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ISBN : 2363081714
Éditeur : Arléa (04/10/2018)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Un soir, Benoît Lauzanne, représentant de commerce parisien, quitte le domicile conjugal pour ne plus y revenir. Au buffet de la gare de V., la ville de province où il s’est réfugié, il est bouleversé par une femme dont la silhouette lui rappelle de façon troublante Irina, une artiste peintre qui fut le grand amour de sa jeunesse. Mais Irina a disparu vingt ans plus tôt sans laisser de traces. Dès lors, Lauzanne n’aura plus qu’une obsession : retrouver cette femme. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Macha_Loubrun
  22 octobre 2018

« Disparaitre, c'est mourir aux autres, mais aussi à soi. », Benoît va l'apprendre à ses dépens…
Sa vie n'est pas un long fleuve tranquille depuis de trop nombreuses années à force de fuites en avant. Alors, il quitte l'enfer conjugal au volant de sa voiture, à bout de forces, perdu, avant de croiser par hasard une femme qui ressemble de manière troublante à son amour de jeunesse, partie elle aussi il y a vingt ans, du jour au lendemain…
« Les énigmes nous obsèdent. Ce sont elles qui nous poussent à enquêter, à chercher, à soulever chaque pierre, nous emportant dans une passion frénétique de la révélation. On se croit assez fort pour affronter la menace qui dort sous le silence. Mais la vérité, quand elle fraye son chemin jusqu'à nous, est laide et décevante. Et alors, il est trop tard pour faire machine arrière. »
Avec sa belle écriture et son talent narratif, Hélène Gestern tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page, Benoît est un homme attachant autour duquel gravitent des personnages subtilement décrits tout au long d'un récit sur le fil, tout en nuances.
Je suis une lectrice inconditionnelle de l'oeuvre d'Hélène Gestern et j'ai pris un immense plaisir à découvrir son dernier roman, L'eau qui dort. Il n'y a pas d'échanges épistolaires mais de courts chapitres, Hélène Gestern mêle habilement la quête personnelle de Benoît avec une enquête policière, le couple, la séparation et la mémoire, sont au coeur de ce roman mais la nature tient aussi une grande place, tour à tour protectrice et oppressante, admirablement dépeinte.
Je remercie Babelio et les Editions Arléa pour la lecture de L'eau qui dort que je vous invite à découvrir au plus vite.
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som
  19 novembre 2018
Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort dit la sagesse populaire. Céder à la tentation de Venise et tout lâcher pour l'inconnu est une autre antienne ressassée à foison. Elle figure au coeur du nouveau roman d'Hélène Gestern.
Benoît Lauzanne, fraichement licencié de l'entreprise Héron&fils, largue les amarres (et accessoirement son épouse Sabine), pour partir à la recherche d'une femme blonde furtivement aperçue, qui lui rappelle Irina, son grand amour de jeunesse.
Cette quête l'amènera à travailler comme jardinier dans un parc d'un château où il sera impliqué dans une histoire criminelle plus complexe qu'il n'y parait.
Cette intrigue sert de trame pour explorer les questions métaphysiques de la désertion d'une vie et de ses conséquences foudroyantes chez ceux qui restent. La contemplation de la nature, l'imprégnation dans ses cycles agissent en contrepoint de l'agitation des hommes comme un cataplasme apaisant.
Avec l'élégance et la sensibilité qui la caractérise, Hélène Gestern explore les mystères et les secrets des hommes et femmes qui, s'ils sont dévoilés au grand jour, bouleversent l'existence. Si une certaine mélancolie peut poindre le bout de son nez, la consolation n'est jamais bien loin.
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Calimero29
  07 octobre 2018
"L'eau qui dort" est le 3ème roman d'Hélène Gestern que je lis après "Un vertige" et "Eux sur la photo". Je suis tombée en amour littéraire de l'écriture de cet auteur et je remercie infiniment les éditions Arléa et Babélio de m'avoir permis de me plonger dans son dernier roman.
Représentant de commerce, Benoît Lauzanne, las de sa vie, de sa femme, de son travail quitte tout et part en province, dans une ville où il croit reconnaître Irina, son grand amour de jeunesse, disparue vingt ans plus tôt sans laisser de traces. Sa recherche va tourner à l'obsession. Il reste sur place et trouve un travail dans un jardin où il croit trouver la paix mais un meurtre va faire voler en éclat ce calme et cette sérénité fragiles.
On retrouve dans ce roman des thèmes chers à Hélène Gestern mais avec deux nouveautés : les personnages sont pris dans une enquête policière et le narrateur est un homme.
