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ISBN : 2226258035
Éditeur : Albin Michel (30/04/2014)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Jusqu'à sa mort en 1905 à 75 ans, Louise Michel, surnommée « La Vierge rouge », lutta pour les droits de l’homme, la justice sociale et le soutien à ceux qui manquent de tout.

Née en 1830 d’une servante et fille mère, Louise est dès l’enfance une écorchée vive à la personnalité affirmée, que les douleurs des autres enragent.

Institutrice, elle développe à Paris, où elle arrive en 1856, une activité littéraire pédagogique, politique et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  23 juillet 2014
Au XIXe siècle, si vous vous faisiez engrosser par le châtelain, vous preniez la porte, sale traînée ! Et bon courage pour trouver une place ailleurs, votre bébé sous le bras.
Marianne Michel n'a pas été chassée. Sa bâtarde a été élevée comme l'enfant légitime des maîtres, bénéficiant d'attention et d'une bonne instruction.
Ainsi naît et grandit Louise Michel, fille de servante dans les années 1830. Elle commence à écrire très jeune, correspond avec Victor Hugo, son "maître", devient institutrice à vingt et un ans, s'engage et s'enflamme vite pour différentes causes humanitaires, participe activement aux combats de rues lors de la Commune. Elle rejoint les milieux révolutionnaires, anarchistes, milite en faveur des ouvriers et pour la condition féminine.
Femme d'action, provocatrice, tête-brûlée et grande gueule, elle agace, dérange, se fait des ennemis...
La quatrième de couverture prétend qu'Henri Gougaud "sait nous faire aimer cette femme sauvage et téméraire".
Je proteste. Je suis entièrement d'accord, au contraire, avec les propos d'un des proches de cette "vierge hystérique" (sic) : "Tout de même, beaucoup l'estiment insupportable. Intransigeante, raide et dure comme un os, sèche comme une mère abbesse, modeste autant qu'envahissante, prompte à railler les tièdes, incontrôlable enfin, elle épuise qui veut la suivre" (p. 212).
C'est bien ainsi qu'elle m'est apparue tout au long du récit. A tel point que j'en oubliais de m'émerveiller de ses idées, de son courage et de ses actions.
Pas de chance : j'ai un mal fou à comprendre le contexte politico-historique de cette seconde moitié du XIXe siècle, et ça m'em***** tellement que je ne fais guère d'efforts. Dommage, cela me serait d'autant plus utile que les problèmes sociaux et la littérature de cette époque m'intéressent.
Toujours pas de chance : la plume d'Henri Gougaud, présentée comme 'vivante', m'a semblé lourde de fausse légèreté.
En gros, je n'ai rien su apprécier dans cet ouvrage.
Je suis certaine que sous la plume et le trait de Catel tout serait plus limpide et le personnage de Louise plus attachant (cf. sa biographie sur 'Olympe de Gouges').
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Commenter  J’apprécie          253
vellard
  23 décembre 2017
Dire que Gougaud est un formidable conteur est un euphémisme !!Au fil des pages il nous embarque au côté de Louise Michel ,la "vierge rouge" ,indomptable combattante ,assoiffée d'idéal, généreuse mais à l'intransigeance parfois dévastatrice, l'entraînant par moments aux confins de la folie!
De sa naissance, petite "bâtarde" provinciale (sic) à son bannissement en Nouvelle-Calédonie, en passant par, l'institutrice montmartroise, la Commune de Paris, sans oublier ses nombreux passages par la "case prison", le récit s'écoule naturellement, comme porté par la voix chaude de cet incomparable raconteur d'histoires.
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pilyen
  26 mai 2014
Le titre dit bien ce que l'on va trouver durant les 240 pages du livre : un roman. Henri Gougaud ne travestit pas la réalité de la vie de cette infatigable militante, il l'enjolive de son impeccable écriture, rendant ce parcours de combattante incroyablement vivant.
De l'enfance de Louise Michel, élevée dans un château au fin fond de la Haute Marne par des bourgeois au grand coeur, alors qu'elle n'est que le fruit d'une liaison de sa mère servante avec un des fils de la maison, à sa vie en Nouvelle Calédonie, l'auteur suit pas à pas ce parcours hors norme. Femme volontaire, éprise d'indépendance et ayant cette soif d'absolu qui la fait passer pour une femme exaltée, celle qui a donné son nom à tant d'établissements scolaires nous est présentée comme une personnalité hors norme. Toute sa vie a été entièrement dévouée aux autres, aux plus pauvres surtout, aux opprimés. Symbole de la résistance et de la fidélité à ses idées de justice et de solidarité, elle est vraiment la figure incontournable des causes justes.
Henri Gougaud, tout en truffant son récit de petits détails historiques ou sociologiques, rend hommage à cette femme de la plus jolie des manières, en nous la rendant la plus vivante et la plus juste possible. Même si sa vie a été uniquement guidée par la révolte contre un monde injuste, laissant de côté une vie plus personnelle pour ne se consacrer qu'au bien être des démunis, l'auteur sait trouver les mots pour que le lecteur l'accompagne dans ses nombreux combats. On est emporté avec elle, on sent les balles et les sabres de la Commune nous effleurer, le vent souffler dans nos cheveux quand un vieux rafiot l'emporte en exil, les condamnations nous révolter.
