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EAN : 9782714494252
272 pages
Belfond (05/11/2020)
4.1/5   729 notes
Résumé :
Après D'ombre et de silence, Karine Giebel offre un nouveau recueil de textes noirs, humains, bouleversants et engagés.
Il y a des soupirs, des souvenirs et des sourires.
Il y a ces jours sans fin et ces nuits sans chaleur. Cette sensation d'être sale, d'être rien, moins que rien.
Ces dangers qu'on n'a pas vus venir, ces risques qu'on n'a pas osé prendre. Ces tentations auxquelles on n'a pas eu la force de résister.
Il y a ces mauvais hér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (177) Voir plus Ajouter une critique
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Je ne lis pas de nouvelles . C'est un genre tellement difficile qu'en dehors des " maîtres " Poe et Maupassant , que j'adore , peu d'auteurs trouvent grâce à mes yeux . Ne croyez pas que je sois prétentieux en affirmant cela mais , non , vraiment , ce n'est pas " mon truc " , c'est tout . Comme dirait l'autre , " Va comprendre " . Ben justement , c'est si peu important qu'on ne va pas se torturer l'esprit avec ce détail.
Alors , me direz - vous , pourquoi " Chambres noires ? " . Oh , c'est très très bête, je pensais que c'était un roman !!! Oui , je sais , c'est pas terrible de trouver un tel argument ...Oui , mais , on peut arrêter quand on n'aime pas , non ?
Alors là , chères amis et amis , c'est Karine Giebel , tout de même . Et puis , comment vous dire ? J'ai lu la première, puis la seconde , puis , puis ....et sans renier totalement mon avis de lignes précédentes, il me faut bien reconnaître avoir ressenti énormément d'émotions en voyageant dans le temps , dans différents lieux , en côtoyant des personnages dont la " meilleure compagnie " était souvent la misére , la difficulté de survivre , l'injustice , les douleurs , les faux espoirs , la descente aux enfers .
Karine Giebel n'a pas renoncé à décrire un monde plutôt désespérant comme c'est souvent le cas dans ses romans . Chez elle , le soleil ne brille jamais très fort ni très longtemps et " si la misère est moins dure au soleil " , ce n'est pas vraiment à elle qu'il convient de s'adresser .
Laquelle de ces nouvelles ai - je préféré ? Peut - être bien " l'escalier", il y aurait tant à dire et comment passer sous silence la superbe et si violente " Au revoir les enfants " ?
Si je reste sur mes positions , je reconnais qu'en peu de pages , Karine Giebel m'a fait " passer " énormément d'émotions et je l'en remercie vivement .
Il n'empêche que cette émotion passe toujours par les personnages , alors que chez Maupassant , c'est " tout " qui fait sens , aussi bien l'atmosphère, la nature , les êtres vivants etc....Vous allez me dire que l'on n'est pas là pour parler De Maupassant et vous aurez parfaitement raison ...
Karine Giebel écrit un très beau recueil de nouvelles et permis , une fois de plus de " savourer " ...Le reste , si je puis me permettre , c'est de " la littérature " .
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Karine Giebel is back !

Encore une fois elle nous plonge dans le Noir et décide de nous faire son cinéma !

Pelotonnez-vous dans votre fauteuil, éteignez la lumière et laissez vous engloutir dans sa salle obscure …

Quatre nouvelles aux titres tirés de quatre grands films. le vieux fusil. L'armée des ombres. Un monde parfait. Au revoir les enfants. A ces histoires s'ajoutent quatre nouvelles plus courtes déjà publiées dans des recueils caritatifs.

Comme souvent chez Karine Giebel, la frontière entre victime et bourreau est aussi mince que le fil du rasoir sur lequel elle promène ses personnages. On entre de plein fouet dans chaque histoire que l'on dévore presque à regret tant elle sait y faire.

Ils s'appellent Martin, Axel, Mathilde, Yvonne ou Aryana. Ils nous ressemblent, ils sont ce que notre société a osé faire d'eux. Personnages forts, humains et terribles.

Je ne suis pas grand amateur de nouvelles, et pourtant que j'ai aimé ce recueil-là.

L'empreinte Giebel, indélébile, est plus que jamais bien présente et j'ai refermé ce recueil avec regret tant je sais qu'il va falloir patienter encore pour retrouver la maîtresse du noir dans un prochain roman.

Mention plus que spéciale pour Au Revoir Les Enfants qui m'a juste fracassée le coeur, véritable pépite, moi qui pensait ne pouvoir lire aucune histoire sur la période que nous vivons actuellement sans avoir envie d'arracher les pages … Là, Karine Giebel est juste bouleversante, et sort un peu du cadre de ce qu'elle peut proposer d'habitude.

A la fois noir et engagé, ce recueil offre à son lecteur des histoires captivantes et terriblement humaines qui m'ont laissé cette amertume propre à l'auteure de mon coeur. Des histoires qu'on ne lit pas innocemment mais qu'on prend en plein face, comme on se rend compte du pire …

Ce recueil sort le 05 Novembre. Foncez. Juste, foncez ! Les livres ont besoin de nous !
 
