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Charles Resnick tome 6 sur 12

Jean-Paul Gratias (Traducteur)
EAN : 9782743605438
480 pages
Payot et Rivages (02/10/1999)
3.82/5   52 notes
Résumé :
Nancy Phelan, jeune travailleuse sociale, a disparu la veille de Noël. Alors que l'enquête piétine faute de témoins, l'inspecteur principal Resnick et son équipe reçoivent pour le Nouvel An une cassette vidéo avec la voix de Nancy et une demande de rançon. Cet enlèvement peut-il avoir un lien avec Gary, le jeune désœuvré qui avait enfermé Nancy dans son bureau juste avant Noël ? Au moment de la remise de rançon, Resnick comprend que cet enlèvement n'est pas un mouve... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique

Toc toc toc.

- C'est qui ?

- La Technologie !

- Et tu veux quoi ?

- Ouvre ta porte, tes fenêtres et tu verras….

« Lumière froide » a été publié dans les années 90 à la veille de la révolution numérique. Les enquêtes se déroulent sans téléphone portable ni internet et surtout sans police scientifique. Pour se contacter, les policiers utilisent des cabines téléphoniques qui sentent l'urine. Pour résoudre une affaire, il leur faut du flair et passer du temps sur le terrain. L'inspecteur principal Resnick hésite à sauter à pieds joints dans le tourbillon technologique. Un détail illustre ce flottement : pour Noël, il s'est offert l'intégrale de Billie Holliday en « Compact Disc » mais il n'ose pas encore passer le cap et acquérir un lecteur cd. Plus compliqué encore, il s'est engagé à passer la soirée du Réveillon avec deux femmes différentes : Maria, son amie du Cercle polonais qui sent la naphtaline et Dana, une jeune femme sensuelle et pétulante. Choix cornélien pour notre inspecteur mais un événement va le débarrasser de cet embarras : les policiers ont reçu une cassette audio dans laquelle un homme affirme séquestrer Nancy, une femme jeune disparue depuis plusieurs jours, et réclame une rançon. L'enquête pour débusquer ce ravisseur machiavélique s'annonce compliquée… Comme pour tout roman de « police procedural », nous suivons l'évolution des vies des membres de l'équipe de Charlie : la vie maritale de Naylor, la maladie du père de Lynn et les blagues douteuses de Reg Cossal… Une policière ambitieuse pointe le bout de son nez et nous devinons que nous serons amenés à la recroiser. En plus de ces aspects classiques d'un roman policier, John Harvey évoque des thématiques sociales à travers les personnages de Gary et Michelle : le mal logement, le chômage et les violences domestiques. Un bon roman dévoré cet été, place maintenant à l'épisode n°7.

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Ce roman parlera à toutes celles et tous ceux qui, à l'une ou l'autre époque de leur existence, ont dû passer par un Centre communal d'action sociale pour y prendre des ordonnances gratuites ou encore quémander des aides sociales. L'un des suspects principaux dans l'affaire Nancy Phelam - une jolie jeune femme, qui travaille dans l'un de ces centres et qui est kidnappée par un inconnu lors d'une soirée de réveillon - est en effet l'un des habitués de ce genre d'endroits, du nom de Gary James.

Elevé dans un milieu précaire où la mère comme le père ne connaissait que la gifle et les coups pour faire marcher droit leurs enfants, Gary est tombé amoureux de Michelle. Mais, à l'inverse de tant de jeunes hommes dans le même cas, il est resté auprès de celle-ci lorsqu'elle lui a annoncé qu'elle attendait un enfant. Et, vaille que vaille, pendant près de quatre ans, il a tenu bon, se cramponnant à des travaux pour lesquels il n'était pas vraiment qualifié mais qui, tout de même, mettait un peu de beurre dans les épinards.

Depuis quelque temps cependant, dans cette Angleterre thatcherisée, c'est le chômage. Gary ronge son frein dans une maision insalubre où Michelle et lui, avec leurs deux enfants, grelottent régulièrement de froid : en dépit de leurs efforts et de leurs rappels, la société des HLM du coin ne se préoccupe guère de les reloger décemment.

Un jour, poussé à bout, Gary s'emporte au Centre social et s'en prend à Nancy Phelam qu'il a connue jadis alors que tous deux partageaient la même école. Rien de grave bien sûr mais suite à la disparition de la jeune femme, Gary est tout de même soupçonné.

