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ISBN : 2743644818
Éditeur : Payot et Rivages (05/09/2018)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Vivian Gornick marche dans les rues de New York. La ville lui sert de confidente, de point d'ancrage et d'inspiration. A ses côtés, on monte dans les bus de Manhattan, on arpente les rues bouillonnantes du West Side ou du Bronx. Saisissant parmi la faune urbaine des instants de vérité, elle s'interroge sur tout ce qui a fait d'elle une femme à part, soucieuse de refuser les figures imposées de la société et de défendre sa liberté.
Mais ce voyage intime touch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Zakuro
  01 octobre 2018
Avec le # Picabo River Book Club# dont le groupe initié par Léa Touch Book est sur FB, j'ai eu le plaisir de faire la connaissance d'une très grande dame américaine, Vivian Gornick. Journaliste et écrivain, Vivian Gornick née en 1935 est une enfant du Bronx dont le précédent livre attachement féroce raconte son enfance.
New-York est sa ville, New-York est sa vie, c'est le berceau de tous ses rêves de jeunesse et l'endroit où elle vit.
J'ai tout de suite aimé la manière dont Vivian Gornick m'a emmené dans ses pérégrinations au milieu de la foule où elle se sent libre et légère, anonyme et entière. Elle aime les gens de la rue, les marchands, les badauds , elle aime se fondre dans la multitude d'individus et se reconnaître étonnée dans les yeux d'un inconnu.
En se promenant dans les rues de New-York, Vivian Gornick raconte sa ville et se raconte, ses blessures d'enfance et le vide qui l'envahit quand elle se sent gagnée par le sentiment de perte hérité de sa mère.
Marcher dans New-York est le remède à son angoisse existentielle au même titre que ses études universitaires quand elle était plus jeune pour se démarquer de son sort .
Alors, telle une cinéaste ou une photographe, Vivian Gornick capte et engrange des conversations, des mots, des expressions, des mini scènes qui font de ce joyeux bazar la graine de nos folies.
La brièveté des rencontres et des échanges qui n'enlève en rien de leur intensité font le sel de la vie, de tout ce qui la rend vivante, drôle et fine observatrice du monde.
Ce n'est pas un roman ni un récit autobiographie, c'est plutôt un délicieux pêle-mêle d'anecdotes toniques et de souvenirs pas forcément nostalgiques mais insufflant plutôt un nouvel élan.
C'est un tourbillon de réflexions courtes où l'on passe du coq à l'âne, comme on passe de la 14ième rue à la 43ième avenue (c'est le rythme de la marche et de la réflexion qui donne le ton au texte) de l'amitié à l'amour et à l'émancipation féminine dans les années 70-80. Sur ce qui nous construit ou nous empêche de grandir et d'être heureux comme l'épine que l'on a sous le pied.
C'est joyeux, tendre et mordant.
Foisonnant aussi en thèmes culturels.
J'ai apprécié les nombreuses références aux ouvrages littéraires, des photographes ou encore des comédies musicales qui font la renommée de New-York.
Je ne connais pas New-York mais depuis ce livre, j'adorerai suivre les pas de Madame Vivian Gornick et m'offrir une délicieuse pause dans un coffee shop tout en laissant mes idées vagabonder.
En attendant, j'ai bien envie de me plonger dans les photographies retro de Bérénice Abbott !
Merci aux éditions Rivages pour la traduction !
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calypso
  30 septembre 2018
La Femme à part est le deuxième volet de l'autobiographie de Vivian Gornick, journaliste et écrivaine américaine, connue notamment pour ses prises de position féministes. Je n'ai pas lu Attachement féroce, mais cela n'est pas nécessaire pour comprendre La Femme à part, même si j'imagine que le portrait de l'auteure prend plus d'épaisseur si on lit l'ensemble. Apparemment le premier volet a obtenu énormément de succès et ce, dans plusieurs pays, et The New York Times écrit au sujet du roman sorti le 5 septembre : « En parlant d'elle, Vivian Gornick nous tend un miroir. Elle nous bouleverse ». Encore une fois, séduite par la quatrième de couverture et alléchée par l'avis des critiques, j'ai eu envie de découvrir ce roman et il faut bien reconnaître que je suis complètement passée à côté. Entrer dans un roman autobiographique n'est pas chose aisée, nombreux sont les lecteurs qui ne prennent pas la peine de s'y risquer, mais c'est un genre que j'affectionne donc le problème ne se situe pas là. C'est la forme qui ne m'a pas convaincue et qui, de fait, m'a empêchée d'apprécier pleinement le contenu. Vivian Gornick livre au lecteur ce que l'on pourrait appeler des instants de vie, sans ordre apparent, il n'y a d'ailleurs pas de chapitres. le passage d'un fait à l'autre, le cheminement entre les souvenirs, le va-et-vient entre les thèmes, ne semblent pas dirigés par la conscience auctoriale mais soumis aux aléas des rencontres et des sensations d'une femme marchant dans New-York. Nombre d'anecdotes prennent ancrage dans la ville : un verre pris avec un ami à la terrasse d'un café, une conversation volée à deux vieilles dames sur la Vingt-troisième Rue Ouest, une situation vécue à la caisse d'un supermarché... Dans ces réminiscences aléatoires, les dates s'entremêlent : l'enfance de l'auteure dans le Bronx, l'après 11 septembre, la fin des années soixante-dix... Il est compliqué de s'y retrouver et, finalement, la multitude d'anecdotes et de souvenirs, qui aurait dû m'aider à reconstituer le portrait de cette « femme à part », ne m'a pas permis de comprendre l'entreprise autobiographique. Pire, je n'ai absolument rien ressenti lors de cette lecture.

