sérieuse et consensuelle, entre deux bouffonneries, parmi les flashes de photographes.
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BibliblogueuseBibliblogueuse   11 novembre 2016
Elle et moi partîmes ensuite vers les sièges de différentes chaînes, pour des séquences identiques : embrassades insincères, camaraderie de façade, tutoiement de rigueur, arrivée de l’animateur entouré de sa cour, brève discussion filmée – debout, assis, en marchant devant un décor peint ou sur le trottoir, en studio devant un public applaudissant sur ordre –, remerciements, nouvelles embrassades. De tout cela ne resterait pour chaque émission au mieux que deux minutes d’antenne, où les mêmes questions provoquaient les mêmes réponses.
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Cathy74Cathy74   05 juin 2017
J'avais traversé cette période comme un somnambule, comme un innocent, sans comprendre ce qui m'arrivait, tombant dans tous les pièges et ne parant aucune attaque. Maintenant que je demeurais solitaire parmi les décombres, je me demandais non pas ce que me réservait la période suivante, mais seulement s'il y en aurait une. Une très longue dépression : voilà ce dont je pouvais rêver de mieux.
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BibliblogueuseBibliblogueuse   11 novembre 2016
Face à un obstacle urticant, malodorant ou bruyant, j’ai toujours pratiqué avec élégance l’art de l’évitement. L’esquive et une confortable capacité à oublier m’ont jusqu’à présent épargné les ulcères d’estomac, les bagarres d’ivrognes et les rancunes tenaces. Les saints pardonnent, moi je passe mon chemin.
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luocineluocine   06 février 2017
ean-​Pierre Chomé­rac, le prési­dent du conseil d’administration de l’Opér, me surprit. Chomé­rac avait pris ses fonc­tions six mois plus tôt. Il devait ce poste à une ancienne et indé­fec­ti­ble amitié avec le prési­dent de la Répu­bli­que. (…) Sous sa protec­tion, il avait été nommé succes­si­ve­ment inspec­teur géné­ral de l’agriculture, préfet de l’Yonne, ambas­sa­deur au Portu­gal. Il ne dissi­mu­lait pas la minceur de ses compé­tence, et y suppléait par un sens poli­ti­que avisé et sa propen­sion à se saisir des sujets à la mode et à faire parler de lui. (…)Nos délé­gués syndi­caux murmu­raient qu’il n’avait pas encore décou­vert que dans un opéra on faisait de la musi­que.

Vous savez prési­dent de l’Opéra n’est qu’un lot de conso­la­tion en atten­dant mieux.
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