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ISBN : 2268079090
Éditeur : Les Editions du Rocher (25/01/2016)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Dans une succession de chapitres - de plusieurs pages ou de quelques lignes - un homme se raconte. Il reconstitue le puzzle de son existence. Son histoire et les histoires qui l'entourent. Il revisite ainsi à sa guise son passé, lève le voile sur son aujourd'hui. Une enfance douloureuse. L'amour, toujours, comme étendard. Amour de ses enfants, amour des femmes, amour du ciel et du soleil. L'amour, ce beau souci. Malgré la maladie qui frappe la femme aimée.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
nadiouchka
  10 mars 2016
L'auteur a déjà écrit deux recueils de nouvelles et publié plusieurs ouvrages. Ce livre est son douzième roman. Il est constitué de courts chapitres, de plusieurs pages ou de seulement quelques lignes ainsi que de poèmes.
L'homme, qui se raconte, revient sur son passé et parle de la difficulté de se trouver et d'aimer.
Il raconte le temps qui passe, une saison, une autre, une année, plusieurs années. Pour lui, l'amour est le thème principal : l'amour de ses enfants, l'amour de sa femme malgré la maladie.
Dans l'ensemble, sa vie a été heureuse jusqu'à ce qu'ill découvre que sa femme le trompe et le quitte.
Si au début j'ai été un peu surprise par le style d'écriture, je me suis laissée entraîner par l'histoire et j'ai ressenti de l'empathie pour cet homme.
C'est un écrivain que je ne connaissais pas et que Babelio m'a fait découvrir lors d'une Masse Critique et je l'en remercie vivement.
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hcdahlem
  24 janvier 2016
J'ai d'abord été séduit par le style de Stéphane Guibourgé, que je découvre avec ce récit. On sent le travail sur la phrase, la petite musique qui s'en dégage, le souci du mot juste, mais aussi ce qui peut s'apparenter ici à une feuille de route : « le style, je n'ai trouvé que cela pour m'opposer au vide, pour repousser la nuit. C'est mon seul souffle, apaisé, violent, apaisé, C'est le seul rempart contre la colère et le chaos. Ma colonne vertébrale. L'esthétique qui vaudrait pour morale. »
Le livre est découpé en courts chapitres. Certains ne font que quelques lignes et collent parfaitement à la définition du haïku (petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l'évanescence des choses), d'autres s'accompagnent de poèmes et viennent souligner cette volonté d'enrichir l'histoire qui nous est contée. Ou plutôt les histoires. Car l'homme qui se retourne sur son passé constate bien vite qu'il a eu plusieurs vies. L'enfant, le jeune homme, l'homme marié, le père de famille, le divorcé, le quinquagénaire qui sent que la mémoire commence à lui jouer des tours apparaitront tour à tour : « Ma jeunesse, les heures les meilleures – séracs au versant nord, qui se détachent. Mon visage dans une vitrine, quel est cet inconnu ? Cette sensation d'inachevé, même pas d'échec, mais l'abandon d'un chantier d'hiver, le temps passe, une saison, puis une autre, l'année entière, une décennie, ne restent que moellons épais, les congères, les fondations mal assurées, voilà une gouttière, un volet, du ciment mêlé à la boue. Des lettres qu'on ne signe pas, des factures qu'on ne règle pas, des dettes qu'on n'honore pas. Je ne sais pas oublier. La faiblesse, les regrets, les rencontres sans issue. La fuite amère, son haleine. »
A l'heure du premier bilan ne subsistent que les temps forts, que les épisodes marquants et les émotions qui ont mis tous les sens en éveil. Les brumes à la surface de l'Yonne en hiver, le premier cartable en cuir ou le triporteur d'acier rouge, les sandwiches à la confiture de fraises que sa mère lui apportait à la sortie de l'école, la poule au riz de la grand-mère, l'odeur de terre et de tabac froid du grand-père ou encore le bruit de l'Alfa de son père.
Une vie plutôt heureuse, un parcours classique. Un métier, une femme, des enfants, des souvenirs de vacances. Jusqu'à ce jour où tout se dérègle. Sa femme qui le trompe, qui « ne recherche pas le bonheur, mais la liberté », le quitte. Un drame, une déchirure dont il ne se remettra pas. « Les photographies éparpillées sur le bureau, les parfums fantômes et les souvenirs sont les autres mots du manque. Tu me manques. Tout ce que nous n'avons pas vécu ensemble davantage encore que ce que nous avons eu le temps de partager. » Une souffrance doublée par cette vie loin de ses enfants qui ne grandissent pas à ses côtés et à qui il demande pardon.
Il essaie bien de conjurer sa solitude en parcourant le monde. Mais même à l'autre bout de la planète, il est confronté à son mal-être. Les peintures rupestres de la Cueva del Raton en Basse Californie sont, par exemple, l'occasion de constater qu'il est trop tard désormais pour sauver les dessins des Cochimi qui sont à l'image de son existence : « de loin, elles paraissent entières, tenues, cohérentes, mais dès que l'on s'approche… La densité des couleurs s'évapore, la sûreté du trait se dérobe, la forme éclate. Ce ne sont que des pigments étalés, grains de beauté gonflés. »
