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ISBN : 2311101544
Éditeur : La Librairie Vuibert (07/02/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Les fautes, c'est grave ? Oui, mais ça se soigne et justement c'est le métier de Muriel Gilbert, corriger les fautes d'orthographe dans un grand journal.
Après dix années passées un stylo rouge à la main, elle raconte avec drôlerie et érudition son quotidien de gardienne du temple de la langue française. Entre les fautes imprimées en Une que personne n'a vues et le distinguo nécessaire entre mitrailleuse et mitraillette, en passant par les astuces rigolotes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  29 avril 2017
Jubilatoire. Tous les amoureux des mots vont tourner les pages en espérant qu'il en reste encore beaucoup, des pages à tourner.
On entre dans les coulisses d'un quotidien prestigieux, le Monde, où l'auteur sévit au « cassetin », en tant que correctrice. Fautes sur les mot, les accords, les noms propres (dans la presse, c'est capital, oserais-je dire), les données aussi. il faut donc se positionner non comme un lecteur mais comme un analyste de la construction et de l'orthographe , tout en repérant d'éventuelles grosses bourdes de sens ou de contresens. (Cela arrive au lecteur non spécialiste, lorsque justement une faute d'orthographe est repérée au décours d'un bon thriller : finie l'intrigue, on est en mode fureteur, inquisiteur de la coquille, au détriment du scénario)
Muriel Gilbert démystifie le métier : non elle n'est pas infaillible, oui elle doit vérifier certains accords avant de confirmer ou non la suggestion qui lui est faite dans un couloir.
Son rôle est aussi particulièrement ingrat : ce n'est que quand une faute est passée à la trappe de son sixième sens qu'elle reçoit les mails, lettres, coups de téléphoniques de lecteurs outrés. Jamais de félicitations pour un article paru indemne de bourdes.
C'est l'occasion aussi de revoir de façon ludique et dynamique les règles qui sont régulièrement bafouées, aussi bien par des pros que par des amateurs. C'est le traité de langue française le plus drôle qu'il m'ait été donné à lire, et dont les exemples me paraissent diablement efficaces. Car elle a la plume alerte, la pourfendeuse d'anacoluthe!
C'est un vrai bonheur, comme annoncé dans le titre, à lire et à relire avant de se plonger dans son Bescherelle et son Petit Robert, plus complets, mais moins drôle.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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blandine5674
  25 avril 2018
J'ai trouvé le début sympa, expliquant les difficultés pour une bonne orthographe de la langue française. Ensuite, trop c'est trop. de toute façon qu'allons-nous retenir ? Muriel Gilbert manque d'humilité et se met tellement en avant que le lecteur est soit admiratif, soit agacé ou se sent humilié. Je n'en mets pas plus, parce que si j'ai fait une faute gare à la traqueuse de coquille. A propos de ce denier mot, il est dommage qu'elle n'a pas raconté cette anecdote :
André Gide rapporta ainsi cette anecdote dans son Journal, à la date du 15 décembre 1937 :
« On raconte que Rosny, exaspéré par les erreurs typographiques que les protes faisaient ou laissaient passer, écrivit un article vengeur intitulé « Mes coquilles ». Quand Rosny le lendemain ouvrit le journal, il lut avec stupeur, en gros caractères, cet étrange titre : « MES COUILLES ». Un prote, négligent ou malicieux, avait laissé tomber le q… »
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enjie77
  01 juin 2017
Ce livre s'adresse aux timbrés de l'orthographe, à tous ceux qui s'insurgent devant les erreurs de syntaxe, les fautes de prononciation du style "cote du rhone" et non "côte du Rhône", s'énervent devant les commentaires des journalistes truffés d'erreurs, qui rectifient les commentaires sur les réseaux sociaux, qui se tapent la tête contre les murs en demandant à ceux qui sont proches d'eux "tu écris avec un s ou sans s", bref à ceux qui désespérément tentent d'éviter à notre belle langue française de sombrer dans un marécage où les modes de communication d'aujourd'hui comme l'école risquent de l'entraîner. Et ce livre nous apprend encore beaucoup de choses, il nous remet en mémoire nos cours et nous oblige encore et encore à nous poser des questions "comment j'écrirais...." le tout avec beaucoup d'humour!
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pchion
  02 juin 2017
Tranches de vie d'une correctrice de presse. Muriel Gilbert travaille au service de correction de presse du quotidien le Monde et raconte la démarche qui l'a conduite à exercer ce métier peu courant et qui tend à tomber en désuétude (alors qu'il serait fort utile en de fréquentes occasions). C'est plaisant à lire, bourré de petites anecdotes et de remarques orthographiques instructives. le fil conducteur est léger et ce livre fait plutôt penser à un recueil de chroniques journalistiques plus qu'à une autobiographie ou à une réflexion profonde sur le métier. En tout cas, l'accès est facile et n'est pas rébarbatif. Excellente lecture pour se reposer la tête entre deux narrations plus complexes !
