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ISBN : 286959951X
Éditeur : Arléa (25/08/2011)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 717 notes)
Résumé :
Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices: deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas.

Une réponse arrive: Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père. Commence alors une longue correspondance, pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (197) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  29 octobre 2014
Paris, le 29 octobre 2014
Cher lecteur,
Pour la 104ème critique, allons directement à l'essentiel. Il s'agit d'un roman épistolaire très réussi qui m'a tenue éveillée une partie de la nuit dernière, car, une fois entrée dans l'histoire, je n'ai pas pu le lâcher, et ça, ça n'arrive pas tous les jours, ni toutes les nuits fort heureusement.
Une photo et une petite annonce servent de point de départ à une correspondance fournie entre Hélène, à la recherche d'informations sur sa mère qu'elle a très peu connue, et Stéphane qui a reconnu son père sur cette fameuse photo. Quel lien les unissaient et dans quelle aventure se lancent leurs enfants ?
Je te laisse le soin de le découvrir à ton tour. Si tu aimes bien remonter le temps, farfouiller dans les piles de photos anciennes, débusquer des indices en consultant des journaux, pour finir par déchirer le voile recouvrant les secrets de famille tenus bien cachés, alors, n'hésite pas, ce bouquin devrait te plaire.
Bon, d'accord, ce n'est pas un chef d'oeuvre de la littérature, mais passer un bon moment en oubliant tout, et en regrettant presque que le roman s'achève, c'est déjà beaucoup ! Et cerise sur le gâteau : le rythme est soutenu, l'écriture agréable, les descriptions de photos qui ponctuent la correspondance sont poétiques et vivantes.
Grand merci à sstella qui m'a suggéré ce roman épistolaire.
Bien amicalement
Piatka
Ps : à l'occasion, dis-moi si ce bouquin t'a plu
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Commenter  J’apprécie          7917
fanfanouche24
  25 novembre 2014
Après tant de critiques magnifiques dont l'une des dernières signée de Piatka, m'a incitée à lire ce roman, je me lance difficilement dans un einième ressenti… cela fait déjà plus de dix jours que j'ai achevé cette fiction bouleversante.
Un femme recherche la vérité sur sa mère, décédée alors qu'elle n'avait que 3 ans. Une petite annonce dans un journal et un correspondant va répondre…et pénétrer dans son existence
un roman épistolaire des plus captivants sur les secrets de famille, les gâchis de vie par malentendus…conventions sociales… Deux êtres vont se retrouver à reconstruire chacun leur histoire familiale qui se trouve curieusement « reliée »… Une amitié se transformant au fil des lettres, des découvertes familiales, des élucidations des non-dits, des rencontres, en Amour-fusion…
« Au fur et à mesure que j'apprenais à vous connaître, j'avais l'impression que vous faisiez partie de ma vie depuis toujours. Que vous étiez un refuge, une respiration, un être qui avait traversé la solitude, comme moi, et qui en était revenu. Même si je devinais votre impatience, je n'avais pas de hâte à venir vers vous ; d'une certaine manière, nous étions déjà ensemble. » (p.171)
Un roman par lettres, captivant qui gère avec talent un réel suspens dans cette enquête familiale qui réserve « surprise après surprise » .
« Aujourd'hui, Stéphane, lorsque je pense à eux deux, je mesure la force de leur lien, ce lien qui nous a conduits l'un vers l'autre à trente-sept ans de distance, à partir d'une improbable coupure de journal. Je me dis que ce matin ensoleillé, à Saint-Malo, la tendresse de notre premier café partagé, dans la lumière rase de février qui faisait onduler la mer comme cristal et feuille d'or, c'est à eux que nous le devons. Oui, c'étaient eux sur la photo, qui nous parlaient, nous appelaient…Je les contemple jusqu'au vertige et je crois les entendre nous dire qu'il faut vivre maintenant, saisir la chance qu'ils ont laissée échapper.
J'aimerais tant que tu me reviennes.
Et que l'on s'aime (…)
Hélène « (p.297)
Une lecture qui capte notre curiosité, notre sensibilité... qui "cerise sur le gâteau" s'achève sur l'espoir et le cadeau extraordinaire de "rattraper les douleurs du passé", de prendre la vie à pleines mains et à "plein coeur" !....
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Ladybirdy
  01 janvier 2019
Hélène recherche la vérité sur ses parents. Elle n'a pas connu sa mère, morte lorsqu'elle n'avait que trois ans. Stéphane est lui aussi en interrogation sur son passé. C'est une photo qui va les réunir et les mener dans une enquête tels des archéologues en fouille dans le passé et ce sur fond d'échanges épistolaires, sms, courriels, lettres. Retour vers le passé autour de secrets de famille et d'une amitié sentimentale qui va doucement se tisser entre Hélène et Stéphane.
J'admets que l'écriture est soignée et que le roman se laisse lire. Je n'ai néanmoins pas été séduite sur le fond, les interminables vouvoiements, les secrets qui ne m'ont pas vraiment embarquée.
Un peu déçue par ce roman que je voyais plus comme une aventure dans les secrets de famille et la psychologie de chacun. Cela m'a semblé assez superficiel.
Les goûts et les couleurs, il en faut pour tout le monde.
