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Olivier Schwengler (Traducteur)
ISBN : 286930854X
Éditeur : Payot et Rivages (01/01/1995)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Maria Roy a menti en décrivant les cambrioleurs qu'elle a surpris chez elle, comme deux petits noirs en blousons. Harold, son mari, n'a pas tout dit sur ce que contenait son coffre-fort. Quant au grand type élégant qui s'est courageusement interposé contre un commando venu saccager le restaurant chinois où il dînait, il est autant industriel du textile que lester young était chanteur d'opéra... Tant que ces gens-là se mentent les uns aux autres, tout le monde y trou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Renod
  20 juillet 2018
La journée avait pourtant débuté sous les meilleurs auspices... Maria s'étire langoureusement dans son lit. La porte d'entrée claque, signe que son abominable mari est parti au travail. Bon débarras. Elle a devant elle une longue journée de farniente. Elle prend un bain chaud, revêt son peignoir en soie quand soudain elle tombe nez à nez avec deux cambrioleurs. La voilà contrainte de leur remettre ses bijoux, ses liquidités et d'ouvrir le coffre de la chambre. A l'intérieur, surprise ! un sachet d'un kilo de cocaïne confié provisoirement au couple par un dealer. Maria est effrayée et troublée par le regard insistant d'un deux truands. Une fois le duo parti, elle appelle la police sans rentrer dans tous les détails. Pour Charlie Resnick, cette affaire s'inscrit dans une série de cambriolages menée par une équipe très prudente et très bien renseignée. L'enquête s'annonce compliquée.
Cambriolages, vols à l'étalage, trafic de drogue… les affaires traitées par la Police judiciaire de Nottingham sont ordinaires mais non dépourvues d'intérêt. John Harvey parvient à mêler ces différentes intrigues de manière équilibrée sans que jamais l'intensité ne baisse. Plutôt que de se focaliser sur le héros de la série, même si on apprend à mieux le connaitre, il multiplie les points de vue : Charlie, les membres de son équipe, son directeur, les truands, les « victimes » du cambriolage… Chacun apparait avec ses petits tracas du quotidien et prend place dans les rouages du scenario. Resnick incarne un policier massif qui se fie à son intuition (bon dans cette histoire, on peut carrément parler de divination) et n'est pas sans nous faire penser à un célèbre commissaire du Quai des orfèvres. "Les étrangers dans la maison" est un roman policier de facture classique mais porté par un style souple et une technique narrative maitrisée, ce qui le rend très agréable à lire.
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belette2911
  07 février 2018
Lire une enquête de l'inspecteur Charlie Resnick, c'est comme écouter du jazz : un jazz lent, rempli de grisaille où les notes sont jouées de manière nonchalante, avec quelques pointes d'ironie qui saillent dans cette mélodie qui ne manque jamais de consistance.
Autrement dit, si vous voulez un roman qui swingue et qui twiste, passez votre chemin et changez de disquaire !
Notre inspecteur officie dans la ville de Nottingham, et, tel le Shérif de Robin des Bois, il se retrouve face à des cambriolages dont ses collègues policiers n'arrivent pas à trouver les auteurs.
Dans les romans de Harvey, on prend le temps de planter le décor, de faire opérer les cambrioleurs pendant que l'inspecteur polonais (Resnick) cherche à vendre sa maison.
On étoffe aussi un peu les personnages qui gravitent dans les pages, que ce soient les cambrioleurs, les cambriolés, les policiers, les chefs, les collègues… Personne n'est laissé pour compte, même les seconds rôles, et donc, vous comprendrez que si l'on donne une place importante aux personnages, aux décors et à leurs tranches de vie, on est incapable de proposer un rythme trépidant.
Mais lorsqu'on se plonge dans une enquête de l'inspecteur Resnick, l'amateur de sandwich, de café, de jazz, de chats et au côté bourru, c'est parce que l'on recherche l'adrénaline ailleurs que dans les courses poursuites ou les rebondissements à chaque fin de chapitres !
Nous sommes dans l'Angleterre des années 80/90, celle de la Dame de Fer, celle des inégalités sociales qui furent creusées par le Thatcherisme galopant et sa politique de libéralisme à gogo. Vous voyez, le décor et l'ambiance ont toute leur importance et sont des personnages à eux tout seul.
Ici, pas de flics brillants, pas de super héros, pas de méchants machiavélique, juste des petits trafiquants de drogue, des petits voleurs à la semaine, des magouilleurs du dimanche, bref, que du réaliste.
Ce que j'apprécie chez cet auteur, en plus de ses ambiances bien senties de l'Angleterre qui se réveille avec la gueule de bois à cause du chômage qui gonfle comme un ballon de baudruche (ou ce que vous aimez voir se gonfler, bande de coquins), c'est sa prose émaillée de petites piques, de jolies réparties, de belles saillies, bien expédiées, bien envoyées, bien utilisées.
