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EAN : 9782266278102
576 pages
Pocket (01/02/2018)
4.19/5   188 notes
Résumé :
Les larmes de la liberté :
En 1810, James Pyke, 13 ans, fils d'un planteur et d'une esclave, fuit sa Virginie natale. Vingt ans plus tard, le jeune homme, qui a toujours caché le secret de ses origines, a intégré la haute société de Philadelphie et vit une passion avec une ravissante aristocrate, Caroline. Mais celle-ci tombe enceinte et, rapidement, son père menace James.
C’est alors que Pan, serviteur et petit protégé du jeune homme, est enlevé et ve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
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Ce n'est pas tout à fait une suite de "La colline aux esclaves", même si on entraperçoit quelques personnages du précédent, l'histoire est tout autre, avec un sujet, lui, bien similaire : la condition des esclaves dans les plantations du Sud entre 1810 et 1830.
Le récit alterne entre plusieurs personnages. Nous sommes le plus souvent avec James Pykes (alias James Smith, alias Mr James Burton), fils d'un planteur blanc et d'une esclave noire, à l'apparence bien blanche, mais qui cache ses origines et vit comme un blanc de la haute société. Puis il y a Pan, un enfant noir protégé par le premier, qui sera enlevé et vendu comme esclave... la source des péripéties que vivra James pour le récupérer.
Parfois ce sont d'autres personnes qui s'expriment, par exemple Sukey qui nous dit son parcours avec les mauvais traitements et les souffrances subis en tant qu'esclave.

J'ai trouvé assez laborieux le récit pour nous faire savoir comment James en était arrivé à cette place dans la société. Je n'ai pas aimé ce héros un peu lâche, qui reniait sa "négrité" jusqu'aux tréfonds de lui et détournait les yeux sur certaines exactions si cela risquait un tant soit peu, d'être une menace pour son secret.
M'ont plus touchée ce qui se rapporte à la vie des esclaves ou la seconde partie du livre, quand la situation se retourne, avec un James qui change d'attitude après avoir dû fuir et subir une traque en compagnie de Pan et Sukey.
Je n'ai pas détesté, loin de là, mais j'ai un peu moins aimé que le précédent livre cité plus haut... l'histoire étant plus alambiquée (et à mon avis, pas très vraisemblable) avec une fin un peu facile.
Mais si vous avez lu le premier et que vous l'avez beaucoup aimé... pas de doute, il faut lire celui-ci.
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Je vais essayer de faire court .
Je ne connaissais pas Kathleen Grissom ni n'avais lu « La colline aux esclaves » dont cet ouvrage serait la suite ...
Pourtant je me suis attachée à ce récit bien construit de près de 600 pages, contant le destin de —-James Pyke,—-alias James Smith—-alias James Burton—-qui , toute sa vie se sentira piégé, ne cessera de mentir .

L'histoire se passe de 1810- 1811 à 1830.

Blanc de peau doté d'un cache oeil noir , fils du planteur blanc Marshall Pyke qui dirigeait une exploitation à Tall Oaks,——dont Il s'est longtemps cru le frère—- et d'une Jolie esclave noire , Belle , que Marshall viola, , James nia très longtemps sa «  négritude » .

Il devra bientôt fuir sa Virginie Natale ...
Lâche et Fugitif toute sa vie, il considéra les noirs très longtemps comme des gens stupides et dénués d'émotion, plus près des animaux que des êtres humains .



Au fil de ses aventures il apprit à les connaître ,à être témoin de leur courage et de leur intelligence supérieure qui leur permettait de survivre aux conditions les plus cruelles ...

Au sein de cette Amérique sudiste parviendra t- il à sauver Pan , le fils d'Henry , disparu pour être vendu comme un esclave?
Il vivra une passion pour Caroline —-une aristocrate mal mariée a un certain Preston alcoolique — dont il aura une petite fille .
Nous suivons passionnément ses aventures et ses états d'âme qui le conduiront à se hisser d'abord dans la haute société de Philadelphie tout en cachant ses origines.

Ainsi que sa quête, ses interrogations, ses colères, sa course dangereuse, ses ruses et les dangers mortels lors de son enquête fébrile pour retrouver Pan, le fils d'Henry , l'homme qui lui avait sauvé la vie vingt ans plus tôt ...

