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ISBN : 2253258008
Éditeur : Le Livre de Poche (13/03/2019)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Il y a foule dans les salons du musée de la Marine. Sous les applaudissements de tout le gotha politico-économique, la compagnie minière Carmin célèbre le lancement de Kisanga : un partenariat historique avec le groupe chinois Shanxi pour coexploiter un fantastique gisement de cuivre tapi au coeur de la savane congolaise. Les ministres se félicitent du joli coup de com' avant les élections ; les golden boys de la City débouchent le champagne. Mais au même moment, Ca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
umezzu
  05 septembre 2018
Ce livre est un régal pour qui aime les fictions qui, partant d'un contexte réel, d'événements d'actualité, s'en servent pour bâtir une intrigue tendue.
Emmanuel Grand avait pourtant commencé sa carrière littéraire en n'attachant pas grand importance à la crédibilité dans un thriller bien mené au parfum de varech (Terminus Belz). Puis il avait su magnifier le Nord et son contexte social dans le très réussi Les salauds devront payer. Kisanga le fait entrer dans le cercle des maîtres de la fiction politico – économique. Un genre subtil où Dominique Manotti fait figure de référence.
La multinationale française Carmin vient d'officialiser un accord pour l'exploitation, en partenariat avec une firme chinoise, d'un gisement minier prometteur dans la province du Katanga au Congo : Kisanga.
Un retour dans la région pour cette firme, qui avait continué au début des années deux mille à extraire des minerais stratégiques dans la région des grands lacs en pleine guerre entre Tutsi et Hutus. A l'époque, pourtant, la commercialisation des matières premières issues de la région faisait l'objet d'un embargo. Et le gouvernement français avait malgré tout permis et même facilité la continuation de l'activité.
Un retour aussi pour des Chinois qui mènent une offensive diplomatique en offrant aux États africains des aides pour améliorer leurs infrastructures. L'occasion, au prétexte de développement économique, de permettre un meilleur accès aux matières premières. L'occasion aussi de piller les richesses de l'Afrique, pour alimenter leur industrie.
Pour lancer au plus tôt ce projet stratégique, Carmin envoie une petite équipe au Congo, dont l'ingénieur Olivier Martel. Il va devoir permettre dans un temps record l'ouverture d'une première mine sur le gisement attribué. Les obstacles sont nombreux : obstacles politiques dans un pays où la moindre démarche nécessite un bakchich, obstacles logistiques (routes défoncés, pistes embourbées, matériel hors d'âge...), obstacles climatiques (la chaleur, les trombes d'eau déversées par les orages tropicaux), obstacles sécuritaires (la région demeure une poudrière, où différentes milices ethniques font la loi).
Mais ce projet, qui va à coup sûr doper le cours de bourse de Carmin, ravive les fantômes du passé. Les politiques et les dirigeants de la société n'avaient pas eu de scrupules à faire du business dans la région. Il faut maintenant faire disparaître toute trace de ces actes. le flamboyant ministre des affaires étrangères s'y active. Il met la pression sur les services secrets, qui envoient sur place des anciens du service récupérer des photos compromettantes. Dans le même temps, un journaliste d'investigation sur le déclin, mais tenace, repart en guerre contre Carmin.
Le contexte d'ensemble est vite posé. Les personnages montrent vite leurs limites, voire leurs vices. le PDG de Carmin est un stratège manipulateur craint de ses troupes. L'investissement opéré dans une mine à la rentabilité incertaine rappelle évidemment l'affaire UraMin. le ministre fait lui penser à un homme politique, dont on connaît mieux sur Babelio ses biographies napoléoniennes. Les Africains ne déparent pas : le chauffeur - fixeur au lourd passé, le gouverneur local totalement corrompu, une population portant ses espoirs dans son équipe de foot… La réalité de la RDC transpire – je dirais même suinte - à chaque page. Grand explique comment la région des Grands Lacs a été le creuset de guerres abominables et d'oppositions qui dépassent les luttes ethniques. Tout cela est remarquablement documenté, très bien écrit, avec un rythme soutenu.