Un peu plus sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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de
  05 juillet 2014
Je ne m'aventure que rarement dans ces lieux littéraires qui mêlent assez directement histoire, biographie et réalités imaginaires. Mais j'en comprends le choix.
Henri Gougaud nous propose bien ici d'un roman. Et si la personne de Louise Michel a bien été réelle, c'est avec les moyens du souffle romanesque que l'auteur parle de cette femme, de sa vie, de ses combats.
Et il rend palpable cette femme debout qui refuse l'ordre/désordre de la société. « Passent les jours, les nuits, les espoirs, les colères ». Louise Michel qui ne reniera rien, ne renoncera à rien…
Pages fortes sur Louise Michel et la Commune de Paris, loin de l'histoire catho-militaire et de cette honteuse basilique du sacré coeur dressée par les assassins, ce blanc monument, rouge du sang des communard-e-s, cette insulte permanente à l'émancipation.
Pages sensibles sur la déportation, la Nouvelle-Calédonie et les relations avec les êtres humains colonisés, « A cet instant, elle est canaque », le refus de l'amnistie…
Et de nouveau la prison, le premier mai, les anarchistes, « Tout est simple enfin. Elle va bien »
Pour ne pas abandonner ces hommes et ces femmes, ici une femme, qui font partie de notre histoire, de l'histoire de l'émancipation, aux scribouillards, aux galonnés d'hier et d'aujourd'hui, à ces curés de la haine et autres « bien-pensant-e-s »…
Lien : https://entreleslignesentrel..
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Hardiviller
  01 avril 2015
Dans son style si particulier d'écrivain- conteur H Gougaud romance et poétise une biographie assez flatteuse de Louise Michel .
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critiques presse (2)
Telerama   06 août 2014
Ne pas compter sur les détails historiques. Ici s'écoule le fleuve tumultueux d'une vie ; un poème épique furieux aux accents de chanson réaliste.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeSoir   17 juillet 2014
En grand conteur, Henri Gougaud nous fait vivre la vie de la pasionaria qui se voulait poète.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   21 avril 2016
La vie des pauvres (...)
On travaille jusqu'à dix-sept heures par jour, hommes, femmes, marmots dès l'âge de six ans. La retraite ? On n'en rêve pas. Pourquoi ? C'est simple. On ne sait pas ce que ce mot-là signifie. On reste attelé à l'ouvrage de la petite enfance. (...) Bref, on estime en ce temps-là l'espérance de vie d'un pauvre de quinze à vingt ans inférieure à celle d'un bourgeois banal. (p. 38-39)
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   21 avril 2016
Le père Lamennais fut excommunié et ses -Paroles d'un croyant- estimées impies par l'Eglise. Qu'importe. Louise, ce soir-là, découvre son saint Evangile. Elle le baptise de ses pleurs. De sa vie elle n'en aura d'autre. C'est ce livre cent fois relu qui lui a ouvert le chemin dont elle ne déviera jamais. [Livre de poche, avril 2016, p.22]
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fanfanouche24fanfanouche24   21 avril 2016
Chez grand-père, autre son de cloche. Voltaire raille et Hugo tonne, on moque, on fustige, on déteste l'empereur Napoléon III, autrement nommé Badinguet. (...) On espère la république, la vraie, intègre et fraternelle. On respecte sans doute Dieu mais on croit au génie des hommes, à la science, aux savoirs futurs plus qu'aux homélies du dimanche. (...)
Elle doit cette grâce à un homme autant fameux que décrié, dont l'œuvre suscite en ces temps d'homériques enthousiasmes: Hughes-Félicité Robert de Lamennais, prêtre républicain, mystique et libertaire. En 1834 il publie un prêche étonnant, -Paroles d'un croyant-, qui à peine paru bouleverse partout en France et en Europe, les cercles littéraires et les clubs de penseurs. [Livre de poche, avril 2016, p. 20-21 ]
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michdesolmichdesol   10 octobre 2016
Le fait est qu'elle repart en guerre avec une ardeur combattante inentamée par les huit ans qu'elle vient de vivre au bout du monde. Une semaine à peine après son arrivée, première conférence à L'Elysée-Montmartre, haut lieu des rêves massacrés. Les drapeaux rouges et noirs pavoisent les vieux murs. La salle est comble, turbulente. On s'interpelle, on chante, on crie. La grande femme sèche apparaît sur le scène. Ovation. Tête haute, elle attend le silence. Enfin sa voix s'élève. Elle est frêle, éraillée, et pourtant étrangement nette. Elle dit que la révolution est aujourd'hui ressuscitée. Elle dit que les martyrs seront bientôt vengés, que les religions se dissipent au grand souffle du vent nouveau et qu'il est temps que nous soyons, nous, les vivants de ce bas monde, les seuls maîtres de nos destins. On ne l'applaudit pas, on hurle, et la voilà portant la foule au grand soleil de l'espoir fou.
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MelorMelor   26 juillet 2014
Nous ne valons pas mieux, sachez-le, que les hommes. Simplement le pouvoir ne nous a pas encore gâtées et corrompues.
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Vidéo de Henri Gougaud
Henri Gougaud - Midi au moulin - Paris ma rose
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