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ISBN : 2266259709
Éditeur : Pocket (07/04/2016)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 193 notes)
Résumé :
À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions...
En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui p... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
ssstella
  02 décembre 2015
Dans ce livre, il n'y a pas que l'histoire de la petite irlandaise orpheline, c'est aussi et surtout l'histoire d'une plantation à l'époque de l'esclavage.
Derrière ces grandes demeures à colonnes, tout une quantité de bâtiments annexes abritent une hiérarchie d'individus... la maison du contremaître, la dépendance et sa cuisine, où vivent les esclaves domestiques au service de la grande maison, puis des granges, des fumoirs, et bien éloigné, le quartier des esclaves aux rudimentaires cases. Ces esclaves là, travaillent aux champs et en plus d'être moins bien logés que les précédents, ils mangent aussi moins bien, alors qu'ils doivent fournir un travail beaucoup plus difficile. Enfin, tout dépend de l'humanité et de la bonté du maître. Bien sûr, tout est une question de chance ou de malchance, les esclaves ne peuvent rien choisir, ni leur maître, ni le travail plus ou moins pénible qu'ils devront accomplir. Et comme si ce n'était pas suffisant, ils seront aussi à la merci de l'honnêteté ou de la malveillance du contremaître qui peut se révéler plus injuste que le maître et abuser de sa position
En suivant Lavinia, on découvre tout cela... et on ne l'envie pas beaucoup plus d'être blanche, parce qu'être femme dans cette région-là, à cette époque-là, même si on est l'épouse du propriétaire de la plantation, ce n'est pas grand chose de plus qu'être un objet.
Comme indiqué sur la couverture de mon exemplaire...
"Je conseille vivement ce livre, tout comme la couleur des sentiments, il accomplit un travail important." (Alice Walker, auteur de la couleur pourpre, lauréate du prix Pulitzer).
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Melpomene125
  18 août 2017
La Colline aux esclaves est un roman émouvant et fertile en rebondissements. Kathleen Grissom ménage bien le suspense.
Le prologue commence en 1810 où Lavinia, guidée par une forte odeur de fumée, se précipite vers sa maison, sa fille Elly sur les talons. En haut de la colline, elles aperçoivent un corps inanimé pendu à un chêne et vêtu d'un fichu vert. Qui est-ce ?
Le chapitre suivant renvoie le lecteur en 1791 où Lavinia, jeune orpheline irlandaise de sept ans, est recueillie par le capitaine Pyke, après le décès de ses parents sur le bateau qui les amenait aux États-Unis. le capitaine la confie à Belle, jeune femme noire qui vit dans une dépendance à côté de la maison du maître. Lavinia travaillera avec les domestiques de la grande maison. Belle porte un fichu vert. Est-elle vouée à mourir en 1810, elle qui est la fille métisse du capitaine Pyke ?
Lavinia, bien qu'elle soit blanche, va grandir avec une famille noire à laquelle elle s'attache, elle aime Belle, Mama Mae et Papa George comme s'ils étaient ses parents, Beattie et Fanny comme si elles étaient ses soeurs et, petite fille, elle est amoureuse de Ben, le fils de Mama Mae, mais elle est vouée à un autre destin que sa famille de coeur. Grâce à sa couleur de peau, elle aura peut-être d'autres opportunités dans la vie.
Kathleen Grissom est une Canadienne qui s'est installée en Virginie dans l'ancienne dépendance d'une plantation. Elle y a retrouvé une carte de l'endroit datant du XVIIIe siècle et intitulée « La colline aux esclaves ». Ses recherches lui ont inspiré ce roman riche de nombreuses scènes poignantes, parfois un peu trop mélodramatiques, qui donnent l'impression d'une accumulation de péripéties pour maintenir le lecteur en haleine.
Néanmoins, la douloureuse période de l'esclavage dans les États du Sud est très bien reconstituée, les personnages sont tous attachants même si certains sont un peu caricaturaux : les méchants sont très méchants.
