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EAN : 9782266204835
466 pages
Éditeur : Pocket (21/04/2010)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 250 notes)
Résumé :
Alcool, armes, drogue : depuis près d’un siècle, la famille Padgitt se livre à peu près à tous les trafics dans la plus totale impunité. Intimidation, crime et corruption sont ses armes pour mettre au pas la population du petit comté de Ford, dans le Mississippi. Mais cette fois les preuves sont trop accablantes : sous l’impulsion d’un juge inflexible et d’un journaliste idéaliste, le jeune Danny Padgitt est convaincu de viol et de meurtre.

Quand il e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  06 mars 2019
« Quelle folie !
Comment une petite ville si agréable avait - elle pu donner naissance à un tel cauchemar » ?
«  Un tueur sans pitié est de retour parmi nous ».
Deux extraits de cet ouvrage plaisant , agréable à lire , entre thriller juridique et chronique sociale et sociétale ....Nous sommes en 1970.

Le jeune Willie Traynor, 23 ans, un brin naïf rachète le journal local de Clanton, vieillot un brin poussiéreux et endormi comme cette petite ville du comté de Ford, dans le Mississipi ....

Tout bouge et change lorqu'une Jolie veuve: Rhoda Kasselaw est sauvagement assassinée par Dannny Padgitt rejeton d'une famille mafieuse de la région:
Un clan puissant ayant des intérêts dans le bois, le gravier, l'asphalte, le camionnage , les travaux publics qui n'hésite pas à intimider la population par le crime et la corruption , truque les élections,achète le silence des gens , rachète des sociétés sous des faux noms ....
La puissante famille Padgitt ne peut étouffer l'affaire ....le procès a lieu tout de même...
Avant de quitter la salle d'audience Danny Padgitt promet publiquement de tuer un à un tous les jurés qui l'ont envoyé en prison,..
Neuf ans après , Danny est libéré sous caution...
Au début du livre le meurtre et le procès prennent beaucoup de place .
Puis l'auteur nous fait découvrir les habitants de Clanton et ses riches personnalités :Miss Calie, 1ère femme noire à être devenue juré, un vrai personnage, généreux , à la forte personnalité, mère de huit enfants dont sept ont fait des études tous professeurs d'université, profondément croyante et respectueuse des lois.
Willie Traynor , grâce à ses invitations à déjeuner hebdomadaires, découvrira les délices de la gastronomie du Sud.
Fait très rare à cette époque, la famille de Calie va devenir amie avec le jeune journaliste blanc ,
Willie . Il fera fortune grâce à son journal qui a beaucoup de succès en pleine guerre du Vietnam.
Plus qu'un thriller ce roman décrit la vie au Sud des Etats - Unis, l'existence des noirs encore considérés comme des «  sous - hommes »la ségregation, la chaleur ambiante , la compartimentation de la société américaine , le pouvoir de l'argent, la justice , l'importance de la religion, un prix pour les blancs dans l'épicerie , un autre prix pour les noirs , la séparation dans les écoles .....Autant de discriminations imbéciles et inhumaines , incompréhensibles , douloureuses .....pitoyables ....,
Les cent derniers pages sont excellentes et la vie des protagonistes va basculer , je n'en dirai pas plus ...
Deuxième livre de cet auteur que je commence à découvrir et je ne suis pas déçue ....


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Derfuchs
  17 décembre 2019
Ce livre c'est l'histoire d'un crime odieux, d'un jugement pitoyable, d'un dénouement inattendu et, aussi, d'une immense amitié. Willie Traynor, le patron du Times de Clanton (ville imaginaire), dans le but de booster les ventes de son journal, est amené à rencontrer des personnages remarquables de la ville ou du comté. Il choisit une famille noire, les Ruffin, dont sept des huit enfants ont fait des études supérieures et sont devenus professeurs d'université dans des matières différentes. Ils professent dans diverses villes des Etats-Unis.
Pour faire connaissance, Miss Callie Ruffin, l'invite à déjeuner, d'où une amitié réciproque, tant avec elle qu'avec sa famille, amenant Willie et Callie à déjeuner ensemble chaque jeudi, sans exception et qui fera dire à Sam Ruffin, le benjamin : .