Le genre de lecture dont on sort en se disant qu'en quelques pages on a approché le dessous des cartes.
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Bazart
  22 mars 2018
La France et la Chine doivent signer un partenariat pour exploiter une mine de cuivre en République Démocratique du Congo. La preuve accablante d'un marché illégal pendant un embargo, quinze ans plus tôt, risque de compromettre ce marché juteux pour la France.
Notre beau pays dépêche donc Lauzière, un mercenaire rompu à toutes les manigances obscures de la raison d'état, pour essayer de récupérer les photos compromettantes.
Une affaire qui aurait dû se régler rapidement pour un militaire de cette trempe, mais rien n'est simple sur le continent Afrique.
Il faudra aussi compter sur Martel, un ingénieur des Mines un peu trop scrupuleux et idéaliste et Da Costa, un journaliste parisien qui lui a un vieux compte à régler avec Carmin la société d'exploitation minière qui n'est pas vraiment regardante sur les conditions de travail catastrophiques des employés Congolais.

Résultat de recherche d'images pour "congo cuivre"
Il faudra aussi compter sur des politiciens dépassés ou corrompus, des investisseurs chinois très près de leurs intérêts, des financeurs aussi arrogants qu'immatures, bref Indiana Jones et Rouletabille auront fort à faire, face à tout ce petit monde néocolonial sans scrupule.
Ce n'est plus la Françafrique, mais le Mondafrique avec la présence incontournable de la Chine sur cet immense continent. Corruption, chantage, lobbying éhonté, Emmanuel Grand nous embarque dans un polar social et géopolitique très actuel. Les ressources « maudites » telles que le cuivre, l'uranium, le coltan, qui nous permettent d'avoir des énergies propres, sont exploitées dans de très sales conditions.
Suspens, action, habile mélange de fiction et de réalité « Kinsanga » est un vrai page-turner moite et poussiéreux.
Il y a de Jean-Patrick Manchette et de John le Carré chez cet écrivain, on a fait pire comme référence, pas vrai?
Bref, après l'excellent « Terminus Belz » et le non moins excellent « Les salaud devront payer » tous deux d'heureuse mémoire, il faut lire de toute urgence « Kisanga » le nouveau roman noir d'Emmanuel Grand.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Jeanfrancoislemoine
  27 mars 2018
Bon,je vous donne des ingrédients,à vous de les placer dans un shaker et de bien agiter. Au bout de quelques secondes,une bien belle surprise vous sautera entre les mains.Allez,on y va:Afrique,gisement de cuivre,partenariat franco chinois,journalistes,barbouzes,dossier brûlant, investisseurs,banquiers,richesses du sous sol africain clé Usb,gouvernement,manipulations,société Carmin,hélicoptère.. .....
Bon,vous n'avez pas tout mais je sens que votre intérêt est aiguisé et que vous aimeriez bien vous y retrouver un peu dans ce fatras lexical.Bon,franchement,je sais tout mais je ne dirai rien.
La seule chose que je vous concède est que vous allez "mettre le nez" dans un livre terriblement efficace du début a la fin.Aucune période de repos,vous êtes engagé dans une poursuite sauvage au Congo et devrez échapper à de multiples et dangereux traquenards.Vous aurez aussi le plaisir de partager la liesse du peuple congolais ,si fier de la réussite de son équipe de foot.Un vrai bonheur pour les amateurs du genre.
Je n'en dirai pas plus mais je vous invite à découvrir les commentaires très pertinents de Bazart et JoyeuxDrille.
J'avais,moi aussi,adoré "Terminus Belz" et "Les salauds devront payer".Bien que très différent,ce troisième ouvrage confirme qu'Emmanuel est vraiment un Grand.
Le voilà définitivement installé dans mon fichier d'auteurs à ne jamais laisser passer.Un grand merci à lui pour le plaisir qu'il m'a procure.
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hcdahlem
  06 juin 2018
Minerai, magouilles et affaire d'État
L'auteur de Terminus Belz est de retour avec un thriller haletant qui mêle espionnage, politique et affaires industrielles… et une réflexion très documentée sur l'exploitation de l'Afrique.
