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EAN : 9782266315906
360 pages
Pocket (23/09/2021)
3.93/5   237 notes
Résumé :
Lorsque vous lâchez la main de votre enfant, êtes-vous certain de pouvoir la serrer de nouveau un jour ?
Quatre ans après la disparition de leur fille Clémentine dans le naufrage d’un voilier, Sarah et Marc sont rongés par la culpabilité et la tristesse.
Jusqu’à ce que de nouvelles voisines emménagent sur le même palier avec leur enfant, Gabrielle, dont la ressemblance avec Clémentine est troublante. Au contact de cette adolescente vive et enjouée, Sar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
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sur 237 notes
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Ladybirdy
  06 octobre 2020
Lorsqu'une tempête surgit sur le bateau emmenant Marc, Sarah et leurs deux enfants, Gaspard et Clémentine, les parents ne s'imaginent pas qu'ils sont au tournant de leur vie. Dans les abimes d'une mer déchaînée, la petite Clémentine, quatre ans trouve la mort. Dix ans plus tard, les démons, traumatismes, culpabilités et désespoir sont encore à vif. Marc et Sarah emménagent dans leur nouvel appartement. C'est là que tout bascule à nouveau quand Sarah fait la connaissance de la fille de ses voisines, Gabrielle. Même âge, même couleur d'yeux, Sarah replonge dans les souvenirs avec Clémentine. Et tout s'effondre à petit feu.
Un équilibre déjà très précaire, deux parents meurtris qui l'un comme l'autre joue avec les extrêmes pour frôler ce qui semble le plus palpable désormais : la mort.
Un thriller efficace sans temps mort qui tangue entre le deuil parental, le mal être adolescent, les dangers qui enserrent de toute part. Ma préférence va pour la petite Gabrielle que j'ai trouvée très touchante et d'une rare empathie pour son jeune âge. Elle citera « tous les enfants devraient être immortels ». C'est certainement le personnage le plus authentique de cette intrigue.
Une lecture réussie et entraînante de mon côté.
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Cannetille
  17 janvier 2021
Marc et Sarah ne se sont jamais remis de la perte de leur fille de dix ans, Clémentine, disparue en mer alors que leur voilier essuyait une tempête. Leur émotion est donc immense lorsque, quatre ans après la catastrophe, une adolescente ressemblant beaucoup à la défunte emménage avec ses deux mères dans leur luxueux immeuble des beaux quartiers de Paris. Entre Sarah et Gabrielle se noue très vite un lien affectif fort, qui ne va pas tarder à s'avérer déterminant quand la jeune fille se retrouvera dans de bien sales draps…

Le roman exploite le thème immensément sensible et dramatique de la perte d'un enfant, une tragédie encore plus difficile à surmonter quand, au chagrin, vient se mêler le sentiment de culpabilité d'avoir failli dans son rôle de parents. A ce premier désastre s'en ajoute ici un second : celui de la souffrance de la fratrie qui se sent à jamais supplantée, dans l'âme des parents, par l'enfant disparu. C'est cette facette de l'histoire, annoncée par la très juste citation d'Annie Erneaux en introduction - « Les parents d'un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant. » -, qui m'a semblé la plus intéressante et la plus touchante.

Car, pour le reste, l'auteur n'y va tellement pas avec le dos de la cuillère que l'émotion s'en trouve presque soufflée par une sorte de surenchère dans le sensationnel. Que ce soit pour Marc et Sarah, mais aussi pour cet autre personnage qui, – n'en jetez plus, la cour est pleine -, a vécu un drame similaire, la puissance du séisme est telle qu'elle les jette dans une série de paroxysmes bien plus à même de servir la dramaturgie que la crédibilité du roman.

