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EAN : 9782070134984
240 pages
Éditeur : Gallimard (26/09/2013)
3.3/5   63 notes
Résumé :
David Fischer ne se doute pas que sa conversation téléphonique avec sa femme, alors qu’il est en voyage d’affaires à Londres, sera le premier signe annonciateur de trois jours qui mettront à mal bon nombre de ses certitudes.

Car tout va bien dans la vie de cet avocat danois, et le dîner avec Nadeel, le petit-ami pakistanais de sa fille Zoë, qu’Emma lui annonce, ne lui pose aucun problème. Mais le lendemain matin, une fois rentré à Copenhague, il trou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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latina
  29 octobre 2019
« Je vois bien qu'il s'agit d'une question d'appartenance. D'avoir sa place. Grâce à qui a-t-on sa place ? Si tant est que l'on en ait une ».
Chaque être humain veut se sentir à sa place. Intégré. Accepté. Reconnu comme tel. Et ce, dans n'importe quel domaine, que ce soit dans sa famille, parmi ses amis, ses collègues, ou même sur un site littéraire que je ne nommerai pas.
Ce roman traite de cette question essentielle, ainsi que du couple, de l'art, de l'appartenance à une religion, de la parentalité et de la solitude.
Vaste programme !
En une « narration serrée à l'écriture ramassée », comme il est dit sur la 4e de couverture, cet auteur danois que j'avais adoré dans les « Portes de fer » nous promène de Londres à Copenhague, des prémices d'une relation amoureuse au couple uni malgré la différence de caractère, de la jeunesse hésitante et révoltée à la sérénité apparente de la maturité.
David et Emma s'aiment encore, et à l'occasion d'un souper où Zoé, leur fille, leur présente son amoureux, un Pakistanais musulman, ils vont creuser chacun leur passé et approfondir leur présent: relations avec leurs parents, rapport avec la religion (David est Juif mais se déclare athée), souvenirs du premier choc amoureux, départ pour d'autres contrées et tout cela mène à la question que chacun se pose, l'accomplissement de soi. Car Emma est artiste mais n'a jamais exposé. Leur fille est artiste mais expose pour la première fois.
Double élément déclencheur, celui de cette première fois : celui de l'amour et de la reconnaissance professionnelle…
J'ai aimé l'idée de ce roman, ce questionnement incessant sur soi, j'ai été agacée à quelques moments par les longueurs. Les romans de Grondahl dévoilent une psychologie fouillée à l'extrême, et ça me plait. Mais de temps à autre, j'ai besoin de respirer avec un peu d'humour, ce que je n'ai pas pu faire ici, un peu trop engluée dans les problèmes que les deux protagonistes se trouvent.
Mais est-ce que ce sont vraiment des problèmes ?
De toute façon, si ça les aide à trouver ou plutôt à conforter leur place dans leur couple, ça ne peut être que bénéfique, non ?
Vive le questionnement!
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joedi
  11 juillet 2016
David Fisher, avocat d'affaires résidant au Danemark, se rend souvent à Londres, ville où il a fait la connaissance d'Emma, artiste peintre qu'il a épousée et dont il a eu une fille Zoë. Jens Christian Grøndah raconte des pans de vie ce cette famille. La naissance de leurs amours, leurs identités ... Zoë présente son ami, un musulman, à ses parents et les invite au vernissage de son exposition, une projection de vidéo provocante.
Jens Christian Grøndahl m'a fait vivre trois jours déconcertants de leur vie familiale, le dîner chez David et Emma pendant lequel ils font la connaissance de Nabeel, l'ami de Zoë, où David informe Nabeel de ses origines juives et de sa non croyance, où Emma parle trop ... Après cette soirée, un malaise s'est installé entre les époux, que sera le lendemain pour ce couple uni ?
Dans Les complémentaires Jens Christian Grøndahl, d'une belle écriture, aborde les questions d'appartenance, d'immigration et de multiculturalisme.