Au-delà du thriller habilement construit, ce roman est une enquête très fouillée sur la manière dont l'Afrique a été exploitée et en particulier sur la façon dont le Congo a été et continu d'après la proie de prédateurs qui n'ont pour seule éthique que leur tiroir-caisse. Comme le résume un prédicateur en citant le Deutéronomes : « "si tu passes dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger du raisin à ton gré, jusqu'à satiété, mais que tu n'en mettras pas dans ton panier. Si tu traverses les moissons de ton prochain, tu pourras arracher des épis avec la main, mais tu ne porteras pas la faucille sur la moisson de ton prochain". Mais le Blanc, lui, a mis la vigne dans son panier. Et il a porté la faucille sur notre moisson. Il s'appelait Léopold. Son règne a duré cent ans et l'indépendance n'a rien changé. Hier c'était l'ivoire et le caoutchouc, aujourd'hui c'est le cuivre, l'uranium, l'or et les diamants. Et à chaque fois, le sang du ndombe a coulé. le sang des Balemba, des Bayeke, des Balunda et de beaucoup d'autres. Pour construire Bwana Changa-Changa, l'homme blanc a plongé son frère dans la misère. Il l'a fait dormir par terre, mordre par les serpents. Il l'a fait marcher dans les collines, chercher dans les buissons, soulever les pierres avec ses mains. Puis il l'a volé et ne lui a laissé que la souffrance et les larmes. Alors, un jour l'homme noir a désiré les richesses de la terre et il a chassé l'homme blanc. Il a planté son couteau dans le coeur de son frère. Et le frère de son frère l'a tué à son tour; Et le frère du frère de son frère s'est vengé. Et ce pays a saigné et continuera de saigner pendant des années par la faute du mundele. »
Kisanga est le nouvel enjeu des «saigneurs». Cet exceptionnel filon de minerai est, après d'âpres négociations, confié à la Chine et à la France par les dirigeants politiques congolais. Ils en espèrent un double profit, d'abord éviter la mainmise du seul Empire du milieu sur les infrastructures du pays, à commencer par la puissante Shanxi Mining et d'autre part une saine concurrence qui conduira à une course à la production. Et de fait l'entreprise française Carmin entend démonter qu'en trois mois, elle peut – grâce à une équipe de choc – relever ce défi et, ce faisant, faire grimper la valeur de ses actions jusqu'au ciel des investisseurs qui miseraient sur ce «nouvel eldorado du XXIe siècle.»
Ce pourrait aussi être l'occasion de redorer le blason de l'entreprise qui, lorsqu'elle s'appelait encore CMA s'était fait remarquer par des pratiques aussi illégales que criminelles. Mais avec l'aide des plus hautes autorités de l'État, elle avait réussi à étouffer le scandale. Car l'armée, sous couvert d'humanitaire, avait monté une opération de soutien baptisée «Antioche». Un journaliste qui avait eu vent de ces pratiques s'était mis en tête de rassembler des preuves, mais sans réussir.
Il semblerait toutefois que des photos prouvant le trafic et les exactions des militaires français existent et qu'un groupuscule paramilitaire congolais se soit proposé de les vendre au plus offrant. Si Da Costa n'a pas les moyens que réclament le vendeur, il se dit que l'occasion est trop belle pour faire éclater le scandale.
Voici bientôt rassemblés en RDC tous les protagonistes – officiels et cachés –pour un combat qui s'annonce à hauts risques. Très vite les premières tombent, faisant grimper la tension d'un cran. La vérité finira-t-elle par éclater? Français et Chinois vont-ils s'entendre ou au contraire tenter de tirer la couverture vers eux? Les autorités congolaises laisseront-elles sans réagir s'accumuler les cadavres? le placement sera-t-il à la hauteur des attentes des investisseurs? Autant de questions qui vont trouver leurs réponses au fil des chapitres suivants, très habilement construits et qui vont apporter leur lot de rebondissements et révélations.
