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EAN : 9782843048715
Éditeur : Zulma (22/08/2019)
Résumé :
Dans le ghetto de Lodz, Chaïm Rumkowski est une autre figure du diable. Lui, l’autoproclamé Roi des Juifs qui prétendait sauver son peuple, a transformé le ghetto en un vaste atelier industriel au service du Reich. Il parade en calèche et costume trois pièces, en appelle à « la bonne volonté » des familles, et frappe monnaie et timbres à son effigie.

Face à ce pantin des exigences nazies, dans les caves, les greniers, sourdent les imprimeries et les r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  11 octobre 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #30°°°
Je suis très étonnée qu'en cette rentrée littéraire on ne parle que si peu de ce formidable roman au titre puissant. Un monstre et un chaos, c'est pour Pascal ce que devient l'homme pour l'homme lorsque l'éthique s'effondre sous les coups de la barbarie, il n'est même que cela.
C'est l'histoire tragique du ghetto de Lodz durant la Deuxième guerre mondiale, le 2ème plus grand derrière celui de Varsovie ( lui aussi récemment exploré par l'excellent Ghetto intérieur de Santiago Amigorena ).
C'est aussi l'histoire d'Alter, jeune garçon juif d'une dizaine d'année, orphelin, que l'on suit de son shetl de Mirlek, rongé par la misère et les pogroms, au ghetto de Lodz, après le massacre de son frère jumeau et toute sa famille par la Wehrmacht en septembre 1939. C'est son regard d'enfant qui va transcender tout le récit.
Tout le talent de Hubert Haddad est de parvenir à conjuguer la petite histoire d'un orphelin à la grande histoire sans lourdeur, mais avec brio et fantaisie. Dans l'immensité de la Shoah, il a réussi à dégotter un personnage absolument insensé et qui pourtant a réellement existé : Chaïm Rumkovski, le doyen du Conseil juif de Lodz, homme d'affaires, aventurier et directeur d'orphelinat, qui va diriger ce ghetto de plus de 100.000 personnes et surtout « collaborer » avec les Nazis autour d'un projet dingue : faire du ghetto un centre industriel ! Une centaine d'usines se mettent en place, fabriquant textiles et jouets pour le IIIème Reich en échange de nourriture, quelques jours de survie, quelques semaines, quelques mois de plus ... Au final, le ghetto sera liquidé, ses habitants tous déportés, y compris son roi ... qui a fait durer son royaume deux ans de plus que celui de Varsovie.
Ce récit est passionnant et de façon très impressionnante, bien loin du compte-rendu historique classique grâce à la magnifique écriture de l'auteur. Il n'y a pas une page où sa vivacité n'éclate, comme lorsqu'il décrit le fameux Chaïm Rumkovski :
« Habile postulant au-devant de la scène, harnaché en privé d'un lourd collier d'argent avec bouclier de David du même métal en suspensoir sur sa robe de chambre royale, ce second rôle encombrant illustrait à ses yeux tous les travers de la servilité arrogante. Vieux grison corpulent, l'air immensément satisfait de sa personne entre deux coups d'oeil craintifs vers les si proches confins de sa conscience, une mise soignée de rabbi de cimetière enrichi par on ne sait quelle manne en petite monnaie, le personnage fait penser tour à tour à al doublure d'opérette d'un Philippe Pétain en marzalek levantin ou à quelque pseudo-Falstaff sentencieux. »
Le lecteur est emporté dans ce tourbillon romanesque qui jamais ne sombre dans le pathos malgré l'horreur. Au contraire. Tant qu'il y a du vivant, il y a de la vie. le ghetto bruisse de musique, de théâtre, d'animation de bateleurs et de chansonniers. le jeune Alter crée même une spectacle de marionnette en faisant ainsi revivre son jumeau disparu. Même au seuil de l'anéantissement, les vivants sont portés par l'imaginaire, même affamés, leur cerveau parvient à s'évader, plus que jamais. Le lyrisme et la poésie du texte croissent à mesure que le drame s'accentue. C'est toute la résistance de l'esprit humaine qui est magnifiquement mise en avant, tout le roman se fait alors célébration de l'art comme pulsion de vie.
Dans cet équilibre de funambule, Hubert Haddad a l'élégance de ne jamais faire basculer son récit dans le pathos. L'émotion surgit au contraire avec subtilité, au détours d'un détail, d'une description, d'une pensée d'enfant qui porte toute l'humanité du monde, d'autant plus bouleversante.
