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EAN : 9782215138921
224 pages
Éditeur : Editions Fleurus (08/06/2018)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Une prison, c'est un endroit où la société rejette les gens pour les punir. Un endroit où le soleil n'entre pas.
Mais une prison, ça peut aussi être un endroit où vit sa mère. Une mère comme toutes les autres, qui gronde quand il faut, vous montre vos boutons comme si on ne les avait pas déjà vus.
Et pas seulement sa mère, mais aussi, sa tante et sa grand-mère !
C'est le cas de Zoé, quatorze ans, issue de cette famille de braqueuses de bijout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Caliroe
  13 décembre 2018
Bandiya, Zoé de son vrai nom, a été oubliée par son père sur une aire d'autoroute ! C'est ainsi que nous la découvrons… Elle a 14 ans mais en paraît 4 de moins ! Elle vit à Paris entre son père, son grand-père et son oncle, car toutes les femmes de sa famille purgent de longues peines de prison (20 ans pour sa grand-mère, 19 pour sa tante et 18 ans pour sa propre mère) pour avoir commis des braquages de bijouteries !
Mais elle, qui est-elle vraiment ? Se demande-t-elle. Elle est née en prison et en est sortie à la fin de sa 2e année. Seule fille de cette famille à vivre dans ce monde d'hommes joyeusement originaux, qui l'aiment à leur manière.
Il y a aussi Ben, son voisin de quartier « plutôt pas con pour un garçon », mais peut-elle vraiment lui trouver un quelconque intérêt ?
Avec elle, nous allons rencontrer dans sa prison, sa mère qui lui manque, qu'elle aime par dessous tout (et qui l'aime aussi) et dont le modèle, une sorte de Robin des Bois au féminin l'obsède. Pourra-t-elle se montrer à sa hauteur pour continuer à être aimée d'elle ?
C'est ainsi que nous découvrons ce petit monde de la prison à travers son regard d'adolescente curieuse, en recherche des autres… et d'elle-même. Elle y fera la connaissance de Céline, dont le père est dans la même prison et ne veut pas la voir, mais aussi de sa mère Agata qui fait surgir un autre questionnement chez elle…
Et le suspens monte progressivement, que peut faire Bandiya pour être reconnue, admise comme une grande, qu'elle est en train de devenir, dans le trio des femmes de la famille ?
Une adolescente qui doit tracer son chemin quasiment en solo et qui, même si elle n'est pas à l'abri des bêtises, est déjà bien ancrée dans les valeurs de justice et dans la nécessité qui s'impose à elle de faire bien plutôt que mal… A ses côtés, les lecteurs/lectrices pourront aussi répondre à la question : « Comment vit-on avec les copines de classe, sous leur regard, quand on a sa mère (ou son père) en prison ? »
Sans oublier d'ajouter à cette jeune fille volontaire, une galerie colorée de personnages secondaires, qui même s'ils ont de petits rôles, sont attachants, à commencer par leurs noms amusants, je pense à « Jacasse » ou « Schouppe »…
Un roman qui m'a beaucoup plu, à l'écriture enlevée, vive, qui n'hésite pas à utiliser le vocabulaire des adolescents quand il le faut, joue avec le suspens et plusieurs rebondissements au final… et qui donne matière à réfléchir en étant un très bon moment de lecture.
Roman découvert grâce à ma participation au comité de lecture des collégiens organisée par la professeure documentaliste, bibliothécaire d'un collège de ma ville, Aix-en-Provence.
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Jangelis
  04 juin 2018
Coup de coeur pour ce roman très frais, très émouvant, facile et agréable à lire, et totalement inattendu pour moi.
J'ai eu la chance de gagner sur Facebook ce livre des éditions Fleurus.
J'avais tenté au hasard, je connais Fleurus surtout pour ses magazines, et pour ses albums pour les petits. (Dont la collection Petit Garçon, si décriée mais qui plaît tellement à mes petits-fils ! Et aussi l'excellente et infinie série de Philippe Legendre "J'apprends à dessiner...").