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C'est ma deuxième lectures de Karine Giebel, et ce sont des nouvelles, cette fois....
Karine met le nez du lecteur de dans, dans ces immondices et ces hideurs que l'homme cultive. Regardez-vous dans ce miroir de lumière noire qui se reflète en un infini abîme dans le miroir...derrière vous!
Dans ces cendres, ça et là brillent quelques braises et poussent des petites fleurs!
Karine Giebel à rejoint les grands du Noir français, dans cette grande et sombre taverne du Rire qui meurt.
Pourtant, Karine, je vous retire une étoile que d'autres babéliotes vous ont donné ou vous donneront: Il me manque un peu d'humour de votre part, rien qu'un tout petit peu même si ce n'était pas le moment...
... Et je vais continuer à vous lire, Karine.

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J'aime beaucoup les nouvelles, je vous en avais déjà parlé lorsque je vous avais parlé du recueil précédent "Abîmés" de l'intéressant Bouffanges. Je me suis très tôt régalé avec l'art du fantastique tel qu'il est maîtrisé avec autant de talent à la lecture de notre Maupassant national, mais je n'oublierai pas de citer un autre maître qui excellait en la matière, Edgar Allan Poe!
Je viens de découvrir tout à fait par hasard,( oui, j'ai cru acheter un roman et j'ai eu la surprise de tomber sur un recueil de nouvelles) un nouveau nom dans ce savoir-faire: Karine Giebel.
Fidèle à son habitude, KG ous a concocté quelques petits bijoux façonnés à sa manière et frappés de son poinçon si particulier, le noir!!!
Si vous la connaissez déjà, vous savez qu'elle excelle en la matière!
J'ai donc dévoré ces petites gourmandises aussi noires que peut l'être le plus noir des chocolats, m'amusant à espèrer pour chacune d'entre elles une fin paisible, voire heureuse, on n'est pas déçu : Chambres noires ne contient que très peu d'espoir!
Mais c'est bien pour ça qu'on l'aime, notre talentueuse Karine. Elle tricote avec grand soin des textes qui vous feront frémir tant la cruauté humaine reste une dominante!
Allez, régalez-vous !
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Avec Karine Giebel, je prends goût aux nouvelles ! Désolée, il fallait que je la fasse celle-ci...
Quand je pars en vacances, je me concocte un menu de lectures variées que je savourerai avec délices, du moins je l'espère, et ces nouvelles ont constitué mes amuse-bouche ainsi que mes entre-deux-plats (des trous occitans en quelque sorte, puisque c'est là que j'ai posé mes valises pour trois semaines).
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y avait du relevé, de l'épicé là-dedans !

On commence par une chambre très noire, celle de Martin, dans "Le vieux fusil". On lui accorde bien des piles pour sa lampe de poche de temps à autre, mais il doit être bien sage pour les mériter. Et son menu à lui est plutôt frugal, ces dernières années. Mais peut-être a-t-il mérité d'être puni, le vilain Martin ? de pourrir dans son trou, à la merci de geôliers vengeurs ?
Vous jugerez. J'ai adoré. Je dois être un brin sadique quelquefois...

Changement total de registre avec "L'armée des ombres", où l'on trime comme des forcenés pour nourrir sa famille, j'en ai carrément perdu l'appétit tellement je me suis mise dans la peau de Mathilde, obligée de cumuler plusieurs emplois et qui ne peut même pas s'offrir un logement avec sa fille. Ces ombres, ce sont celles qui font en sorte que votre bureau soit nickel quand vous arrivez à huit heures au boulot, qui se tapent deux heures de métro en pleine nuit et sont parfois obligées d'accepter des missions encore plus dures, encore plus loin selon le bon vouloir du patron.
Le dénouement m'a fait monter des larmes...J'ai du enchaîner avec une lecture très légère avant de continuer le recueil.

"Un monde parfait" m'a fait sourire au début, puisqu'il commence sur la route des vacances : "canicule, embouteillages et képis en embuscade tous les 20 kilomètres", toutes choses que nous n'avons pas vécu cette année lors de notre trajet vers les Pyrénées-Orientales (par contre au retour, c'était une autre histoire !). Mais très vite le sourire devient jaune et la mâchoire se crispe, les vacances d'Axel, Julie et leur petit Dylan ne commencent pas sous les meilleurs augures et le café de l'aire de repos a tout à coup un drôle de goût...un peu acide ! Je vais goûter quelques écrevisses pour faire passer (je vous en reparlerai prochainement d'ailleurs).

Mais voilà qu'il est l'heure de dire "Au revoir les enfants", et c'est Yvonne, pensionnaire de l'Ehpad Les Sapins-blancs qui nous narre son présent, très actuel puisqu'il se déroule pendant le premier confinement, et qui revit son passé de résistante et de déportée, hésitant à écrire ses mémoires depuis sa dernière chambre. Elle m'a profondément émue Yvonne, j'aurais voulu la rencontrer ainsi que son amie Louise. J'aurais voulu pouvoir leur dire "on va s'en sortir, on pourra bientôt redescendre manger ensemble au réfectoire et écouter chanter Madeleine. Et j'aurais enfermé Martyrise, la méchante sorcière de l'établissement dans un cachot du sous-sol, au pain sec et au vinaigre.