Challenge Petits Plaisirs - 236 pages
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zellereb
  14 mars 2021
Ce roman familial interroge sur beaucoup de sujets tels que les appartenances familiales ou religieuses, les symboles, les courants artistiques, l'art en lui-même.
Il y a vingt ans, Emma a quitté Londres en emmenant ses pinceaux, pour suivre son mari David dans la banlieue de Copenhagen, où aujourd'hui elle ne peint plus que pour elle-même. Leur fille Zoé, en couple avec Nabeel, pakistanais, va inaugurer sa première exposition conceptuelle qui porte un message d'union avec les peuples. David est juif mais il déteste y faire allusion. Un jour, il trouve une croix gammée peinte sur sa boîte aux lettres, ce qui va le bouleverser, mais surtout par rapport à l'image qu'il pourrait désormais renvoyer aux autres.
L'auteur évoque régulièrement l'identité juive, musulmane, ou l'appartenance à un pays, les héritages familiaux quels qu'ils soient, ainsi que ce qu'ils évoquent ou laissent en nous ainsi que chez les autres, à divers degrés.
Le texte décrit l'intériorité des personnages. Il est plein de digressions, d'évocations, de critiques sur l'art, ou sur le monde en général.
Je suis entrée dans cet intermède familial de façon difficile au début, à cause de la narration lente, et sans aucun chapitre. Néanmoins, j'y ai trouvé au fil de la lecture, un certain rythme, et j'ai aimé la pudeur et le message qui s'en dégageait au bout du compte. Je ne m'y suis pas ennuyée, car cette réflexion sur le monde très dense est d'une grande richesse, et puis il y a pas mal de rebondissements.
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KRISS45
  26 mai 2018
David Fisher, avocat danois d'origine juive est marié avec l'artiste plasticienne anglaise Emma qui a quitté son île pour le suivre à Copenhague. Du même coup, elle a mis en veilleuse sa carrière pour se consacrer au bien-être de la famille. Le mixage culturel s'intensifie lorsque leur fille Emma s'éprend d'un jeune pakistanais musulman.
Le roman semble donc s'orienter vers une réflexion sur l'identité religieuse et culturelle, sur les notions de tolérance, d'ouverture, de partage, d'échange d'idées.
Mais l'auteur se perd dans des digressions sur l'art contemporain, sur les amours anciennes de David et de Laura. A ce stade, j'ai trouvé que le sujet initial était abandonné au profit de détails sans importance et la lassitude s'est installée définitivement malgré des débuts prometteurs.
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albucia
  02 mars 2015
Parfois on lit pour avoir des réponses. Inlassablement je me rends compte que je creuse toujours autour des mêmes abîmes : comment aimer et ne pas s abîmer justement....Comment aimer et ne pas se perdre mais durer, y trouver de la force et se décupler. ...c est toute la force du roman de Grondhal que de nous faire partager quelques jours de la vie d un couple qui traverse le temps. Il les saisit au moment où tout pourrait basculer : rencontre avec une ancienne amante, présentation par leur fille du premier petit ami.
La force de ce roman c est de nous faire saisir au plus près la fragilité mais surtout la force de ce lien. Comme si un pacte secret était établi entre David et Emma. Rien ne peut le briser. Même pas les reproches, les aigreurs ou la vieille robe qu Emma s obstine à porter alors qu elle n'a jamais plue à David. .
Admirable roman sur la duree, sur l'amour et le temps qui passe...Les complementaires est aussi un formidable portrait de femme : Emma tout en finesse....une de celle " qui n est pas là".... Parfois elle déserte sa vie, s absente "en elle même "alors qu on l'attendait mère, maîtresse. ..
Bref beaucoup de choses à dire sur ce roman magnifique, que j ai des difficultés à ranger dans ma bibliothèque tant je lis et relis des passages..
