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EAN : 9782266148870
554 pages
Pocket (01/08/2004)
3.88/5   292 notes
Résumé :
État du Mississippi, 1967. Les deux jeunes fils d’un avocat juif défenseur des droits civiques meurent, pulvérisés par un attentat à la bombe portant la signature assassine du Ku Klux Klan... Eté 1990, Sam Cayhall, l’un des terroristes présumés, attend fébrilement le jour de son exécution à mort. Cloîtré dans sa cellule étouffante du quartier de haute sécurité, l’homme, aujourd’hui septuagénaire, a perdu le soutien de tous les siens. Tous sauf de son petit-fils Adam... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
3,88

sur 292 notes
Grisham réalise, ici, un grand livre dans la simplicité qui le caractérise. Les premières pages sont horrifiques, les dernières aussi. On n'aime pas ce Cayhall, on le hait, la détestation s'incruste dans la peau, dans l'intellect page après page et puis cette transformation, cet amour impossible de deux êtres diamétralement opposés remet en question une position aussi tranchée. La peine de mort remplace-t-elle la mort de deux chérubins ? le sang appelle-t-il, systématiquement, le sang ? La haine développe-t-elle, uniquement, des sentiments de haine ? Les passions engendrent-elle, exhaustivement, des exactions de régimes morts et, espérons-le, enterrés ?
Notre monde est-il aussi dégueulasse que ces journaleux de basse-cour veulent nous le laisser entendre ? Les vautours volent-ils toujours chez les hommes ? Et, merde, sommes nous des zombies, des mutants, des indifférents ?
Il existe des plumes plus percutantes que celle de Grisham, il existe des plumes plus apaisantes que celle de Grisham. Il n'existe pas de plume aussi calme et tranquille que la sienne pour dénoncer l'abomination du système de son pays avec autant de force et de puissance sous-jacentes.
Grisham avance tel un rouleau compresseur, avec régularité, redondance. Vous avez pas compris ? On remet une couche, puis une autre et une autre encore, en couleur, cette fois, vous y arriverez bien, dépêchez-vous y a que cinq cents pages, j'fais pas dans le bouquin à tiroirs, moi !
Il est de ceux qui remettent en cause, par leurs livres, le fonctionnement et l'obsolescence d'un système qui, s'il n'est pas toujours corrompu est rattrapé par le pouvoir, le fric, le carriérisme. Je passe aux actus, c'est bon pour les sondages !
Et il y a le sud, le temps étouffant, la sueur à la chemise, le pantalon qui colle, l'apathie, la nonchalance, les gens scotchés au bitume, le fleuve qui déroule ses méandres avec lassitude et mélancolie au son d'un vieil air de blues black, savez celui que vous aimez bien, le sax qui chiale, le banjo qui triomphe...
Le passage du cimetière où Lee, la tante, raconte le Klan à Adam et la finale entre le grand-père et le petit-fils sont des morceaux d'anthologie littéraire à enseigner dans les écoles.
Les personnages, l'intrigue, la construction du livre, son découpage, me rappellent cette chanson de Brassens :
tout est bon, y a rien à jeter...

Lien : https://www.babelio.com/livr..
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L'avocat Marvin Kramer a reçu des menaces de mort. La première plainte déposée par son cabinet visait les pratiques électorales discriminatoires. Il a eu pour cela à un article dans la presse. A partir de là, il se retrouve sur la liste noire du Ku Klux Klan. Pour faire sauter le cabinet de ce Juif, 3 hommes sont nécessaires pour cette opération : un qui a de l'argent, un membre du Ku Klux Klan et qui connait bien le terrain et le troisième, un expert en explosifs. Sam l'un des terroristes se retrouve dans le couloir de la mort. Adam son petit fils débute dans le métier d'avocat mais il va tout faire pour lui évite la chambre à gaz malgré ce que son grand père à fait.