Ce roman tragique est miraculeusement lumineux, à l'image de ces mots en yiddish que l'auteur ne traduit jamais ( ni en bas de pages, ni dans un lexique postface ) mais qui sont universellement compréhensibles par la musicalité qu'ils portent.
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Cancie
  31 mars 2020
En Pologne, des jumeaux Ariel et Alter, peu après leur naissance ont été recueillis et hébergés par Warshauer, un oncle forgeron qui leur assure le gîte et de quoi ne pas mourir de faim. Ils vivent avec leur jeune mère dans le misérable shetl de Mirlek. Fin 1939, des automitrailleuses traversent le shetl et Alter assiste au massacre de son frère et des autres membres de la famille. le cauchemar a débuté et notre jeune garçon va fuir et se retrouver au ghetto de Lodz.
Avec Un monstre et un chaos, c'est donc la vie de ce ghetto en 1941 que Hubert Haddad fait revivre, ghetto que Chaïm Rumkowski, pour sauver son peuple, transforme en un vaste atelier industriel au service du Reich, convaincu que la productivité des juifs assurera leur survie.
Tout au long de ce livre, nous suivons notre jeune héros et la résistance mise en place vainement pour survivre.
Si le héros est fictif, le contexte dans lequel il évolue a bien existé et Chaïm Rumkowski, ce personnage très controversé a bel et bien existé et cet ancrage dans la réalité, est, à mon avis, tout ce qui donne sa force à ce roman.
En épilogue, l'auteur s'exprime ainsi : "Comment la vieille Europe a-t-elle pu se trouver prise en otage et mise à mal abominablement au siècle dernier ? Oubliera-t-on jamais les mille et cent, les millions d'enfants du ghetto qui parlaient yiddish, cet esperanto d'exil où les langues allemande et hébraïque s'éprennent l'une de l'autre, mêlées d'apports slaves et d'intonations latines. Les mille et cent, les millions d'enfants furent on le sait exterminés et le yiddish s'est éteint dans leurs cendres comme une braise, avec les plus beaux chants. Comment est-il possible que le spectre de l'antisémitisme, marqué du sceau génocidaire, revienne nous hanter aujourd'hui un peu partout en Europe et dans le monde ?"
En conclusion et pour résumer ce livre noir mais ô combien salutaire pour espérer que l'on ne vive plus jamais ça, je citerai la dernière phrase du roman :
"Disons tout bonnement que l'homme, privé de simple humanité, n'est qu'un monstre et un chaos."

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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BillDOE
  28 août 2019
La Pologne, alors que le monstre du parti national-socialiste commence à dévorer l'Europe et que le chaos s'abat sur Mirlek, « une grosse bourgade informe proche de la ville de Plonsk, dans la Voïvodie de Mazovie, de l'autre côté de la Vistule. »
Ariel et Alter sont deux jumeaux élevés par Shaena, leur mère, qui pourrait tout aussi bien être leur soeur. Ils se sont réfugiés chez l'oncle forgeron, Waurshauer.
L'armée allemande envahit le village et décime toute la population. Seul Alter, du haut de ses douze ans, en réchappe après avoir assisté au viol et au meurtre de sa mère ainsi qu'à la mort atroce de son frère.
Il s'enfuit et c'est l'histoire de cette errance au milieu de l'horreur sanguinaire des hommes qui ont mis leur intelligence au service d'un eugénisme contre-nature, qui ont inventé l'aberration ultime.
Enfermé dans le ghetto Litzmannstadt, Alter marche sans l'étoile qu'il refuse de porter au milieu de cette nouvelle société qui est en train de s'ébaucher afin de survivre au monstre. Il y a ce Chaïm Rumkowski qui pense sauver la population juive de la déportation en créant l'utopique royaume du judenrat où il bat monnaie de singe et timbres à son effigie, milite pour faire de cette enclave le premier centre industriel du troisième Reich en mettant la population au travail avec pour salaire quelques semaines, quelques mois de vie supplémentaires. Il poussera sa folie illusoire jusqu'à prononcer ce discours ignoble retranscrit mot pour mot par l'auteur ! Discours qui illustre bien jusqu'à quelles extrémités peut pousser un état de désespérance totale. Rien que pour ce passage, le livre d'Hubert Haddad mérite d'être lu.
Il y a cette vie culturelle qui s'organise, concert, théâtre, chansons, bibliothèques parce que tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir et la pensée est la dernière des libertés, inaltérable.