Si la finesse de l'intrigue peut donc s'avérer décevante, le lecteur pourra néanmoins se laisser envahir par la montée d'une tension souvent explosive, jusqu'à la surprise d'un dénouement d'une tristesse infinie. Plus qu'un véritable suspense, c'est d'ailleurs la perception d'une situation constamment sur le point de dévisser qui entretient l'angoisse. le rythme est soutenu, le style efficace et l'évocation puissante, faisant de cette lecture un moment captivant et plaisant.

Au final, c'est sur une impression mitigée que je referme ce livre. Certes addictif, enlevé et d'une construction maîtrisée, il m'a durablement gênée par l'impression d'une surenchère, un peu facile et sensationnelle, d'effets dramatiques nuisant à sa vraisemblance.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Antyryia
  06 octobre 2020

Ce nouveau roman de François-Xavier Dillard s'est fait attendre puisque Réveille-toi ! remonte à deux ans désormais.
Et pour être honnête, le titre ne m'inspirait pas. Prendre un enfant par la main, quand on s'attend à "Le jour où j'ai tué ma mère", c'est un peu lisse.
A Lens, il y a un an et demi, l'auteur m'avait parlé avec enthousiasme de son futur livre au titre alléchant, qui serait très différent des précédents. Mais j'ai appris récemment que le projet avait été, si ce n'est abandonné, du moins mis entre parenthèses.
Ce qui explique probablement ce délai inhabituel entre deux parutions.
Prendre un enfant par la main a failli s'appeler "Sombre avec moi". Un autre joli titre bien noir comme je les aime.
" - Je ne peux pas te laisser sombrer, jamais ... "
Et après bien des dates de parution reportées, des changements d'intitulés, est paru le premier octobre cette nouveauté tant attendue, qui finalement n'aurait pas pu avoir de titre plus adapté que la chanson d'Yves Duteuil, pour bien des raisons que vous découvrirez.
"Les parents, eux, ils vous aiment par devoir. Ils vous prennent la main et parfois ils la serrent trop fort."
"On ne peut pas passer sa vie à tenir la main de ses enfants. C'est comme ça."
Comme dans les précédents romans de l'auteur, le thème de la famille et de la relation entre les parents et les enfants est au centre de l'intrigue.
Avec tout ce qu'elle peut comporter de beau et de sincère, avec toute l'ambiguïté, l'inquiétude et le désespoir inhérents à l'enfance et à la parentalité.
Le roman commence d'ailleurs avec de faux airs d'Amélie Antoine et de son superbe roman Sans Elle. Si vous avez eu le privilège de le lire, vous savez qu'il raconte la disparition d'une soeur jumelle, Jessica, et que la mère en particulier, noyée dans le chagrin de l'incertitude, en vient même à oublier qu'elle a une seconde fille, bien présente et bien en vie. Et le roman nous raconte les espoirs, les souffrances, la lente reconstruction de cette famille ravagée, chacun réagissant différemment.
Prendre un enfant par la main commence de la même façon : Par la disparition de Clémentine Cygnac. Une jeune fille qui disparaît en pleine mer alors que Marc, son père, avait insisté pour prendre la route malgré les signes annonciateurs de tempête. Aucune chance de la retrouver en vie, ni même de retrouver son corps.
Malgré la présence d'un petit frère ( Gaspard ) et d'une nouvelle petite fille ( Louise ), le couple ne se remettra jamais de cette perte. La disparue aura toujours davantage d'importance que leur deux autres enfants.
"Je n'ai plus de maman depuis que Clémentine est morte."
Marc va multiplier les relations extra-conjugales et se mettre à boire, à jouer de façon invétérée, habité par un désir de mort, comme pour échapper à sa culpabilité.
Sarah va trouver une alliée à qui se confier, une voisine de l'appartement parisien dans lequel ils ont emménagé. Mais la souffrance, des années plus tard, est toujours aussi présente.
"La douleur et la tristesse étaient encore là, évidemment, c'étaient des compagnes qui ne les quitteraient jamais."