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ivre_de_livres
  30 mars 2017
Au gré de vos lectures, cela vous est forcément arrivé de tomber sur une coquille, un mot mal orthographié, une ponctuation manquante… Ces erreurs font partie intégrante du quotidien des lecteurs et si la plupart du temps elles ne sont pas légion, elles peuvent vite agacer, vous faire froncer les sourcils et sortir de votre lecture. Muriel Gilbert est correctrice et oeuvre à rendre plus belle la vie des grammar nazi de France.
N'est-ce pas le plus beau métier du monde ?
Au bonheur des fautes est le livre qui m'a accompagnée durant toute la durée du Salon du livre de Paris. L'ironie veut que des correcteurs y manifestaient pour dénoncer leurs conditions de travail précaires, cause à laquelle j'étais de fait plus sensibilisée. À l'ère numérique, de plus en plus de contenus sont publiés mais de moins en moins de correcteurs sont embauchés. le résultat de cette équation ne laisse que peu de possibilités : les lignes qui s'offrent à nos yeux sont truffées de fautes.
Une poignée de «virguleurs» exerce encore ce métier dans des bureaux de rédaction journalistique. C'est le cas de Muriel Gilbert, correctrice au journal le Monde. Ce métier s'est finalement imposé à elle comme une évidence. Amoureuse des lettres, admiratrice des expressions québécoises (on la comprend !), insatiable de mots elle chérit… les fautes ! Sans les fautes d'orthographe elle ne pourrait bien entendu pas exercer son métier mais son rapport à ces dernières va bien au-delà. Elle sait faire preuve de bienveillance, redécouvrir le sens premier des mots dans les erreurs des enfants ou même des étrangers qui s'essaient à la langue de Molière.
Ces Confessions d'une dompteuse de mots sont remplies de traits d'esprit, de petites astuces, d'exceptions de la langue française. Son autrice fait participer le lecteur qu'elle instruit par la même occasion de manière ludique. La lecture est fluide et nous arrache de nombreux sourires. Un livre à lire et relire qui n'est pas seulement réservé aux lecteurs pointilleux.
Lien : http://ivredelivres.com/au-b..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
luocineluocine   30 avril 2017
les Fran­çais ont une passion pour le sexe des mots. Le Fran­çais dit une huître mais un escar­got, une voiture mais un camion. L’huître n’est pour­tant ni femelle ni mâle, elle est herma­phro­dite, chan­geant de sexe à la fin de chaque saison ou après chaque émis­sion de semence ; quant à l’escargot, il produit à la fois des sper­ma­to­zoï­des et des ovules.
Mais le plus étrange n’est-il pas que le mot « fémi­nin » soit du genre mascu­lin.
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luocineluocine   30 avril 2017
Emma, une jeune Britan­ni­que fraî­che­ment débar­quée à Paris avec qui j’ai travaillé comme inter­prète au BHV, se deman­dait ce qu’étaient deve­nus les ponts un à huit à Paris, puis­que nous avions un « pont neuf ». Quand j’ai expli­qué en rigo­lant que neuf était syno­nyme de nouveau, elle s’est moquée de moi en me montrant dans un guide que c’était le plus vieux pont de Paris. Avouez qu’il y a de quoi en perdre son latin.
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abcdefghijklmabcdefghijklm   19 juillet 2017
Ce brave homme voudrait ajouter deux animaux à la gamme de quadrupèdes qu'il présente à la curiosité des badauds. Il opte pour cet élégant élan nord-américain qu'on appelle "original". De sa plus belle plume, il écrit à un confrère canadien : "Cher collègue, accepteriez-vous de me vendre deux originaux ?" Ce pluriel lui semblant douteux, il recommence : "Accepteriez-vous de me vendre deux originals ?" Mais il hésite encore. Soudain, il a une idée, et il écrit : "Cher collègue, accepteriez-vous de me vendre un original ?" Et il ajoute : "P.-S. Tant que vous y êtes, mettez-m'en donc un deuxième."
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ivre_de_livresivre_de_livres   30 mars 2017
La langue n’est pas gravée dans le marbre. […] Elle appartient à ceux qui la parlent, à ceux qui l’écrivent. Si elle est langue vivante, c’est grâce à eux. […] S’ils sont suffisamment nombreux à faire la même faute… elle devient la norme, et cesse tout bonnement d’en être une. Fautons ensemble !
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blandine5674blandine5674   25 avril 2018
Mais le plus étrange n’est-il pas que le mot féminin lui-même soit du genre masculin ?
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Videos de Muriel Gilbert (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Muriel Gilbert
Dans «Les Religions, la Parole et la Violence», publié chez Odile Jacob, le linguiste Claude Hagège analyse les discours des religions. Gallimard publie dans la collection Quarto 11 romans de Tahar Ben Jelloun. L'auteur et conteur marocain a lui-même choisi les oeuvres contenues dans cet ouvrage. de son côté, dans «Nos ancêtres les Arabes. Ce que notre langue leur doit» (JC Lattès), le lexicologue Jean Pruvost rappelle ce que la langue française doit à l'arabe. Correctrice au journal «Le Monde», Muriel Gilbert publie «Au bonheur des fautes : Confessions d'une dompteuse de mots», à la Librairie Vuibert. La journaliste américaine Lauren Collins évoque son apprentissage du français dans «Lost in French», édité par Flammarion.
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