Grisham est un conteur de haute volée et, si le meurtre occupe cinquante pages, le dénouement autant, les trois cents pages restantes nous racontent une petite ville de province vue par un journaliste. Il oeuvre là tout en finesse, dans un faux rythme lent comme le sud, sa moiteur, son soleil, sa violence réfrénée - période nixonesque de déségrégation - et ses passions. le journaliste ira dans quatre vingts églises différentes, blanches et noires, écouter le pasteur, s'intégrera aux cancans et sera reconnu comme citoyen à part entière.
Clanton fut le théâtre du premier bouquin de Grisham, Non coupable, il y revient avec un livre manifestement plus fin. Ici il s'attaque au lecteur et le pousse dans ses derniers retranchements pour lui dire : t'as trouvé la solution ? Telle Agatha Christie avec Poirot ou Miss Marple. Il communique, par-ci, par-là des indices devant permettre à un moment de l'histoire de connaître la fin ou la solution. Désolé, vieux, ça ne prend pas avec moi ! Chacun son rôle, l'auteur écrit et donne la solution, moi, je lis et mon plaisir c'est le style, la prosodie et non de jouer au détective, même si j'avais gagné, cette fois, ce qui est un grand fait du hasard.
On l'aura compris, j'ai été conquis, une nouvelle fois, par cet écrivain dont le style, le dénuement des mots, leur simplicité me scotchent à mon fauteuil, pour qu'une fois le mot fin inscrit, je n'aie qu'une hâte : lire un autre... Grisham. Ce que je ferai d'ailleurs.
La beauté du texte, des échanges, des gestes simples, des relations entre les Ruffin et Willie font monter les larmes aux yeux, sans sensiblerie. Pourvu que cela existe vraiment.
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Analire
  03 août 2020
John Grisham est un auteur phare de polar, un de ceux les plus lus dans le monde entier. Pendant près de dix ans, il exerce en tant qu'avocat, en écrivant des romans en parallèle de son activité, avant de se consacrer entièrement à sa carrière d'écriture. Il puisera dans ses expériences passées pour étoffer ses histoires, tout en dénonçant les problèmes de fond de la société américaine.
C'est ce qu'il fait dans le dernier juré, un roman policier accès sur le procès de Danny Padgitt, accusé d'avoir violé et tué une jeune femme à son domicile. La petite ville de Clanton n'avait jamais connue une telle agitation ! Willie, directeur du journal local, en est le premier ravi : grâce à ces événements extraordinaires, l'encre coule à flot, les ventes du journal explosent. Mais le jeune homme n'est pas seulement intéressé par le profit engendré par ce crime : il est désireux de rendre justice à Rodha Kasselaw, impunément tuée sous les yeux de ses deux jeunes enfants. Mais le procès est loin d'être aisé : la famille Padgitt est influente, riche, prête à toutes les malversations pour libérer Danny – chantage, menace, corruption…
Ces dernières constituent un fléau de la justice américaine. Les Padgitt en sont l'exemple type : ils intimident les jurés, les menaces de vengeance, pour tirer profit de leurs votes. On constate également un mystère permanent autour d'éventuels acteurs du procès qui auraient été achetés par l'argent sale des Padgitt. Ces pratiques semblent bien plus communes qu'elles en ont l'air : bien que quelques personnes semblent effrayées par ces menaces, aucune enquête officielle n'est mise en place pour déterrer la vérité. Stupéfiant… et pourtant réaliste !
En parallèle, d'autres thèmes de société sont longuement abordés, notamment la ségrégation raciale, qui prend une place importante dans le récit. La ville de Clanton divise les habitants noirs et blancs. Certaines écoles sont également réservées à la population noire ou blanche. Une ségrégation déroutante, révoltante, que tente de briser Miss Callie, mère de huit enfants, qui envoie l'un de ses fils dans une école blanche, qui, malheureusement, peinera à s'intégrer à cause de sa différence de couleur. Will souhaite donner une tribune à Miss Callie dans son journal, en vantant le courage, l'abnégation et l'intelligence de cette femme noire, mère de huits enfants, devenus professeurs d'université. Très vite, Will se lie d'amitié avec la famille Ruffin, qui l'invite chaque jeudi – sans exception – à venir déjeuner chez eux. de belles rencontres, suivies de discussions passionnantes, qui permettent à Will d'alimenter son journal et d'ouvrir son esprit.