La résilience viendra au travers des nouvelles voisines, Hélène et Leila, et surtout de la fille d'Hélène : Gabrielle.
Eh oui, vous avez bien lu, elle a deux mamans. Et François-Xavier Dillard ne se gêne pas pour tordre le cou à toutes les idées reçues sur les parents homosexuels.
"Enfin, des parents... Si tant est qu'un couple de femmes puisse ressembler de près ou de loin à de vrais parents." Ironise-t-il.
Qui non seulement présente de nombreuses similitudes physiques avec une Clémentine qui aurait eu quelques années de plus, mais qui en plus est née exactement le même jour.
Alors comment ne pas y voir un signe ? Comment ne pas considérer cette jeune adolescente comme leur fille disparue ?
"Perdre un enfant, ça doit être le truc le pire du monde, en vrai." se laisse aller à penser elle-même Gabrielle qui est consciente du rôle salvateur qu'elle pourrait jouer.
"Elle adore cette gamine, la considère comme sa fille."
Au coeur du roman c'est donc le thème du transfert d'affection qui est abordé.
Parce que, si vous êtes déjà familier de l'auteur, vous vous doutez bien que considérer comme sa propre fille une adolescente qui n'est pas la notre peut porter à certaines... confusions.
Mais j'ai trouvé ce transfert trop rapide justement, il aurait pu y avoir quelques chapitres supplémentaires pour montrer comment Gabrielle le vit de son côté, progressivement, au point de laisser jouer un véritable rôle à Sarah dans sa vie.
J'ai adoré la façon dont elle s'exprime dans les chapitres dont elle est la narratrice, avec son point de vue et son langage de jeune lycéenne, mais à nouveau j'ai eu cette impression que sa métamorphose, sa chute, allaient trop rapidement et qu'il manquait une étape ou deux pour la comprendre et la vivre avec elle.
Moins sanglant que le reste de sa bibliographie, Prendre un enfant par la main n'est pas non plus un long fleuve tranquille et quelques histoires en parallèle viennent maintenir une tension constante. Quelques passages retournent quand même bien l'estomac. le seul inconvénient, c'est qu'à nouveau quand on est dans la lecture de ces histoires annexes, le lecteur fait bien trop vite le lien avec l'histoire principale. C'était le petit défaut que je reprochais déjà aux précédents romans de l'auteur, et si j'avoue m'être tout de même laissé berner sur la fin, ça n'est pas suffisant en terme de rebondissements inattendus.
Cela étant, c'est encore une fois un livre quasiment impossible à lâcher. Même si on fait vite certains rapprochements, le plaisir de lecture est là. La multiplicité des narrateurs, la tension sous-jacente, les chapitres courts qui donnent du rythme au récit : Autant d'éléments qui font qu'on a envie de connaître la suite. Parce qu'on a beau relier facilement les pièces du puzzle ensemble, on ne sait pas quelle tournure vont prendre les évènements.
C'est un excellent page-turner avec lequel l'ennui ne pointera jamais le bout de son nez.
Et parmi les personnages dont je n'ai pas parlé encore, il y a la commissaire Jeanne Muller que j'aimerais beaucoup retrouver dans un futur roman.
Le livre tient davantage du suspense psychologique que du polar mais cette policière haute en couleur, malgré toute sa solitude, apporte beaucoup d'ironie mordante et d'humour, allégeant parfois la noirceur du roman. Avec Gabrielle, c'est vraiment elle que j'étais le plus ravi de retrouver au fur et à mesure des chapitres.
Difficile de conclure en sachant que l'auteur lit nos avis également. Et que d'autres lecteurs ont été davantage conquis. Mais à mon sens, il manque toujours ce petit quelque chose pour se démarquer totalement d'autres écrivains de suspense domestique, même s'il y a bien un style FX Dillard reconnaissable en quelques chapitres. Ca tient toujours à cette facilité pour le lecteur de relier les histoires entre elles alors que les surprises auraient pu nous impacter beaucoup plus. Et à cette impression de voir certains passages occultés alors qu'ils auraient pu approfondir notre connaissance des personnages et de leurs liens.