Depuis la trilogie de Marc Dugain, L'Emprise, Quinquennat et Ultime partie, je n'avais rien lu d'aussi solidement documenté et d'aussi prenant. Un roman idéal à mettre dans vos bagages, car s'il laisse un petit goût amer sur les pratiques néo-colonialistes des grandes puissances, il a tout du thriller haletant et confirme le talent de l'auteur de Terminus Belz.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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musemania
  27 août 2019
Il est des livres dotés pourtant d'une très grande qualité qui paraissent – hélas- de façon un peu anonyme ou clandestine à côté de certains blockbusters. Je trouve que cela a été le cas avec ce livre « Kisanga ». Voilà une des nombreuses raisons pour lesquelles j'aime tant participer à des jurys littéraires, c'est de découvrir des petites pépites qui m'étaient inconnues et qui avaient été publiées, sans que je ne les aies vu passer.
Lors de ce Prix des Lecteurs du Livre de Poche dans sa sélection « polar », cela a été le cas plusieurs fois et je les remercie de me les avoir fait ainsi découvrir. Je ne sais pas si, en librairie, je me serais retournée sur ce livre et pourtant, c'est encore un livre qui mérite d'être connu et lu, notamment de par le travail de recherches de l'auteur.
La compagnie minière française Carmin s'allie au groupe chinois Shanxi en vue d'exploiter un énorme gisement de cuivre au Congo. A côté des magouilles politiques en vue de l'obtention des permis d'exploitation, les enjeux financiers explosent au fil des jours. Alors que les employés des deux entreprises se rendent sur place pour finaliser le projet, un journaliste Raphaël Da Costa pense que c'est le moment idéal pour remuer les restes du scandale étouffé il y a une dizaine d'années, « Antioche » qui risque de secouer durement la République.
Manipulations et stratégies occultes sont au rendez-vous de ce thriller convaincant mené selon un bon rythme et doté d'une bonne dose de suspens. Emmanuel Grand m'a vraiment fait voyager au coeur de l'Afrique et plus particulièrement au Congo. Mêlant politique et aventure, on ne peut éviter à plusieurs reprises de songer que l'on n'est pas si loin de la réalité. Dans un monde où les enjeux politico-économiques priment sur l'humanité, ce livre résonne de vérités.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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critiques presse (1)
Actualitte   21 mars 2018
Toujours très proche d’une réalité sociale actuelle, les romans policiers d’Emmanuel Grand témoignent sans détours et en détails d’une intrigue efficace, solide et convaincante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   06 juin 2018
Sa respiration était lente. Une brise légère caressait les feuilles des arbres.
Tapis dans les rochers, les deux guetteurs observaient la bâtisse sans bouger, quand soudain une silhouette apparut sur la terrasse. Le militaire fit le point sur ses jumelles. Un homme aux cheveux blancs, en robe de chambre nid-d’abeilles, tenait un bol de café à la main. Le sniper ajusta la crosse de son arme sur son épaule et resserra son index sur la queue de détente.
Le militaire à la jumelle déploya la paume de sa main gauche comme pour l’empêcher de tirer. Épiant le moindre geste du type en contrebas, il attendit que celui-ci se tourne pour se présenter sous un angle plus favorable. Alors la cible renversa la tête en arrière et vida son bol de café d’un trait. Il l’avait en pleine ligne de mire quand son walkie-talkie se mit à grésiller.
– Allô !
– Oui, mon colonel.
– Ne tirez pas. Je vais sur place. Citroën grise immatriculée CE 371 SL.
– Bien, mon colonel.
– Je suis en civil, veste bleu marine. Interdiction de faire feu sans mon accord. Je vous ferai un signe si ça tourne mal, mais pour le moment, je joue seul.
Le capitaine répercuta l’ordre à son tireur d’élite et vingt minutes plus tard, un nuage de poussière monta du chemin annonçant la Citroën qui termina sa course à l’ombre des cyprès. Le colonel en veste bleue sortit de la voiture, traversa le jardin et frappa à la porte. Le capitaine qui le suivait à la jumelle grogna entre ses dents. Le colonel était entré à l’intérieur et il ne l’avait plus en visuel. La mission venait de se compliquer singulièrement. Le sniper relâcha la pression. 