Hubert Haddad raconte avec beaucoup de poésie et de maitrise, cette partie de l'histoire dont il faut soigneusement entretenir la mémoire car, pour reprendre Primo Levi, qu'il cite au début de son ouvrage : « C'est arrivé, cela peut donc arriver de nouveau. »
Une lecture que je recommande tant pour la beauté de l'écriture de l'auteur que pour le message qu'il envoie. Au-delà du roman, Hubert Haddad relate des faits qui se sont réellement passés et des hommes qui ont hélas existés, pour que l'humanité porte sur son front durant une éternité, la honte de l'abomination et sa plus hideuse invention, la haine de l'autre.
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Pecosa
  25 juin 2020
Que dire d'Un Monstre et un chaos de Haddad, si ce n'est pour paraphraser je ne sais plus qui, que le silence qui suit est encore de lui.
Un Monstre et un chaos c'est le monde de Chagall passé au lance-flammes, avec dans cet univers qui rétrécit comme peau de chagrin jusqu'à l'anéantissement un garçon, Alter (!), qui a perdu son jumeau Ariel, et qui tente de le faire revivre au coeur du ghetto de Lodz.
Sur Lodz, il y a eu Les Dépossédés, de Steve Sem- Sandberg, et La fabrique de papier tue-mouches, d'Andrzej Bart qui mettait en scène le « procès » de Chaïm Rumkowski, l'ancien responsable du ghetto transformé en complexe industriel pour grappiller quelques années de survie, jusqu'en 44.
Au milieu du chaos généralisé et de l'absolue cruauté, la cité surnommée le « Manchester polonais » tente de repousser la mort du plus grand nombre et l'enfant et son double "ectoplasmique" s'évadent grâce au théâtre et aux marionnettes puisque jusqu'au bout, un semblant de vie même culturelle s'accroche aux murs lépreux. C'est là toute la force de ce magnifique roman, merveilleusement écrit et construit, de mêler l'onirisme à la réalité la plus crue. «  On peut rendre le rêve plus grand que la nuit ».
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hcdahlem
  25 novembre 2019
Le marionnettiste de Lodz
Hubert Haddad revisite l'histoire du Ghetto de Lodz en suivant la destinée d'un gamin qui a trouvé refuge dans le théâtre de marionnettes… qui cache encore bien des secrets.
Si les livres d'Histoire parlent surtout du ghetto de Varsovie, le premier et le plus important fut celui de Lodz. Hubert Haddad nous retrace sa destinée dans ce somptueux roman, en choisissant de suivre un enfant qui y a trouvé refuge.
Tout commence avec les premières attaques allemandes en Pologne qui, rappelons-le, se déroulent sans déclaration de guerre formelle dès septembre 1939. Les bombes qui s'abattent sur le pays vont faire de nombreuses victimes civiles et arracher Alter à tous les membres de sa famille, y compris sa mère et son frère jumeau Ariel qui avaient réussi à échapper aux premiers massacres. À dix ans, il se retrouve seul, confronté à cette guerre, à la faim, au froid. Son errance va prendre fin à Łowicz où il est arrêté et consigné dans une forteresse. Ne disposant pas de papiers, il est enregistré sous l'identité de Jan-Matheusza, un patronyme électif qu'il conservera après son évasion et son arrivée à Lodz où il trouve refuge dans le ghetto dirigé par Chaïm Rumkowski.
Le «Seigneur du ghetto» voit dans le travail le salut de la communauté juive, reprenant à son compte l'inscription au fronton du camp de concentration d'Auschwitz «Arbeit macht frei» (le travail rend libre). Et de fait, le ghetto va se transformer en centre de production très performant fournissant l'armée allemande.
Hubert Haddad raconte et détaille sans juger, ce qui rend son récit à la fois très fort et très dérangeant. Peut-on comprendre ces milliers de personnes qui travaillent jusqu'à l'épuisement pour leurs bourreaux? le matériel produit n'aide-t-il pas l'armée allemande dans la réalisation de la solution finale? Et surtout comment aurions-nous réagi? Comment conserver un peu d'espoir face aux exactions, exécutions sommaires et épidémies qui accompagnent la population du ghetto?
Pour Maître Azoï, le marionnettiste qui a conservé un minuscule théâtre «coincé entre un atelier de chapellerie et une manufacture de textiles non tissés» la réponse s'appelle la culture. Il résiste en montant des spectacles, en imprimant un journal clandestin, en agitant ses marionnettes, aidé en cela par Jan-Matheusza qui en quelques jours apprend à maitriser parfaitement la manipulation de son personnage. Une poupée qui lui permet de faire revivre son frère jumeau, à qui il peut se permettre de faire dire des choses, de faire passer des messages, voire de provoquer l'occupant.