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critiques presse (6)
Actualitte   28 mars 2014
On trouve aussi dans les Complémentaires de belles pages sur l'art et la nostalgie («Un Picasso restait un Picasso dans une baraque de chantier »), les méandres de la créativité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeDevoir   23 décembre 2013
Comment imaginer écrivain plus abordable que Jens Christian Grøndahl ? Écrivain danois traduit dans de nombreux pays, il construit ses romans avec une précision d’horloger [...]
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaPresse   11 décembre 2013
Cette histoire banale sera l'occasion de plongées dans les passés d'Emma et de David, qui viendront éclairer comment ils ont choisi de vivre ensemble, malgré toutes les apparences qui les séparaient.C'est aussi un prétexte pour l'auteur de montrer les relectures qu'on se fait de sa vie pour s'accommoder du présent et envisager l'avenir.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LesEchos   23 octobre 2013
Une histoire de famille. Mais une famille ouverte. Des mondes qui se croisent, se rejoignent et se complètent, malgré les replis identitaires, les dogmes religieux, le racisme. Une histoire d’amour, d’exil et de retrouvailles… Le nouveau roman intimiste de Jens Christian Grøndahl, « Les Complémentaires », est tout cela à la fois. Une mine humaniste et littéraire.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LaLibreBelgique   10 octobre 2013
L’immigration et le multiculturalisme interrogés avec sensibilité par Jens Christian Grondahl qui confronte une famille sans histoires à ses origines, la forçant à appréhender autrement son identité.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Liberation   01 octobre 2013
C’est par sa réserve à l’égard de tout romanesque que Les Complémentaires atteint le romanesque.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   05 juillet 2016
En 2050, ils seront ... Qu'est-ce que l'on disait déjà, dans le journal ? Oui, pour finir, ils seront assez nombreux pour instaurer la charia de manière démocratique, exactement comme les nazis avaient procédé en Allemagne, à l'époque. Elle prit une gorgée de thé du bout des lèvres. Il s'éclaircit la gorge et posa sa tasse sur la table. Si jamais ils devenaient tous kamikazes, avec le temps, le problème serait réglé. Elle le dévisagea un instant avant de sourire, comme si tout cela n'avait été qu'une blague.
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joedijoedi   04 juillet 2016
Quelle bêtise cela avait été de considérer que la photographie remplaçait le portrait dessiné ou peint. Les photographies étaient liées à l'instant, tandis qu'un vrai tableau accumulait le temps au lieu d'enregistrer ses fractions de manière servile.
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latinalatina   29 octobre 2019
Il songea que s'il n'y avait personne d'autre chez soi pour allumer et éteindre la lumière, si l'on est le seul à appuyer sur les interrupteurs, l'obscurité devient un partenaire, un compagnon, au lieu de n'être qu'un fait.
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AustralAustral   09 août 2017
- Je ne vois pas le rapport avec l'art. Mais tu sais bien, je ne suis qu'un avocat.
- O.K., entendu papa, si c'est comme ça que tu le vois. Mais il s'est passé des trucs dans l'art depuis Chagall.
- Pourquoi mentionnes-tu Chagall ?
- Et pourquoi je ne choisirais pas Chagall ? Au moins, ça doit être un truc que tu peux comprendre, ce truc kitch de rabbin.
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AustralAustral   07 août 2017
Il voulait tant être comme tout le monde. Il ne désirait rien d'autre, à l'opposé de l'acharnement dominant à se rendre visible et unique. On pouvait tout bonnement dire qu'il était unique dans sa volonté d'être banal.
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Vidéo de Jens Christian Grondahl
David Murgia - Nathalie Dessay - Laurent Stocker - Edouard Baer - Didier Besace - Lucas Belvaux - Anne-Cécile van Dalem - Robert Mcliam Wilson - Peter Heller - Vinciane Despret - Benoit Peeters - Lise Charles - Jens Christian Grondahl - Jean Luc Outers - Brice Matthieussent - Boris Lehman - Marietta Ren - Fabrice Drouelle - Hubert Antoine - Emma Jane Kirby - Manuel Rocheman - Johann Hari - Catherine Graindorge
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