AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 233011902X
Éditeur : Actes Sud (06/03/2019)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Polly McClusky a onze ans le jour où son père Nate, fraîchement sorti de prison, vient la récupérer à la sortie du collège. Elle ne sait pas encore que sa mère a été assassinée, ni que sa tête et celle de son paternel ont été mises à prix.
C'est le début d'une cavale violente et sanglante à travers la Californie. Et la naissance d'une complicité, affective et criminelle.

Un premier roman sombre, nerveux et plein d'humanité sur la famille, le ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Abyssinia
  21 mars 2019
À la mesure d'une progressive claustration, « La place du mort » est un livre corpulent au casting minutieux et régulé. Jordan Harper brosse alors une histoire familiale à l'espace confiné ponctuée par une cadence vive et renversante. C'est à la chaleur émotionnelle laconique que cet ouvrage, au carrefour entre roman noir et polar, dessine la cartographie d'une tension invisible qui s'insinue au sein d'un cruel et mordant itinéraire, durant lequel les protagonistes, père et fille, rencontreront des visages aux contours acérés. Dans une prose à l'âpre simplicité, le récit réserve une histoire de la transformation, de l'éclosion d'un amour et d'une fidélité parental·e·s profond·e·s. Si l'auteur offre un roman haletant à la temporalité propre, touchant presque de l'instantané, il permet également la conquête d'un territoire, brut et sans fioriture qui évente une véritable maîtrise scénaristique. C'est in fine un premier roman sensible et épidermique, l'histoire d'une survie à tout prix.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          311
Dupuisalex
  29 mars 2019
« Elle avait beau avoir les épaules voûtées d'une loser et cacher son visage derrière ses cheveux, cette fille avait des yeux de tueuse. Des yeux de tueuse comme son père. »
Polly, comme tout les jours, sort de l'école. Jour banale comme tant d'autre sauf que c'est son père qui l'attend. Il vient tout juste de sortir de prison. La jeune fille sait que quelque chose cloche, mais monte dans la voiture. C'est son père malgré tout. Que lui voudrait-il de mal même si elle le connai pas tant que ça.
Nate, son père, a assassiné le frère du leader de la force aryenne, a une dette de sang. Sa femme doit être assassiner, sa fille doit être assassiner, il doit être assassiner. Il doit payer.
Nate veux coûte que coûte sauver ce qui lui reste sa fille.
Premier roman de Jordan Harper, la place du mort a un bon scénario. Un peu du genre à la « Léon » avec jean Reno . Au fil du temps on voit les liens entre père fille évoluer. On voit une fille grandir et apprendre de la vie, la violence, la rage. Certaine s réactions de la petite fille sont parfois hors norme vue son âge (11 ans ) mais l histoire est bonne même si on sait ou on va
Bon pour passer un bon moment sans réflexion
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
taxidriver
  09 avril 2019
La Place du mort de Jordan Harper traduit de l'anglais par Clément Baude ( Actes Sud/ actes noirs)
Cette littérature noire américaine c'est celle que je préfère !!!!!!!
Celle du paradoxe américain, celle où une fortune se fait sur un coup de poker, celle où tu achètes du crack au coin de la rue, celle où pour boire une bière dans un bar il te faut avoir 21 ans alors que tu portes un smith et wesson à ta ceinture, prêt à buter le premier cul-terreux qui te regarde de travers, celle aussi qui élit un milliardaire clown sortie d'une télé-réalité à la tête de son pays, celle où un noir se fait tuer par un policier car il sort simplement sa main de sa poche en tenant un téléphone portable....
Dans son roman Jordan Harper plante le décor avec une écriture cinématographique , à un rythme effréné , j'ai pas eu le temps de poser mon livre , j'ai été embarqué sur la banquette arrière du "monstre vert" de Nate qui roule à fond la caisse dans le désert en soulevant un nuage de fumée, j'étais avec eux dans leur fuite qui n'en est pas une.
Dans ces paysages que j'ai trouvé apocalyptiques , des Hôtels miteux avec leurs déjeuners Donuts trempé dans le café, des Dîners avec leurs hamburgers dont le cholestérol pourrait tuer un boeuf, il est difficile de trouver la lumière dans cette Amérique des oubliés.
