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ISBN : 220711497X
Éditeur : Denoël (07/05/2013)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 17 notes)
Résumé :
À Coyote Crossing, un trou perdu de l’Oklahoma, tout semble paisible. Jusqu’à ce que l’adjoint du shérif égare un cadavre et déclenche une nuit d’enfer… Coyote Crossing : un bled tellement paumé que même les téléphones portables ne captent pas.

Adjoint à mi-temps du shérif local, Toby Sawyer est appelé au chevet de son premier macchabée, Luke Jordan, un voyou notoire qu’on vient de cribler de balles.

Sa mission : le surveiller toute l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Stockard
  20 mars 2018
Quand on est un tout nouveau shérif adjoint (et à mi-temps en plus, faut pas déconner), qu'on doit encore faire ses preuves et qu'en pleine nuit le chef vous appelle sur les lieux d'un homicide pour surveiller le macchab', même si vous pensez qu'en l'état il n'ira pas bien loin, vous la fermez et vous le surveillez !! Pas compliqué pourtant, mais pour Toby Sawyer faut croire que si. A bien y réfléchir, il préfère aller rendre une petite visite de courtoisie à sa maîtresse plutôt que de reluquer toute la nuit le cadavre d'un type qu'il n'a de toute façon jamais porté dans son coeur. Un petit coup de dedans dehors rapidos et hop, le voilà revenu, ça a pas non plus pris des plombes mais ça a suffit pour que le tout juste refroidi ne soit plus tout à fait là où il l'avait laissé. Plus tout à fait là du tout en fait. Belle gaffe pour un bleu et Toby Sawyer se ronge les sangs pour savoir comment il va annoncer ça à son chef pour que ça ait l'air le moins catastrophique possible, se voyant déjà obligé de chercher un nouveau boulot et pensant que rien de pire ne peut plus lui arriver. Rien de pire ? La disparition du corps n'est que la première étape d'une longue suite d'évènements qui vont se dérouler dans la nuit de Coyote Crossing, bled paumé d'Amérique profonde dont on se demande pourquoi un endroit aussi mort et insignifiant continue d'apparaître sur les cartes sinon pour faire chier un éventuel cartographe stagiaire.
Et justement, tout va se mettre à déjanter à cause de cette situation d'isolement. Qui irait voir ce qui se passe du côté de ces bouseux qui en sont sûrement à se reproduire entre eux pour continuer à peupler leur trou de merde ? Profitons-en donc pour se lancer dans le trafic de clandestins dont il semble que chaque péquenaud du coin soit impliqué à plus ou moins grande échelle. Dur pour l'adjoint Toby Sawyer de trouver quelqu'un de confiance au milieu de cette nuit de cauchemar ou presque tout ce qui marche sur deux pattes cherche à l'envoyer dans un endroit d'où on ne revient pas souvent...
Ça commençait bien pourtant, la petite visite de Plouc-City et la vie en mobile home, suivi d'une petite pointe de tension qui apparaissait avec l'évaporation du dézingué et puis soudain, après une entrée en matière réussie, paf, voilà qu'on se repose sur ses lauriers et que sous prétexte d'un adjoint intègre mais d'une naïveté confondante (parce que les situations foireuses, on les voit arriver de très loin, mais lui non, doute de rien, né de la dernière pluie quoi), on enfile les évènements tous plus improbables les uns que les autres sur un collier vaudevillesque qui finit par se parodier lui-même. Ah oui parce qu'attention ! on est pas là pour se poiler, Victor Gischler semble vouloir nous offrir un petit noir bien serré et tout ce qu'il y a de sérieux. Sans dec ? A la fin de livre, impossible de savoir s'il faut se marrer grassement ou soupirer d'agacement (les deux, allez hop, pas de jaloux). C'est dommage les personnages sont pas mal campés, les pourris ne le sont pas qu'à moitié et les rednecks font leur boulot, m'enfin la trame aurait amplement mérité un traitement plus soigné et cohérent et là, peut-être (peut-être) que ça aurait eu de la gueule, mais on ne le saura jamais parce que si c'est pas complètement du foutage de gueule (serait pas très honnête de dire que ça ne se lit pas, au contraire ça se lit, mais sans passion aucune) on n'en n'est pas loin, on n'en est pas loin du tout !