J'ai bien apprécié cette lecture car le suspense sera présent jusqu'aux dernières pages. On est en apnée et doute de savoir si l'exécution va avoir lieu ou pas. On a l'impression d'avancer et d'attendre en même temps que Sam
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Une fois n'est pas coutume, je me suis un peu ennuyée en lisant ce roman de John Grisham. Très technique, axé sur les procédures d'appel de dernière chance avant une exécution, il regorge de rebondissements judiciaires...Mais bon.
Un vieux criminel du Ku Klux Klan va être gazé pour une affaire d'attentat remontant à 23 ans. Deux enfants y ont perdu la vie. On sait dès le départ qu'il n'est pas réellement coupable dans cette affaire là. Mais dans d'autres...Son petit-fils, avocat, qu'il n'a jamais vu, décide de tenter le tout pour le tout afin de le sauver. Ce faisant, il déterrera des cadavres dans sa famille.
Outre l'aspect judiciaire, on découvre aussi un portrait, intéressant et stupéfiant, des rapports entre les Blancs et les Noirs dans le vieux Sud américain. Plus de cent ans après le guerre de Sécession, le racisme et la ségrégation étaient un mode de pensée puissamment ancré dans les mentalités, et si délétère qu'il pourrissait tout. C'est aussi pour cela que le vieil homme va mourir. Certains éléments contemporains semblent montrer que l'idée de la suprématie de la race blanche est encore loin d'être enterrée dans le nouveau monde, et c'est terrifiant à la lecture de ce livre.
Ce roman est aussi, quoique le condamné soit affreux, ou parce qu'il est affreux, un plaidoyer contre la peine de mort. Mais sur ce point, il est battu à plates coutures par La Ligne Verte, du maître King, un des textes les plus puissants que j'aie jamais lus, et que je conseille à tous les lecteurs. Vous sortirez alors les Kleenex, bouleversés jusqu'au fond de l'âme, quand le roman de Grisham ne fait qu'effleurer la conscience.
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Il s'agit d'un livre dont le sujet principal est la peine de mort.
Nous suivons l'avocat du condamné dans les méandres de la justice Américaine, de délais en recours...La médiatisation d'une affaire peut avoir une influence sur la justice, la politique. le gouverneur de l'état ( celui qui, en dernier recours pourra accorder sa grâce ) est élu par le peuple.
Il y est aussi question du pardon .De la famille des victimes, mais également de celle de l'accusé.
L'attente de longues années dans "le couloir de la mort", d'espoirs en déceptions, est peut être plus pénible pour les familles que pour le condamné qui quelque part c'est fait une raison.
Comme l'on peut s'en douté, c'est un livre pénible à lire, l'ambiance est morbide..sombre.
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J'ai été profondément marquée par ce livre, lu il y a près de 20 ans, par cette intrusion dans le couloir de la mort, par la découverte de ses codes, de ses rituels.
J'ai eu froid dans le dos à mesure que le jour puis l'heure fatidique approchait.
J'ai été tourmentée par mes sentiments ambivalents pour cet homme détestable suscitant néanmoins de la pitié, à l'heure des regrets.
J'ai été choquée par l'ambiance particulière des états du sud américain, les actions du KKK, la haine raciale.

Pour moi, les très bons livres sont ceux qui laissent une empreinte émotionnelle forte. Quand je repense à la lecture de le couloir de la mort, je ne me souviens pas de l'histoire en détail mais j'ai le souvenir des émotions intenses que j'ai ressenties.
Nous avons donc là indéniablement un excellent roman, l'un des meilleurs de Grisham.

Pour les plus cinéphiles d'entre vous, l'adaptation cinématographique s'appelle L'héritage de la haine et propose un joli casting (Gene Hackman, Faye Dunaway, Chris O'Donell). Ça ne vaut pas un bouquin, mais de mémoire, elle est plutôt réussie.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
L'horreur spécifique au quartier des condamnés à mort, c'est de s'y voir mourir un peu plus chaque jour. L'attente vous tue. Vous logez dans une cage et, lorsque vous vous réveillez pour cocher un nouveau jour, vous vous dites que la mort s'est encore rapprochée de vingt-quatre heures.
Par moments, on la souhaite. Entre mourir et vivre dans cette prison, Sam choisirait de respirer le gaz. Mais il y a toujours l'espoir de capter l'attention d'un juge. Chacun des condamnés rêve d'un miracle. Et ce rêve l'aide à survivre.
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Cinq minutes s’écoulèrent sans que Sam et Adam échangent la moindre parole. Adam se tourna un instant vers les avocats à l'autre bout de la pièce. Ces deux-là se trouvaient maintenant à côté du plus célèbre détenu du quartier des condamnés à mort, celui qu’on allait gazer. Ils ne pouvaient s’empêcher de lui jeter des coups d’oeil curieux ainsi qu’à son avocat.
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Les avocats ont une solide mémoire. Si vous sautez à la gorge de l'un d'entre eux, il attendra patiemment dans l'ombre pendant des années avant de vous rendre la pareille.
(p. 269)
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Pendant trente ans, il avait été un des ténors du barreau, impitoyable, méchant, retors. Sans aucun doute un des punchers les plus percutants des tribunaux de Chicago. Avant ses crises cardiaques, il passait pour avoir un emploi du temps démentiel - quatre-vingt-dix heures par semaine, des réunions de travail jusqu'au milieu de la nuit.
(p. 51)
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Le gouverneur va prendre la parole d'un instant à l'autre, je vous rappelle.
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Videos de John Grisham (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Grisham
Extrait du livre audio « La Chance d'une vie » de John Grisham, traduit par Carole Delporte, lu par Jean-Philippe Renaud. Parution CD et numérique le 7 juin 2023.
https://www.audiolib.fr/livre/la-chance-dune-vie-9791035413422/
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