AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2743644818
Éditeur : Payot et Rivages (05/09/2018)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Vivian Gornick marche dans les rues de New York. La ville lui sert de confidente, de point d'ancrage et d'inspiration. A ses côtés, on monte dans les bus de Manhattan, on arpente les rues bouillonnantes du West Side ou du Bronx. Saisissant parmi la faune urbaine des instants de vérité, elle s'interroge sur tout ce qui a fait d'elle une femme à part, soucieuse de refuser les figures imposées de la société et de défendre sa liberté.
Mais ce voyage intime touch... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Zakuro
  01 octobre 2018
Avec le # Picabo River Book Club# dont le groupe initié par Léa Touch Book est sur FB, j'ai eu le plaisir de faire la connaissance d'une très grande dame américaine, Vivian Gornick. Journaliste et écrivain, Vivian Gornick née en 1935 est une enfant du Bronx dont le précédent livre attachement féroce raconte son enfance.
New-York est sa ville, New-York est sa vie, c'est le berceau de tous ses rêves de jeunesse et l'endroit où elle vit.
J'ai tout de suite aimé la manière dont Vivian Gornick m'a emmené dans ses pérégrinations au milieu de la foule où elle se sent libre et légère, anonyme et entière. Elle aime les gens de la rue, les marchands, les badauds , elle aime se fondre dans la multitude d'individus et se reconnaître étonnée dans les yeux d'un inconnu.
En se promenant dans les rues de New-York, Vivian Gornick raconte sa ville et se raconte, ses blessures d'enfance et le vide qui l'envahit quand elle se sent gagnée par le sentiment de perte hérité de sa mère.
Marcher dans New-York est le remède à son angoisse existentielle au même titre que ses études universitaires quand elle était plus jeune pour se démarquer de son sort .
Alors, telle une cinéaste ou une photographe, Vivian Gornick capte et engrange des conversations, des mots, des expressions, des mini scènes qui font de ce joyeux bazar la graine de nos folies.
La brièveté des rencontres et des échanges qui n'enlève en rien de leur intensité font le sel de la vie, de tout ce qui la rend vivante, drôle et fine observatrice du monde.
Ce n'est pas un roman ni un récit autobiographie, c'est plutôt un délicieux pêle-mêle d'anecdotes toniques et de souvenirs pas forcément nostalgiques mais insufflant plutôt un nouvel élan.
C'est un tourbillon de réflexions courtes où l'on passe du coq à l'âne, comme on passe de la 14ième rue à la 43ième avenue (c'est le rythme de la marche et de la réflexion qui donne le ton au texte) de l'amitié à l'amour et à l'émancipation féminine dans les années 70-80. Sur ce qui nous construit ou nous empêche de grandir et d'être heureux comme l'épine que l'on a sous le pied.
C'est joyeux, tendre et mordant.
Foisonnant aussi en thèmes culturels.
J'ai apprécié les nombreuses références aux ouvrages littéraires, des photographes ou encore des comédies musicales qui font la renommée de New-York.
Je ne connais pas New-York mais depuis ce livre, j'adorerai suivre les pas de Madame Vivian Gornick et m'offrir une délicieuse pause dans un coffee shop tout en laissant mes idées vagabonder.
En attendant, j'ai bien envie de me plonger dans les photographies retro de Bérénice Abbott !
Merci aux éditions Rivages pour la traduction !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
Bazart
  18 octobre 2018
Alors qu'elle est pourtant une véritable icone des lettres américaines et du journalisme, la renommée de Vivian Gornick a mis pourtant pas mal d'année à venir jusqu'à nos oreilles puisqu' l'on a connu il y a quelques années seulement en France avec "Attachement féroce", récit autobiographique assez formidable paru chez Rivages, qui avait bien marché dans le monde littéraire.
Vivian Gornick, présente en septembre dernier, au dernier salon America, nous livre en cette rentrée littéraire son second volet autobiographique mélangeant, comme pour "Attachement féroce", des réflexions sur des thématiques aussi importantes que le féminisme, la littérature, le racisme, les relations de couple, l'amitié, souvenirs plus au moins lointains, avec, en toile de fond, un portrait aussi singulier qu'étonnant de sa ville de toujours New York.
Une fois de plus, Viviane Gornick nous montre à quel point elle est une voix singulière de la littérature en portant à nouveau ce regard aigu sur le monde qui l'entoure.