La tension est palpable de bout en bout , elle monte crescendo, elle vous tient en haleine et ne vous lâche plus jusqu'au dénouement final.
Il est difficile de ne pas tomber dans l'empathie pour les personnages de ce roman, il y a Nate ce père , ce voyou de seconde zone , qui a du foiré sa vie, il est en prison pour braquage, il va sortir , sa sortie est brutale, sa tête est mise à prix.... mais celle de sa fille Polly aussi !!!
Ils vont se découvrir, s'appréhender, se jauger, puis bien sur à s'aimer, se protéger mutuellement, car ils sont tout l'un pour l'autre....
Nate n'aura de cesse d'inculquer à Polly que la vie est rude, que pour apprendre il faut prendre des coups, qu'il faut être faible pour un jour devenir fort.
Puis il y a Polly, cette héroïne, une gamine incroyable, qui n'a pas froid aux yeux, sa découverte du père est très touchante, leur relation qui progresse pas à pas alors que le temps les presse, cet enfant si fragile de prime abord, qui se révèlera très forte ....
Dans tout ce K.O ce qui se dégage c'est l'amour entre un père et sa fille, Jordan Harper a rempli son contrat haut la main avec son 1er roman .
Merci au Picabo River Book club pour ce partenariat avec les éditions Actes Sud qui fait un travail plus que remarquable !!!!!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          53
LesJolisChouxMoustachus
  26 mars 2019
Une fois n'est pas coutume, le Picabo River Book Club fait des miracles ! Il y a quelques temps, je parlais de L'Empreinte d'Alexandria Marzano-Lesnevich, un livre que j'avais pu découvrir dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Sonatine.
À l'époque, j'évoquais, dans un premier temps, mes réticences à aller vers certaines collections ou maisons d'édition quand la ligne éditoriales de ces dernières étaient trop axées thriller/policier. Mais, évidemment, c'était sans compter la découverte de l'histoire et de l'écriture d'Alexandria Marzano-Lesnevich, balayant d'un trait mes a priori.
Forte de cette expérience (et d'une chance assez insolente), j'ai embarqué il y a quelques jours pour une nouvelle lecture : La Place du Mort, premier roman de Jordan Harper paru aux éditions Actes Sud, dans la collection Actes Noirs. Et devinez quoi ? c'était parfait !
Polly a onze ans. C'est une petite fille secrète, discrète et solitaire. Son seul véritable ami est son ours en peluche, qu'elle emporte partout avec elle et qui prend presque vie sous ses yeux. Ne vous méprenez pas, Polly sait très bien que c'est pour de faux, qu'il n'est pas vraiment vivant. Elle sait aussi qu'elle est trop grande pour avoir un ours. Mais elle s'en fiche.
Polly vit avec sa mère, Avis, et son beau père. La vie suit son cours.
Et puis un jour, Polly a la surprise de découvrir son père, Nate, qui l'attend à la sortie de l'école. Elle doit le suivre. Elle ne veut pas. Mais elle n'a pas le choix.
Nate McClusky sort tout juste de prison où il vient de purger une peine de plusieurs années pour un braquage. Il ne connaît que très peu sa fille. Il n'avait pas prévu de la retrouver à sa sortie. Mais il n'a pas le choix.
Ces retrouvailles forcées, ils les doivent tous les deux à Craig le Fou, leader de la Force Aryenne (un mec avec qui on se fend la poire donc). Ce dernier a émis, depuis sa cellule de haute sécurité, un arrêt de mort contre Nate, Avis et Polly.
Dès sa sortie de prison, Nate se précipite, mais pour Avis il est trop tard. Elle et son conjoint ont été exécutés. Reste donc Polly. Cette gamine dont il ignore presque tout, et qui, à part dans ce regard bleu délavé, ne lui ressemble en rien.
Commence alors une cavale haletante et sanglante pour ce duo improbable (trio, si on compte l'ours !), qui tient en haleine d'un bout à l'autre de ce (bien trop) court roman.