C'est un ouvrage bien documenté que l'on ne lâche pas où l'on sent que l'auteure a fait des recherches approfondies de l'époque et des sites dans les bibliothèques de Philadelphie , et à propos de divers endroits de la Louisiane.

Elle possède un remarquable talent de conteuse., en tout cas .
Je vais me procurer «  La colline aux esclaves .. » .
Livre choisi presque par hasard dans ma librairie préférée....
Mais ce n'est que mon avis bien sûr !


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Le premier opus, "La colline aux esclaves" m'avait retourné les tripes, me procurant des émotions en grand.

J'avais un peu peur de ne pas ressentir la même chose dans sa "suite" puisque je ne serais plus en compagnie du personnel de la plantation du capitaine Pyke à Tall Oaks puisque nous allions suivre la destinée de James et celle de Suckey, dont on avait fait connaissance dans le précédent volume.

Niveau émotions, elles furent différentes mais toujours au rendrez-vous car le personnage de James – qui s'est enfui de la plantation et apprend à se débrouiller seul – est émouvant dans le fait qu'il refuse sa condition de Nègre (sorry pour le mot, mais à cette époque de 1830…) puisqu'on lui a toujours dit qu'il appartenait à la classe Blanche.

Son secret, il va falloir le préserver, le protéger, car si les gens qu'il fréquente à Philadelphie apprennent ses origines négroïdes, il peut dire adieu à sa vie sociale, à sa position, à tout.

Bien que nous soyons dans le Nord et que les Noirs soient un peu mieux traité que dans le Sud, ils sont toujours esclaves et exclus de la Société. Nous ne sommes pas dans le monde des Bisounours et même si la liberté a une meilleure saveur dans le Nord que dans le Sud, il s'avère que les Noirs occupent toujours les places les plus basses dans la société.

Une trame prenante, plusieurs récits qui s'entrechoquent, car en plus de découvrir la vie de James, nous aurons celle du jeune Pan, enlevé par des marchands d'esclaves et celle de Suckey, qui n'a rien à envier à ses semblables.

Les conditions de vie déplorables et inhumaines des Noirs en ces temps reculés est bien décrite, et quelques scènes sont assez éprouvantes, comme ces colonnes d'esclaves, enchaînés et tirés par des cavaliers hargneux maniant le fouet en cuir avec violence et plaisir.

Ce roman est différent du premier, mais il m'a permis d'avoir des nouvelles des personnages qui évoluaient dans le premier et ces nouvelles m'ont fait plaisir pour certains et j'ai été peinée pour d'autres.

James est un personnage intéressant, émouvant et qui va évoluer au fil du temps, apprenant à considérer les Noirs comme des êtres vivants, des êtres humains et non comme des animaux. On ne peut pas trop lui en vouloir, on l'a élevé dans cette mentalité et en changer prend du temps.

Il va vivre des aventures stressantes, éprouvantes et devra renaître différemment pour pouvoir avancer sur le chemin de l'acceptation de soi et des autres. L'auteur amorce ces changements de manière subtiles ou brusques, tout dépend du moment et des événements, mais le tout est amené de manière réaliste.

Le récit est, une fois de plus, éprouvant pour l'âme et le coeur, il tord les tripes, donne envie de hurler, d'entrer dans le roman et d'en liquider quelques uns.

Mon coeur s'est serré plusieurs fois, dont une fois de trop car j'aurais aimé une autre destinée pour un personnage, mais il est vrai que nous aurions franchi alors les limites du réalisme pour entrer dans l'ère des Bisounours et que cela aurait enlevé cette part de réalité au récit.

Un roman qui m'a ému, comme son précédent, mais d'une autre manière car l'auteur, tout en restant dans le même sujet qu'est l'esclavage, a su renouveler son récit tout en gardant ce qui avait fait la recette du premier.

Un roman fort, profond, émouvant, dont on ne sort pas vraiment indemne. J'ai donc demandé à Bianca, ma complice pour cette LC, de nous mettre des Oui-Oui et des Petzi au menu de nos prochaines LC.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Dans Les larmes de la liberté, on retrouve un des personnages secondaires de la colline aux esclaves.
James est le fils de Belle, une esclave d'une plantation du sud de la Virginie, mais il lui a été enlevé et a été élevé comme un enfant blanc privilégié. Après toutes les péripéties survenues lors du premier roman, on le retrouve adulte à Philadelphie, riche et amoureux.