On l'aime toujours autant, cette vision décapante et profondément humaine qu'elle porte sur ses contemporains et notamment sur les anonymes qu'elle croise au fil de ses déambulations à Manhattan, la romancière comblant ses nombreuses angoisses existentielles par des marches sans fin.
Gornick nous explique comment elle a fait son cheminement personnel au fil des années, passant d'un modèle finalement assez convenu de recherche de grand amour et d'une vie professionnelle fiable à quelque chose de plus libre, plus indépendant, mais pas forcément quelque chose de plus stable et plus rassurant.
Ces instantanés de vie, jamais chronologiques ou académiques, permettent avant tout à l'auteure de tisser une peinture fine et sensible de New York et ses habitants, comme on l'a rarement vu ni au cinéma ni en littérature, en dépit des oeuvres qui sont faites autour de cette ville.
Dans "La femme à part", les habitants de la "big Apple" sont croqués avec justesse et intelligence, et l'auteur arrive à apporter une coloration inédite à une ville qui nous apparait vraiment différente de ce que l'on connaissait.
On regrettera simplement que les portraits de ses new-yorkais ne soient sans doute pas à notre gout suffisamment développés, mais peut-être est ce prévu dans un prochain volet de ces récits, tant on a le sentiment à la fin de ce bref mais ô combien intense "la femme à part", que Gornick a encore plein de choses à nous dire !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
calypso
  30 septembre 2018
La Femme à part est le deuxième volet de l'autobiographie de Vivian Gornick, journaliste et écrivaine américaine, connue notamment pour ses prises de position féministes. Je n'ai pas lu Attachement féroce, mais cela n'est pas nécessaire pour comprendre La Femme à part, même si j'imagine que le portrait de l'auteure prend plus d'épaisseur si on lit l'ensemble. Apparemment le premier volet a obtenu énormément de succès et ce, dans plusieurs pays, et The New York Times écrit au sujet du roman sorti le 5 septembre : « En parlant d'elle, Vivian Gornick nous tend un miroir. Elle nous bouleverse ». Encore une fois, séduite par la quatrième de couverture et alléchée par l'avis des critiques, j'ai eu envie de découvrir ce roman et il faut bien reconnaître que je suis complètement passée à côté. Entrer dans un roman autobiographique n'est pas chose aisée, nombreux sont les lecteurs qui ne prennent pas la peine de s'y risquer, mais c'est un genre que j'affectionne donc le problème ne se situe pas là. C'est la forme qui ne m'a pas convaincue et qui, de fait, m'a empêchée d'apprécier pleinement le contenu. Vivian Gornick livre au lecteur ce que l'on pourrait appeler des instants de vie, sans ordre apparent, il n'y a d'ailleurs pas de chapitres. le passage d'un fait à l'autre, le cheminement entre les souvenirs, le va-et-vient entre les thèmes, ne semblent pas dirigés par la conscience auctoriale mais soumis aux aléas des rencontres et des sensations d'une femme marchant dans New-York. Nombre d'anecdotes prennent ancrage dans la ville : un verre pris avec un ami à la terrasse d'un café, une conversation volée à deux vieilles dames sur la Vingt-troisième Rue Ouest, une situation vécue à la caisse d'un supermarché... Dans ces réminiscences aléatoires, les dates s'entremêlent : l'enfance de l'auteure dans le Bronx, l'après 11 septembre, la fin des années soixante-dix... Il est compliqué de s'y retrouver et, finalement, la multitude d'anecdotes et de souvenirs, qui aurait dû m'aider à reconstituer le portrait de cette « femme à part », ne m'a pas permis de comprendre l'entreprise autobiographique. Pire, je n'ai absolument rien ressenti lors de cette lecture.

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
eemmaabooks
  16 octobre 2018
Vous aimerez ce récit si vous rêvez d'arpenter les rues de New-York, de vous imprégner de chaque moment du quotidien, des rencontres anodines entre Manhattan et le Bronx, de l'East-Side au West-Side. Ce récit est une initiation à la découverte de la ville. Vivian Gornick signe un récit autobiographique ; par de brefs instants urbains de 1 à 2 pages parfois plus, des moments de vérité au gré de ses déambulations, elle dresse le fil de ses souvenirs. Elle nous emmène en promenade sur 200 pages, se souvient de rencontres parfois drôles, parfois intrigantes, des moments inattendus et inhabituels qu'elle a vécue.
Ce récit nous fait découvrir New-York sous un autre jour, comme un habitant, au gré des rues et des quartiers, l'auteur divague dans le coeur de la ville et New-York devient une amie, une confidente, une source d'inspiration.
