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ISBN : 2266259709
Éditeur : Pocket (07/04/2016)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 180 notes)
Résumé :
À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions...
En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui p... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
ssstella
02 décembre 2015
Dans ce livre, il n'y a pas que l'histoire de la petite irlandaise orpheline, c'est aussi et surtout l'histoire d'une plantation à l'époque de l'esclavage.
Derrière ces grandes demeures à colonnes, tout une quantité de bâtiments annexes abritent une hiérarchie d'individus... la maison du contremaître, la dépendance et sa cuisine, où vivent les esclaves domestiques au service de la grande maison, puis des granges, des fumoirs, et bien éloigné, le quartier des esclaves aux rudimentaires cases. Ces esclaves là, travaillent aux champs et en plus d'être moins bien logés que les précédents, ils mangent aussi moins bien, alors qu'ils doivent fournir un travail beaucoup plus difficile. Enfin, tout dépend de l'humanité et de la bonté du maître. Bien sûr, tout est une question de chance ou de malchance, les esclaves ne peuvent rien choisir, ni leur maître, ni le travail plus ou moins pénible qu'ils devront accomplir. Et comme si ce n'était pas suffisant, ils seront aussi à la merci de l'honnêteté ou de la malveillance du contremaître qui peut se révéler plus injuste que le maître et abuser de sa position
En suivant Lavinia, on découvre tout cela... et on ne l'envie pas beaucoup plus d'être blanche, parce qu'être femme dans cette région-là, à cette époque-là, même si on est l'épouse du propriétaire de la plantation, ce n'est pas grand chose de plus qu'être un objet.
Comme indiqué sur la couverture de mon exemplaire...
"Je conseille vivement ce livre, tout comme la couleur des sentiments, il accomplit un travail important." (Alice Walker, auteur de la couleur pourpre, lauréate du prix Pulitzer).
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Palmyre
07 juin 2017
Lavinia est une jeune orpheline. Elle est recueillie par le Capitaine après la mort de ses parents venus d'Irlande. Malheureusement, elle est séparée de son frère, et elle cherchera à le retrouver malgré les difficultés auxquelles elle devra faire face.
Lavinia devient donc domestique dans la plantation de tabac du Capitaine. Elle grandit entre deux mondes, celui des esclaves noirs et celui des propriétaires blancs. Ces débuts sont difficiles, elle ne parle pas et ne s'alimente pas beaucoup. Placée sous la protection de Belle, elle va peu à peu s'épanouir grâce à l'attention et à la tendresse de sa nouvelle famille.
Fin XVIIIe siècle, aux États-Unis, les esclaves sont affamés. Les contremaîtres outrepassent leurs droits, profitent largement des femmes, leurs font des enfants qu'elles doivent ensuite élever malgré tout. C'est au milieu de cette plantation que va grandir Lavinia. Mais même si elle est considérée comme une domestique, elle n'en reste pas moins une fille à la couleur de peau blanche. C'est ce détail qui va lui permettre d'envisager l'avenir différemment.
Ce roman est d'une telle force émotionnelle qu'il a été difficile pour moi de le quitter. Je l'ai lu en quelques jours à peine, je voulais découvrir rapidement le destin de Lavinia. Les scènes et les descriptions sont justes. L'auteure s'est beaucoup documentée sur le sujet. Elle a écrit ce roman, après avoir découvert les origines de la propriété qu'elle venait d'acquérir.
A découvrir.
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marielitenpyjama
18 octobre 2014
Irlandaise d'origine, Lavinia perd ses parents sur le bateau qui les emmenait aux États-Unis. Elle est recueillie par « le Capitaine », propriétaire d'une très belle propriété en Virginie, en vue de devenir servante. Enfant blanche élevée par des esclaves noirs, Lavinia grandit, perpétuellement déchirée entre deux mondes, celui de ceux qu'elle appelle sa famille, Belle, qui l'élève comme sa fille, Mamma Maé et Papa Gorge et celui des habitants de la « Grande Maison », qui la considèrent comme faisant partie de leur caste.
Grand fresque historique et tragique, la Colline aux Esclaves nous emmène dans l'Amérique de la fin du XVIIIe, qu'on découvre au fil des pages, à travers les yeux de Lavinia et de sa mère adoptive, Belle.
Ce beau roman historique envoyé par les Editions Charleston dans le cadre des lectures pour les Lectrices Charleston, m'a emmenée très très loin, dans un monde où l'injustice et la souffrance, côtoient étrangement la tendresse et d'amour.
Si l'héroïne un peu tête à claques a tendance à manquer de bon sens et de courage, les personnages secondaires sont extrêmement attachants, voire bouleversants par leur bravoure, dans leurs résignations comme dans leurs révoltes.
La Colline aux esclaves est le tableau d'un monde oublié, dépeint avec multiples détails passionnants qui lui donne une réalité très forte. Il n'y a pas à dire, notre amie Kathleen a fait son travail de recherches ! On pense évidemment à Autant en emporte le vent, mais cette fois à travers le regard des esclaves, moins futile et presqu'aussi intense. Bref, à lire !
Plus d'infos sur le blog :
Lien : http://fan-de-chicklit.com/2..
