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EAN : 9782918698388
57 pages
Editions Invenit (22/09/2012)
3.5/5   6 notes
Résumé :
De La Bohémienne endormie, chef-d’oeuvre fascinant du « Douanier » Rousseau (1897, New York, MoMA), Hubert Haddad tire une nouvelle envoûtante, récit à multiples tiroirs qui emmène le lecteur dans le Paris d’Atget, celui d’une fin de siècle. L’histoire s’enroule autour de Làvica, sauvage et libre, «née d’un rêve», qui ne dort dans les hauteurs des arbres de la ville que pour mieux le prolonger. De son présage fatal annoncé à une «main baguée» des beaux quartiers, s’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
juliette2a
  17 novembre 2012
"La Bohémienne endormie" est une brillante nouvelle, s'inspirant du tableau éponyme du Douanier Rousseau pour dépeindre la vie de la fin du XIXe siècle, à Paris, de l'avancée d'une bohémienne, diseuse de bonne aventure et errant dans les différents quartiers de Paris en quête d'un idéal qu'elle n'obtiendra jamais...
Nous suivons également Rousseau, lui-même, tombé par un pur hasard sur cette bohémienne et la recherchant pour réaliser ce tableau, salué plus tard comme un chef d'oeuvre.
J'ai passé un agréable moment aux côtés de cette bohémienne, d'Eugène, un photographe mais surtout de Rousseau, et je remercie vivement Masse Critique pour l'acquisition de cette oeuvre !
Hubert Haddad m'était jusqu'à présent inconnu, et je le regrette, puisque ce court roman est enrichi par de magnifiques citations de grands auteurs -Hugo, Dante...- et par une écriture passionnante.
Je ne peux que conclure cette critique par le joli résumé de ce roman qui reconstitue exactement tout ce que je ressens en sortant de cette excellente lecture : "Hubert Haddad tire un récit onirique qui restitue toute la magie d'une peinture à jamais ouverte sur l'infini. Veillée par la pleine lune – dans le faux jour intense d'un crépuscule étoilé –, la bohémienne, sous le masque nocturne de son visage en étrange gémellité avec la gueule du grand lion pacifique, semble rêver de la violence d'aimer… "
A lire !!
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AmandineMM
  25 novembre 2012
Bien plus que l'oeuvre confiée au regard d'Hubert Haddad, c'est le projet éditorial de la collection Ekphrasis qui m'a séduite lors de l'édition de septembre de Masse critique sur Babelio : j'avais beaucoup aimé A mon seul désir d'Yannick Haenel, construit selon le même procédé descriptif, et espérais qu'Haddad saurait lui aussi magnifier par les mots l'oeuvre choisie. C'est par le biais de la nouvelle biographique qu'il s'y est essayé : en mettant en scène à la fois le peintre, Henri Rousseau, et la bohémienne endormie du tableau éponyme, il imagine la naissance de ce tableau. Il a, semble-t-il, été frappé par l'ambiance onirique qui s'en dégage, faisant sans cesse osciller son texte entre rêve et réalité. L'artiste Rousseau est à Paris, face au lion du Jardin des Plantes, mais le rêve et le peint en liberté dans l'immensité sauvage de l'Atlas. Làvica, quant à elle, est immédiatement située dans le domaine des songes :
Elle « était née d'un rêve. Elle en gardait les attributs et les emblèmes par manière d'inspiration : tout était songe autour de Làvica, les foules des rues, les altercations des cochers, le lent passage des nuages sur les toits plombés. La réalité, cette obstination ahurie des choses, s'enracinait presque exclusivement dans les arbres pour elle […] » [p. 9]
Pour transcrire cette jeune femme rêvée, Hubert Haddad a choisi un style qui se veut poétique, jouant de la métaphore, des répétitions et des images.
Cette lecture de la Bohémienne endormie d'Henri Rousseau n'aurait pas été la mienne, mais m'a semblé belle et bien réalisée.
Lien : http://minoualu.blogspot.be/..
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krol-franca
  23 novembre 2012
Aïe, aïe, aïe ! C'est la première fois que je sèche sur une chronique obligatoire.
Hubert Haddad est un auteur que j'apprécie beaucoup, il écrit des choses fortes, puissantes et poétiques. Je pense à Opium Poppy ou encore Vent printanier.
Ici, l'auteur a écrit à partir d'un tableau du douanier Rousseau. C'est le principe de cette collection Ekphrasis, aux éditions Invenit. Un tableau, un texte, libre.