Ce dernier est un personnage ambitieux. Seulement âgé de 23 ans, il rachète un journal local, sans expérience préalable dans le milieu, et se donne comme devoir de le rendre encore plus prospère. Objectif réussi avec brio, puisque les ventes augmentent de manière significative. Finalement, quelques semaines seulement après son investissement, le journal est fortement lucratif et Will est devenu un chef d'entreprise brillant, admiré dans la ville et alentours. Une belle évolution de carrière, qui pourrait donner des idées aux jeunes qui souhaitent se lancer dans ce genre d'aventure professionnelle.
Le récit est intéressant, mais il n'est pas non plus passionnant. Je l'ai lu en diagonale, sans être particulièrement touchée par ce qui se jouait sous mes yeux. le rythme est assez lent et les actions manquent cruellement. de plus, j'ai trouvé l'abondance de personnages excessive. C'est notamment le cas des acteurs du procès, qui sont un nombre incalculable. John Grisham a été avocat au barreau pendant de nombreuses années, il est donc simple et naturel pour lui de citer autant d'intervenants ; mais les choses se compliquent pour des novices comme moi, qui se perdent dans des imbroglios de jurés, jury, procureur, vice-procureur et tutti quanti. de quoi donner le tournis !
Un polar bien documenté, qui aborde des sujets de société américaine intéressant. Malgré tout, je n'ai pas accroché à l'histoire, en raison du manque d'actions qui rend le récit long et très lent.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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theobservor
  03 février 2020
John GRISHAM connait très bien les états sudistes des Etats-Unis et ces petits travailleurs blancs chrétiens : ses parents sont de modestes baptistes .Son père travaille dans la construction et dans les champs de coton. La famille s'installe en 1967 dans la petite ville de Southaven, du comté de DeSoto au Mississippi. Il fera en grande partie ses études dans ce deep south et y débutera sa carrière professionnelle (il se joint à un bureau d'avocats oeuvrant dans la petite ville de Southaven. Après dix années à travailler pour celle-ci, il se concentre sur les cas criminels, tout en étant efficace dans les poursuites au civil. ).
GRISHAM connait donc bien le sud et le monde juridique .
S'inspirant en 1984, lors d'un procès, il entend du témoignage bouleversant d'une enfant de douze ans qui a subi un viol, il explore l'hypothèse que le père de la jeune fille a tué les violeurs.
À partir de 2001, il commence à écrire régulièrement sur le Sud rural des États-Unis.
Si certains s'insurgent que la question raciale apparaisse avec encore autant d'importance dans ce pays, que le Klu Klux Klan, puisse avoir le droit de manifester sans se faire immédiatement arrêter et passer les menottes ; il ne faudrait pas oublier ce qui se passe en France : certes la discrimination n'est pas aussi ouvertement affichée, mais sournoisement, elle est bien établie depuis des décennies : nos si charmantes banlieues, nos si charmantes émeutes, notre si charmant CV anonyme, nos si charmantes discriminations positives pour nos minorités si admirablement intégrées, nos si charmants plans pour les banlieues…et cette si charmante psychose dès qu'un virus est annoncé en provenance de l'Asie…
Non véritablement, notre système d'intégration n'a rien à envier aux Etats-Unis.
L'histoire du Sud des Etats-Unis est excrémement complexe et sensible.
Un même divers : abattre les meurtriers de son enfant n'a pas les mêmes conséquences au regard de la couleur de sa peau…
A travers ce procès vont s'opposer les vieilles rancunes, rancoeurs, les phantasmes des différentes minorités : par principe les blancs, quel que soit leur statut social, leur moralité, leur conscience vont se solidariser et jusqu'à légitimer l'action des plus extrémistes d'entre eux ( KKK).
Les noirs vont mettre en avant leurs brimades, mais pour autant, les représentants des différentes communautés noires ne sont pas dénués d'arrière-pensées, de corruption, de détournement de fond…Voir même suscite l'intérêt des « noirs du nord » qui n'hésitent pas envoyer leur enfant pour analyser la situation et « vivre une expérience ».
Au milieu, les indécis des deux camps qui naviguent entre les extrémistes, et les opportunistes, qui voient dans ce procès « l'affaire de leur vie, et accessoirement la défense d'un homme ».