Le flegme britannique mâtiné de bons mots qui font sourire.
Et puis, avec lui, on a toujours le plaisir d'être surpris par l'arbre qui cache bien souvent une forêt d'autres choses.
Un plaisir de fin gourmet que je ne conseillerai qu'aux amateurs de romans noirs qui cherchent les ambiances tamisées et aux notes de jazz langoureuses.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Sharon
  29 septembre 2019
Je n'ai pas peur de le dire, ce second volume des enquêtes de Charlie Resnick, inspecteur fan de jazz d'origine polonaise est parfois franchement drôle. Oui, les affres d'Harold Roy, en train de mettre en scène avec moults retards une série télévisée, tout en découvrant que sa femme le trompe. Maria n'a strictement aucun remord de prendre du bon temps avec le beau cambrioleur quadragénaire. Un couple d'une rare harmonie :
"Harold eut un sursaut dans son sommeil, laissant tomber son bras avec un grognement rauque.
— Bon sang, Harold ! s'écria Maria. Mais crève donc en silence !
Les six cent quarante-huit pages de sublimation fantasmatique pour ménagères frustrées ratèrent sa tête de seulement quelques centimètres."
La trame semble comique, parce qu'elle permet d'aborder bien d'autres sujets de société. L'on peut parler aussi bien de la réinsertion des ex-détenus (qui peut parfois fort bien se passer), que de la délinquance des adolescents qui semblent pourtant avoir tout ce dont ils ont besoin dans la vie, y compris des parents soucieux de leur bien être ou de la dépression post-partum : il est suffisamment rare d'en parler de nos jours qu'il est bon de montrer que d'autres auteurs l'ont fait bien avant, sans en faire le sujet du livre, mais en l'insérant dans une trame plus vaste, en montrant les répercussions qu'elle peut avoir dans le couple, et dans la vie professionnelle.
Il est des sujets plus légers qui peuvent avoir des conséquences, comme la tentative de sevrage de caféine entrepris par Charlie Resnick :
"Au départ, quand il avait commencé à ne plus pouvoir dormir, il avait réduit sa consommation de caféine : moins pendant la journée, plus du tout le soir. Résultat, son équipe en avait fait les frais. On ne pouvait plus rien lui dire sans qu'il devienne odieux."
L'on ne dira jamais assez l'importance d'un bon café pour une enquête, plus que la sacro-sainte tasse de thé que l'on prépare à chaque fois qu'un coup dur survient.
L'intrigue est enlevé, drôle, mouvementée, elle montre aussi qu'il faut aller au-delà des apparences, au delà des discours convenus et bien policés. Il est des témoins qui disent ce que la police a envie d'entendre, et parfois, la police les écoute. Parfois aussi, comme Resnick, il est un détail qui met la puce à l'oreille et donne envie de pousser plus loin les investigations - quitte à froisser certains.
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Woland
  03 janvier 2008
Ce n'est guère par le style que Harvey évoque Simenon. Et pourtant, pierre par pierre, il nous restitue la société qu'il connaît, la société anglaise des années 80/90, rongée par les méfaits du Thatcherisme, par les inégalités sociales de plus en plus importantes, le chômage qui s'étend comme une nappe de poison et la violence qui monte : tueurs en série qui n'ont rien à envier à leurs homologues américains (même si Harvey se défie du "gore"), pédophiles parfois incestueux, drogués de plus en plus nombreux et même, ici et là, hooligans enragés.
Harvey est donc une atmosphère dont on s'imprègne et où s'animent des personnages rarement manichéens. le personnage de Jerzy-Jerry, dans le second volume de la série, "Les Etrangers dans la maison", le démontre amplement : au départ, deux "casseurs" qui, aidés par une source dont l'identité se dévoile progressivement au fur et à mesure que progresse l'ouvrage, ne s'attaquent qu'à des maisons riches et vidées de leurs occupants et dont le système d'alarme est toujours pris en défaut.
Chez les Roy, ils tombent sur l'épouse et aussi sur un coffre-fort recelant un kilo d'héroïne. Mais une idylle va se nouer entre Jerzy-Jerry, le plus anticonformiste des deux braqueurs et Mrs Roy, que son mari délaisse plus ou moins. Et puis, bien entendu, le dealer qui avait confié son héroïne à Harold Roy le temps pour lui de se trouver une nouvelle planque, va venir réclamer son dû. ;o)
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BMR
  01 juillet 2016
[...] Il y avait chez cet homme quelque chose de spécial.
À l'heure où Nottingham, comme beaucoup d'autres villes anglaises, vient de voter en faveur du Brexit, il est temps de retrouver le second épisode de la série Charles Resnick du britannique John Harvey (série qu'on avait débutée il y a quelques mois avec les Coeurs solitaires).