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LiliGalipette
13 décembre 2014
Après avoir tragiquement perdu ses parents, la jeune Lavinia est recueillie par le capitaine du bateau qui emmenait sa famille en Amérique. Confiée aux soins de Belle, la cuisinière métisse du domaine, elle grandit dans la maison des esclaves et apprend diverses tâches domestiques. En grandissant, elle devient une beauté et attire l'attention du fils de la famille, Marshall. Installée dans la grande maison, elle ne peut oublier ceux qui furent plus que des amis pour elle quand elle était seule et perdue : Belle, Mama Mae, Papa George, Fanny et Beattie sont sa première famille. « Voilà ce que je sais. La couleur, le papa, la mama, on s'en fiche. On est une famille, on prend soin les uns des autres. La famille nous rend plus forts quand les temps sont durs. On se soutient tous, on s'aide tous. C'est ça une famille. » (p. 187) Lavinia est donc tiraillée entre la colline aux esclaves et la maison des maîtres et elle est prise dans le tourbillon des mensonges, des secrets et des drames qui frappent les deux familles.
Ce récit est porté par Lavinia, des années après les premiers évènements qu'elle relate. Hélas, écrire des souvenirs ne doit pas rendre la narration complètement improbable. Au début du récit, la jeune Lavinia est traumatisée et souffre de pertes de mémoire, ainsi qu'une grande faiblesse physique. Mais Lavinia adulte raconte des souvenirs d'une extrême précision, ce qui me semble parfaitement impossible. L'enfant avait sept ans et probablement bien d'autres choses à faire que de retenir les discussions qui émaillaient son quotidien. Mais non, tout est là, jusqu'au plus petit détail. Autre chose : comment peut-elle raconter des discussions qui ont eu lieu en son absence ? Quelques chapitres sont confiés à la narration de Belle, ce qui permet d'intégrer des évènements que Lavinia n'a pas vus, mais le texte souffre hélas d'incohérences qui sont bien insupportables de mon point de vue.
Par ailleurs, ce roman est émaillé de drames : les enfants ne vivent pas bien longtemps ici, ce qui colle assez avec la réalité de l'époque. Les esclaves souffrent sans cesse, battus par des maîtres et des contremaîtres brutaux et cruels : là encore, on est proche de l'histoire. Mon souci avec cette débauche de pathos et de douleurs est que La colline aux esclaves n'a pas le souffle d'un texte comme Racines : on est plus proche d'un Autant en emporte le vent, l'ampleur romanesque en moins. Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas trouvé mon compte dans ce roman.
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Livresque78
11 avril 2016
Je suis toujours nostalgique lorsque je sors de ce genre de lecture. Rien que le titre et la couverture de ce roman qui est sorti le 7 avril 2016 chez Pocket, me font savoir que je vais me passionner pour cette histoire.
Une saga incroyable où chaque passage donne l'impression que Kathleen Grissom a vécu cette période: un clin d'oeil à la réalité que vous comprendrez lorsque vous tournerez la dernière page de cette sublime histoire pour découvrir les remerciements de l'auteure...
Une avalanche de sentiments qui vous déferle dessus au fur et à mesure de votre avancé dans la découverte de Lavinia et des extraordinaires personnes qui vont l'accueillir. Une époque difficile, cruelle, certes, mais également pleine d'amour, de loyauté, de pardon...
Un roman dont les personnages vous marquent par leur profondeur, car l'auteure ne les caricature pas dans leur façon de s'exprimer, elle leur donne juste cette touche d'accent et de familiarité qui les rend tellement attachants...
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella28 novembre 2015
- Je veux pas être une Blanche, répondis-je, sentant monter la peur en moi. Je veux vivre avec Belle, et ensuite je vais épouser Ben !
Fanny, allongée en appui sur les coudes, se redressa pour me regarder dans les yeux.
- Il vaut mieux que t'oublies cette idée au plus vite. Tu seras jamais noire comme nous, et ça veut dire que t'es une Blanche et que tu vas vivre dans une grande maison. Dans tous les cas, tu peux pas épouser Ben. Il est noir.
- Fanny a raison, renchérit Beattie.
Je me mis à pleurer.
- J'ai le droit d'épouser Ben si je veux. Vous pouvez pas me forcer à être une Blanche.
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LiliGalipetteLiliGalipette13 décembre 2014
« Voilà ce que je sais. La couleur, le papa, la mama, on s’en fiche. On est une famille, on prend soin les uns des autres. La famille nous rend plus forts quand les temps sont durs. On se soutient tous, on s’aide tous. C’est ça une famille. » (p. 187)
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grasshopersgrasshopers08 février 2015
Quand je lui donnai ses papiers, il les prit et détourna les yeux.
-Papa.
Je lui touchais l'épaule.
-Tu es libre de partir, mais plus que toute chose, j'aimerais que tu restes. Je ne me sentirai pas chez moi sans toi. Je ne peux pas encore te payer, mais...
Papa se retourna vers moi et m'interrompit :
-Où est ce que j'irais, Abinia ? C'est chez moi ici. Ma place est nulle part ailleurs.
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geisha79geisha7904 octobre 2016
La couleur, le papa, la mama, on s'en fiche. On est une famille, on prend soin les uns des autres. La famille nous rend forts quand les temps sont durs. On se soutient tous, on s'aide tous. C'est ça, une famille. Quand tu seras grande, tu emporteras avec toi ce sentiment de famille.
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ExulineExuline25 mai 2016
La seule fois où je l'ai vue vouloir quelque chose pour elle, c'est quand elle a pris la poupée de Beattie. Et même là, elle était juste à la recherche de quelque chose à aimer
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Video de Kathleen Grissom (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kathleen Grissom
La suite du best-seller de Kathleen Grissom, La Colline aux esclaves est enfin disponible !
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