Ce n'est donc pas un livre « pour » ou « contre », ou qui « dénonce « telle ou telle dérive, mais un livre témoignage de ce sud profond, de ce sud qui vote majoritairement pour les républicains, de ce sud profond qui se sent abandonné, de ce sud profond qui est méprisé, de ce sud profond qui n'arrive pas à faire vivre deux communautés l'une à côté de l'autre.
Mais la situation des « noirs américains » qui vivent dans les autres états des USA est-elle meilleure ?
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simonjean
  18 août 2019
De John Grishham , je n'ai lu que quelques romans .
Je me suis régalé avec «L'allée du sycomore» et «Chroniques de Ford County» où le côté humain l'emporte sur le côté judiciaire , tout comme ce livre .
Ici , l'auteur emmène de nouveau le lecteur dans le Sud profond , pour une description agréable de personnages , habitants de Clanton , petite ville du comté de Ford , Mississippi .
Bien qu'étant le noeud de l'intrigue , le procès n'occupe qu'une petite partie du livre .
John Grisham dépeint, avec talent , par la voix de Willie Traynor , jeune journaliste « Nordiste » , et sur un ton un peu ironique, l'atmosphère de cette bourgade , en 1970 : racisme , abolition récente de la ségrégation scolaire , guerre du Vietnam ...
Il ne faut pas lire ce livre pour y trouver un procès à rebondissements , une intrigue policière ou du suspense , mais simplement une très agréable peinture du Sud profond et de ses mentalités
dans les années 70 .
Une lecture très plaisante .
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   06 mars 2019
« Des paroles dures et amères sont la marque d’une cause fragile. »
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artie88artie88   16 juillet 2020
Premier roman que je lis de John Grisham et du coup certainement pas le dernier. J'ai beaucoup aimé le style d'écriture avec de nombreuses descriptions, on ressent bien l'atmosphère de l'époque. Par contre il faut noter un gros bémol : sur un livre qui fait 467 pages, la quatrième de couverture nous révèle un fait des plus importants qui pourtant n'arrive qu'à la page 383 ! C'est bien dommage car normalement ce résumé est là pour nous mettre l'eau à la bouche...
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shousounshousoun   06 mai 2014
« Il existe dans le Mississippi une idée répandue bien que rarement exprimée selon laquelle il faut être un peu malhonnête pour faire respecter la loi et l’ordre. L’alcool, la prostitution, les jeux d’argent font partie de la vie ; un shérif digne de ce nom doit y avoir goûté s’il veut en protéger efficacement les bons chrétiens. Ces vices ne pouvant être éradiqués, il doit être en mesure d’en contrôler la pratique. Pour récompense, il reçoit un petit supplément octroyé par les pourvoyeurs de ces vices. C’était dans l’ordre des choses, pour lui comme pour la plupart des électeurs. Un homme honnête ne pouvait vivre avec un si maigre salaire. Un homme honnête ne pouvait évoluer dans les eaux troubles de la pègre. Depuis la fin de la guerre de Sécession, pendant une centaine d’année, les shérifs du comté de Ford avaient été à a solde des Padgitt. Ceux-ci les achetaient directement, avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Mackey Don Coley recevait ainsi –à ce qu’on racontait – cent mille dollars par an. Les années d’élection, il obtenait tout ce dont il avait besoin pour sa campagne. Et les Padgitt se montraient généreux avec les politiciens qu’ils savaient maintenir sous influence. Ils ne demandaient pas grand-chose, simplement qu’on les laisse vivre comme ils l’entendaient, sur leur île. (p.38)
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fannfann   04 août 2018
In Mississippi, family money was not to be confused with wealth. It had nothing to do with cash or other assets. Family money was status, obtained by someone who was white, somewhat educated beyond high school, born in a large home with a front porch [...] and partially reared by a beloved black maid named Bessie or Pearl, partially reared by doting grandparents who once owned the ancestors of Bessie or Pearl, and lectured from birth on the stringent social graces of a privileged people.
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AnalireAnalire   27 juillet 2020
Les guerres nous accompagneront aussi longtemps que des hommes ignorants et cupides essayeront d'imposer leur volonté à d'autres.
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