Mais c'était un excellent moment de lecture.
A défaut d'être une lecture aussi inoubliable que l'avait été Sans elle, sur un thème similaire.

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diablotin0
  27 octobre 2021
Je n'ai pas été surprise par la fin qui est attendue, l'auteur a fait le choix de ne pas faire dans le sensationnel. Cela n'enlève cependant pas le plaisir que j'ai eu en lisant cette histoire de perte d'enfant même si une petite surprise finale aurait été bienvenue. François-Xavier Dillard a visiblement préféré travailler sur la psychologie des personnages et c'est totalement réussi.
Les réactions et ressentis des protagonistes sont tout à fait crédibles et c'est ainsi que nous sommes, nous lecteurs, embarqués pour suivre le drame de la perte d'un enfant. C'est tout de même un thriller psychologique, il y a donc une intrigue qui vient se greffer sur le drame vécu par Sarah et Marc.
C'est un roman plaisant à lire, pas de longueurs, pas de fausses notes, bien écrit et les personnages sont tous travaillés avec soin. Petit coup de coeur pour la jeune Clémentine et beaucoup de tendresse pour Gaspard, trop peu présent , à mon goût.
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Yvan_T
  06 janvier 2021
Cela fait plusieurs années que Marc et Sarah pleurent la disparition de leur fille Clémentine, emportée par une violente tempête lors d'une sortie en mer. Une perte dont ils ne semblent jamais pouvoir se remettre, jusqu'au jour où de nouvelles voisines emménagent dans leur appartement, accompagnées de leur fille Gabrielle…une adolescente qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Clémentine… et qui aurait de surcroît exactement le même âge qu'elle.
Dès les premières pages, François-Xavier Dillard prend ses lecteurs par la main et il ne faut même pas attendre la première vague pour être totalement immergé dans le récit. À l'image de Barbara Abel ou d'Amélie Antoine, il croque des personnages comme vous et moi, ancrés dans le réel, et explore habilement les failles et les souffrances des familles qu'il met en scène. Si parmi les personnages, la jeune Gabrielle, en pleine crise d'adolescence, est brossée avec grande justesse, j'ai particulièrement apprécié la commissaire Jeanne Muller et ses méthodes d'investigation plutôt expéditives.
Outre la justesse et le réalisme de ce thriller psychologique, il faut également saluer la plume fluide de cet auteur que je découvre ici, ainsi que sa capacité à insuffler énormément de rythme à ce livre quasiment impossible à lâcher avant la fin. C'est assez étonnant, surtout que la plupart des rebondissements sont assez prévisibles et que les différentes histoires développées en parallèle se regroupent également sans véritable surprise. Comme quoi, il ne faut pas forcément faire dans l'abracadabrantesque pour parvenir à tenir les lecteurs en haleine.
Mon premier Dillard mais certainement pas mon dernier !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
CannetilleCannetille   17 janvier 2021
— Tout à l’heure, vous avez dit que vous ne saviez pas si Sarah était folle ou simplement malheureuse… Vous savez ce qu’a écrit Emil Cioran à ce sujet ?