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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Bazart
  18 octobre 2018
Alors qu'elle est pourtant une véritable icone des lettres américaines et du journalisme, la renommée de Vivian Gornick a mis pourtant pas mal d'année à venir jusqu'à nos oreilles puisqu' l'on a connu il y a quelques années seulement en France avec "Attachement féroce", récit autobiographique assez formidable paru chez Rivages, qui avait bien marché dans le monde littéraire.
Vivian Gornick, présente en septembre dernier, au dernier salon America, nous livre en cette rentrée littéraire son second volet autobiographique mélangeant, comme pour "Attachement féroce", des réflexions sur des thématiques aussi importantes que le féminisme, la littérature, le racisme, les relations de couple, l'amitié, souvenirs plus au moins lointains, avec, en toile de fond, un portrait aussi singulier qu'étonnant de sa ville de toujours New York.
Une fois de plus, Viviane Gornick nous montre à quel point elle est une voix singulière de la littérature en portant à nouveau ce regard aigu sur le monde qui l'entoure.
On l'aime toujours autant, cette vision décapante et profondément humaine qu'elle porte sur ses contemporains et notamment sur les anonymes qu'elle croise au fil de ses déambulations à Manhattan, la romancière comblant ses nombreuses angoisses existentielles par des marches sans fin.
Gornick nous explique comment elle a fait son cheminement personnel au fil des années, passant d'un modèle finalement assez convenu de recherche de grand amour et d'une vie professionnelle fiable à quelque chose de plus libre, plus indépendant, mais pas forcément quelque chose de plus stable et plus rassurant.
Ces instantanés de vie, jamais chronologiques ou académiques, permettent avant tout à l'auteure de tisser une peinture fine et sensible de New York et ses habitants, comme on l'a rarement vu ni au cinéma ni en littérature, en dépit des oeuvres qui sont faites autour de cette ville.
Dans "La femme à part", les habitants de la "big Apple" sont croqués avec justesse et intelligence, et l'auteur arrive à apporter une coloration inédite à une ville qui nous apparait vraiment différente de ce que l'on connaissait.
On regrettera simplement que les portraits de ses new-yorkais ne soient sans doute pas à notre gout suffisamment développés, mais peut-être est ce prévu dans un prochain volet de ces récits, tant on a le sentiment à la fin de ce bref mais ô combien intense "la femme à part", que Gornick a encore plein de choses à nous dire !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Kirsikka
  24 novembre 2018
Coup de coeur, coup de foudre, révélations, tout est là, dans le presque rien.
J'aurais voulu citer toutes les phrases de ce court récit, autobiographie de l'auteur, récit d'une ville arpentée inlassablement, par amour de ce qu'elle est, ce qu'elle représente d'indéfinissable, de constamment recherché et découvert, entre liberté, autonomie, amitié et solitude. Ou bien encore récit d'une vie, de ses petits fait divers à ses lignes de coeur, lignes de failles. Ou comment on ne devient que soi-même, obstinément.
New York, la Ville par essence.
Une femme, à part, étrange, inclassable, et qui pourtant distille ce qui est su depuis toujours, redécouvert sans cesse, vécu chaque jour.
Un livre, écrit par une autre, un double, ailleurs.
Une rencontre, c'est si rare.
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Ktyminilit
  01 novembre 2018
Vivian Gornick est née en 1935 et est une journaliste et écrivaine américaine. Elle défend des causes féministes et publie des articles sur le sujet.
« La femme à part » est son second roman à visée autobiographique d'un genre particulier.