L'auteure explore différents thèmes tels que l'amitié, la solitude, la vieillesse, le couple, tout ce qui fait une femme dans les années 70 à 80, une « femme à part ». Elle divague et finie par nous offrir un pêle-mêle d'anecdotes où les dates s'entremêlent sans transition ni fils-rouge, tel le cheminement de ses souvenirs.
La forme ne m'a pas vraiment convaincu, étant plus habituée au format traditionnel du roman mais cela n'entache pas le plaisir de lecture car ce sont des moments agréables à lire, des instants qui nous donnent à réfléchir.
En bref : ce n'est pas le genre de récit qui m'emporte mais cela n'en reste pas moins une lecture agréable.
Un grand merci aux éditions Rivages qui m'ont permis de découvrir cette auteure !
Lien : https://eemmabooks.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Garoupe
  26 septembre 2018
New York ! New York !
Vivian Gornick, avant d'être une femme à part, est une femme qui marche. Elle déambule dans les rues de New York. Ces errances sont l'occasion de rencontres, de réflexions liées à des souvenirs de toutes les époques de sa vie. Alors que la ville semble éternelle malgré les bouleversements induits par les événements du 11 septembre.
Intimité, solitude, amitié, sexe, vieillesse, littérature, travail, plaisir… le dialogue, interne ou pas, et les rencontres de Vivian Gornick sont au centre d'un récit décousu mais passionnant. Les dialogues avec les autres sont souvent l'occasion de sourire face à la cocasserie de certaines situations et de certains échanges. Comme par exemple dans cette scène où Vivian Gornick discute prouesses masculines avec une femme âgée, qui monte ses cinq étages sans ascenseur, chacune faisant part de ses propres déceptions récurrentes. Un homme assiste à cet échange et se met à rire. Et Vivian Gornick de lancer « Nous couchons avec les mêmes hommes » et l'homme de répondre « Et avec le même ratio de satisfaction ».
Les moments d'introspection de Vivian Gornick sont plus profonds, l'occasion pour le lecteur de se poser, de s'interroger à son tour sur tous les thèmes abordés par l'auteur dans ce qui ressemble à une réunion d'aphorismes.

L'amitié est au centre du livre de Vivian Gornick, notamment vis-à-vis de son meilleur ami homosexuel, Leonard, qui revient plus souvent qu'à son tour dans les lignes de ce roman. La sexualité et le sentiment amoureux étant, par extension du domaine de l'amitié, des sujets présents logiquement dans le livre de Vivian Gornick. A noter toutefois que les hommes dont Vivian Gornick s'est amourachée n'ont jamais autant duré dans sa vie que ses relations amicales au premier rang desquelles celle avec Leonard.
Et puis, et surtout, selon ses affinités, il y a un personnage en pointillé qui ne quitte aucune page du livre : New York. A travers ses rues, à travers ses immeubles, à travers ses skylines, New York sert du plus beau cadre possible aux histoires juives de Vivian Gornick qui ne pourraient se dérouler nulle part ailleurs. Et selon Vivian Gornick, il est plus que naturel d'évoquer, dans ces rues, dans cette ville, les monologues et les dialogues qu'elle entretient : « Les voix, voilà ce dont je ne peux me passer. Dans la plupart des villes du monde, on vit sur des siècles de chemins pavés, d'églises en ruine, de vestiges architecturaux enfouis et empilés les uns sur les autres. Lorsque vous grandissez à New York, votre vie est une archéologie faite non pas de structures mais de voix, elles aussi empilées, et tout aussi irremplaçables. »
Dans cette ville à part, Vivian Gornick est une femme à part. Tout d'abord parce qu'elle est une voix singulière qui résonne et qui raisonne. Elle est ensuite à part d'elle-même parce qu'elle prend le temps de faire un pas de côté et de se retourner sur sa vie, sur ses amitiés, sur son parcours. Enfin, c'est une femme à part qui met en avant son féminisme à travers plusieurs passages de son livre dans lesquels elle dresse les récits de la vie de figures féminines du milieu littéraire.