Nous sommes ici dans une toute autre tranche d'âge. En fait, tranche très large, car comme pour la série de Gwenaële Barussaud Les lumières de Paris, que j'ai beaucoup aimé, il s'agit d'un roman qui peut convenir aussi bien aux adolescents qu'aux adultes, voire même aux enfants bons lecteurs. Je ne sais pas quel public vise cette collection, mais ça me parait adapté à tous.
La prison vue à la hauteur d'une fillette de quatorze ans, qui y est née, puis a été séparée de sa mère à l'âge obligatoire de deux ans.
Une famille atypique et néanmoins chaleureuse : sa mère, mais aussi sa tante et sa grand-mère sont toutes emprisonnées pour un casse qui a mal tourné.
Zoé vit avec son père et son grand-père, qui la dorlotent tout en s'étonnant parfois qu'elle ne grandisse pas plus vite dans sa tête et son corps.
Et qui entretiennent la légende des femmes de la famille, sortes de Robin des bois.
Pour compléter ce tableau un peu surprenant, son parrain est l'avocat de la famille.
Elle a une relation très forte avec sa mère, qui essaie de se conduire en mère, malgré les barreaux. Elle va la voir chaque semaine, se sent proche et rêve de pouvoir un jour vivre réellement avec elle.
Elle veut aussi que sa mère et sa grand-mère soient fières d'elle.
Pour cela, elle s'efforce de marcher sur leurs traces, et d'abord de vaincre sa peur.
C'est étonnant, tendre et prenant.
On se laisse aller à espérer le meilleur pour cette fillette si attachante, mais que serait le meilleur dans une telle situation ?
Il y a de l'humour, mais ce n'est pas du tout un humour déjanté autour d'une famille de cambrioleur.
Je pense que ce roman nous oblige à voir autrement toute personne emprisonnée, et surtout sa famille.
Je remercie vivement les Éditions Fleurus, car je n'aurais jamais pensé à aller vers ce roman. Qui me marque, bien que léger et de lecture facile.

Lien : https://livresjeunessejangel..
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hashtagceline
  17 août 2018
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la famille de Zoé est atypique. Elle vit avec son père et son grand-père. En soi, rien de bien original. Ce qui l'est en revanche un peu plus, c'est que sa mère, sa grand-mère et même sa tante sont en prison.
Et c'est un peu une tradition familiale chez les femmes. Elles sont braqueuses de mère en fille.
Au milieu de tout ça, Zoé, qui n'a que 14 ans, est un peu perdue. Entre les visites au parloir et son quotidien de collégienne, elle a parfois du mal à tout gérer. Elle nous le décrit avec ses mots, avec humour aussi.
La jeune fille s'interroge.
Doit-elle elle aussi suivre les pas de sa mère, de sa grand-mère (et même de son arrière grand-mère) ? Peut-elle choisir un autre chemin ? Peut-elle être une adolescente comme les autres ?
Alors pour être honnête (oui j'essaie de l'être), j'ai commencé ce roman sans grande conviction. le résumé m'avait semblé bizarre et le sujet ne me tentait pas plus que ça.
Ca commence bien me direz vous? Mais, comme quoi, quand je débute un livre moyennement motivée, cela se termine souvent par un très joli moment de lecture. Et c'est exactement ce qui passé avec Bandiya ! J'ai beaucoup aimé!
Y a t-il des romans jeunesse ou ado qui mettent en scène des mères (et là une grand-mère et une tante) emprisonnées? Je ne sais pas. Je n'en ai jamais lu en tout cas.
J'ai lu des récits avec des adolescentes ou adolescents emprisonnés, avec des hommes… mais des femmes? Non.
Donc, déjà, j'ai trouvé ça intéressant de traiter le sujet dans ce sens-là.
L'héroïne vit dans un monde où les hommes ont vécu auprès de femmes “gangsters”, des braqueuses. Aujourd'hui, ces hommes sont seuls puisque toutes les femmes de la famille sont incarcérées. L'héroïne, Zoé, nous explique même qu'elle est un "bébé prison". Elle est née là-bas et a vécu auprès de sa mère et des autres détenues jusqu'à ses deux ans.