J'ai beaucoup aimé Mama Mae qui s'occupe de Lavinia comme le ferait une maman et essaie de lui expliquer les dures réalités de l'existence, le statut particulier et difficile à comprendre, pour une enfant de sept ans, des Noirs dans la société. Lavinia, à son tour, s'occupera des bébés de la famille de Mama Mae, surtout de Sukey, comme s'ils étaient les siens.
Kathleen Grissom fait ressentir avec acuité au lecteur moderne ce qu'était la privation de liberté. Même si Mama Mae et les siens ont de meilleures conditions de vie que les esclaves des cases qui travaillent dans la plantation, ils peuvent être vendus à tout moment et éloignés à jamais de leur père, mère, conjoint, enfant, bébé… La violence et les châtiments cruels voire fatals pour désobéissance ne sont jamais loin. Les femmes noires ne sont pas non plus propriétaires de leur corps et doivent accepter d'être violées par le maître. Elles s'occupent alors avec amour et dignité des enfants que cet acte génère. Quant aux épidémies, elles déciment Blancs et Noirs confondus. Lavinia, jeune femme pauvre, n'est pas non plus entièrement libre. Elle dépend de la charité de Mme Madden, la belle-soeur du capitaine Pyke, jusqu'à ce qu'elle parvienne à faire un riche mariage qui l'établira.

J'ai trouvé ce roman captivant. le final rend un hommage émouvant au courage de Belle et Lavinia, qui se sont relevées maintes fois après de dures épreuves, grâce à leur force de caractère, et ont tenté de rester unies, malgré le contexte racial.
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Palmyre
  07 juin 2017
Lavinia est une jeune orpheline. Elle est recueillie par le Capitaine après la mort de ses parents venus d'Irlande. Malheureusement, elle est séparée de son frère, et elle cherchera à le retrouver malgré les difficultés auxquelles elle devra faire face.
Lavinia devient donc domestique dans la plantation de tabac du Capitaine. Elle grandit entre deux mondes, celui des esclaves noirs et celui des propriétaires blancs. Ces débuts sont difficiles, elle ne parle pas et ne s'alimente pas beaucoup. Placée sous la protection de Belle, elle va peu à peu s'épanouir grâce à l'attention et à la tendresse de sa nouvelle famille.
Fin XVIIIe siècle, aux États-Unis, les esclaves sont affamés. Les contremaîtres outrepassent leurs droits, profitent largement des femmes, leurs font des enfants qu'elles doivent ensuite élever malgré tout. C'est au milieu de cette plantation que va grandir Lavinia. Mais même si elle est considérée comme une domestique, elle n'en reste pas moins une fille à la couleur de peau blanche. C'est ce détail qui va lui permettre d'envisager l'avenir différemment.
Ce roman est d'une telle force émotionnelle qu'il a été difficile pour moi de le quitter. Je l'ai lu en quelques jours à peine, je voulais découvrir rapidement le destin de Lavinia. Les scènes et les descriptions sont justes. L'auteure s'est beaucoup documentée sur le sujet. Elle a écrit ce roman, après avoir découvert les origines de la propriété qu'elle venait d'acquérir.
A découvrir.
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marielitenpyjama
  18 octobre 2014
Irlandaise d'origine, Lavinia perd ses parents sur le bateau qui les emmenait aux États-Unis. Elle est recueillie par « le Capitaine », propriétaire d'une très belle propriété en Virginie, en vue de devenir servante. Enfant blanche élevée par des esclaves noirs, Lavinia grandit, perpétuellement déchirée entre deux mondes, celui de ceux qu'elle appelle sa famille, Belle, qui l'élève comme sa fille, Mamma Maé et Papa Gorge et celui des habitants de la « Grande Maison », qui la considèrent comme faisant partie de leur caste.
Grand fresque historique et tragique, la Colline aux Esclaves nous emmène dans l'Amérique de la fin du XVIIIe, qu'on découvre au fil des pages, à travers les yeux de Lavinia et de sa mère adoptive, Belle.
Ce beau roman historique envoyé par les Editions Charleston dans le cadre des lectures pour les Lectrices Charleston, m'a emmenée très très loin, dans un monde où l'injustice et la souffrance, côtoient étrangement la tendresse et d'amour.
