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EAN : 9782843043895
317 pages
Zulma (11/01/2007)
3.51/5   491 notes
Résumé :
Troublant, diabolique même, ce manuscrit qu'Alexandre Astrid reçoit par la poste. Le titre : Garden of love. L'auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu'il s'agit de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l'auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s'ouvre un subtil jeu d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (121) Voir plus Ajouter une critique
3,51

sur 491 notes
Il est facile de se perdre dans le puzzle que nous propose Marcus Malte dans ce roman étrange et envoûtant.
La trame en quelques mots : un flic paumé, Alexandre Astrid, reçoit par la poste un manuscrit, version troublante de sa vie qui l'obligera à enquêter sur son propre passé.
Labyrinthe, jeu de miroir, construction étourdissante, le texte de Marcus Malte est une gageure.
Dès les premières lignes, j'ai su que j'avais entre les mains un livre « qui se mérite », un livre où l'auteur prend un malin plaisir à égarer son lecteur pour mieux le retrouver quelques pages plus loin.
Quelques indices, distillés avec parcimonie, nous permettent d'avancer à tâtons à la suite du héros.

J'ai fait la connaissance de Marcus Malte avec « le garçon », à la fois roman d'apprentissage, roman de guerre, roman d'amour.
Avec « Garden of love », j'ai découvert une autre facette du talent de l'auteur avec un roman noir magistral.
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Une prostituée qui se donne sans restrictions à ses clients, un père de famille qui revoit un ami perdu de vue et craint le pire pour le précaire bonheur qu'il a construit, un adolescent subjugué par un camarade de lycée étrange et charismatique, une fille aux allures de rouge-gorge dont le frère poly-handicapé n'a jamais pu croiser le regard et un flic à la dérive qui a perdu femme et enfants dans un accident et qui reçoit un manuscrit anonyme intitulé ''Garden of love''...

Florence, Mathieu, Ariel, Marie, Gabriel, Alexandre, etc. Les personnages réels ou fictifs de plusieurs intrigues qui s'imbriquent les unes dans les autres pour ne plus former que l'histoire d'Alexandre Astrid, homme et flic détruit qui a tout perdu dans sa lutte contre le Mal, incarné par un tueur insaisissable et machiavélique. Ce puzzle, mis en scène avec brio par Marcus Malte, perd tout de même le lecteur dans les méandres d'un scénario alambiqué et difficilement compréhensible. Manipulations, secrets, folie...Démêler le vrai du faux, le fantasme du réel, est compliqué mais on se laisse happer par ces histoires mêlées où un même personnage joue plusieurs rôles. Un exercice brillant mais trop complexe peut-être pour donner un vrai plaisir de lecture. A tenter toutefois pour le style de l'auteur, ciselé et prenant.
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Ce jardin de l'amour ressemble à s'y méprendre à un labyrinthe dans lequel le lecteur est terriblement malmené et souvent perdu. Des pistes, il y en a à foison mais laquelle faut-il suivre ? En tout cas une chose est sûre, dans ce labyrinthe le Minotaure est bien un personnage maléfique.

Même s'il m'a fallu un certain temps pour me repérer dans ce maelström d'informations passées et présentes, distillées par des personnages manipulateurs et fantasques, je dois bien avouer mon bonheur de lecture. Une histoire palpitante, écrite avec brio, qui ne ménage aucune émotion au lecteur.
Et une fois toutes les pièces du puzzle rassemblées, on n'a qu'une envie : recommencer la lecture pour mieux apprécier la perversité de l'auteur du manuscrit, diabolique !

Alexandre Astrid, flic terré dans ses souvenirs, peuplés de fantômes et de regrets, voit sa vie basculer lorsqu'il reçoit par la poste un manuscrit anonyme, dévoilant des secrets qu'il croyait être le seul à connaître...
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Je me sens obligée de chroniquer ce livre que j'ai beaucoup aimé. ...mais qui me laisse très perplexe.
C'est un polar certes : des meurtres , un flic, une enquête ( quoique. ...) mais c'est un roman à tiroirs , un gigantesque puzzle dont on se demande si les pièces trouveront toutes leurs places.
Une descente vertigineuse dans la psyché de personnages dont on ignore jusqu'à la fin s'ils sont réels ou imaginaires.
La seule unité constante est le lieu , suivant les chapitres les prénoms , les époques, les liens de parenté changent , quand je pensais voir la lumière. ..au chapitre suivant j'étais encore plus perdue. ....
La fin ne lève ( pour moi ) qu'une partie du voile, mais ça n'a pas gâché mon plaisir, car la mélancolie qui se dégage de ce livre a suffi à mon plaisir.
Je pense que certains y auront trouvé autre chose mais c'est aussi toute la magie de la lecture !!
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Je cherche mes mots.
Comment parler de Garden of love.
J'aimerais pouvoir exprimer simplement mon ressenti sur ce livre kaléidoscope, mais rien que dans ce mot, il y a toute la complexité d'un récit que le talent et le style de l'auteur rendent particulier.
Garden of love c'est l'histoire complexe de personnages complexes.
C'est l'histoire d'hommes et de femmes qui se croisent, se cherchent, se perdent, s'aiment ou se détestent, ou qui ne savent pas.
Une histoire de vies qui dérapent.
Une histoire d'excès, d'alcool, de drogue, de sexe.
De gens qui meurent.
Accident ? Assassinat ?
Mais d'ailleurs, qui sont-ils tous ?
Parce que sous la magnifique plume de Marcus Malte, difficile de s'y retrouver.
Qui est qui ?
Qui est réel ?
Qui est de chair et qui est fantôme ou fruit de l'imagination ?
Les vies se mêlent, les vies s'emmêlent. Au point que mêmes les protagonistes ne semblent plus savoir.
Il est fourbe ce Malte.
Le lecteur se perd, mais lui ne perd pas son lecteur. Son texte est addictif.
C'est simple, ça s'appelle le talent.
Ce n'est pas important que je ne trouve pas les mots, lui les maîtrises parfaitement et je continuerais à inciter les lecteurs à le découvrir et pourquoi pas avec ce roman...
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
The garden of love, 1794

I went to the Garden of Love,
And saw what I never had seen;
A Chapel was built in the midst,
Where I used to play on the green.