Pour Zoé, sa vie, c'est tout ce qu'elle a toujours connu et c'est sa normalité.
C'est une jeune fille de 14 ans qui en paraît beaucoup moins. Elle n'a pas ses règles et les garçons ne l'intéressent pas. Elle se sent en décalage avec les autres filles de son âge. Comme si elle refusait de grandir. Comme si cela pouvait lui permettre de reculer les choix qu'elle aura elle-même à faire, de ne pas assumer cette féminité qui inclut l'option "braquage".
Zoé est très touchante.
Et son histoire familiale l'est aussi même si Zoé, encore enfant, n'a pas pu tout comprendre, entendre. On ne lui a peut-être pas tout dit non plus, pour la protéger.
Mais cette histoire familiale l'empêche aussi de vivre normalement. Zoé s'imagine devoir elle aussi suivre la même voie que les femmes de la famille. Pour ne pas décevoir sa mère, ne devrait-elle pas elle aussi commettre des vols et faire ses preuves?
Sauf que Zoé en est incapable… Pourtant, elle y réfléchit. Elle finit par ne plus penser qu'à ça.
Et puis, Zoé est en manque de repères. Elle souffre de l'absence de sa mère malgré le fait que son père, aidé de son grand-père, fasse de son mieux pour lui assurer un équilibre. Mais il faut bien avouer que son père est souvent débordé. La scène qui débute le roman le montre d'ailleurs assez bien.
Alors Zoé, un peu perdue au milieu de tout ça, se met à imaginer la suite. Elle parle beaucoup de vol, de casse mais vu son entourage, cela semble plutôt normal. Elle a grandi avec ça. Elle ne peut ignorer l'héritage familial mais doit-elle l'accepter?
Ce qui est assez fort de la part de l'autrice, c'est qu'elle arrive malgré tout à garder une certaine légèreté . L'héroïne y est pour beaucoup mais c'est aussi grâce à d'autres personnages ( “Jacasse” le gardien de prison, Schouppe l'avocat, le père, le grand-père…) que l'insupportable devient un peu plus supportable. L'humour est très présent. Il est nécessaire pour ne pas se laisser abattre.
Et au final, ce roman se lit d'une traite. Avec son sujet qui sort de l'ordinaire, et son héroïne, braqueuse en herbe un peu paumée, on passe un très bon moment.
Je vous invite fortement à découvrir Bandiya, la fille qui avait sa mère en prison, un roman qui parle de la prison, mais aussi de la famille et surtout de la quête de soi.
Lien : https://www.hashtagceline.co..
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Bookooning
  10 octobre 2018
Je tiens d'abord à remercier sincèrement les éditions Fleurus de m'avoir gentiment envoyé ce roman et m'avoir ainsi permis de découvrir quelque chose de vraiment différent dans la littérature jeunesse. En effet j'étais vraiment intrigué par la quatrième de couverture et il me donnait envie d'en savoir plus notamment par le thème qui est abordé : la prison. Je ne parle même pas de la couverture qui plus je la regarde et plus je la trouve magnifique. Je me suis jetée sur la première page avec curiosité et même si ça manquait un peu de profondeur à mon goût, j'ai quand même passé un bon moment de lecture.
On suit Zoé, une jeune fille de 14 ans qui a une famille assez atypique. En effet, elle vit avec son père et son grand-père mais cela n'a pas toujours été le cas. Zoé est née en prison où elle y a vécu pendant deux ans avant d'être séparée de sa mère, comme la loi l'exige. Celle-ci, mais aussi sa tante et sa grand-mère sont toutes emprisonnées pour un casse de vol de bijouteries qui a mal tourné. Elle croit cependant qu'elles étaient des sortes de Robin des bois qui redistribuaient leurs butins, une légende entretenue par sa famille qui veulent la préserver. C'est dans ce contexte particulier entourer d'hommes que la jeune fille grandit, puisqu'elle ne voit sa mère qu'une heure tous les samedis.
Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. C'est le cas également le personnage principal, même si Zoé reste assez sympathique. J'ai quand même aimé la suivre et la voir évoluée et murir face aux vérités qu'elle va apprendre, tout au long de ma lecture. Elle est très réservée, et remplie de craintes à l'intérieur. Elle supporte courageusement bien que sa mère vive en prison, et elle va la voir chaque semaine, tout en espérant vivre avec elle un jour. Elles ont une très forte relation.
Zoé a tellement idéalisé sa famille en prison, surtout sur leurs actions passées qu'elle croit connaitre, et elle veut que sa mère soit fière d'elle. Pour cela, elle a un plan, pour marcher sur leurs traces en faisant elle aussi des casses, elle va s'entrainer et s'efforcer de vaincre sa peur.
Sa famille, est sympathique, maladroite et un peu brisée mais on sent leur amour et leur attachement les uns envers les autres. Cette famille est toujours soudée, malgré leur histoire compliquée et les épreuves traversées. C'est vraiment beau de voir autant d'affection, et de soutien surtout dans des situations aussi compliquées et ça donnent du baume au coeur et nous rappelle que l'amour sera toujours plus fort.
Catherine Grive a une plume fluide et légère. Ce roman jeunesse qui se lit vraiment très vite. En plus de cela, il est court qu'on arrive à la fin du livre sans s'en rendre compte. J'aurais même aimé quelque chapitre de plus. J'ai trouvé l'histoire assez sympathique, mais de mon point de vue ça manquait de profondeur qui m'aurait permis de m'attacher aux personnages. le sujet de l'intrigue est vraiment intéressant, rarement abordé dans un roman jeunesse, et ce qui m'a donné envie de lire ce roman, mais j'aurais voulu plus. Ainsi, le thème de la prison est traité différemment, à travers les familles des prisonniers, ce qui permet d'avoir un regard neuf en quelque sorte. Tout cela est abordé avec simplicité, avec une dose d'humour, et accompagné de quelques leçons de vie.
De très beaux messages pour les adolescents en quête d'identité comme Zoé. Au fil des pages, l'auteure nous fait comprendre que dans la vie, il faut suivre sa propre voie, faire ce que l'on a envie et pas ce qu'on attend de vous, encore moins pour plaire aux autres.
Au final, Bandiya est une histoire sur la quête d'identité à travers un sujet intéressant. L'auteure aborde ces différents sujets avec simplicité et pudeur. Ce fut une bonne lecture avec de beaux messages mais sans plus pour moi.

Lien : https://bookooning.wordpress..
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Sobiet
  21 juillet 2018
Résumé de l'éditeur :
Mais finalement, c'est quoi une prison ? Une prison, c'est un endroit ou la société rejette les gens pour les punir. Un endroit où le soleil n'entre pas. Et pas seulement lui, mais aussi les papillons. L'odeur de gâteau du voisin, le silence. Un endroit où la nuit non plus n'entre pas. Il y a toujours un maton qui fait sa ronde en agitant son trousseau de clés, un détenu qui ne trouve pas le sommeil, refaisant cent fois dans sa tête le moteur qui n'a pas démarré, l'arme qui n'a pas tiré. Mais une prison, ça peut aussi être un endroit ou vit ta mère. Une mère comme toutes les autres, qui est là à sa manière, te gronde quand il faut, te montre tes boutons comme si tu ne les avais pas déjà vus." Zoé n'a pas seulement sa mère en prison, mais aussi sa tante et sa grand-mère, braqueuses professionnelles de bijouteries. Seule fille au milieu des nommes de la famille, elle n'a qu'une idée en tête se montrer digne de l'héritage familial.
Avis de Constance (12 ans):
Cette histoire émouvante, nous plonge dans le quotidien d'une ado pas comme les autres.Seule fille de sa famille en liberté car toutes les autres sont emprisonnées. Entre sa mère..., sa tante ... et sa grand-mère..., difficile de rester dans le droit chemin?
Mais qui vous dit qu'elle le restera ?