Si l'héroïne un peu tête à claques a tendance à manquer de bon sens et de courage, les personnages secondaires sont extrêmement attachants, voire bouleversants par leur bravoure, dans leurs résignations comme dans leurs révoltes.
La Colline aux esclaves est le tableau d'un monde oublié, dépeint avec multiples détails passionnants qui lui donne une réalité très forte. Il n'y a pas à dire, notre amie Kathleen a fait son travail de recherches ! On pense évidemment à Autant en emporte le vent, mais cette fois à travers le regard des esclaves, moins futile et presqu'aussi intense. Bref, à lire !
Plus d'infos sur le blog :
Lien : http://fan-de-chicklit.com/2..
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Livresque78
  11 avril 2016
Je suis toujours nostalgique lorsque je sors de ce genre de lecture. Rien que le titre et la couverture de ce roman qui est sorti le 7 avril 2016 chez Pocket, me font savoir que je vais me passionner pour cette histoire.
Une saga incroyable où chaque passage donne l'impression que Kathleen Grissom a vécu cette période: un clin d'oeil à la réalité que vous comprendrez lorsque vous tournerez la dernière page de cette sublime histoire pour découvrir les remerciements de l'auteure...
Une avalanche de sentiments qui vous déferle dessus au fur et à mesure de votre avancé dans la découverte de Lavinia et des extraordinaires personnes qui vont l'accueillir. Une époque difficile, cruelle, certes, mais également pleine d'amour, de loyauté, de pardon...
Un roman dont les personnages vous marquent par leur profondeur, car l'auteure ne les caricature pas dans leur façon de s'exprimer, elle leur donne juste cette touche d'accent et de familiarité qui les rend tellement attachants...
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella   28 novembre 2015
- Je veux pas être une Blanche, répondis-je, sentant monter la peur en moi. Je veux vivre avec Belle, et ensuite je vais épouser Ben !
Fanny, allongée en appui sur les coudes, se redressa pour me regarder dans les yeux.
- Il vaut mieux que t'oublies cette idée au plus vite. Tu seras jamais noire comme nous, et ça veut dire que t'es une Blanche et que tu vas vivre dans une grande maison. Dans tous les cas, tu peux pas épouser Ben. Il est noir.
- Fanny a raison, renchérit Beattie.
Je me mis à pleurer.
- J'ai le droit d'épouser Ben si je veux. Vous pouvez pas me forcer à être une Blanche.
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LiliGalipetteLiliGalipette   13 décembre 2014
« Voilà ce que je sais. La couleur, le papa, la mama, on s’en fiche. On est une famille, on prend soin les uns des autres. La famille nous rend plus forts quand les temps sont durs. On se soutient tous, on s’aide tous. C’est ça une famille. » (p. 187)
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grasshopersgrasshopers   08 février 2015
Quand je lui donnai ses papiers, il les prit et détourna les yeux.
-Papa.
Je lui touchais l'épaule.
-Tu es libre de partir, mais plus que toute chose, j'aimerais que tu restes. Je ne me sentirai pas chez moi sans toi. Je ne peux pas encore te payer, mais...
Papa se retourna vers moi et m'interrompit :
-Où est ce que j'irais, Abinia ? C'est chez moi ici. Ma place est nulle part ailleurs.
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geisha79geisha79   04 octobre 2016
La couleur, le papa, la mama, on s'en fiche. On est une famille, on prend soin les uns des autres. La famille nous rend forts quand les temps sont durs. On se soutient tous, on s'aide tous. C'est ça, une famille. Quand tu seras grande, tu emporteras avec toi ce sentiment de famille.
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ExulineExuline   25 mai 2016
La seule fois où je l'ai vue vouloir quelque chose pour elle, c'est quand elle a pris la poupée de Beattie. Et même là, elle était juste à la recherche de quelque chose à aimer
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Video de Kathleen Grissom (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kathleen Grissom
La suite du best-seller de Kathleen Grissom, La Colline aux esclaves est enfin disponible !
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