Elle reprend trois thèmes importants de « Eux sur la photo » et de « Un vertige » : la disparition inexpliquée d'un être cher, le poids du passé et des secrets dans la construction de soi et la séparation amoureuse. La disparition d'Irina a laissé une blessure béante chez Benoît qui a ressenti douleur, incompréhension, culpabilité, colère, amertume ; toute cette gamme de sentiments est exprimée par Benoît avec pudeur mais l'émotion face à cet homme perdu est bien là. le poids du passé et de ses non-dits pèse sur le destin de Benoît mais aussi d'Irina qui se détruit physiquement et moralement quand elle découvre que sa vie est fondée sur un mensonge concernant ses origines. Comme Hélène, dans « Eux sur la photo », Irina et Benoît ne peuvent avancer dans la vie et construire leur futur que s'ils sont en paix avec leur passé. Enfin, la séparation amoureuse, superbement décrite dans « Un vertige » et son maelstrom émotionnel, est également présente ici : Benoît en a vécu trois : Irina, son grand amour de jeunesse dont il a subi le départ inexpliqué, Marianne, son grand amour de la maturité, qu'il perd par lâcheté et Sabine, sa femme, qui n'est qu'un choix par défaut et qu'il rend terriblement malheureuse.
Nouveau dans ce roman, c'est l'enquête policière et sans que « L'eau qui dort » soit un roman policier car le meurtre et l'enquête qui en découlent sont prétexte à découvrir qui est réellement chaque personnage, la trame policière crée un suspens maintenu jusqu'au bout. Parallèlement à cette enquête policière, voire grâce à elle, Benoît mène une enquête intérieure, intime sur les raisons qui l'ont poussé à quitter sa femme, son travail.
Nouveau également, le narrateur est un homme qui fuit sa vie, par lâcheté. Il est devenu représentant de commerce par défaut alors qu'il voulait devenir horticulteur, il a épousé Sabine sans passion, il quitte Sabine comme il a été quitté par Irina, sans aucune explication. Au début du roman, on ressent du mépris pour cet homme qui n'affronte pas les difficultés, puis au fur et à mesure, alors qu'il rentre en lui-même pour comprendre et qu'il s'avoue sa lâcheté, on se surprend à se rapprocher de Benoît, à ressentir ses tourments.
La nature est, quant à elle, un personnage à part entière ; elle accueille, protège, permet de se retrouver mais elle peut aussi être oppressante ; Hélène Gestern n'idéalise pas la nature mais elle en fait un élément décisif dans la vie des protagonistes.
L'auteur a ce don magnifique de nous rendre les personnages attachants, proches et le décor vivant ; on pourrait presque voir les couleurs du jardin et en humer les parfums.
Bref, vous l'aurez compris, ce roman m'a beaucoup touchée, il m'a accrochée avec son intrigue policière bien construite. Un vrai coup de coeur et il va sans dire que j'attends déjà le prochain opus d'Hélène Gestern avec impatience et que je vais me mettre en quête de ses romans que je n'ai pas encore découverts.

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Puszi
  17 novembre 2018
Une nouvelle fois, je suis conquise par un livre publié par Arléa. Je constate que quel que soit le thème abordé par Hélène Gestern, le charme opère chez moi.
Dès les premières pages, nous comprenons que Benoît Lauzanne n'est pas heureux en couple. Sa femme Sabine le rabaisse tant qu'elle peut, jusqu'au moment où trop c'est trop. Benoît profite d'un dernier déplacement professionnel pour tout envoyer balader, comme ça, sur un coup de tête. S'il est parfois pris de remord, dès qu'il croit avoir reconnu Irina, son amour de jeunesse, il n'a de cesse de la retrouver. Il troque son costume cravate de commercial contre des habits de jardinier et laisse enfin s'épanouir ses talents. A travers des chapitres très courts, Hélène Gestern nous invite à partir à la recherche d'Irina, de Paris au centre de la France en passant par l'Espagne. Nous enquêtons également pour découvrir comment un sac rempli de lingots a bien pu se retrouver caché dans une fontaine du parc où Benoît a trouvé refuge. « Les énigmes nous obsèdent. Ce sont elles qui nous poussent à enquêter, à chercher, à soulever chaque pierre, nous emportant dans une passion frénétique de la révélation. » Pour ma part, j'ai tourné les pages avec frénésie pour découvrir la suite.