« La femme à part » fait suite à « Attachement féroce » sorti l'année dernière et je n'ai pas pu discuter de ce second opus sans devoir le comparer au premier. Ce qui, à mon sens, est un mauvais procès à faire à cette « Femme à part » car il ressort, dans les yeux des autres, comme en retrait. Pour moi, cette « Femme à part » est presque plus fort que « Attachement féroce » dont j'avais déjà dit le plus grand bien. Cela tient à deux choses. Tout d'abord, « Attachement féroce » étant centré sur la figure maternelle et tout tournait autour de la mère de Vivian Gornick alors que « La femme à part » remet Vivian Gornick au centre du sujet. Ce qui lui permet d'aborder plus de sujets divers et variés. Ensuite, la ville que Vivian Gornick est celle qui correspond au New York que j'ai connu, fréquenté, bien loin de l'image que m'a renvoyée récemment deux personnes qui s'y sont rendues récemment. le New York de Vivian Gornick est le mien, celui du Village, des quartiers de Manhattan où j'ai déambulé sans savoir à l'époque que je marchais peut-être dans les pas de Vivian Gornick. Merci pour cela, Madame !

Lien : https://wp.me/p2X8E2-Zj
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   18 octobre 2018
Pendant dix ans après mes études j'ai cherché de toutes mes forces le Graal l'amour avec un grand A, le travail avec un grand T. Je lisais, j'écrivais puis je m'effondrais. dans mon lit. J'ai été mariée 10 minutes, j'ai fumé de la marijuana pendant cinq ans. Pleine d'entrain et de vie, j'ai arpenté les rues de NY et d'Europe. Mais rien n'allait jamais.
Commenter  J’apprécie          140
BazartBazart   18 octobre 2018
A la fin du dix-septième siècle, plusieurs génies littéraires ont écrit de grands livres sur les femmes des temps modernes. En l’espace de vingt ans ont paru Jude l’obscur par Thomas Hardy, Portrait de femme d’Henry James, Diana of the Crossways de George Meredith. Aussi perspicaces que fussent ces romans, c’est Femmes à part de George Gissing qui me parle le plus. J’ai l’impression que ses personnages sont les hommes et les femmes de mon entourage. Tous les cinquante ans depuis la Révolution française, les féministes sont qualifiées de femmes « nouvelles », « libres », « libérées », mais Gissing a trouvé le mot juste : nous sommes les femmes « à part »"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ZakuroZakuro   30 septembre 2018
J'ai un faible pour les hommes avec qui j'ai grandi. Ils sont pour moi l'équivalent d'un tissu imbibé de chloroforme qu'on presse contre mon visage : je les inhale, j'y enfouis le nez, j'ai envie de me fondre en eux. Quand j'étais petite, je voulais être comme eux - ces garçons des rues ténébreux et minces au regard de braise et aux passions ignorantes qui se regroupaient chaque jour au coin de la rue pour rire, lancer des jurons et apprendre la vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
calypsocalypso   30 septembre 2018
Il existe deux sortes d’amitié : celle où l’on se remonte mutuellement le moral, et celle où il faut avoir le moral pour voir l’autre.
Commenter  J’apprécie          321
Alice_Alice_   29 août 2018
Je suis devenue la fille de ma mère. Très jeune déjà, j'étais incapable de me trouver intéressante si je n'avais pas une réaction intelligente. Il me fallait fréquenter des esprits à ma hauteur, or, dans mon entourage, personne ne prononçait les mots que j'avais besoin d'entendre. Je brodais pour les autres enfants du quartier une histoire à partir d'une anecdote qui s'était produite à l'école, à l'épicerie, dans mon immeuble. J'en faisais un récit, puis un résumé agrémenté d'une morale. Ensuite, j'attendais que l'un d'eux me fasse savoir que j'avais été comprise. Mais au lieu de ça, les regards attentifs devenaient vagues, les visages se faisaient perplexes, voire hostiles, et inévitablement, quelqu'un demandait : "Mais qu'est-ce que tu racontes ?"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Vivian Gornick (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vivian Gornick
Les Grands Débats F... comme Féminisme : le Deuxième Sexe samedi 22 septembre 2018 de 14h00 à 15h30 Vivian Gornick - Jennie Melamed - Leni Zumas - Dominique Chevalier Les récents scandales d'abus sexuels aux États-Unis, l'émergence du #Metoo Movement ont permis de rebattre les cartes du combat pour l'égalité entre hommes et femmes dans la société et la vie privée. Force est de constater qu'il reste beaucoup à faire partout dans le monde. de quelle manière la fiction s'empare-t-elle du sujet ? L'écriture est-elle un moyen de lutte efficace ?
autres livres classés : féminismeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox

Autres livres de Vivian Gornick (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
618 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre