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ISBN : 2752908954
Éditeur : Libretto (22/10/2012)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Comme le cheval aux yeux bandés (The Blindfold Horse) qui tourne en rond autour du piquet de la noria, les souvenirs font la ronde, dessinant un écheveau de cercles sans fin – que l'écriture a pour mission secrète de trancher, de libérer. Ainsi procède Shusha Guppy – à coups de ciseaux précis, à coups de sonde – en évoquant dans ces pages son enfance en Iran (ou plutôt en Perse : elle préfère ce mot un peu désuet, dans la mesure où il a servi longtemps de miroir à u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
mimipinson
  10 août 2014
Une enfance dans la Perse d'avant-guerre, tel est le sous-titre de ce récit, et donne assez justement un ton nostalgique sur ce qu'a été le pays de cette femme.
Shusha Guppy est née au bon moment ; elle a grandi à une époque où l'Iran, qu'elle nomme volontairement la Perse en hommage à la richesse de la culture, et de l'histoire de cette civilisation réduite à néant quelques décennies plus tard.
Construit sous forme d'entrées qui n'ont pas forcément de lien entre elles, ce récit s'attache avant tout à montrer que l'Iran telle que nous la connaissons maintenant sous la mainmise d'une minorité religieuse qui terrorise sa population, a connu autre chose, et que la modernité a eu le temps de faire son oeuvre.
L'auteur, née dans une famille aisée d'intellectuels aux idées larges, a connu l'occidentalisation de son pays, l'émancipation des femmes, et a de fait, eu le privilège d'aller étudier en Europe. Si son récit est empreint de nostalgie, il n'en demeure pas moins critique sur la rapidité d'évolution auquel le pays a été soumis. Sa famille a tenté de concilier progrès et traditions, avec le désir ne pas aller trop loin, et ne pas choquer celles et ceux qui n'avançaient pas au même rythme.
« La cadence effrénée à la quelle fut conduite l'occidentalisation dans les années 60 et 70 est en partie responsable de l'explosion de 1979. »
J'ai aimé cheminer avec tous ces personnages, et m'immerger au coeur de ce pays dont on peine à croire ce qu'il fut tant il est tombé bien bas depuis 1979. Il y a de beaux moments d'émotions, de courage, et de sagesse. Il se dégage de cette lecture un charme désuet que l'on aimerait voir revenir.
Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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Nodib29
  27 septembre 2017
Souvenirs d'enfance et d'adolescence d'une fille issue d'une famille bourgeoise et intellectuelle, proche du pouvoir, dans l'Iran d'avant la révolution islamique de 1979.
Ce récit est intéressant pour les détails sur la vie quotidienne d'une famille aisée de Téhéran à cette époque-là, entre traditions et attirance pour l'Occident sensé représenter la modernité.
Cependant, j'ai trouvé que Shusha Guppy faisait preuve de beaucoup de naïveté, comme si elle était encore une enfant, surtout lorsqu'elle parle de son père ou qu'elle évoque la situation politique. Certains passages concernant les domestiques ou le « petit peuple » m'ont plutôt agacée, on sent bien qu'elle n'est pas « n'importe qui ». Comme elle dit : « nous avons grandi avec l'impression d'être des privilégiés, non seulement en raison de nos origines familiales récentes, mais aussi à cause de cet antique héritage royal et spirituel. »
J'ai été déçue par le coté superficiel de ce témoignage et le manque de modestie de l'auteure.
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VivianeB
  16 décembre 2008
Un très joli livre. Une émotion douce et tendre par rapport à cette enfance heureuse, libre et remplie d'amour.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Nodib29Nodib29   27 septembre 2017
Outre ces quatre personnes à demeure, nous faisions de temps à autre appel à des extras. Ils venaient nous donner un coup de main pour le nettoyage de printemps, ou au moment des festivités de Norouz, ou encore lorsque nous donnions de grands dîners. Aucun d’eux ne venait chez nous uniquement pour l’argent : ils disaient toujours que c’était un honneur de travailler pour mon père, et certains allaient jusqu’à refuser des travaux mieux payés pour pouvoir le faire. Plus tard, après mon départ de Perse, le boom du pétrole et l’industrialisation devaient donner naissance à une nombreuse et riche classe moyenne, pour qui la pénurie d’employés de maison se révéla un casse-tête permanent – et un sujet de conversation des plus ennuyeux – qu’on finit par résoudre en important du personnel des Philippines, d’Afghanistan et du Pakistan, salarié à prix d’or. Ma mère eut de plus en plus de difficulté à trouver de la domesticité, car elle était obligée d’embaucher cette « nouvelle race » d’employés, « des gens qui travaillent pour l’argent ! ».
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genougenou   09 juin 2013
Je repense aussi à l'ambiance chaude et affectueuse , et mon cœur saigne au souvenir des morts, des exilés, des victimes de la révolution et de la guerre, et par-dessus tout au souvenir de la Perse elle-même, humiliée, déchirée en mille morceaux.
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SuzanneeSuzannee   28 février 2017
Je m’arrachai des bras de ma mère. J’ignorais alors quel mal j’allais désormais devoir me donner ne fût-ce que pour obtenir de la part d’autres personnes si ce n’est que le dixième de cet amour qu’elle me prodiguait sans rien exiger en retour, sans que je lui eusse rien demandé ; cet amour, je le laissai derrière moi, je l’abandonnais sans réfléchir.
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Nodib29Nodib29   27 septembre 2017
Aux réceptions du prince Afsar, les domestiques servaient sans arrêt des boissons et du thé, tandis que les invités continuaient d’affluer et que l’ambiance se réchauffait. Mon père menait la conversation, l’épiçant d’anecdotes et de citations que les invités écoutaient attentivement et ponctuaient fort à propos d’exclamations. Il avait une voix grave et douce, et s’exprimait avec une parfaite éloquence dans le persan le plus pur.
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mimipinsonmimipinson   10 août 2014
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Video de Shusha Guppy (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Shusha Guppy
Mrs. Guppy offering her opinion about Khayyam's poetry (en anglais)
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