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Alain Gnaedig (Traducteur)
EAN : 9782070339662
128 pages
Éditeur : Gallimard (28/09/2006)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 66 notes)
Résumé :

" Plus tard, lorsqu'ils prirent le petit déjeuner, elle fit comme si de rien n'était, affichant son habituel sourire bien élevé. Et peut-être n'y avait-il rien... Son oncle expliqua qu'il avait entendu dire qu'un avion anglais s'était écrasé non loin, sur la côte, au nord. Un soldat allemand monte la garde près de la carcasse de l'avion abattu. "

Nous sommes en 1943, et les bruits de la guerre n'épargnent pas même cette grande demeure bo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  24 novembre 2014
Le narrateur revient sur son adolescence plus précisément lors de l'été 1943 quand les bruits et les tourments de la guerre n'épargnaient personne, ni même la maison de son oncle et sa tante, chez qui il passait ses vacances.
Un jour,ce garçon de 14 ans voit débarquer un fille aux cheveux blonds, la fille adolescente de la couturière de madame,pour la mettre à l'abri des bombardements qui menacent Copenhague...
Ces deux jeunes s'observent, s'épient, apprennent à se connaître, jusqu'au jour oú un avion vient s'écraser non loin de là, dans les dunes. Les soldats allemands ne retrouvent que le parachute du pilote britannique qui demeure introuvable, excepté pour cette jeune fille qui va vivre un moment inoubliable.....
J'avais lu " Bruits du coeur " de cet auteur mais cet ouvrage retenu et pudique est trés beau!
Ainsi, par petites touches, au fil de la narration, l'auteur nous dévoile comme s'il déroulait une pelote le mystère sans vraiment mettre en avant les sentiments de l'héroïne, elle reste dans l'ombre.....je n'en dirai pas plus.....
Ce qui est frappant dans cet ouvrage silencieux oú les ambiguïtés et les non- dits qui peuvent gâcher une vie sont mis en avant, c'est la mélancolie et la sensibilité exacerbée comme en pointillés ,qui s'en dégagent, proches de la narration à la Modiano....
On devine, par les vertiges de la mémoire et ses trous noirs, des vides , des cachettes de l'âme, une retenue insondable, la lutte de quelqu'un à travers des bribes....
Le passé remonte à la surface au fil de la narration comme des bulles soit irisées, soit grises,avec une légèreté grave, une douleur pudique,le temps passant.....cet ouvrage c'est un peu l'illusion de la vie, de bréves remarques à propos
d'épisodes lointains de la jeunesse , mais oú de longues périodes peuvent être aisèment condensées en une ou deux phrases.
Le narrateur oublie les visages et les mots, éprouve des remords tardifs, une culpabilité et des interrogations tristes par rapport au destin de ces personnages ambigus et aux lieux des souvenirs qui le taraudent, des choses occultées
puis bruyamment exprimées à la fin par le fils de l'héroïne....
Un livre dépoulllé, émouvant, subtil, tout en retenue et silences trés difficile à critiquer ! Peut être à cause de sa brièveté !
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missmolko1
  31 juillet 2015
Virginia est un roman qui m'a conquise. Cette courte histoire est écrite avec plein de pudeur et de poésie, l'auteur nous laisse d'ailleurs avec beaucoup de questions sans réponse. Tout est dans les non dits, les secrets.
Virginia, une adolescente en 1943, est invitée a passé un été dans une famille bourgeoise quand un avion anglais s'écrase. Elle va aider l'aviateur anglais et connaitre son premier émoi amoureux.
Un court roman, seulement une centaine de pages, mais un roman riche, puissant dont on ne sort pas indemne. "On ne se souvient pas de ses pensées, on pense à autre chose lorsqu'on tente de se remémorer ce que l'on a oublié."

Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Leser
  27 août 2020
Quittant Copenhague et sa mère pour se réfugier chez une inconnue au bord de la mer du Nord, une jeune fille de seize ans se trouve confrontée à la curiosité amoureuse du neveu de cette femme.
La guerre est présente, les bombardements accablent la capitale.
Nous sommes en 1943, cette période charnière de la seconde guerre mondiale.
L'atmosphère de ce bout du monde est remarquablement bien campée. "L'eau, l'herbe, le ciel ". Je pense au film "Un été 42". Premiers émois amoureux, les drames en arrière-plan.
La destinée peut être cruelle. Des choix paraissent dramatiques avec le recul. Nous sommes souvent soumis à l'impondérable comme notre jeune narrateur. Les conséquences ne nous appartiennent pas.
Un événement imprévu, la chute d'un avion anglais, en ce bout du monde, va précipiter le destin de chacun.
Virginia, le regard perdu dans les dunes, va faire un choix qui marquera le jeune homme.
Nous plongeons soudainement des années plus tard. Ce même jeune homme est maintenant en retraite. Un bond que j'ai ressenti dans sa brusquerie. Trop peu de temps pour s'attacher vraiment aux personnages. Je suis resté en retrait.
L'homme à la rose à la fin du récit, aurait sûrement mérité un meilleur sort littéraire.
Ce roman très bref s'apparente à une nouvelle qui brasse rapidement de nombreux thèmes : la guerre, les drames, les hasards, le destin, le vieillissement, le mensonge.
L'écriture est agréable. Les pages à Paris ressemblent à du Modiano. Un café, un orage, l'observation du monde, une rencontre.
Un petit plaisir de lecture à mes yeux qui ne fut pas un trésor de lecture.
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christinebeausson
  02 juillet 2015
Un petit détail pour commencer, si vous vous lancez dans la découverte de ce tout petit livre, je vous révèle ce qui a soulevé ma curiosité au début de ma lecture : "elymes des sables" par ci, "elymes des sables" par là, c'est ce qu'en Bretagne on appelle "oyats" ou plus poétique "seigle de mer"mais le nom change en Europe boréale.
Et pour le reste ?
Quelle belle lecture !
Le langage est beau, vraiment beau, subtil, façonné avec adresse et légèreté, avec une attention minutieuse.
La narration a beaucoup de finesse, de grâce et de sensibilité.
Les mots s'enchaînent et constituent une douce berceuse délicate non dénuée de sens.
On replonge dans ses souvenirs, dans ce qui a pu marquer notre adolescence, dans ce qui nous a permis de devenir ce que nous sommes aujourd'hui, avec beaucoup d'élégance.
Souvenirs, oui bien sûr mais surtout ce qu'on en a fait, ce qu'ils sont devenus dans notre imaginaire et la façon dont on a envie de les transmettre ou pas....
C'est le choix de chacun mais il est vrai qu'il ne faut pas oublier de se poser la question !
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pile
  05 novembre 2011
L'été de ses seize ans, en pleine Seconde guerre mondiale, Virginia est invitée à passer les vacances chez une cliente de sa mère, qui est couturière à Copenhague. C'est un un couple sans enfant qui la reçoit en même temps que son neveu, un garçon de 14 ans. Bien sûr le jeune garçon, très troublé par la jeune fille, tombe immédiatement amoureux. Mais Virginia se comporte avec lui comme une grande soeur. Un jour, un avion anglais s'écrase non loin de la maison de vacances. Virginia et le garçon vont chacun de leur côté rencontrer l'aviateur, bientôt arrêté par les Allemands. Puis Virginia rentre à Copenhague et ils se perdent de vue…
Le récit est fait de nos jours par le jeune homme qui est devenu adulte, mais qui n'a jamais oublié l'été de ses 14 ans, Virginia et l'aviateur anglais. Sans vraiment la chercher, il va retrouver Virginia, qui elle non plus n'a pas oublié…
Ce court roman, presque une nouvelle, est une très jolie découverte, car tout y sonne juste, tout y est délicat, subtil, sensible. Deux vies entières s'y déroulent en parallèle entre deux rencontres à plus de cinquante ans de distance. Ce qu'on entrevoit de leurs vies d'adultes est assez triste : des années de cohabitation silencieuse, des séparations, des enfants presque perdus de vue… Mais les premières émotions de l'adolescence sont restées gravées dans la mémoire à jamais.
J'ai bien aimé la douce mélancolie qui se dégage de ce roman.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MaksMaks   01 janvier 2016
La vie des autres, ou plus précisément, des fragments de vie d'autres personnes que j'observais de mon coin de table sous le store. Un rire, un sourire, un geste dont j'allais me souvenir, mais que les passants allaient oublier. Des visages qui disparaissaient l'instant d'après, emportés par le cours paisible de l'après-midi, sous le soleil qui perçait à travers les feuilles des platanes et formait un tourbillon confus de vert et de jaune.
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Annette55Annette55   24 novembre 2014
On ne se souvient pas de ses pensées, on pense à autre chose lorsqu'on tente de se remémorer ce que l'on a oublié.
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VALENTYNEVALENTYNE   15 janvier 2014
L’arrivée de la jeune fille lui avait été annoncée une semaine plus tôt. Peut être avait-il déjà deviné ce qu’il allait ressentir lorsque ce regard bref et inexpressif, allait se poser sur lui. Ils étaient à table et elle répondit aux questions posées sur le voyage et elle-même d’une façon tout aussi peu expressive, mais polie. Il s’interdit d’observer la nouvelle venue plus de quelques secondes à la fois. Aurait-il su comment elle le percevait que ses pires pressentiments auraient été confirmés.
Elle le trouvait curieux avec son corps osseux, ses yeux rapprochés et ses cheveux raides qui ne cessaient de lui tomber sur le front, même s’il tentait de les peigner avec de l’eau. Il n’avait guère eu de contact avec les filles, il était incapable de les regarder sans se sentir perdu. Mais ils ont certainement jaugé leur silence gêné, cette jeune femme et ce garçon trop grand. Deux ans de différence suffisent à déterminer quel mot on emploie. Femme. Garçon.
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christinebeaussonchristinebeausson   01 juillet 2015
... C'est parfois une corvée de tuer le temps lorsque l'on est à la retraite. Les jours et les heures du calendrier réclament d'être remplis, ils se moquent par quoi, du moment que le vide soit comblé. Même si les années passent plus vite quand on vieillit, les jours paraissent parfois longs et pénibles, avec des ornières qu'il faut contourner.
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christinebeaussonchristinebeausson   28 juin 2015
Comme nous n'étions pas restés en contact depuis lors, je fus encore plus frappé par ce que le temps fait à un visage et à un corps, en terme d'usure, de dégradation et d'outrages.
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