Un texte onirique, "Lavica était née d'un rêve", écrit dans une prose impeccable, mais la magie n'a pas opéré. Je cherche la cause de cette indifférence, je cherche, je cherche… mais ne la trouve pas.
Pourtant des questions pertinentes sont posées : "Et puis il avait besoin du spectacle d'un fleuve, comment peindre un fleuve dans la mystérieuse clarté de l'aube ou du crépuscule qu'hante une lune entière, de quelle manière arrêter son cours sur la toile sans le confondre avec les collines et les objets stables comme la Lune ou quelque mandoline ?"
J'ai relu des phrases plusieurs fois pour mieux les ressentir : "On dit que l'amour inflexible rend fou, qu'il va au-delà du désir et de la possession, comme un coeur arraché qu'on dévore sans faim."
Alors que s'est-il passé ? Rien justement. Et j'en suis désolée. C'est un peu comme lorsqu'on mange un plat raffiné sans en humer les odeurs.

Lien : http://krol-franca.over-blog..
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kathel
  21 avril 2013
Joli format, papier agréable, reproduction soignée sur la couverture et en page intérieure, tout concourt à faire de ces livres un joli cadeau à faire ou à se faire ! Et le texte ? J'ai aimé l'évocation très poétique du Paris de 1897 où, devant la cage du lion de l'Atlas, se croisent Eugène Atget et son encombrant appareil photo, Henri Rousseau et son chevalet, ainsi qu'une impressionnante bohémienne, dont les prophéties s'avèreront sonner au plus juste. Sans doute est-ce la proximité des deux lectures, cette dernière m'a fait penser à la Corrag d'Un bûcher en hiver, l'imagination faisant apparaître l'une aussi petite, pâle et transparente que l'autre est grande, sombre et forte. Pourtant bien des liens les unissent à distance…
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Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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emmyne
  26 janvier 2013
La collection Ekphrasis confie « au regard sensible d'un auteur une oeuvre remarquable, trésor emblématique ou insoupçonné d'un musée. «
Peu-être est-ce ce principe, contrainte d'écriture malgré l'espace de liberté évidente, qui explique ma sérieuse déception. du regard sensible d‘Hubert Haddad, je suis plus que convaincue depuis ma lecture du Peintre d'éventail et du recueil de haïkus l'accompagnant. Pourtant, l'écriture m'a semblé si plate sur ces pages.
Ce court ouvrage, une nouvelle, propose donc une lecture du tableau de la Bohémienne endormie peint par Henri Rousseau en 1897.
En variations parisiennes sur cette ‘année 1897, le récit imagine les circonstances d'inspiration du tableau; un récit comme un exercice, trop de descriptions et d'énumérations appliquées, trop de références géographiques et historiques sans atmosphère, des personnages sans âme et sans chair. le parti-pris d'échappée onirique n'a pas offert à cette histoire de profondeur, sa part de rêve; l'introduction du photographe Eugène Atget, qui, pourtant, quelques pages, a ravivé mon intérêt pour cette lecture ( ayant eu l'opportunité de voir ses photographies lors de l'exposition au Musée Carnavalet ) m'a finalement frustrée tant il apparaît comme un figurant.
L'impression que l'auteur a voulu peintre un tableau parisien sur un monde en mouvement, sur les formes d'expressions artistiques par l'image, son pouvoir de fixer » les reflets du temps « , qui dépassait le cadre imparti et n'a pu lui donner la dimension et les couleurs à sa mesure.
Lien : http://www.lire-et-merveille..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AmandineMMAmandineMM   25 novembre 2012
Làvica était née d’un rêve. Elle en gardait les attributs et les emblèmes par manière d’inspiration : tout était songe autour de Làvica, les foules des rues, les altercations des cochers, le lent passage des nuages sur les toits plombés. La réalité, cette obstination ahurie des choses, s’enracinait presque exclusivement dans les arbres pour elle […]
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kathelkathel   21 avril 2013
Aussitôt, dérangé dans sa torpeur, le lion se mit à rugir et le public pris de court s’écarta vivement, laissant aux yeux de tous la bohémienne en vis-à-vis du fauve. Impressionné par ce prodige de l’instant, le photographe cadrait mentalement la scène bientôt perturbée par l’homme au béret basque :
Il est bon, quand on vient d’entendre parler l’homme,
D’aller entendre un peu rugir le grand lion.
En habitué des lieux, Eugène n’en attendait pas moins du Douanier, comme le surnommait un fieffé gribouri. Il venait de citer Hugo à pleine voix : pareil esprit d’à-propos fleurait son Monsieur Prudhomme.
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