Ironie de la géopolitique, l'inspecteur Charles Resnick de Nottingham n'est certainement pas plombier mais il est bien d'origine ... polonaise !
On le retrouve donc avec plaisir, lui, ses chats et ses disques de jazz.
Côté intrigue policière de ces Étrangers dans la maison, rien de bien transcendant : quelques petits trafics donneront le prétexte à une visite guidée des villes de province anglaise et de l'england way of life.
Si l'on vient ici c'est plutôt pour la prose de toujours aussi soignée, fluide, intelligente, très agréable à lire, ...
Et peut-être encore plus que dans le premier opus, l'auteur montre ici qu'il s'intéresse d'abord et avant tout à ses personnages. À tous ses personnages : les malfrats, les collègues, les seconds rôles, les femmes qui tournent autour de Resnick, tous sont denses, fouillés.
La mise en scène soignée et détaillée donne richesse et épaisseur à chacun de ces personnages et leur laisse toute la place nécessaire sans se polariser sur le héros (pas si glorieux) ou le méchant (pas si terrible).
Tout cela confirme qu'on tient là une excellente (et longue) série à suivre.
On retrouve et on retrouvera donc avec plaisir l'inspecteur Resnick, ses chats, ses disques de jazz et ses sandwiches et l'humour so british de John Harvey.
L'intrigue se met lentement en place.
Nous laissant tout le loisir de nous intéresser aux personnages et notamment le couple victime du premier cambriolage, une bourgeoise délaissée alcoolique et un type du showbiz survolté qui part(ent) en vrille :
[...] Certains hommes dans sa situation avaient quelque part où trouver refuge, quelqu'un pour leur apporter réconfort, compréhension, leur servir une vodka et mettre du baume sur leurs blessures. Lui n'avait qu'une épouse aigrie en pleine redécouverte de sa sexualité avec un voleur professionnel atteint du syndrome de Priape. Et un dealer haineux qui n'attendait qu'une occasion pour lui ouvrir la tronche au rasoir.
Pour celles et ceux qui aiment cette île désormais plus lointaine : l'Angleterre.
Lien : http://bmr-mam.blogspot.fr/
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   05 février 2018
— Ah bon, dit-elle avec un sourire. Remarquez, ç’aurait pu être le cas : ça existe, les policiers qui travaillent au noir, non ?
— Les poètes travaillent bien au clair de lune.
En toute innocence, Resnick venait de prononcer le mot magique et de réveiller le phantasme récurrent de Lezli sur Bruce Willis. Un phantasme d’agrément au cœur duquel elle se réfugiait sur commande, à tout moment de la journée qu’elle passait vissée sur son siège à répondre au téléphone, ainsi qu’à toute une série de questions idiotes posées par des imbéciles.
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belette2911belette2911   06 février 2018
— Je croyais que ton job, c’était les casses ?
— Changement d’herbage réjouit les veaux. Hitler n’est pas resté peintre toute sa vie.
— Qu’est ce qu’il vient foutre là-dedans, Hitler ?
— Rien.
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BMRBMR   25 juin 2016
[...] En fait, dit-il à Resnick en lui proposant le sachet de friandises, ce que vous me demandez c’est de balancer un petit peu.
– Tout de suite les grands mots, dit Resnick en refusant les chips.
– Donner des informations sur des types avec qui j’aurais prétendument été en cheville, vous appelez ça comment, vous ?
– Coopérer. Faire ton devoir d’honnête citoyen.
– Vous êtes drôle. Je débute seulement, moi, dans l’honnêteté.
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belette2911belette2911   06 février 2018
— Paraît que la bière du pub local est plus infecte que de la pisse d’âne et que quand le vent d’est se met de la partie, on se pèle les meules pire que chez les Esquimaux. Même avec une gonzesse et une couverture chauffante, les nuits sont glaciales été comme hiver…
— Cette tranche de vie bouleversante pour en arriver où, Alfie ?
— Simplement au fait qu’il a mis dix-huit mois avant de la refourguer, sa cabane au Canada.
— C’est gentil de me remonter le moral.
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belette2911belette2911   06 février 2018
— ous allez regarder mes nichons toute la matinée ou bien vous décider à en venir au fait ?

Divine pouvait encaisser ce langage de la part des filles qui faisaient la tournée des pubs en ondulant du cul le vendredi soir. Mais dans la bouche d’une femme qui aurait pu être sa mère…
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Videos de John Harvey (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Harvey
Profile: John Harvey "I've always wanted to make sure that what was happening was as close to reality as I could make it. It's rooted in the everyday," explains mystery author John Harvey in this video, shot in his writing studio in the UK.
Watch as he reveals how he plots mysteries on white boards, preferring to work in complete solitude. (Even his cat stays out in the garden while he's writing.)
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