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umezzuumezzu   04 septembre 2018
La bulle technologique qui avait euphorisé l’Occident dans les années 2000 avait également embrassé l’Afrique dont le sous-sol renfermait les métaux rares et précieux – germanium, tantale, cassitérite, cobalt – indispensables au développement de l’électronique mobile, des écrans à cristaux liquides, des batteries au lithium, etc .
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JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   23 mars 2018
On ne met pas en cause des députés de la République,des secrétaires d'état ou des trésoriers de partis politiques impunément.Il faut être sacrément arrimé au sol.Et un flic ne doit sa puissance qu'aux hommes qui se trouvent derrière lui.Quand la flicaille le lâche ,il n'est plus rien.(p 107)
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BazartBazart   21 mars 2018
Kisanga…je vous l’ai dit, c’est le jardin d’Eden. Ce pays suinte le cuivre. La terre est rouge comme le sang. C’est le paradis pour des gens comme nous.
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hcdahlemhcdahlem   06 juin 2018
"Si tu passes dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger du raisin à ton gré, jusqu’à satiété, mais que tu n’en mettras pas dans ton panier. Si tu traverses les moissons de ton prochain, tu pourras arracher des épis avec la main, mais tu ne porteras pas la faucille sur la moisson de ton prochain". Mais le Blanc, lui, a mis la vigne dans son panier. Et il a porté la faucille sur notre moisson. Il s’appelait Léopold. Son règne a duré cent ans et l’indépendance n’a rien changé. Hier c’était l’ivoire et le caoutchouc, aujourd’hui c’est le cuivre, l’uranium, l’or et les diamants. Et à chaque fois, le sang du ndombe a coulé. Le sang des Balemba, des Bayeke, des Balunda et de beaucoup d’autres. Pour construire Bwana Changa-Changa, l’homme blanc a plongé son frère dans la misère. Il l’a fait dormir par terre, mordre par les serpents. Il l’a fait marcher dans les collines, chercher dans les buissons, soulever les pierres avec ses mains. Puis il l’a volé et ne lui a laissé que la souffrance et les larmes. Alors, un jour l’homme noir a désiré les richesses de la terre et il a chassé l’homme blanc. Il a planté son couteau dans le cœur de son frère. Et le frère de son frère l’a tué à son tour; Et le frère du frère de son frère s’est vengé. Et ce pays a saigné et continuera de saigner pendant des années par la faute du mundele.
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Videos de Emmanuel Grand (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Grand
Entre roman d?espionnage et thriller politique, Emmanuel Grand signe un polar audacieux dans l?eldorado minier de l?Afrique d?aujourd?hui.
Il y a foule dans les salons du musée de la Marine. Sous les applaudissements de tout le gotha politico-économique, la compagnie minière Carmin célèbre le lancement de Kisanga : un partenariat historique avec le groupe chinois Shanxi pour coexploiter un fantastique gisement de cuivre tapi au c?ur de la savane congolaise. Les ministres se félicitent du joli coup de com? avant les élections ; les golden boys de la City débouchent le champagne. Mais au même moment, Carmin rend un dernier hommage à l?un de ses cadres décédé dans des circonstances suspectes tandis que les services français font appel à leur meilleur barbouze pour retrouver un dossier brûlant disparu à l?est du Congo. La mécanique bien huilée s?enraye et débute une course contre la montre entre une escouade de mercenaires armés jusqu?aux dents, l?ingénieur de choc chargé de piloter Kisanga et un journaliste opiniâtre qui sait mieux que personne que sous les discours du pouvoir se cache parfois une réalité sordide.
Cette histoire de manipulation, où la vérité se dérobe jusqu?à la dernière page, se déploie sur fond de mutations économiques en Afrique et de collusion des pouvoirs autour du trésor empoisonné que constituent les richesses de son sous-sol.
Emmanuel Grand, né en 1966, vit en région parisienne. « Terminus Belz » (Liana Levi 2014, Points 2015, Prix Polar SNCF) et « Les Salauds devront payer » (Liana Levi 2016, Livre de poche 2017), l?ont imposé dans le paysage du thriller social à la française.
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