Difficile d'enchaîner après ce texte qui touche de si près le vécu récent dans les Ehpad, la plume de Karine Giebel a su me faire ressentir ce qu'on du éprouver les résidents pendant cette affreuse période où ils étaient cloîtrés sans aucun lien avec l'extérieur.

Quatre nouvelles plus courtes et déjà publiées dans d'autres recueils complètent cet opus. J'avais déjà lu celles qui sont parues dans "Treize à table", édité chaque année au profit des Restos du Coeur, et dont Karine Giebel est une fidèle contributrice. Je ne les détaillerai pas ici. Par contre j'ai été bouleversée par "Sentence", l'histoire de jeunes amoureux en Inde, parce que je sais que cette fiction n'en est hélas pas vraiment une, dans certaines régions malheur à celle qui choisit un autre partenaire que celui auquel on la destine. Très court, mais terrifiant.

J'ai picoré ce recueil morceau par morceau, même si j'aurais pu le dévorer d'un seul coup, quand j'aime, je m'en garde "pour après". L'auteure m'a rarement déçue, et elle m'a prouvée qu'elle avait plusieurs cordes à son registre (oui ça ne se dit pas, mais j'avais envie quand même). Bien sûr quand il s'agit de nouvelles il y en a toujours qu'on préfère, pour moi "Le vieux fusil" et "Au revoir les enfants", d'autres qu'on apprécie un peu moins comme "Un monde parfait" ici qui m'a un peu frustrée. C'est l'étoile qui manque, parce qu'il est très difficile d'écrire sur des thèmes aussi différents dans un même livre, d'autres lecteurs n'ont pas eu les mêmes coups de coeurs que moi. Mais une chose est sûre : nous nous reverrons, Madame Giebel !
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Citations et extraits (108) Voir plus Ajouter une citation
À l’école, le maître nous avait dit que notre pays était l’un des plus grands de la planète et quasiment le plus vaste d’Afrique. Que notre sous-sol regorgeait de choses précieuses dont le monde entier avait besoin. Que nous avions d’immenses forêts, de beaux lacs, et même des volcans ! Mais personne, pas même le maître, n’avait pu répondre à ma question pourtant simple. Si nous possédons tout cela, pourquoi sommes-nous si pauvres ?

Extrait de la nouvelle : Les hommes du soir
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J'ai vu le progrès changer nos vies, adoucir notre quotidien.
J'ai vu les congés payés, la pilule, la légalisation de l'avortement.
J'ai vu les voitures remplacer les chevaux et les vélos. J'ai vu Paris se rapprocher de Marseille, les avions passer le mur du son, les hommes aller sur la Lune.
J'ai vu mourir la variole et la rage, naître les greffes de cœur et de rein, le scanner et l'IRM.
La télévision, la radio.
J'ai vu tout ça...
Mais j'ai aussi vu l'eau se troubler et le ciel se voiler. J'ai oublié le goût et l'odeur de la terre, le rythme des saisons. J'ai vu disparaître les arbres et les espèces qui volent ou qui marchent. J'ai vu le niveau de la glace descendre, celui des océans monter, j'ai vu les déserts avancer.
Et surtout, j'ai vu revenir les ombres effrayantes du passé, les hommes perdre la mémoire, commettre les mêmes erreurs, encore et encore...
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Des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards. Les animaux, aussi. Ceux qu’on élevait avec soin. C’est tellement important, les animaux. Les hommes ne peuvent pas vivre sans eux. Alors que l’inverse est possible, je crois.

Extrait de la nouvelle : Les hommes du soir
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Aujourd'hui, pour changer un peu, Madeleine m'a préparé un gâteau au chocolat et j'en avale deux parts.
- Ton camarade t'a encore importuné ? me demande-t-elle.
La formulation me fait sourire. Du Madeleine tout craché. La même question posée par l'un de mes potes donnerait un truc du genre : Il t'a encore fait chier, ce bâtard ?
Je hausse les épaules. En vérité, pas plus que d'habitude.
- Il m'a traité de fils de bonniche.
- Réponds-lui que ta mère est une femme courageuse qui travaille pour élever son enfant du mieux qu'elle peut ...
- Si je lui réponds ça, il va bien se marrer !...
Si je veux lui clouer le bec, je dois plutôt lui dire
d'aller se faire enculer !
Outrée, Madeleine écarquille les yeux. Puis, au bout de quelques secondes, elle part dans un grand éclat de rire.
Je la suis et nous allons jusqu'aux larmes.
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Quand à celui qui nous gouverne, il a parlé de guerre. Il est bien trop jeune pour savoir ce qu'est la guerre. La vraie.
Moi, je sais.
Chaque soir, à la télé, un médecin en costard-cravate fait le décompte macabre de ceux qui meurent à l'hôpital. Peut-être ferait-il mieux d'enfiler une blouse et d'aller aider ses collègues ! En tout cas, il pourra se recycler en expert-comptable si le corps médical ne veut plus de lui après la guerre.
( p 172)
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