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monromannoir
  22 mai 2016
Une ville paumée au beau milieu d'un état poussiéreux, un adjoint du shérif dépassé sont les archétypes de nombreux romans qui débarquent dernièrement sur les étales des librairies depuis le succès de Cormac McCarthy, « Non ce pays n'est pas pour le vieil homme ! », chef-d'oeuvre du roman noir américain, commenté ici.
Coyote Crossing de Victor Gishlerse situerait dans la veine d'un film de Quentin Tarantino selon le commentaire de l'éditeur et il faut bien avouer qu'au niveau de la syntaxe et de la dramaturgie on a plutôt la sensation de lire une espèce de scénario mal ficelé qui nous livre parfois au détour des pages quelques scènes assez originales.
Le roman sec et nerveux est bourré d'actions. On peut le dire, on n'a guère le temps de souffler au détour de cet amoncellement de personnages stéréotypés qui s'entrecroisent sans que l'auteur daigne s'y attarder. Une volée de plomb et on passe à autre chose. Un peu simpliste comme système qui n'amène pas grand chose à une histoire incohérente où l'on s'entretuerait à tout va, sans que le moindre habitant n'intervienne durant la nuit. Et puis le personnage central n'est guère crédible alors qu'on le présente comme un paumé romantique qui se révèle au gré du roman comme un flic débrouillard et sanguinaire qui n'aurait pas peur de dégommer une tripotée de truands sauvages. Quelques scènes originales, comme la destruction d'un motel abritant une nuée de gangsters et le combat dans le poste de police, sauvent le roman d'un naufrage insipide.
On dira de Coyote Crossing qu'il s'agit d'un roman sans prétention et parfois distrayant qui se lit rapidement, ce qui est salutaire pour le lecteur, et après avoir tourné la dernière page, on ne pourra pas s'empêcher de penser à Nick Corey, shérif emblématique du roman de Jim Thompson dans 1275 âmes pour se dépêcher de lire ou relire ce polar d'envergure qui a inspiré avec plus ou moins de succès de nombreux auteurs !
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Godefroid
  04 juillet 2015
Coyote Crossing est un trou en Oklaoma qui possède tout de même un shérif affublé de quatre adjoints. le petit dernier s'appelle Toby Sawyer, un brave gars revenu s'échouer dans son bled natal ; jeune marié et jeune père, il n'a rien d'un héros, rien d'une tête brûlée non plus. Mais, parfois, les événements agissent comme de puissants révélateurs. Toby va passer une nuit de violence à laquelle il n'était pas préparé. Il va surprendre tout le monde, y compris lui-même. C'est lui qui raconte.
Une pépite étasunienne comme on en croise deux ou trois dans l'année, un thriller coup de poing, sous adrénaline, dans la plouquerie sudiste, par un p'tit gars qui a parfaitement digéré papa Thompson et grand frère Lansdale... Un pote à Sean Doolittle qui plus est. Style enlevé ponctué de métaphores tordantes, les pages se tournent toutes seules par paquet de dix : Gischler nous accorde aussi peu de répit qu'à son personnage jusqu'au final, somme toute assez classique, mais suffisamment inventif et parfaitement maîtrisé ! Un auteur (de plus) à suivre de très près.
Traduction très efficace de Frédéric Brument, a qui on peut quand même reprocher l'emploi systématique de "juste" pour traduire le "just" qui envahit les dialogues anglo-saxons ; il est bien dans l'air du temps, cette fâcheuse habitude s'étant répandue en France ces dernières années. C'est juste pas marrant, voire même juste un peu énervant. Mais c'est juste que je n'ai rien trouvé d'autre à lui reprocher !
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Sharon
  21 janvier 2014
Bienvenue en Okhlahoma ! Bienvenue dans l'Amérique profonde ! Tellement profonde que je me serai cru plongée dans les années 60. A Coyote Crossing, il ne se passe jamais rien ! le personnage principal, Toby, est adjoint à mi-temps du shériff. Revenu en ville pour le décès de sa mère, il fait figure de privilégié parce qu'il possède son propre mobil-home, dans le superbe camping – je devrai dire lotissement – qui en comporte vingt. Il pensait repartir, il est resté : il s'est marié avec Doris parce qu'elle est tombée enceinte – ce n'est qu'après leur union qu'ils ont découvert les bienfaits de la pilule. Cependant, n'allez pas croire qu'ils sont de mauvais parents, Toby adore son fils, et lui souhaite une vie bien meilleure que la sienne.