Un occupant qui, au fur et à mesure de l'avancée du conflit, va se monter plus exigeant, plus nerveux, plus imprévisible… L'innommable, l'insoutenable est ici transcendé par la langue, comme c'était le cas avec «La plus précieuse des marchandises», le conte de Jean-Claude Grumberg. Hubert Haddad, dont le sens de la narration n'est plus à prouver, nous bouleverse avec cette écriture pleine de poésie et une force d'évocation peu commune. À la fois hommage au frère perdu, tableau saisissant de cette histoire du ghetto de Lodz et manifeste pour la création artistique, ce roman nous rappelle aussi à notre devoir de mémoire. Et espérer donner tort à l'exergue glaçant de Primo Lévi «c'est arrivé, cela peut donc arriver de nouveau».

Lien : https://collectiondelivres.w..
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critiques presse (1)
LaPresse   04 novembre 2019
Voilà un livre important, magistral, qui montre avec sagesse que même lorsqu’il n’a plus rien, l’être humain fait tout son possible pour survivre.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   01 avril 2020
Après l'égarement du cimetière, Jan-Matheusza n'avait pu retrouver l'atelier des luthiers Zylbermine. Il avait erré en vain dans la vieille ville encombrée ; des cohortes de femmes, d'hommes et d'enfants, la plupart bien vêtus, trimbalaient des valises et des malles, halaient des carrioles surchargées de meubles, de matelas et de ballots, ou avançaient les bras ballants, hagards et dépossédés. Un peu partout, d'un secteur à l'autre, des familles entières parfois véhiculées, juchées sur un fardier attelé à quelque mule ou poussant des brouettes et des landaus, s'en allaient emménager dans les bâtisses insalubres, les boutiques abandonnées ou les pensions miteuses des quartiers d'assignation.
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CancieCancie   03 avril 2020
- Une question, Chaïm : les Allemands nous ont tous expropriés et dépouillés, ils ont bloqué nos comptes, nos avoirs, confisqué toutes nos valeurs. On nous a ordonné d'ôter la mezouzah de nos portes, l'usage de véhicules est maintenant proscrit. Ceux qui s'amusent à enfreindre ces décrets sont arrêtés par leurs agents, emprisonnés, souvent battus à mort ou pendus. Nous voilà contraints de vivre en autarcie à plus de cent soixante mille âmes dans les limites ridicules du ghetto. Que peut notre Conseil ? Les stocks alimentaires seront épuisés d'ici peu et la population n'aura bientôt plus un zloty en poche. Comment acheter et se nourrir, comment survivre ?
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CancieCancie   31 mars 2020
Tout avait commencé par la dégradation des échanges ordinaires entre Mirlek et l'extérieur, le boycott insidieux des commerces juifs, l'interdiction faite aux enfants chrétiens de fréquenter ceux du shetl. On parlait d'émeutes ici et là, d'explosions de violence qui se polarisaient vite sur les quartiers juifs - à Przytyk déjà, trois ans plus tôt, dans les campagnes, dans les petites ou grandes cités, à Lublin, Czestochowa, Bialystok, Grodno...
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CancieCancie   03 avril 2020
En ces jours de l'automne 1940, l'odeur de sang, de sueur et de putrescence débordait des champs de bataille, des charniers, des cimetières et même du palais des princes, jusqu'au coeur détruit des villes, dans les rues surpeuplées des mille ghettos, au fond des oubliettes et des hideuses tranchées où succombaient les innocents. Personne n'eût pu retarder les processus invasifs de décomposition enclenchés un an plus tôt en Pologne.
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PecosaPecosa   25 juin 2020
Du temps de la Grande Guerre, bien avant notre naissance, quand trois empires se partageaient la Pologne, le jeune Warshauer avait été réquisitionné avec deux autres artisans du fer par l'armée austro-hongroise pour servir de maréchal-ferrant. C'était l'usage d'emmener au front les forgeurs, essentiels à la mobilité de la cavalerie comme de l'artillerie.
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Videos de Hubert Haddad (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hubert Haddad
Hubert HADDAD – Géomètre de l’imaginaire (France Culture, 2017) L’émission « Création on air », par Laurine Rousselet, intitulée « Hubert Haddad, géomètre de l'imaginaire. Les mesures démultipliées de l'art », diffusée le 28 décembre 2017 sur France Culture. Présences : Clara Froger, les voix de Sapho, Serge Kantorowicz et Colette Fellous.
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