Jean-Marc et Gilles, l'ami et le mentor, pourraient aussi lui apporter un peu de réconfort, s'ils n'étaient pas eux aussi victimes des coups du sort qui semblent devoir frapper tout un chacun. Avec Jean-Marc, il a beaucoup parlé « Avec ce qu'il faut de pudeur, de distance, de secrets, de mensonges aussi, pour ne rien regretter après les derniers mots, quand ils rejoignent le silence, retombent dans la nuit, pareil à la cendre de tes éternelles cigarettes. », avec Gilles qui l'a beaucoup inspiré, il a essayé de prendre une voie royale. Mais sinon la tristesse, du moins la nostalgie, auront raison de ce grand dessein.
Philémon, son fils le cadet, résumera sans doute le mieux ce patchwork existentiel, dont on aimerait bien retenir les jolies formules et les belles phrases et qui constitue la première bonne surprise de 2016 : « Tu sais, Papa, tu es comme ce petit garçon dans le film, Peter… Tu cherches toujours à recoudre ton ombre à tes pieds…»
Lien : https://collectiondelivres.w..
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Bafie
  20 mars 2016
Un récit…qui voyage dans le temps et dans l'espace.
La vie d'un homme, ses triomphes, ses faiblesses, ses émotions, ses bleus aucoeur et le chemin sur lequel il se cherche et sur lequel il cherche l'amour.
J'ai aimé le style, la sensibilité de l'auteur.
J'ai moins aimé l'impression d'être parfois un peu perdue, sans repères dans le récit.
J'ai vibré cependant. Qu'il est beau cet homme qui se conte à celle qu'il aime, qu'il est beau cet homme qui, confronté à une ultime perte , tente de tisser les liens entre épisodes épars de sa vie.
Celui qui cherche à combler une fêlure dans une course éperdue autour du monde, dans les paysages contemplés, le corps caressés et les ivresses recherchées.
Je chercherai le nom de l'auteur dans les rayons des bibliothèques et des librairies car il est de ceux dont les mots éveillent un écho.
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laure14
  15 février 2016
Le très beau témoignage d'un homme qui nous livre ici ses émotions, son amour pour ses enfants, les femmes de sa vie, sa mère.. Il nous raconte ses voyages, ses rencontres, ses amitiés.
Les chapitres se succèdent, parfois une seule phrase, un poème, une citation et d'autres fois plusieurs..
Une belle rencontre littéraire.
Je remercie les Editions du Rocher pour ce livre.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   21 avril 2016
Nous avons rendez-vous ce soir, je t'attends à la sortie du métro. Voilà, tu m'as vu, tu viens vers moi, me regardes à présent, et alors je me demande ce que je signifie pour toi, comment tu te représentes l'amour.
P.131
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hcdahlemhcdahlem   24 janvier 2016
« J’ai 48 ans, j’ai 49 ans, j’ai laissé une existence derrière moi, une vie passée à séduire, à briser, à délaisser. B. fut ma première victime. L’amour, l’engagement,
la famille, cette imposture. Mon cœur est trop petit – c’est ce que je crois. La douceur, la lumière, le bonheur, cela aussi ce n’est pas pour moi. Une vie pareille à la peau d’un lézard, d’un serpent, qu’on abandonne asséchée au bout d’un chemin. Une lettre que l’on tire de l’enveloppe et qu’on lira peut-être au soir.
Aujourd’hui, mon rêve a passé. La liberté n’a pas tant de sens – hors limite, elle est l’autre nom de la mélancolie. Alors je me penche un instant sur cet été-là, août 1989, comme si, en revenant au point de départ, là où j’ai dérapé pour la première fois, je pourrais reprendre le contrôle, garder le cap, tenir ma ligne. C’est aussi la seule manière de demander pardon. » (p. 26)
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nadiouchkanadiouchka   10 mars 2016
On apprend la transparence. Lorsque personne ne nous voit plus.
Une femme est malade, la mort rôde, deux fils sont abandonnés. Je suis le compagnon inutile, je suis le père qui défaît. Celui qui n'est pas là quand son amour, quand ses fils l'appellent.
P.99
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laure14laure14   05 février 2016
Parfois, je voudrais que les lumières s'éteignent, et repousser le monde autour de moi comme le ferait la nuit.
Commenter  J’apprécie          80
BafieBafie   25 février 2016
Un récit…qui voyage dans le temps et dans l’espace.
La vie d’un homme, ses triomphes, ses faiblesses, ses émotions, ses bleus au coeur et le chemin sur lequel il se cherche et sur lequel il cherche l’amour.

J’ai aimé le style, la sensibilité de l’auteur.

J’ai moins aimé l’impression d’être parfois un peu perdue, sans repères dans le récit.

J’ai vibré cependant. Qu’il est beau cet homme qui se conte à celle qu’il aime, qu’il est beau cet homme qui, confronté à une ultime perte , tente de tisser les liens entre épisodes épars de sa vie.
Celui qui cherche à combler une fêlure dans une course éperdue autour du monde, dans les paysages contemplés, le corps caressés et les ivresses recherchées.

Je chercherai le nom de l’auteur dans les rayons des bibliothèques et des librairies car il est de ceux dont les mots éveillent un écho.

Merci à la masse critique Babelio d'avoir permis cette découverte.

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Vidéo de Stéphane Guibourgé
Stéphane Guibourgé a écrit non seulement des romans et des recueils de nouvelles ainsi que des livres de photographies, mais il est aussi journaliste spécialisé dans les domaines de voyage et de la culture.
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