And the gates of this Chapel were shut
And “Thou shalt not,” writ over the door;
So I turned to the Garden of Love
That so many sweet flowers bore. (épigraphe du livre)

And I saw it was filled with graves,
And tombstones where flowers should be;
And priests in black gowns were walking their rounds,
And binding with briars my joys and desires.

William Blake (1757-1827)
Songs of Experience
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Vous voyez, elle a dit. Cela vous dépasse, alors vous essayez de tout réduire à votre propre échelle. Comme le professeur Cyrillus. Comme Thierry Carmona. Comme tous les autres. Il vous faut un monde à votre mesure. Miniature. Au ras du sol. Un monde étriqué et sale. Mais l’univers est beaucoup plus vaste que ça. Comme l’amour. L’amour est infini. Vous n’avez même pas idée de ce que cela signifie. L’amour ne connait pas de limite. Aucune limite. Aucune, aucune, aucune. Sinon, nous ne parlons plus de l’amour. Nous parlons de ce que vous connaissez. Qu’est-ce que vous connaissez de l’amour, Monsieur Astrid ?
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J'ai suivi son regard. J'ai compris. Ses yeux à elle étaient cachés derrière des lunettes noires mais je sais qu'elle le dévisageait aussi. Ca a duré une fraction d'éternité. Moi, je regardais l'un et je regardais l'autre. Le chien qui bouge la tête. J'ai su dès cet instant que je n'allais pas tarder à souffrir. J'ai su que l'espace qui les séparait se réduirait bientôt à une portion infime, à un étroit interstice dans lequel il faudrait que je m'immisce tout entier. J'ai su que je devrais me faire petit, petit, mais indispensable, j'ai su que je devrais m'accrocher pour survivre. N'importe qui aurait su ça.
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Le mal-être finit par devenir une sorte de seconde nature. On y tient. On s'y vautre. Et l'auto-complaisance est une des meilleures nourritures que je connaissance pour l'alimenter.
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Nos actes semblent parfois si éloignés de nos âmes. Si à l’opposé. Le sont-ils vraiment ou bien est-ce un leurre ? Dans ce dernier cas, cela voudrait dire que la face cachée est proprement hideuse, et qu’à la tombée des masques nul espoir ne sera plus permis. Chacun se reconnaîtra ; les miroirs voleront en milliers d’éclats, de terreur et de honte.
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Vidéo de Marcus Malte
Cet épisode a été enregistré avec des patients hospitalisés au Centre d'Activité Thérapeutique et d'Eveil à l'hôpital San Salvadour de l'AP-HP situé à Hyères à l'automne 2023.
Le livre lu dans cet épisode est « Ne le dis à personne » d'Harlan Coben paru aux éditions Pocket. Avec la participation de Baptiste Montaigne, champion du grand concours national de lecture « Si on lisait à voix haute » 2023 pour le générique, Benoit Artaud à la prise de son et montage.
Remerciements à Marie-Thérèse Poppe, éducatrice spécialisée au Centre d'Activité Thérapeutique et d'Eveil à l'hôpital San Salvadour, Paul Grégoire, éducateur spécialisé au Centre d'Activité Thérapeutique et d'Eveil à l'hôpital San Salvadour et Isabelle Michel, cadre socio-éducatif de l'hôpital San Salvadour à Hyères, ainsi qu'à Marcus Malte, écrivain.
 
*** Le Centre national du livre lance un programme en direction des hôpitaux, Mots parleurs, en partenariat avec l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Cette action s'inscrit dans la continuité des actions menées pour transmettre le goût de la lecture à tous et notamment aux publics éloignés du livre.Définitivement tournée vers la jeunesse, cette action vise à conjuguer lecture, écriture et mise en voix. Les adolescents et les jeunes adultes, en collaboration avec le personnel hospitalier, sont ainsi inviter à choisir un livre parmi une sélection, en lien avec la thématique de l'édition 2023 des Nuits de la lecture : la peur.
Pour cette première édition 2023, six établissements de l'AP-HP participent. Quatre établissements sont situés en Île-de-France et deux en région (Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle-Aquitaine). le projet se déroule de fin septembre 2023 à début janvier 2024. A partir d'un ouvrage sélectionné avec le personnel hospitalier, les adolescents et jeunes adultes sont amenés à choisir des extraits de textes pour les lire et les commenter. Sur la base du volontariat, Mots parleurs propose ainsi à des groupes de cinq à dix patients accompagnés de personnel soignant d'écrire et d'enregistrer leur production, au cours de six ateliers répartis dans différents hôpitaux. Ils débattent pour élire l'ouvrage qui constituera la matière de leur travail.
Afin de les guider dans la sélection des extraits, dans la rédaction et dans l'enregistrement du podcast, ils sont accompagnés par un écrivain ou un comédien, ainsi qu'un technicien du spectacle. Ce podcast, d'une trentaine de minute, sera ensuite mis à disposition de tous les patients et personnels soignants de l'AP-HP.
 
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