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Note moyenne 3.38 /5 (sur 202 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 20/09/1960
Biographie :

Née en 1960, Nathalie Léger, est directrice adjointe de l'IMEC (Institut Mémoires de l'Édition Contemporaine). Elle fut commissaire de plusieurs expositions et notamment "Le Jeu et la Raison", consacrée à Antoine Vitez (Festival d'Avignon 1994), "L'Auteur et son éditeur" (IMEC, 1998) ainsi que de l'exposition Roland Barthes, qui s'est tenue au Centre Georges Pompidou en 2002 puis en 2007, de l'exposition Samuel Beckett, dans le même lieu.

Elle a dirigé l'édition en cinq volumes des "Ecrits sur le théâtre" d'Antoine Vitez (POL 1994-98) et établi, annoté et présenté celle des deux derniers cours de Roland Barthes au Collège de France, "La Préparation du roman" (Seuil-IMEC, 2002)

Elle est l'auteur d'un essai au ton très personnel, intitulé "Les Vies silencieuses de Samuel Beckett" (Allia, 2006). Elle a également publié un roman autour de la comtesse de Castiglione, "L'Exposition", Prix Lavinal Printemps des lecteurs 2009 (P.O.L., 2008) .
En 2012, parait "Supplément à la vie de Barbara Loden" chez P.O.L récompensé par le prix du livre Inter. En 2018, toujours chez P.O.L, paraît son récit romancé "La Robe blanche" qui reçoit le Prix Wepler.
En 2020, est publié chez le même éditeur, un récit autobiographique "Suivant l'azur".
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Nathalie Léger Suivant l'azur

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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
Annette55   28 janvier 2019
La robe blanche de Nathalie Léger
Robe blanche

Pour aller épouser ta mort

Qui est aussi la nötre

Tu t'es vêtue de blanc

Et puisque ton âme m'écoute

Je voudrais te dire que la mort

N'a pas le visage de la violence

Mais qu'elle est le soupir d'une mére

Qui viendrait te chercher au berceau

D'une main légère .

Je ne sais que te dire

Moi je ne crois pas

A la bonté des gens

J'ai déjà vécu tant de douleurs

Mais c'est comme si je voyais mon âme

Vêtue pour les noces

Qui s'échappe du monde pour ne pas crier ...."
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Lutvic   03 février 2019
La robe blanche de Nathalie Léger
Même quand les artistes sont maladroits, quand leurs pensées sont confuses, quand leurs gestes sont inaboutis, les performances disent obstinément quelque chose de vrai. En 1971, Faith Wilding est assise sur une chaise au milieu du public. Sa voix est un peu désagréable, sa présence manque de force, son texte est banal. Emballée dans une longue jupe rayée, mains jointes sur les genoux serrés, elle se balance d'avant en arrière et psalmodie la longue litanie de son œuvre « Waiting » (Attendre) : « ...attendre d'avoir un petit ami, attendre d'aller à une soirée, attendre d'être invitée à danser… attendre d'être belle, attendre le secret, attendre que la vie commence, attendre…, attendre qu'il tombe amoureux, attendre qu'il m'embrasse, attendre de se marier, attendre ma nuit de noces, attendre qu'il rentre à la maison, attendre qu'il cesse d'être de mauvaise humeur, attendre qu'il me prenne la main, attendre d'être comblée… attendre que mon corps s'abîme, attendre de devenir laide, attendre que la douleur cesse, attendre d'être libérée… Attendre. » Sous le stéréotype qu'elle ritualise, sous la dénonciation, l'artiste ressemble ''vraiment'' à une aliénée de la condition féminine, une traumatisée de l'incarcération domestique. Trop d'adhésion à son sujet. Son corps, sa voix. Quelque chose qui geint. Dans l'exposition où je découvre, déjà ennuyée, la vidéo de cette performance qui a fait un tabac dans les universités américaines à sa création, j'entends, pendant que l'incantation se poursuit, une bribe de conversation chuchotée : ça, au moins, c'est parlant, dit une voix avec conviction, ça fait penser à des choses. Sans tourner la tête, je disloque mon regard de côté pour identifier deux petites dames qui devaient avoir trente ans en 1971. Elles regardent la vidéo avec la concentration songeuse qu'on met à feuilleter un album de famille. Oui, murmure l'autre en contenant mal son émotion, c'est mieux que la peinture, ça rappelle (pp. 28-30).
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GeraldineB   27 décembre 2020
Suivant l'azur de Nathalie Léger
Ta nuque, tes épaules solides sur lesquelles je m'appuyais souvent. Enfant, je l'avais vu faire à une femme amoureuse: l'homme assis, costaud, et la femme debout, appuyée contre lui, possessive et désinvolte, sachant précisément tout ce qu'elle possède, les mains sur les épaules de l'homme ou les entourant de ses bras, l'embrassant dans le cou, riant, posant sa joue sur ses cheveux tout en parlant.
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angemalicieux63   13 janvier 2022
Suivant l'azur de Nathalie Léger
On reste là, calme, apparemment calme, car on peut rester calme tout en devenant forcené à l’intérieur, silencieusement détruit ( on ne l’a su, on ne l’a appris que ce jour là), on est calme, assommé par cette inexistence spectaculaire, à la fois atone et exorbitante, toi là nulle part.
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angemalicieux63   13 janvier 2022
Suivant l'azur de Nathalie Léger
Je ne suis pas folle.Je sais que tu n’es plus là. Je sais que tu n’es plus nulle part même là où tu es désormais. Je le sais, et la fiction de ta présence me repose un peu, elle lève l’effroi de ton absence à tout jamais. Je fais semblant.
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pyrouette   17 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
Son regard est attentif, anxieux, souvent désemparé, puis soudain le sourire, éclatant.
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pyrouette   20 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
Apaiser. Réparer les douleurs, traiter l’humiliation, traiter la peur.
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pyrouette   18 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
J'avais envie de vivre même si je n'avais pas beaucoup de raisons de vivre.
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pyrouette   16 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
Comme le crépuscule est beau, on peut se défaire de la méfiance, de la prudence, s'abandonner à l'instant qui ressemble pour une fois à l'idée qu'on se faisait de la vie.
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Annette55   28 janvier 2019
La robe blanche de Nathalie Léger
" Il faudrait écrire un livre sur la guerre qui soit tel que le lecteur en ressente une nausée profonde, que l'idée même de guerre lui paraisse odieuse ..."





Stevlana Alexievitch .
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