AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782714494252
272 pages
Éditeur : Belfond (05/11/2020)
4.12/5   272 notes
Résumé :
Après D'ombre et de silence, Karine Giebel offre un nouveau recueil de textes noirs, humains, bouleversants et engagés.
Il y a des soupirs, des souvenirs et des sourires.
Il y a ces jours sans fin et ces nuits sans chaleur. Cette sensation d'être sale, d'être rien, moins que rien.
Ces dangers qu'on n'a pas vus venir, ces risques qu'on n'a pas osé prendre. Ces tentations auxquelles on n'a pas eu la force de résister.
Il y a ces mauvais hér... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (99) Voir plus Ajouter une critique
4,12

sur 272 notes
5
60 avis
4
29 avis
3
9 avis
2
1 avis
1
0 avis

La_Bibliotheque_de_Juju
  30 octobre 2020
Karine Giebel is back !
Encore une fois elle nous plonge dans le Noir et décide de nous faire son cinéma !
Pelotonnez-vous dans votre fauteuil, éteignez la lumière et laissez vous engloutir dans sa salle obscure …
Quatre nouvelles aux titres tirés de quatre grands films. le vieux fusil. L'armée des ombres. Un monde parfait. Au revoir les enfants. A ces histoires s'ajoutent quatre nouvelles plus courtes déjà publiées dans des recueils caritatifs.
Comme souvent chez Karine Giebel, la frontière entre victime et bourreau est aussi mince que le fil du rasoir sur lequel elle promène ses personnages. On entre de plein fouet dans chaque histoire que l'on dévore presque à regret tant elle sait y faire.
Ils s'appellent Martin, Axel, Mathilde, Yvonne ou Aryana. Ils nous ressemblent, ils sont ce que notre société a osé faire d'eux. Personnages forts, humains et terribles.
Je ne suis pas grand amateur de nouvelles, et pourtant que j'ai aimé ce recueil-là.
L'empreinte Giebel, indélébile, est plus que jamais bien présente et j'ai refermé ce recueil avec regret tant je sais qu'il va falloir patienter encore pour retrouver la maîtresse du noir dans un prochain roman.
Mention plus que spéciale pour Au Revoir Les Enfants qui m'a juste fracassée le coeur, véritable pépite, moi qui pensait ne pouvoir lire aucune histoire sur la période que nous vivons actuellement sans avoir envie d'arracher les pages … Là, Karine Giebel est juste bouleversante, et sort un peu du cadre de ce qu'elle peut proposer d'habitude.
A la fois noir et engagé, ce recueil offre à son lecteur des histoires captivantes et terriblement humaines qui m'ont laissé cette amertume propre à l'auteure de mon coeur. Des histoires qu'on ne lit pas innocemment mais qu'on prend en plein face, comme on se rend compte du pire …
Ce recueil sort le 05 Novembre. Foncez. Juste, foncez ! Les livres ont besoin de nous !
 
De nombreuses librairies proposent le "click and collect" alors réservez dès maintenant cette perle noire et faisons vivre nos libraires!

Lien : https://www.instagram.com/p/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          736
sylviedoc
  02 août 2021
Avec Karine Giebel, je prends goût aux nouvelles ! Désolée, il fallait que je la fasse celle-ci...
Quand je pars en vacances, je me concocte un menu de lectures variées que je savourerai avec délices, du moins je l'espère, et ces nouvelles ont constitué mes amuse-bouche ainsi que mes entre-deux-plats (des trous occitans en quelque sorte, puisque c'est là que j'ai posé mes valises pour trois semaines).
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y avait du relevé, de l'épicé là-dedans !
On commence par une chambre très noire, celle de Martin, dans "Le vieux fusil". On lui accorde bien des piles pour sa lampe de poche de temps à autre, mais il doit être bien sage pour les mériter. Et son menu à lui est plutôt frugal, ces dernières années. Mais peut-être a-t-il mérité d'être puni, le vilain Martin ? de pourrir dans son trou, à la merci de geôliers vengeurs ?
Vous jugerez. J'ai adoré. Je dois être un brin sadique quelquefois...
Changement total de registre avec "L'armée des ombres", où l'on trime comme des forcenés pour nourrir sa famille, j'en ai carrément perdu l'appétit tellement je me suis mise dans la peau de Mathilde, obligée de cumuler plusieurs emplois et qui ne peut même pas s'offrir un logement avec sa fille. Ces ombres, ce sont celles qui font en sorte que votre bureau soit nickel quand vous arrivez à huit heures au boulot, qui se tapent deux heures de métro en pleine nuit et sont parfois obligées d'accepter des missions encore plus dures, encore plus loin selon le bon vouloir du patron.
Le dénouement m'a fait monter des larmes...J'ai du enchaîner avec une lecture très légère avant de continuer le recueil.
"Un monde parfait" m'a fait sourire au début, puisqu'il commence sur la route des vacances : "canicule, embouteillages et képis en embuscade tous les 20 kilomètres", toutes choses que nous n'avons pas vécu cette année lors de notre trajet vers les Pyrénées-Orientales (par contre au retour, c'était une autre histoire !). Mais très vite le sourire devient jaune et la mâchoire se crispe, les vacances d'Axel, Julie et leur petit Dylan ne commencent pas sous les meilleurs augures et le café de l'aire de repos a tout à coup un drôle de goût...un peu acide ! Je vais goûter quelques écrevisses pour faire passer (je vous en reparlerai prochainement d'ailleurs).
Mais voilà qu'il est l'heure de dire "Au revoir les enfants", et c'est Yvonne, pensionnaire de l'Ehpad Les Sapins-blancs qui nous narre son présent, très actuel puisqu'il se déroule pendant le premier confinement, et qui revit son passé de résistante et de déportée, hésitant à écrire ses mémoires depuis sa dernière chambre. Elle m'a profondément émue Yvonne, j'aurais voulu la rencontrer ainsi que son amie Louise. J'aurais voulu pouvoir leur dire "on va s'en sortir, on pourra bientôt redescendre manger ensemble au réfectoire et écouter chanter Madeleine. Et j'aurais enfermé Martyrise, la méchante sorcière de l'établissement dans un cachot du sous-sol, au pain sec et au vinaigre.
Difficile d'enchaîner après ce texte qui touche de si près le vécu récent dans les Ehpad, la plume de Karine Giebel a su me faire ressentir ce qu'on du éprouver les résidents pendant cette affreuse période où ils étaient cloîtrés sans aucun lien avec l'extérieur.
Quatre nouvelles plus courtes et déjà publiées dans d'autres recueils complètent cet opus. J'avais déjà lu celles qui sont parues dans "Treize à table", édité chaque année au profit des Restos du Coeur, et dont Karine Giebel est une fidèle contributrice. Je ne les détaillerai pas ici. Par contre j'ai été bouleversée par "Sentence", l'histoire de jeunes amoureux en Inde, parce que je sais que cette fiction n'en est hélas pas vraiment une, dans certaines régions malheur à celle qui choisit un autre partenaire que celui auquel on la destine. Très court, mais terrifiant.
J'ai picoré ce recueil morceau par morceau, même si j'aurais pu le dévorer d'un seul coup, quand j'aime, je m'en garde "pour après". L'auteure m'a rarement déçue, et elle m'a prouvée qu'elle avait plusieurs cordes à son registre (oui ça ne se dit pas, mais j'avais envie quand même). Bien sûr quand il s'agit de nouvelles il y en a toujours qu'on préfère, pour moi "Le vieux fusil" et "Au revoir les enfants", d'autres qu'on apprécie un peu moins comme "Un monde parfait" ici qui m'a un peu frustrée. C'est l'étoile qui manque, parce qu'il est très difficile d'écrire sur des thèmes aussi différents dans un même livre, d'autres lecteurs n'ont pas eu les mêmes coups de coeurs que moi. Mais une chose est sûre : nous nous reverrons, Madame Giebel !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          409