Meilleurs voeux à vous tous, prenez de belles photos de vous et de ceux que vous aimez. Dans vos têtes et vos coeurs c'est bien aussi :-)
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joedi
  24 mars 2017
Le 12 février 2007, Hélène, à la recherche de l'histoire de sa mère morte lorsqu'elle n'avait que trois ans, fait paraître dans le journal Libération une photographie sur laquelle apparaît sa mère entourée de deux hommes ayant participé à un tournoi de tennis amateur à Interlaken le 16 juillet 1971. Hélène espère qu'un lecteur pourra lui fournir des réponses sur cette mère qu'elle n'a pas eu le temps de connaître et dont on lui a tout caché, son père et sa mère adoptive n'ont jamais voulu que même son nom soit prononcé.
Miracle ! une réponse de Stéphane qui a reconnu son père sur la photo. Dès lors, Hélène et Stéphane vont correspondre, se rencontrer, s'apprécier et mener de front l'enquête qui livrera toutes les réponses à leurs questions qui sont devenues communes.
J'ai réellement apprécié Eux sur la photo alors qu'en général j'évite les romans de style épistolaire.
À lire !
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paroles
  08 mai 2014
Vertige de l'écriture.
Je n'ai pu lâcher ce livre. J'ai adoré cette histoire d'amour. Non, j'ai adoré ces histoires d'amour. Au-delà du temps, deux personnes se rencontrent et poursuivent l'histoire d'amour de leurs parents. C'est merveilleux, intemporel, subjuguant...
D'abord, le style est accrocheur. Roman épistolaire entrecoupé de la description de photos se raccordant aux écrits. Ensuite, l'action qui se porte sur une année et qui permet aux lecteurs d'appréhender les rapports entre Hélène et Stéphane, nos deux correspondants, et leurs avancées dans leur histoire et celle de leurs parents. Enfin, le thème du départ, une petite annonce dans un journal, lancée comme une bouteille à la mer, pour essayer de trouver un indice révélateur sur trois personnages présents sur une photo. L'un d'entre eux est la mère d'Hélène dont elle ne connaît rien. Un autre est le père de Stéphane.
Et puis bien sûr les questions soulevées par l'auteure : que reste-t'il de nous quand il n'y a plus que des photos ? Qui se souviendra ? Comment reconstituer le passé quand les événements ont été dissimulés ?
Une intrigue très bien amenée, une écriture toute en sensibilité, des personnages attachants, tout est réuni pour une lecture réussie et prenante.
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critiques presse (1)
Bibliobs   09 septembre 2011
Avec «Eux sur la photo», Hélène Gestern signe un premier roman d'investigation sentimentale où tout sonne juste.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
oktaokta   25 juillet 2011
La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme. Ils sont tout de blanc vêtus et tiennent une raquette à la main. La jeune femme se trouve au milieu : l’homme qui est à sa droite, assez grand, est penché vers elle, comme s’il était sur le point de lui dire quelque chose. Le deuxième homme, à sa gauche, se tient un peu en retrait, une jambe fléchie, et prend appui sur sa raquette, dans une posture humoristique à la Charlie Chaplin. Tous trois ont l’air d’avoir environ trente ans, mais peu être le plus grand est-il un peu plus âgé. Le paysage en arrière-plan, que masquent en partie les volumes d’une installation sportive, est à la fois alpin et sylvestre : un massif, encore blanc à son sommet, ferme la perspective en imprimant sur la scène une allure irréelle de carte postale.

Tout, dans ce portrait de groupe, respire la légèreté et l’insouciance mondaine.
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araucariaaraucaria   29 juillet 2015
La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme. Ils sont tout de blanc vêtus et tiennent une raquette à la main. La jeune femme se trouve au milieu : l'homme qui est à sa droite, assez grand, est penché vers elle, comme s'il était sur le point de lui dire quelque chose. Le deuxième homme, à sa gauche, se tient un peu en retrait, une jambe fléchie, et prend appui sur sa raquette, dans une posture humoristique à la Charlie Chaplin. Tous trois ont l'air d'avoir environ trente ans, mais peut-être le plus grand est-il un peu plus âgé.
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djdri25djdri25   29 juin 2012
Aujourd'hui, Stéphane, lorsque je pense à eux deux, je mesure la force de leur lien, ce lien qui nous a conduits l'un vers l'autre à trente-sept ans de distance, à partir d'une improbable coupure de journal. Je me dis que ce matin ensoleillé, à Saint-Malo, la tendresse de notre premier café partagé, dans la lumière rase de février qui faisait onduler la mer comme cristal et feuille d'or, c'est à eux que nous le devons. Oui, c'étaient eux sur la photo, qui nous parlaient, nous appelaient...Je les contemple jusqu'au vertige et je crois les entendre nous dire qu'il faut vivre maintenant, saisir la chance qu'ils ont laissé échapper.
J'aimerais tant que tu reviennes.
Et que l'on s'aime.
...
Hélène
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parolesparoles   09 mai 2014
J'étais allé dormir ailleurs. Le lendemain matin, je les avais trouvés endormis, assis l'un à côté de l'autre, enlacés jusque dans leur sommeil, tout habillés. La tête de Natacha reposait contre le cou de Pierre. Leur visage était apaisé, comme s'ils étaient rentrés au port après une traversée pleine de périls. Je ne crois même pas qu'ils avaient fait l'amour. Et j'avais beau savoir le désastre que cette liaison allait provoquer dans la vie de tous, je me disais que j'aurais tout donné pour, un jour, partager avec un être ce genre d'accomplissement.
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joedijoedi   22 mars 2017
Je me demandais ce qui fait la vérité d'un être, ce que l'on devient quand on a grandit sans souvenirs, qui étaient ces gens qui m'avaient connue et dont je ne savais rien, s'il restait en moi quelque chose d'eux, un mot, une image, une odeur.
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