En effet, dans sa structure, le récit fait se suivre des extraits de vie sans forcément de chronologie ni de lien entre eux.
C'est au milieu de la foule, témoin de scènes de vie que Vivian Gornick nous invite à la réflexion, la remise en question.
Le personnage principal, Vivian suit un fil conducteur dans une sorte d'errance dans la mégalopole qu'est New York. le tumulte de la ville plante le décor de ses considérations.
Elle relate ses épisodes amoureux, sa vie de couple et aussi sa solitude, son indépendance, sa liberté.
Sa solitude ne lui pèse pas justement grâce à l'ambiance urbaine où il est possible de vivre une vie hors couple et ne pas éprouver de sentiment esseulé.
Nombre de romanciers basent leur inspiration sur la contemplation de la nature, le calme de la campagne alors que Vivian trouve en ville la modernité, le mouvement, l'intellectualité nécessaires à son épanouissement.
Il est aussi grandement et de façon omniprésente question d'Amitié, celle qui n'étouffe pas, qui laisse respirer et rester soi-même et qui néanmoins remplit sa mission en qualité de présence, de richesse d'échanges et d'attachement.
C'est un écrit intelligent qui laisse des traces en nous lecteur sur diverses thématiques.
Je conseille cette lecture
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critiques presse (1)
LeMonde   03 décembre 2018
Attachement féroce montrait la difficulté de s’émanciper de sa mère, femme vulnérable et inflexible, drôle, manipulatrice, tour à tour brutale et irrésistiblement séduisante. Dans La Femme à part, toutes les amarres ont été larguées, hors celles de l’amitié et de l’attachement à sa ville. Il lui tarde d’ailleurs de retourner l’arpenter.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   30 novembre 2018
« En amitié comme en amour, la clef, c’est l’espoir que notre moi, à défaut de ce que nous avons de meilleur, s’épanouisse en présence de l’autre. Tout repose sur cet épanouissement. Mais que se passe-t-il si la consistance liquide, versatile, en mouvement, autrement dit ce qui nous constitue, détruit sans mot dire ce que nous désirons par-dessus tout? Et si l’hypothèse que notre moi a besoin de s’exprimer était fausse? Et si l’envie d’une intimité stable était perpétuellement menacée par une envie aussi forte, voire plus forte, de déstabilisation? Et après? »
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NadaelNadael   30 novembre 2018
» Pendant des années, j’ai parcouru dix kilomètres à pied chaque jour. Je marchais pour m’éclaircir les idées, pour participer à la vie de la rue, pour chasser la dépression de l’après-midi. Lors de ces promenades, je rêvassais. Parfois, je rêvais au passé, j’idéalisais des amours ou des louanges. Mais le plus souvent, je rêvais de l’avenir – de ces lendemains où j’écrirais un livre important, où je rencontrerais le compagnon de toute une vie, où je deviendrais cette femme de caractère qu’il me restait à devenir. Ah, les lendemains!
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NadaelNadael   30 novembre 2018
« Je voyais le West Side comme un long rectangle d’immeubles peuplés d’artistes et d’intellectuels ; cette richesse contrastait avec l’East Side, son argent et son standing, offrait à la ville son glamour ainsi qu’une douloureuse excitation. J’avais dans la bouche le goût du monde, du monde pur. dès que je serais assez grande, New York m’appartiendrait. »
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KtyminilitKtyminilit   28 octobre 2018
Au bout de quelques mois dans cette résidence, je la trouvai affalée dans son fauteuil, l'air épuisé, ce qui me terrifiait. Pourtant, je m'installais face à elle et, sans même lui demander de ses nouvelles, j'entamai la conversation. Au bout de quelques minutes, son visage, son corps, ses mains revenaient à la vie. Bientôt, nous discutions de livres, des dernières nouvelles et de gens de notre entourage avec autant d'animation qu'avant, les différends en moins. Je pense que je n'oublierai jamais cette conversation miraculeuse: voir un esprit talentueux ramenant un corps à la vie. Cette transformation n'était rien de moins que magique.
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BazartBazart   18 octobre 2018
Pendant dix ans après mes études j'ai cherché de toutes mes forces le Graal l'amour avec un grand A, le travail avec un grand T. Je lisais, j'écrivais puis je m'effondrais. dans mon lit. J'ai été mariée 10 minutes, j'ai fumé de la marijuana pendant cinq ans. Pleine d'entrain et de vie, j'ai arpenté les rues de NY et d'Europe. Mais rien n'allait jamais.
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Videos de Vivian Gornick (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vivian Gornick
« La femme à part », Vivian Gornick, Rivages. https://www.librest.com/tous-les-livres/la-femme-a-part-9782743644819.html
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