Il est question de fuite, de nature, de disparition, de réapparition, de douleur, de quête de sens, de réparation, de reconstruction, de mystère, de trafic et de conscience. Nous avons à vivre avec la terrible réalité des conséquences choix que nous avons faits dans le passé. Vivement son prochain roman.
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nanoucz
  23 octobre 2018
Benoit Lauzanne est commercial dans une entreprise qui fabrique du papier. Suite à une nouvelle rebuffade de sa femme Sabine, il a fait sa valise et déserté le domicile familial. Machinalement, il a pris la route pour la ville de V. dans le Loir-et-Cher où il a rendez-vous trois jours plus tard avec un client. Ultime rendez-vous car il vient d'être licencié et n'en a encore rien dit à sa femme.
Au buffet de la gare de V., il aperçoit une femme blonde en laquelle il croit reconnaitre Irina, une jeune peintre Lituanienne avec laquelle il a vécu à Paris lorsqu'il était étudiant, vingt ans auparavant. Un beau matin, Irina a disparu sans laisser de traces et il n'a jamais su ce qu'elle était devenue.
Alors que son rendez-vous professionnel est annulé, Benoit entreprend de retrouver Irina, il s'installe à l'hôtel d'abord, puis au domaine du Précy-Hingrée, un superbe jardin où il se fait embaucher comme aide-jardinier et où il est logé dans le chalet précédemment occupé par Rebecca, dont elle est partie un jour sans prévenir ses collègues. Benoit, qui s'est fait connaitre sous le prénom de Martin au Précy, n'a rien dit de sa situation et commence à prendre ses marques dans le travail au jardin, lui qui aurait voulu être horticulteur depuis son enfance. Il apprécie le travail au grand air, dans un endroit un peu magique, retiré du monde, comme dans un cocon. Hélas, la découverte d'un sac contenant des lingots dans la maçonnerie d'une fontaine et l'irruption de la police locale vient contrarier la douce ambiance bucolique et introduire la défiance au sein de l'équipe. Martin se rend compte qu'il n'est pas le seul à avoir un secret et que ses nouveaux collègues ne sont pas tous aussi « lisses » qu'ils le paraissent.
Ce sont deux enquêtes qui se déroulent dans ce nouveau livre d'Hélène Gestern, celle que mène Benoit/Martin pour retrouver son amour de jeunesse et celle de la police au sujet de ce sac de lingots qui pourrait être en relation avec la mort d'un journaliste quelques mois plus tôt dans un étang proche, journaliste qui avait été vu au Domaine de Précy-Hingrée. Deux enquêtes que l'on suit avec intérêt, qu'on ne lie absolument pas au début et qui finissent par se rejoindre, d'une certaine façon.
Mais avant cela, les thèmes de ce roman, ce sont la disparition et le rôle de la nature.
Comme Irina vingt ans plus tôt, Benoit a quitté sa femme sans explications, il ne répond pas à ses appels téléphoniques, à ses SMS, même s'il est conscient de la douleur qu'il lui cause puisqu'il a vécu cela aussi dans le passé et même dans le présent puisque la disparition d'Irina est encore une blessure pour lui. À la recherche de son amour disparu, il prend conscience de sa lâcheté, des conséquences de la fuite d'Irina sur l'évolution de son couple avec Sabine des années après, et aussi sur son comportement avec une autre femme qu'il a aimée.
La nature, dont Hélène Gestern décrit très bien le pouvoir protecteur et apaisant, la beauté sauvage et l'esthétisme, n'est pas seulement le refuge où Martin croit trouver une solution à ses angoisses et à sa fuite des responsabilités. Au Précy, on lui pose peu de questions, on se contente de ses réponses évasives, ses collègues sont bienveillants, respectueux de ses mystères. En réalité, chacun a ses secrets, ses failles, d'autres que lui apprécient aussi le lieu pour l'asile qu'il procure et l'oubli trompeur d'un passé qu'il engloutit dans ses bosquets et ses allées.
Comme presque toujours, je vis la lecture des romans d'Hélène Gestern comme une échappée bienvenue, son écriture est toujours aussi fluide, imprégnée de sensations et d'images apaisées, comme hors du temps et pourtant si réelles, si représentatives des aléas de l'existence.
Lien : https://ruedesiam.blogspot.c..
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critiques presse (2)
Liberation   28 décembre 2018
Un vrai faux roman policier avec femme fatale, rebondissements, organisation secrète.
Lire la critique sur le site : Liberation
Liberation   28 décembre 2018
L’eau qui dort, c’est la force qu’on trouve en soi, celle qui permet, hier vacillante, de se tenir droite et de revenir polar au poing. Ce pavé tendu au présent, solide, consolant, plein de fleurs et de vie. C’est se ressourcer, littéralement, et sortir du bois par l’écriture.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Macha_LoubrunMacha_Loubrun   10 octobre 2018
Nous avions parcouru le chemin de ronde et étions en train de revenir vers l'allée des Peupliers. Jasmine s'est arrêtée :
- Je suis mal placée pour vous donner des conseils. Mais on n'oublie rien en se réfugiant au milieu des arbres et des fleurs. J'ai passé ma vie à vouloir me le faire croire. Voyez où cela m'a menée.
J'ai jeté un dernier coup d'oeil sur le jardin, en contre-bas. Et soudain, l'image de Marianne m'a envahi, comme une vague qui déferle par surprise. Je me suis vu, la tenant par la main en traversant les carrés chromatiques, apprendre à un enfant espiègle, qui aurait eu ses cheveux noirs et couru devant nous, le nom des essences que j'aurais plantés. Je lui aurais montré comment frotter la lavande et froisser la menthe entre ses doigts, caresser les pétales des roses sans les déchirer, déposer sur le dos de sa main la poudre des boutons d'or ou recueillir les coccinelles sur le bout de son index avant de souffler sur leur dos pour les faire s'envoler.
Quand elle en aurait eu assez de mon cours de botanique, la petite aurait couru en direction du bassin aux poissons pour admirer les queues-de-voile orange et aurait appelé sa mère pour les lui montrer ou réclamer un câlin.
Certaines visions vous déchirent. Celle-ci avait beau ne pas avoir le début d'une réalité, elle m'a traversé comme une onde douloureuse. J'ai attendu qu'elle se dissipe pour formuler à voix haute la question qui me hantait depuis mon arrivée. Elle n'avait, à dire vrai, fait que ricocher dans ma tête entre deux prénoms de femme.
- Vous croyez qu'on peut réparer le mal qu'on fait ?
Jasmine a souri tristement :
- C'est à moi que vous demandez ça ?
J'ai mesuré l'absurdité de ma question. Pourtant Jasmine a repris.
-Non, Martin, je ne crois pas. Et s'il y a une chose dont je suis certaine, c'est que ce n'est pas auprès de ceux qu'on a blessés qu'il faut chercher l'absolution.
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Macha_LoubrunMacha_Loubrun   08 octobre 2018
Arriver ici n'a été qu'atteindre l’extrémité du cul-de-sac de ma vie. Et si je pressentais était exact, j'ai dans un éclair de lucidité compris qu'Irina, dans son désir de disparaître, laissant derrière elle ceux qui l'aimaient, l'existence qui s'ouvrait, cortège d'espoirs naissants, de foi en l'art et de réussite, avait dû elle aussi succomber à la cruauté d'une révélation. Qu'elle était partie comme, au moment de payer, on comprend que le billet est une contrefaçon et qu'on ira pas plus loin, sauf à se réinventer ailleurs, sur les décombres de ses rêves et la dépouille de son identité.
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Macha_LoubrunMacha_Loubrun   03 octobre 2018
Les opérations d'abattage, m'a expliqué le bûcheron, n'avaient d'autres but que d'évacuer les arbres morts ou malades. Quand ils avaient été mal plantés, il devenait impératif de libérer de l'espace pour éviter qu'ils s'étouffent les uns les autres. Je me dis qu'au fond, c'est peut-être ce que j'ai fait en partant. Abattre le dur lien d'un mariage mal planté. Libérer de l'espace, pour que Sabine et moi cessions de nous étouffer l'un l'autre.
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Macha_LoubrunMacha_Loubrun   09 octobre 2018
Les énigmes nous obsèdent. Ce sont elles qui nous poussent à enquêter, à chercher, à soulever chaque pierre, nous emportant dans une passion frénétique de la révélation. On se croit assez fort pour affronter la menace qui dort sous le silence. Mais la vérité, quand elle fraye son chemin jusqu'à nous, est laide et décevante. Et alors, il est trop tard pour faire machine arrière.
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PusziPuszi   17 novembre 2018
- Vous croyez qu'on peut réparer le mal qu'on a fait ?
...
- Non, Martin, je ne le crois pas. Et s'il y a une chose dont je suis certaine, c'est que ce n'est pas auprès de ceux qu'on a blessés qu'il faut chercher l'absolution.
...
- On ne peut que vivre, Martin. Continuer à vivre. p.375
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