Souvent, on se met à la place des policiers ou des personnes innocentes qui entourent l'histoire alors que dans ce roman on va au coeur du sujet, au coeur de la psychologie de ces gens qui changent à tout jamais à cause des choix de leurs proches.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman.
Avis de Sophie ( pas encore 45 ans mais ça s'approche !)
Dès que l'on apprend que déjà 3 générations de femmes de la famille ont, ou ont eu, des démêlés avec la justice, on comprend aisément que notre héroïne Zoé va osciller entre deux choix de vie. Soit elle entre dans la « tradition » familiale pour en être une digne descendante, un membre du clan, ou à l'inverse, elle casse ce qui semble être une évidence, un destin écrit. La question est encore plus pressante quand l'illégal se conçoit au nom de la justice envers les plus démunis ou les animaux en captivité par exemple.
L'histoire est dure pour cette jeune fille doublement partagée entre deux mondes : celui des femmes emprisonnées et des hommes libres qui structurent la famille, le premier cercle associé au mal et le second au bien.
Du point de vue de la maman, l'histoire est toute aussi émouvante, elle tente malgré la situation d'élever sa fille, née en détention, comme elle le peut depuis qu'elles ont été séparées règlementairement aux 2 ans de Zoé.  Elle lui inculque des valeurs morales, des notions de réussite auxquelles Zoé tente à sa manière de répondre positivement par des actes qu'elle croit conformes aux attentes de sa maman.
Indéniablement ce roman fait réfléchir.
Conclusion commune : Un roman très intéressant, qui dérange parfois, mais qui questionne sur le sens profond des valeurs et des liens familiaux  ❤️❤️❤️
Lien : https://1mamansafilleetdesli..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
JangelisJangelis   04 juin 2018
Ma sortie de prison

J'avais deux ans quand je suis sortie de prison. À cet âge, la loi oblige les bébés à quitter leur mère pour aller vivre dans leur famille ou à la DDASS pour ceux qui n'en ont pas.
Je ne garde bien sûr aucun souvenir de cette période. Il parait que j'ai fait mes premiers pas dans la cour, que j'ai vomi sur un ministre venu faire des promesses qu'il n'a pas tenues, que les femmes se battaient pour changer mes couches, donner mon biberon, me chanter des berceuses, me boucher les oreilles quand la grosse sonnerie retentissait, me cacher les yeux quand une dispute éclatait entre deux détenues. Je passais ma vie comme ça, de bras en bras, de petits surnoms en petits surnoms : Bandiya, Voyouse, Filoute, Pirate...
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hashtagcelinehashtagceline   17 août 2018
C’est ça d’avoir une mère emprisonnée. Détenue, séquestrée ou incarcérée si on préfère, même si ce dernier mot, moi je ne le dis pas. Il me fait penser à « encastrée ».
Encastrée dans une voiture accidentée et dont on ne peut pas sortir. Encastrée dans un train dont les wagons sont pliés en accordéon. « Séquestrée » non plus si j’y pense, ce n’est pas le mot que j’utilise. Ni « détenue » ni « écrouée » ni « emprisonnée ». D’ailleurs je n’en parle pas.
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JangelisJangelis   04 juin 2018
Je sais qu'elle veut m'épargner en ne me racontant pas tout en détail, mais cacher la vérité c'est ce qu'il y a de plus mauvais dans la vie. Je ne comprends pas que des parents ne saisissent toujours pas ça, alors qu'on ne cesse de le répéter à la télé, dans les journaux, partout.
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JangelisJangelis   04 juin 2018
je dirais qu'on ne retient que les échecs, les erreurs de parcours. Personne n'est là pour compter le nombre de fois où on a traversé au vert sans se faire écraser. C'est injuste.
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AmelineCAmelineC   07 mai 2020
De retour à la maison, mon interrogation a évolué. Si je vomis dans Space Mountain, comment je vais tenir le coup le jour J ? Il faut que je me développe des nerfs d'acier. Prendre un serpent dans la main, par exemple. Faire cent pompes en souriant. Regarder un film d'horreur. Accoucher une vache. Quoi d'autre encore ?
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