L'écriture de Jordan Harper et la traduction de Clément Baude sont précises, incisives, directes, comme un bon crochet du droit de Nate. On embarque nous aussi à bord du « monstre vert », sur la banquette arrière, et on assiste à cette course-poursuite qui est aussi, et surtout, la rencontre entre deux êtres.
Le père et la fille se jaugent et se regardent du coin de l'oeil d'abord, se confrontent ensuite, et découvre enfin la relation dont la vie (comprendre : l'amas de conneries de Nate) les avait privés.
Alors bien sûr, il y a un contexte, et bien sûr, ce n'est pas un cadre « habituel » pour une relation filiale. Mais, bien plus que ces histoires de règlements de compte, de gangsters, de fric et de drogue, ce qui fascine c'est vraiment l'évolution de Nate et Polly.
Lui d'abord, montagne de muscles et de tatouage, embarqué un peu malgré lui dans le « business » par son frère Nick quand il était encore presque un gosse. Frère dont il entend encore la voix, comme un fantôme qui ne le quittera jamais. On comprend assez vite que Nate aspirait sans doute à autre chose dans la vie. On le devine du moins. Mais l'existence vous conduit parfois sur des chemins tortueux et sombres. Sa vie à lui ne l'a emmené que dans ces coins-là. Autant en faire une force. Alors il a sculpté son corps et son esprit, pour être insubmersible. C'était sans compter l'arrivée de Polly.
Polly. Cette gamine si frêle et fragile, au bord des larmes quand elle voit son père à la sortie de l'école. Cette gamine à part, qui « vient de Vénus », comme elle aime le dire. Si on soupçonne les fragilités de son père, on perçoit, en parallèle, la force et la colère qui gronde dans le ventre de la petite fille. Nate comprend ça, et il va tout faire pour que Polly se révèle…même si elle en devient effrayante.
Au delà de la noirceur de son propos (et de la proportion d'hémoglobine versée à chaque page ou presque), ce que je retiens de ce premier roman, c'est avant tout l'Humanité qu'il s'en dégage, et l'amour qui transpire de chaque échange entre Polly et Nate.
Une belle histoire en somme, à la sauce gangster 😉
Encore merci aux éditions Actes Sud et au Picabo River Book Club pour cette chouette découverte !
Et bonne lecture bien sûr
Lien : https://lesjolischouxmoustac..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Tristale
  30 avril 2019
Nate sort de prison après y avoir passé quelques années suite à un braquage. Il sait que la force aryenne a mis un contrat de mort sur lui et sa famille, mais il arrive trop tard pour son ex-femme. Il emmène alors Polly, sa fille de 11 ans, pour la sauver.
Jordan Harper nous emporte dans un road trip sanglant où ses personnages sont en état de survie permanent. Polly apprends au coté de son père à se battre, à défier sa peur pour toujours avancer quoi qu'il arrive. Et Polly se révèle une excellente élève, impressionnante du haut de ses 11 ans.
Ce duo père/fille qui se redécouvre au fil de leur fuite en avant est fascinant. L'amour qui les unit n'est pas fait de tendresse, mais il est là et pour resserrer leurs liens d'une manière tout à fait originale il y a L'Ours . Celui de Polly. Et cet ours là est un personnage à part entière dans l'histoire, il y tient même une place très importante.
Les personnages secondaires comme Park, le flic qui les traque, comme Charlotte qui se range à leur coté amènent une dimension plus encore plus humaine dans cette course contre la mort.
Nate ne reculera devant rien ni personne pour garder Polly en vie et en sécurité .
Jordan Harper a écrit précédemment un recueil de nouvelles" l'amour et autres blessures" , "la place du mort" est son premier roman ( excellemment traduit par Clément Baude) et c'est une belle réussite; Assurément un auteur à suivre;
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AbyssiniaAbyssinia   23 avril 2019
Plus tard, elle apprendrait que les yeux ne reflètent pas seulement ce qu'ils voient, mais aussi ce qu'ils ont déjà vu.
Commenter  J’apprécie          30
fannyvincentfannyvincent   07 mars 2019
Tatouée et couturée de coups de couteau, sa peau racontait son passé. Il vivait dans une pièce sans nuit. Et il se considérait comme un dieu.
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : Californie (États-Unis)Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1730 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..