Comme dans le premier tome, le rythme passionnant nous entraîne dans une histoire touchante et pleine de rebondissements.
Les larmes de la liberté ont un goût bien amer lorsqu'on en connaît le prix.
J'ai beaucoup aimé ce second tome dans lequel le personnage principal ne fait pas figure de héros sans faille. Il apparaît parfois comme lâche et même égoïste mais les différentes rencontres humaines l'amèneront à reconsidérer ses positions.
Belle leçon de vie où la dignité et la liberté finissent triomphantes.
J'aime bien les histoires qui finissent bien, alors ça me va bien !
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Je vais la faire courte... J'avais adoré la Colline aux esclaves et je me suis tout autant régalée (à m'en pourlécher les babines tel un chat !) avec ce tome-ci, Les larmes de la liberté, qui se veut une suite. En fait il y a quelques passerelles entre les deux livres mais l'histoire n'est pas une continuité de la première à proprement parler.

On retrouve cette plume fluide si agréable de l'auteure, on tourne les pages sans s'en rendre compte (alors qu'il s'agit tout de même d'un petit pavé), on est pris par l'histoire qui ne manque pas de rebondissements, on s'attache aux personnages et on retrouve des sentiments, sans niaiserie, mais qui font chaud au coeur ou qui émeuvent.

Bref, superbe !!! A quand le troisième tome, je m'y mets tout de suite !!!
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
- la prochaine fois que ton papa sera ici, remarque comment il reste toujours debout. L'as-tu déjà vu s'asseoir ? Non, et je vais te dire pourquoi. Il est toujours prêt à partir. Il s'est sauvé quand il était esclave, et il pense tout le temps qu'ils vont venir le chercher. Il travaille aux portes de Philadelphie, dans une taverne où s'arrêtent toutes les diligences. En surveillant qui arrive en ville, il pense qu'il va savoir si quelqu'un est à sa recherche. Ici, ton papa a toujours peur que quelqu'un le voit et le dise à son ancien maît'.
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«  Une caravane d’esclaves apparut , menée par deux hommes à cheval.

L’un d’eux faisait claquer son fouet dans les airs , comme s’il dirigeait du bétail.

La double file de nègres enchaînés avançait d’un pas lourd mais régulier.

Mon cœur s’emballa dans ma poitrine quand j’aperçus, parmi les prisonniers à peau noire, un visage presque aussi blanc que le mien .
Cet homme trébuchait en essayant de suivre les autres , et quand le fouet s’abattit sur son épaule , je tressaillis comme si j’avais moi- même reçu le coup .. »
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Après avoir quitté ma maison du sud de la Virginie, je n'avais parlé à personne durant le trajet, de peur d'être découvert. Je voyageais avec deux secrets, plus accablants l'un que l'autre. Le premier était que, quelques semaines auparavant, j'avais découvert que j'étais à moitié nègre, une race qu'on m'avait appris à honnir. Le deuxième était que j'avais tué mon père. Même si j'avais été élevé par sa mère comme son propre fils, et même si j'avais la peau aussi blanche que mon géniteur, il refusait de reconnaître mes droits et s'apprêtait à me vendre comme esclave.
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Esclave, c'est pas un mot qui veut dire que quelqu'un est mauvais. Plein de gens par ici étaient des esclaves avant. Ça veut juste dire que quelqu'un t'a pris et que t'avais pas le choix. Ton papa a pas eu le choix d'être un esclave. Il y a pas de honte à ça. La seule honte est pour l'homme qui s'est servi de lui.
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Naturellement,je connaissais les quakers et leurs vues anti-esclavagistes.Dans le cercle social où j'évoluais à Philadelphie,ils étaient critiqués pour leur propension à exprimer clairement leurs opinions.J'espérais seulement que tout ce que j'avais entendu sur eux était vrai.
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Video de Kathleen Grissom (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kathleen Grissom
La suite du best-seller de Kathleen Grissom, La Colline aux esclaves est enfin disponible !
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