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Note moyenne 3.29 /5 (sur 180 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 20/09/1960
Biographie :

Née en 1960, Nathalie Léger, est directrice adjointe de l'IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine). Elle fut commissaire de plusieurs expositions et notamment "Le Jeu et la Raison", consacrée à Antoine Vitez (Festival d'Avignon 1994), "'L'Auteur et son éditeur" (IMEC, 1998) ainsi que de l'exposition Roland Barthes, qui s'est tenue au Centre Georges Pompidou en 2002 puis, en 2007, de l'exposition, Samuel Beckett, dans ce même lieu. Elle a dirigé l'édition en cinq volumes des "Ecrits sur le théâtre" d'Antoine Vitez (POL 1994-98) et établi, annoté et présenté celle des deux derniers cours de Roland Barthes au Collège de France, "La Préparation du roman" (Seuil-IMEC, 2002)

Elle est l'auteur d'un essai au ton très personnel, intitulé Les Vies silencieuses de Samuel Beckett (Allia, 2006). Elle a également publié un roman autour de la comtesse de Castiglione, L'Exposition, Prix Lavinal Printemps des lecteurs 2009 (P.O.L., 2008) .

En 2012, parait "Supplément à la vie de Barbara Loden" chez POL récompensé par le prix du livre Inter.
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Annette55   28 janvier 2019
La robe blanche de Nathalie Léger
Robe blanche

Pour aller épouser ta mort

Qui est aussi la nötre

Tu t'es vêtue de blanc

Et puisque ton âme m'écoute

Je voudrais te dire que la mort

N'a pas le visage de la violence

Mais qu'elle est le soupir d'une mére

Qui viendrait te chercher au berceau

D'une main légère .

Je ne sais que te dire

Moi je ne crois pas

A la bonté des gens

J'ai déjà vécu tant de douleurs

Mais c'est comme si je voyais mon âme

Vêtue pour les noces

Qui s'échappe du monde pour ne pas crier ...."
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Lutvic   03 février 2019
La robe blanche de Nathalie Léger
Même quand les artistes sont maladroits, quand leurs pensées sont confuses, quand leurs gestes sont inaboutis, les performances disent obstinément quelque chose de vrai. En 1971, Faith Wilding est assise sur une chaise au milieu du public. Sa voix est un peu désagréable, sa présence manque de force, son texte est banal. Emballée dans une longue jupe rayée, mains jointes sur les genoux serrés, elle se balance d'avant en arrière et psalmodie la longue litanie de son œuvre « Waiting » (Attendre) : « ...attendre d'avoir un petit ami, attendre d'aller à une soirée, attendre d'être invitée à danser… attendre d'être belle, attendre le secret, attendre que la vie commence, attendre…, attendre qu'il tombe amoureux, attendre qu'il m'embrasse, attendre de se marier, attendre ma nuit de noces, attendre qu'il rentre à la maison, attendre qu'il cesse d'être de mauvaise humeur, attendre qu'il me prenne la main, attendre d'être comblée… attendre que mon corps s'abîme, attendre de devenir laide, attendre que la douleur cesse, attendre d'être libérée… Attendre. » Sous le stéréotype qu'elle ritualise, sous la dénonciation, l'artiste ressemble ''vraiment'' à une aliénée de la condition féminine, une traumatisée de l'incarcération domestique. Trop d'adhésion à son sujet. Son corps, sa voix. Quelque chose qui geint. Dans l'exposition où je découvre, déjà ennuyée, la vidéo de cette performance qui a fait un tabac dans les universités américaines à sa création, j'entends, pendant que l'incantation se poursuit, une bribe de conversation chuchotée : ça, au moins, c'est parlant, dit une voix avec conviction, ça fait penser à des choses. Sans tourner la tête, je disloque mon regard de côté pour identifier deux petites dames qui devaient avoir trente ans en 1971. Elles regardent la vidéo avec la concentration songeuse qu'on met à feuilleter un album de famille. Oui, murmure l'autre en contenant mal son émotion, c'est mieux que la peinture, ça rappelle (pp. 28-30).
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pyrouette   17 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
Son regard est attentif, anxieux, souvent désemparé, puis soudain le sourire, éclatant.
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pyrouette   20 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
Apaiser. Réparer les douleurs, traiter l’humiliation, traiter la peur.
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pyrouette   18 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
J'avais envie de vivre même si je n'avais pas beaucoup de raisons de vivre.
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Annette55   28 janvier 2019
La robe blanche de Nathalie Léger
" Il faudrait écrire un livre sur la guerre qui soit tel que le lecteur en ressente une nausée profonde, que l'idée même de guerre lui paraisse odieuse ..."





Stevlana Alexievitch .
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pyrouette   16 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
Comme le crépuscule est beau, on peut se défaire de la méfiance, de la prudence, s'abandonner à l'instant qui ressemble pour une fois à l'idée qu'on se faisait de la vie.
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pyrouette   20 juillet 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
…C’est une femme qui se demande ce qu’elle va bien pouvoir faire de ce que tout le monde appelle sa liberté, c’est une femme qui se demande quel est le mensonge qu’elle va devoir désormais inventer face aux hommes pour s’y dissimuler à son aise, pour qu’on lui foute enfin la paix.
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jolimoisdemai   09 août 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
Pages 49/50 :"Dans la chambre d'hôtel aux murs verts et aux rideaux à fleurs, autour du lit défait par la chaleur et l'incompréhension, s'organise la scène banale de l'humiliation, de la soumission, de la disparition sans bruit de soi dans l'autre."
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sabina   10 novembre 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger
Une fois de plus , ma mère dit qu'elle aurait aimé revoir Ganagobie, Aix-en-Provence et Neuvy-en-Mauges, elle le répète depuis des années mais je n'ai compris que peu à peu, trop lentement sans doute, qu'il ne fallait pas réveiller ces désirs-là, il faut les laisser profondément ensevelis, loin de toute capacité, de tout risque de réalisation, il faut prendre soin de leur impossibilité. J'ai tout fait pour que ma mère revoie Ganagobie, retrouve le berceau de sa famille ou retourne au Festival d'Aix, oubliant que je ne lui proposais ainsi que la seule réalité tandis que sa rêverie, sa douloureuse rêverie, exigeait seulement de n'être jamais satisfaite.
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