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EAN : 9782869599512
273 pages
Arléa (25/08/2011)
4.03/5   1107 notes
Résumé :
Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices: deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas.

Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père. Commence alors une longue correspondance, p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (253) Voir plus Ajouter une critique
4,03

sur 1107 notes
Hélène Hivert n'a aucun souvenir de sa maman, décédée en novembre 1972, et de ses grands parents maternels. Elle ignore les causes du décès et une incinération la prive de sépulture. Son père, médecin militaire, est décédé en 2004, sa mère adoptive Sylvia, victime de la maladie d'Alzheimer, perd la mémoire.

Déracinée, Hélène lance une bouteille à la mer en publiant dans les médias le 12 février 2007 une photo représentant 3 personnes (deux hommes et une femme) illustrant un article de journal commentant la victoire de Mme N Hivert et M P Crüsten à un tournoi de tennis en juillet 1971. le 25 mars, Stéphane, fils de P Crüsten, écrit à Hélène. Débute alors une année de reconstitution d'un puzzle éprouvant. Chaque pièce découverte révèle progressivement le passé des familles Hivert et Crüsten et dévoile lentement la famille maternelle d'Hélène.

Pages poignantes, rédigées sous forme d'échange de correspondances et de photographies, qui plongent dans le temps, bien au delà de la période 1971-2007, et divisent et unissent les épistoliers. Amour et haine bousculent les acteurs prisonniers de la mentalité des années 60-70, respectueux de convenances sociales forgées durant la seconde guerre mondiale.

Pages d'autant plus poignantes qu'au fil de ma lecture des ouvrages d'Hélène Gestern, je devine que ce roman est probablement autobiographique et transcrit des épreuves qu'elle a très vraisemblablement endurées, ou rencontrées dans son univers familial, qui donnent à ces feuilles une vie, une vérité, une brutalité qui n'ont rien à voir avec une fiction ? Cette quête de racines, cette plongée dans les secrets de famille, que l'on retrouve aussi, par exemple, dans nombre de romans de Michel Bussi, est un pilier authentique et puissant de la littérature.

Simone Weil, dans L'enracinement, son testament spirituel et prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain, rappelle que l'homme est un héritier qui a besoin de racines familiales pour grandir et vivre. La quête d'Hélène Hivert illustre concrètement les conséquences résultant de la brisure du lien familial et la difficulté de vivre sans connaitre ses géniteurs.

De quoi interpeller, les partisans de la gestation pour autrui (GPA) qui rêvent de voir naitre une génération d'orphelins privés du droit élémentaire de connaitre leurs parents ?

PS : Portrait d'après blessure
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Après tant de critiques magnifiques dont l'une des dernières signée de Piatka, m'a incitée à lire ce roman, je me lance difficilement dans un einième ressenti… cela fait déjà plus de dix jours que j'ai achevé cette fiction bouleversante.

Un femme recherche la vérité sur sa mère, décédée alors qu'elle n'avait que 3 ans. Une petite annonce dans un journal et un correspondant va répondre…et pénétrer dans son existence
un roman épistolaire des plus captivants sur les secrets de famille, les gâchis de vie par malentendus…conventions sociales… Deux êtres vont se retrouver à reconstruire chacun leur histoire familiale qui se trouve curieusement « reliée »… Une amitié se transformant au fil des lettres, des découvertes familiales, des élucidations des non-dits, des rencontres, en Amour-fusion…

« Au fur et à mesure que j'apprenais à vous connaître, j'avais l'impression que vous faisiez partie de ma vie depuis toujours. Que vous étiez un refuge, une respiration, un être qui avait traversé la solitude, comme moi, et qui en était revenu. Même si je devinais votre impatience, je n'avais pas de hâte à venir vers vous ; d'une certaine manière, nous étions déjà ensemble. » (p.171)

Un roman par lettres, captivant qui gère avec talent un réel suspens dans cette enquête familiale qui réserve « surprise après surprise » .
« Aujourd'hui, Stéphane, lorsque je pense à eux deux, je mesure la force de leur lien, ce lien qui nous a conduits l'un vers l'autre à trente-sept ans de distance, à partir d'une improbable coupure de journal. Je me dis que ce matin ensoleillé, à Saint-Malo, la tendresse de notre premier café partagé, dans la lumière rase de février qui faisait onduler la mer comme cristal et feuille d'or, c'est à eux que nous le devons. Oui, c'étaient eux sur la photo, qui nous parlaient, nous appelaient…Je les contemple jusqu'au vertige et je crois les entendre nous dire qu'il faut vivre maintenant, saisir la chance qu'ils ont laissée échapper.
J'aimerais tant que tu me reviennes.
Et que l'on s'aime (…)
Hélène « (p.297)
Une lecture qui capte notre curiosité, notre sensibilité... qui "cerise sur le gâteau" s'achève sur l'espoir et le cadeau extraordinaire de "rattraper les douleurs du passé", de prendre la vie à pleines mains et à "plein coeur" !....
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Paris, le 29 octobre 2014

Cher lecteur,

Pour la 104ème critique, allons directement à l'essentiel. Il s'agit d'un roman épistolaire très réussi qui m'a tenue éveillée une partie de la nuit dernière, car, une fois entrée dans l'histoire, je n'ai pas pu le lâcher, et ça, ça n'arrive pas tous les jours, ni toutes les nuits fort heureusement.

Une photo et une petite annonce servent de point de départ à une correspondance fournie entre Hélène, à la recherche d'informations sur sa mère qu'elle a très peu connue, et Stéphane qui a reconnu son père sur cette fameuse photo. Quel lien les unissaient et dans quelle aventure se lancent leurs enfants ?

Je te laisse le soin de le découvrir à ton tour. Si tu aimes bien remonter le temps, farfouiller dans les piles de photos anciennes, débusquer des indices en consultant des journaux, pour finir par déchirer le voile recouvrant les secrets de famille tenus bien cachés, alors, n'hésite pas, ce bouquin devrait te plaire.
Bon, d'accord, ce n'est pas un chef d'oeuvre de la littérature, mais passer un bon moment en oubliant tout, et en regrettant presque que le roman s'achève, c'est déjà beaucoup ! Et cerise sur le gâteau : le rythme est soutenu, l'écriture agréable, les descriptions de photos qui ponctuent la correspondance sont poétiques et vivantes.

Grand merci à sstella qui m'a suggéré ce roman épistolaire.
Bien amicalement
Piatka

Ps : à l'occasion, dis-moi si ce bouquin t'a plu
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Hélène recherche la vérité sur ses parents. Elle n'a pas connu sa mère, morte lorsqu'elle n'avait que trois ans. Stéphane est lui aussi en interrogation sur son passé. C'est une photo qui va les réunir et les mener dans une enquête tels des archéologues en fouille dans le passé et ce sur fond d'échanges épistolaires, sms, courriels, lettres. Retour vers le passé autour de secrets de famille et d'une amitié sentimentale qui va doucement se tisser entre Hélène et Stéphane.

J'admets que l'écriture est soignée et que le roman se laisse lire. Je n'ai néanmoins pas été séduite sur le fond, les interminables vouvoiements, les secrets qui ne m'ont pas vraiment embarquée.
Un peu déçue par ce roman que je voyais plus comme une aventure dans les secrets de famille et la psychologie de chacun. Cela m'a semblé assez superficiel.
Les goûts et les couleurs, il en faut pour tout le monde.

Meilleurs voeux à vous tous, prenez de belles photos de vous et de ceux que vous aimez. Dans vos têtes et vos coeurs c'est bien aussi :-)
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Une photo, en noir et blanc, au grain épais, où se tiennent fièrement deux hommes et une femme. L'article du journal commente la victoire de N. Hivert et M.P. Crüsten au tournoi de tennis amateur d'Interlaken, en ce beau jour de juillet 1971... C'est dans les affaires personnelles de son père, décédé il y a trois ans, qu'Hélène Hivert découvre cette coupure de presse. La jeune femme n'est autre que sa mère, décédée alors qu'elle n'avait que trois ans. Intriguée par cette photo et pour tenter de mieux la connaître, son père n'en parlant jamais, elle décide de publier une annonce, dans divers journaux français ou suisses. Elle reçoit une réponse d'un certain Stéphane Crüsten, résident dans le Kent, qui reconnaît aussitôt son père ainsi que l'homme qui l'accompagne. S'ensuit alors un échange épistolaire entre Hélène et Stéphane, désireux tous les deux d'en savoir un peu plus sur leurs parents et la relation qu'ils entretenaient...

D'une simple photographie dans un journal, la vie d'Hélène va s'en trouver bouleversée. Pour elle qui n'a aucun souvenir de sa mère biologique, qui n'a jamais, ou presque, entendu son père ou sa mère adoptive en parler, elle va se lancer sur les traces de celle-ci et tenter de reconstituer peu à peu le puzzle de sa vie. Grâce à Stéphane Crüsten et aux quelques photos retrouvées ici ou là, les contours, jusqu'ici flous de sa mère, vont petitement se dessiner et, par là même, rétablir quelques vérités et révéler quelques secrets familiaux. Dans ce roman vibrant d'émotions, de tendresse, d'humanité, Hélène Gestern interroge sur le passé, les silences, les secrets, l'héritage, la transmission, l'amour... Par cette forme épistolaire, elle redonne toute sa puissance aux mots, ceux que l'on dit, ceux que l'on écrit et ceux que l'on tait. Elle nous offre un très beau roman, vibrant, intense et émouvant...
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critiques presse (1)
Bibliobs
09 septembre 2011
Avec «Eux sur la photo», Hélène Gestern signe un premier roman d'investigation sentimentale où tout sonne juste.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme. Ils sont tout de blanc vêtus et tiennent une raquette à la main. La jeune femme se trouve au milieu : l’homme qui est à sa droite, assez grand, est penché vers elle, comme s’il était sur le point de lui dire quelque chose. Le deuxième homme, à sa gauche, se tient un peu en retrait, une jambe fléchie, et prend appui sur sa raquette, dans une posture humoristique à la Charlie Chaplin. Tous trois ont l’air d’avoir environ trente ans, mais peu être le plus grand est-il un peu plus âgé. Le paysage en arrière-plan, que masquent en partie les volumes d’une installation sportive, est à la fois alpin et sylvestre : un massif, encore blanc à son sommet, ferme la perspective en imprimant sur la scène une allure irréelle de carte postale.