Pour l'instant, Toby, pas très bien réveillé, est au prise avec son premier meurtre, et il devra passer la nuit à veiller le cadavre de Luke, petite frappe notoirement connue. Mouais. Cela sent le bizutage de bleu, surtout qu'une nuit auprès d'un cadavre, c'est long, très long. Autant rendre visite à Molly, sa maîtresse, qui vit non loin. Puis, un cadavre n'a aucune raison de se déplacer, non ?
Et bien si.
La suite de l'histoire ? Un cauchemar éveillé pour Toby, au prise avec une affaire qui le dépasse, mais qu'il devra empoigner à bras le corps. Ce n'est pas qu'il meurt d'envie de la résoudre, c'est qu'il tient à rester en vie. Il n'est pas toujours très futé, il est le premier à le dire, le premier aussi à payer ses petits oublis (il faut mieux charger son revolver, ou ne pas l'oublier dans le camion), cependant il a une très grande capacité à trouver tous les moyens de s'en sortir. Il ne dit pas merci à l'académie de police, non, plutôt à sa très grande expérience de bagarre après des concerts pas très réussis, et à sa volonté d'avoir le moins de blessures possibles. Il n'y arrive pas toujours, mais au moins, il est vivant, et c'est l'essentiel.
Surtout, Toby n'est pas seul en cause, il se doit de protéger son fils TJ, et s'il est un mari moyen, un adjoint du sheriff qui peut mieux faire, il est un excellent père près à tout pour protéger son petit. Et puisque ses adversaires n'ont que mépris pour toute vie humaine, vous comprendrez que sa mission n'en devient que plus difficile.
Coyote Crossing est un western moderne, dans une ville au milieu de nulle part, où même les portables ne captent pas, où le seul espoir des habitants est de partir, pour ne jamais revenir, où l'on est très vide confronté au vide. Toby en a fait l'expérience quotidiennement, dans son travail et sa vie de couple. Il en fait une expérience encore plus amer pour sa survie – et éventuellement aussi pour que justice soit faite.
Coyote Crossing, un très beau roman pour tous les laissés-pour-compte du rêve américain.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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paillasse71
  13 août 2015
Un western moderne sans temps mort c'est peut-être comme ça qu'on pourrait definir cet oeuvre OVNI. Les 50 premieres pages sont excellentes dépaignant un univers étonnant dans un trou paumé du fin fond de l'Oklahoma et un avec un personnage un peu loser digne d'un film des freres Coen dont on imagine qu'il va se surpasser. Mais helas, l'histoire part dans un mano à mano sanglant une lutte à mort et ultra-bourrine (pas deplaisant pour autant) entre le perso principal et toute un tas de types parti à ses trousses sans trop que l'on sache pourquoi (enfin on le sait plus tard...). Bref, on a pas le temps de s'ennuyer, c'est souvent drole mais j'ai un petit regret sur la deuxieme partie du bouquin qui aurait merité d'etre plus posé et d'etre autre chose qu'une boucherie de 200 pages non stop. On sent que l'auteur s'est fait plaisir mais on a eu du mal à le suivre dans son delire...Très sympa pour l'originalité et le rythme mais j'en ressors un peu frustré.
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critiques presse (1)
Bibliobs   09 juillet 2013
C'est comme du bourbon de contrebande: rude et râpeux. [...] Odeur de foul, de cordite et de sapin, ça swingue dans la poussière de l'Oklahoma. C'est drôle, cataclysmique, enlevé.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
StockardStockard   14 mars 2018
Tu parles bien comme un idiot de gringo. Que ces gens soient prêts à braver la mort pour venir dans ton pays devrait te mettre la puce à l'oreille. L'homme ou la femme le plus pauvre qui vit dans un de tes ghettos est bien mieux loti que des milliers d'autres, juste de l'autre côté du fleuve. Vous ne connaissez rien de la vraie pauvreté.
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StockardStockard   12 mars 2018
Wayne siégeait au conseil municipal mais il balayait toujours son bar lui-même, chaque soir. Coyote Crossing était ce genre de ville. Bon Dieu, si un jour je devenais patron de quoi que ce soit, faudrait pas s'attendre à ce que je passe le balai. Quel intérêt sinon ?
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SharonSharon   19 janvier 2014
Il y avait des centaines d'endroits comme ça en Oklahoma, où une ville s'arrêtait soudain et où on se retrouvait à regarder dans le vide.
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SharonSharon   19 janvier 2014
Elle aurait eu besoin de trois maris supplémentaires, afin qu'on puisse se relayer pour l'écouter parler à tour de rôle.
Commenter  J’apprécie          20
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