— Sans doute quelque chose de pas très gai…
— Non, pas très, mais de très juste. Il a dit : « La folie n’est peut-être qu’un chagrin qui n’évolue plus »…
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chevalierortega33chevalierortega33   18 octobre 2020
Le seul avantage, c’est que plus elle travaille dans ce service, moins elle regrette de ne pas avoir eu d’enfants. Si c’est pour qu’il finisse violé par un éducateur sportif ou un ami de la famille, martyrisé par ses camarades de classe, camé à mort dans une cave ou enlevé et assassiné par un tueur en série, autant lui épargner ce séjour sur notre terre de cinglés. En peu de temps, elle a déjà vu, à plusieurs reprises, chacun de ces cas se présenter dans le service. À part les serial killers, qui, fort heureusement, restent encore assez exceptionnels et plutôt cantonnés dans l’est de la France. »
Quand je vois ça, je me demande soudain : pourquoi les enfants n’obéissent-ils pas à leurs parents ? … Parce que ça semble simple, en vrai, vu de loin. Les parents disent ce que doivent faire les enfants, et les enfants obéissent. Mais même les petits enfants ont leur libre arbitre. Ils ont des désirs, des envies, ils sont curieux, ils veulent explorer le monde qui s’offre à eux. Sans contrainte, sans obstacle. Ils testent la réalité de l’univers, ils grandissent et se font leur propre expérience. Et parfois, ça fait mal, ça blesse. Parfois, ça tue… Personne n’y peut rien. On ne peut pas passer sa vie à tenir la main de ses enfants. C’est comme ça.
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collectifpolarcollectifpolar   30 septembre 2021
Dans cette pièce, les mises ne sont plus limitées. Ici, des fortunes passent d’un portefeuille à l’autre pour un bluff plus réussi que l’autre, pour une main plus heureuse… Des hommes et des femmes perdent des sommes colossales. La plupart s’en relèvent. Leur fortune considérable leur permet de s’acquitter de leur dette. Pourtant, cela ne dure jamais toute une vie… Marc et l’homme en noir passent devant les tables. Là non plus, personne ne les regarde. Ils se dirigent vers un escalier en colimaçon qui descend encore dans les sous-sols. En bas, l’homme qui accompagne Marc s’arrête devant une porte métallique.
— Vous êtes bien certain, monsieur ? Vous savez qu’une fois entré vous ne pourrez plus faire marche arrière.
Marc n’hésite pas.
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collectifpolarcollectifpolar   30 septembre 2021
La porte de l’appartement d’en face s’ouvre au moment précis où tous les trois sortent de leur visite. Une femme d’une quarantaine d’années, blonde, les yeux clairs, d’une très grande beauté, se tient sur le palier. Elle semble surprise ; lorsque Leila s’avance vers elle, elle a un léger mouvement de recul, presque imperceptible. Mais il n’a pas échappé à Hélène.
— Bonjour, madame. Leila Mallet, enchantée. Nous sommes – enfin nous serons très prochainement, si notre ami Steven nous donne les clefs – vos nouvelles voisines !
Elle n’a pas l’air de comprendre, comme si elle ne les voyait pas ou pour le moins comme si elle n’avait pas entendu. Leila reste la main tendue, dans le vide, pendant quelques secondes avant que la femme en face d’elle ne réagisse enfin.
— Oui, pardon… Sarah Cygnac… Eh bien, alors, bienvenue. C’est ce qu’on dit dans ces cas-là, n’est-ce pas ?
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collectifpolarcollectifpolar   30 septembre 2021
— N’approchez pas, restez où vous êtes, tous. Et puis, vous, dit-elle en s’adressant au curé, gardez votre espérance, gardez vos sermons. Ma fille n’est pas au ciel, elle n’est pas avec les anges…
Sarah s’accroche au cercueil et avec un mouvement de rage, elle le renverse sur le sol dans un fracas épouvantable. Un cri monte de l’assemblée. Du cercueil entrouvert s’échappe une poupée de chiffon, une vieille poupée très simple, juste habillée d’une robe à carreaux rouges. C’était la préférée de Clémentine, la seule qu’elle gardait encore pour s’endormir. Sarah se précipite pour la ramasser puis, se relevant, elle se met à hurler.
— Elle n’est même pas dans ce cercueil ! Personne ne sait où elle est, personne ne sait où est… son corps.
Sur ces derniers mots, sa voix s’est brisée en un sanglot déchirant. Marc, comme un robot, se lève et se dirige vers sa femme.
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