Tout, dans ce portrait de groupe, respire la légèreté et l’insouciance mondaine.
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Aujourd'hui, Stéphane, lorsque je pense à eux deux, je mesure la force de leur lien, ce lien qui nous a conduits l'un vers l'autre à trente-sept ans de distance, à partir d'une improbable coupure de journal. Je me dis que ce matin ensoleillé, à Saint-Malo, la tendresse de notre premier café partagé, dans la lumière rase de février qui faisait onduler la mer comme cristal et feuille d'or, c'est à eux que nous le devons. Oui, c'étaient eux sur la photo, qui nous parlaient, nous appelaient...Je les contemple jusqu'au vertige et je crois les entendre nous dire qu'il faut vivre maintenant, saisir la chance qu'ils ont laissé échapper.
J'aimerais tant que tu reviennes.
Et que l'on s'aime.
...
Hélène
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La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme. Ils sont tout de blanc vêtus et tiennent une raquette à la main. La jeune femme se trouve au milieu : l'homme qui est à sa droite, assez grand, est penché vers elle, comme s'il était sur le point de lui dire quelque chose. Le deuxième homme, à sa gauche, se tient un peu en retrait, une jambe fléchie, et prend appui sur sa raquette, dans une posture humoristique à la Charlie Chaplin. Tous trois ont l'air d'avoir environ trente ans, mais peut-être le plus grand est-il un peu plus âgé.
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J'étais allé dormir ailleurs. Le lendemain matin, je les avais trouvés endormis, assis l'un à côté de l'autre, enlacés jusque dans leur sommeil, tout habillés. La tête de Natacha reposait contre le cou de Pierre. Leur visage était apaisé, comme s'ils étaient rentrés au port après une traversée pleine de périls. Je ne crois même pas qu'ils avaient fait l'amour. Et j'avais beau savoir le désastre que cette liaison allait provoquer dans la vie de tous, je me disais que j'aurais tout donné pour, un jour, partager avec un être ce genre d'accomplissement.
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Je me demandais ce qui fait la vérité d'un être, ce que l'on devient quand on a grandit sans souvenirs, qui étaient ces gens qui m'avaient connue et dont je ne savais rien, s'il restait en moi quelque chose d'eux, un mot, une image, une odeur.
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Vidéo de Hélène Gestern
Attention !!! Nouvel horaire pour l'émission "Le coup de coeur des libraires" sur les Ondes de Sud Radio. Valérie Expert et Gérard Collard vous donnent rendez-vous chaque samedi à 14h00 pour vous faire découvrir leurs passions du moment ! • Retrouvez leurs dernières sélections de livres ici ! • • • le Ciel t'attend de Grégor Péan aux éditions Robert Laffont https://www.lagriffenoire.com/le-ciel-t-attend.html • Neil Armstrong et Iouri Gagarine: Deux vies, un rêve de Frédéric Martinez aux éditions Passés Composés https://www.lagriffenoire.com/neil-armstrong-et-iouri-gagarine-deux-vies-un-reve.html • L'enfant qui attendait un train de Jean d'Ormesson aux éditions Héloïse d'Ormesson https://www.lagriffenoire.com/l-enfant-qui-attendait-un-train.html • Chut ! Je lis ! de Margaret Chiu Greanias et Kristyna Litten aux éditions Circonflexe https://www.lagriffenoire.com/chut-je-lis.html • Jean-Louis veut une mouche de compagnie de Emmanuel Bergounioux et Mayana Itoïz aux éditions Casterman https://www.lagriffenoire.com/jean-louis-veut-une-mouche-de-compagnie.html • Un ours pas comme les autres de Grégoire Solotareff aux éditions École des Loisirs https://www.lagriffenoire.com/un-ours-pas-comme-les-autres.html • Plus grands que le monde de Meredith Hall et Laurence Richard aux éditions Philippe Rey https://www.lagriffenoire.com/plus-grands-que-le-monde.html • 555 de Hélène Gestern aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/555-2.html • Les cadavres n'ont pas toujours bonne mine de Philippe Colin-Olivier aux éditions Glyphe https://www.lagriffenoire.com/les-cadavres-n-ont-pas-toujours-bonne-mine.html • • • Chinez & découvrez nos livres coups d'coeur dans notre librairie en ligne lagriffenoire.com • Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv • Notre Newsletter https://www.lagriffenoire.com/?fond=n... • Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-Edgar Casel • • • #editionsrobertlaffont #editionsheloisedormesson #editionscirconflexe #editionsecoledesloisirs #editionsphilipperey #editionsfolio #editionsglyphe #editionscasterman #editionspassescomposes
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