Surtout qu'on le suppose violent. Son fils de trois ans, Karl, est périodiquement emmené à l'hôpital, à la suite de chutes qu'il aurait faites. Mais qui sait si le père n'est pas derrière cela ? ...

Pourtant, pour les agents de la brigade de Charlie Resnik, Gary James ne représente pas le suspect idéal en cette affaire qui semble bien avoir été préméditée. Celle-ci serait plus dans les cordes d'un tueur sexuel en série. Mais comment le débusquer ? ...

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Je poursuis avec toujours le même plaisir la lecture des aventures de l'inspecteur principal Charlie Resnick, flic séparé aux racines polonaises, officiant dans l'Angleterre, et plus précisément, dans le Nottingham des années 80/90 (années de crise(s), de grands mouvements sociaux, de bouleversements et de mutation de la société d'outre Manche)

Vivant seul avec ses quatre chats, passionné de jazz, de bouffe, l'allure éternellement négligée, on le suit lui et sa "bande" d'adjoints, dans leur boulot quotidien aussi bien que dans leurs vies privées… nous les rendant donc familiers et attachants.

Une des caractéristiques des enquêtes de Resnick, c'est que chaque bouquin satellise autour d'une affaire centrale ou majeure, d'autres petites affaires, et que le tout reste en permanence présent et cohérent grâce à une structure narrative très bien rythmée (peut-être l'influence des goûts musicaux de l'auteur…)

Le choix du sujet est à chaque bouquin (j'en suis à mon sixième ou septième) renouvelé, et constitue pour le lecteur que je suis, à chaque fois une bonne surprise… ce fut le cas cette fois encore.

Tous les éléments d'un bon polar sont parfaitement maîtrisés ; raison qui fait que j'espère lire bientôt le prochain.

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Lumière froide. Effectivement cela se passe au moment des fêtes de fin d'année, le jour est court, sa lumière rasante, le soleil pour la plupart du temps invisible. Les fêtes de fin d'année ne sont pas des occasions de joie dans la plupart des romans policiers sinon des joies contrariées.

Charles Resnick est confronté à la disparition d'une jeune femme le soir du réveillon de Noël dans une fête de bureau à laquelle son amie l'a convaincue de l'accompagner. Dana explosera de culpabilité (et de sensualité) dans les bras du ténébreux inspecteur...

Ce qui est le plus savoureux chez l'auteur c'est sa capacité à faire démarrer plusieurs mini intrigues qui se raccorderont - pour certaines seulement, et ce n'est pas le moindre des talents de John Harvey - par des fils plus ou moins ténus à l'intrigue principale.

De plus, l'auteur sait décrire la situation de l'Angleterre au début des années 1990, nous montrant les dégâts sociaux du libéralisme économique effréné de Thatcher et suivants à travers le personnage colérique du jeune homme blanc, découvrant le recul de l'État-providence.

Pour moi, les romans de la série s'améliorent depuis le début et celui-ci fut un régal!

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Nottingham, les délits de toute sorte, une police graveleuse, un environnement assez sordide et un inspecteur chef au dessus du lot vont devoir enquêter sur la disparition d'une femme travaillant dans les services sociaux. J'ai failli abandonner le livre avant la moitié car tout est mal raconté, mal écrit on s'y reprend à 2 fois pour comprendre ce dont on parle. C'est très long et sans grand intérêt puis enfin l'enquête sur la disparition commence vraiment et le récit devient cohérent, l'écriture est plus fluide, on a envie de tourner les pages. Ce n'est pas un bon polar, disons que la 2e partie sauve les meubles.

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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Une prise d'otage aux services sociaux?
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Video de John Harvey (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Harvey
Comédie du Livre 2012 - Le samedi 02 juin 2012 au Centre Rabelais Animé par Michel Gueorguieff et Jérôme Dejean
Le roman policier n'a de cesse d'inspirer la littérature britannique, et ce depuis Arthur Conan Doyle et son célèbre personnage Sherlock Holmes. Alors que John Harvey enracine ses romans dans une géographie et une tradition toute britannique, Roger Jon Ellory est lui fortement influencé par la littérature et la culture américaine. Deux auteurs, deux regards différents mais écrivant pour un même genre : le polar.
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