diablotin0
  06 décembre 2020
Exceptionnellement je ne referme pas le dernier livre de Karine Giebel enthousiasmée. Certes, les nouvelles (genre que je n'apprécie que très moyennement) se lisent vite et ont toutes un petit supplément d'âme, mais mise à part la nouvelle "l'escalier" déjà lue dans un autre recueil, aucune ne m'a bouleversée.
J'ai une préférence pour le côté très sombre des thrillers psychologiques de Karine Giebel, que personne n'égale pour moi. "Le Vieux Fusil" est la seule nouvelle qui renoue avec cet aspect noir mais le format de la nouvelle ne permet pas d'affiner les caractères, de creuser les états d'âme et de pousser le machiavélisme à son paroxysme. le côté plus social de Karine Giebel, que j'avais toutefois beaucoup apprécié, dans "toutes blessent, la dernière tue" ne m'a pas ici convaincue.
Je dois reconnaître que si j'avais lu ces nouvelles chez un auteur inconnu, j'aurais sans aucun doute noté, leurs qualités mais de Karine Giebel j'attendais beaucoup plus. Voilà ce que c'est d'être au top, on en demande toujours plus ou au moins autant. J'attends avec impatience un nouveau roman noir, très noir comme vous savez si bien faire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
gruz
  06 novembre 2020
N'imaginez pas que la Karine Giebel des nouvelles ne vaut pas celle des romans, ce serait lui faire grave injure.
Ne pensez pas que quelques dizaines de pages ne suffisent pas à faire passer des émotions déchirantes.
Ne doutez pas en sa capacité à créer des personnages qui marqueront votre esprit, même en si peu de mots.
Je fais partie des convaincus de longue date. de ceux qui pensent que l'écrivaine est au moins aussi bonne dans cet exercice court que dans les versions longues. Je pense même qu'elle est la plus douée du paysage francophone du Noir, pour ce type d'histoires.
Ce n'est pas ce nouveau recueil qui me fera penser le contraire. Quatre longues nouvelles inédites (une cinquantaine de pages chacune), complétées des textes que j'avais déjà lus lors de ses participations à des recueils caritatifs.
Les inédits, tout comme les récits qui avait été édités pour une cause, valent le coup parce que Giebel s'est toujours donnée à fond dans chaque texte, sans prendre de haut ce qu'on lui proposait d'offrir.
Ces histoires ont pour point commun d'être fortement connectées à notre monde, davantage même encore que ses romans. Des récits tous engagés, à leur manière, qui mettent en lumière les faibles, les sans grades, les victimes, les guerriers de l'ombre.
Justice, injustice, morale, vengeance, emprisonnement réel ou mental. Des thématiques qui souvent lient ces histoires à travers différentes tessitures du noir, avec son style bien à elle, très reconnaissable.
Des récits sombres et durs, parfois traversés d'une lumière magnifique. Et une empathie exceptionnelle, rare, touchante au possible.
Le ton est si juste, la description des émotions et des situations est si vraie, sans surjouer, qu'on ne peut qu'être touché si on a du coeur. A l'image de la quatrième nouvelle inédite, « Au revoir les enfants », qui m'a fait verser des larmes.
Les intrigues sont différentes, certaines dans la droite ligne de ce qu'elle propose habituellement, d'autres prenant des chemins de traverse. Avec des fins étonnantes parfois, qui font réfléchir à d'autres moments, qui émeuvent souvent.
Je le répète à l'envi, Karine Giebel est une virtuose de la nouvelle noire, un talent brut qui rend les émotions tellement prégnantes. Parfois jusqu'à couper le souffle. Chambres noires vaut n'importe lequel de ses romans, n'en doutez pas.
Lien : https://gruznamur.com/2020/1..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
Supermaman64
  25 janvier 2021
7 nouvelles publiées dans divers ouvrages à but caracatif. Autrement dit 7 petites merveilles! Des histoires qui nous emportent en si peu de pages c'est une exercice de style qui ne semble pas être un problème pour Karine Giebel! Quel talent, une fois de plus!!! J'ai été conquise par chacune des histoires avec un gros coup de coeur pour celle qui parle du virus qui nous touche actuellement. J'ai été, à chaque fois, totalement plongée dans l'histoire de ces personnages si charismatiques. Je le recommande chaudement! Impossible de résumer une nouvelle sans trop en dire, je ne peux que vous conseiller Chambres Noires.
Commenter  J’apprécie          360

Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
YggdrasilaYggdrasila   22 avril 2021
À l’école, le maître nous avait dit que notre pays était l’un des plus grands de la planète et quasiment le plus vaste d’Afrique. Que notre sous-sol regorgeait de choses précieuses dont le monde entier avait besoin. Que nous avions d’immenses forêts, de beaux lacs, et même des volcans ! Mais personne, pas même le maître, n’avait pu répondre à ma question pourtant simple. Si nous possédons tout cela, pourquoi sommes-nous si pauvres ?

Extrait de la nouvelle : Les hommes du soir
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
YggdrasilaYggdrasila   21 avril 2021
Des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards. Les animaux, aussi. Ceux qu’on élevait avec soin. C’est tellement important, les animaux. Les hommes ne peuvent pas vivre sans eux. Alors que l’inverse est possible, je crois.

Extrait de la nouvelle : Les hommes du soir
Commenter  J’apprécie          320
PillyPilly   04 novembre 2020
J'ai vu le progrès changer nos vies, adoucir notre quotidien.
J'ai vu les congés payés, la pilule, la légalisation de l'avortement.
J'ai vu les voitures remplacer les chevaux et les vélos. J'ai vu Paris se rapprocher de Marseille, les avions passer le mur du son, les hommes aller sur la Lune.
J'ai vu mourir la variole et la rage, naître les greffes de cœur et de rein, le scanner et l'IRM.
La télévision, la radio.
J'ai vu tout ça...
Mais j'ai aussi vu l'eau se troubler et le ciel se voiler. J'ai oublié le goût et l'odeur de la terre, le rythme des saisons. J'ai vu disparaître les arbres et les espèces qui volent ou qui marchent. J'ai vu le niveau de la glace descendre, celui des océans monter, j'ai vu les déserts avancer.
Et surtout, j'ai vu revenir les ombres effrayantes du passé, les hommes perdre la mémoire, commettre les mêmes erreurs, encore et encore...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
JuinJuin   13 février 2021
Quand à celui qui nous gouverne, il a parlé de guerre. Il est bien trop jeune pour savoir ce qu'est la guerre. La vraie.
Moi, je sais.
Chaque soir, à la télé, un médecin en costard-cravate fait le décompte macabre de ceux qui meurent à l'hôpital. Peut-être ferait-il mieux d'enfiler une blouse et d'aller aider ses collègues ! En tout cas, il pourra se recycler en expert-comptable si le corps médical ne veut plus de lui après la guerre.
( p 172)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
leslivresmapassionleslivresmapassion   13 février 2021
Ca y est, tout le monde est confiné à la maison. Les avions sont cloués au sol, les voitures remisées dans les garages. Les supermarchés ont été dévalisés ; il paraît que les gens se sont rués sur le papier toilette. Comptent-ils fabriquer des masques de fortune avec du Lotus Confort ?
Quant à celui qui nous gouverne, il a parlé de guerre. Il est bien trop jeune pour savoir ce qu'est la guerre. La vraie.
Moi, je sais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70

Videos de Karine Giebel (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karine Giebel
Découvrir le livre : https://bit.ly/3m9WJgw
Après "D'ombre et de silence", Karine Giebel nous offre un nouveau recueil tout en noir, humain, engagé, bouleversant, qui agit comme un révélateur, nous faisant ouvrir les yeux sur le monde en dépit de son opacité et de sa noirceur.
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère




Quiz Voir plus

Juste une ombre

Comment s'appelle l'héroïne du roman?

Cloé Beauchamp
Chloé Beauchamps
Chloée Beauchamt
Kloé Beauchamp

10 questions
311 lecteurs ont répondu
Thème : Juste une ombre de Karine GiebelCréer un quiz sur ce livre

.. ..