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EAN : 9782743625252
506 pages
Payot et Rivages (08/05/2013)
3.75/5   53 notes
Résumé :
La nouvelle enquête des inspecteurs Will Grayson et Helen Walker, précédents héros de Traquer les ombres… Été 1995. Heather Pierce, une jeune fille de 13 ans, passe une semaine dans un camping en Cornouailles avec son amie Kelly Efford et sa famille.

Peuplé d’enfants disparus, de familles brisées et de personnages fragiles, le livre de John Harvey est traversé par un subtil climat d’angoisse. De Cambridge à la Cornouailles, le lecteur plonge avec fasc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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1995. Au cours de vacances dans les Cornouailles avec son amie, Kelly, et la famille de cette dernière, Heather, 14 ans, disparaît tragiquement. Alors que Kelly sera retrouvée quelques heures plus tard, le corps d'Heather sera découvert des jours plus tard. Ses parents, Ruth et Simon, peineront à se remettre de cette perte et leur couple ne survivra pas...
Des années plus tard... Ruth est en couple avec Andrew et l'heureuse maman de Beatrice, âgée de 10 ans. Malgré tout, le souvenir de sa fille aînée demeure à jamais dans son coeur. Elle a coupé les ponts avec Simon qui, apparemment, rencontre encore quelques difficultés...
Lorsque le lieutenant Will Grayson, du commissariat de Cambridge, apprend que Mitchell Roberts, condamné pour violences sexuelles, sort déjà de prison, il n'en revient pas. Bien décidé à dévoiler la véritable nature profonde de cet homme, il va, avec l'aide de sa coéquipière, Helen Walker, tenter de le démasquer...


Trois adolescentes abusées sexuellement, un décès, suspect aux yeux de l'enquêteur, survenu dans les Cornouailles, un délinquant sexuel fraichement sorti de prison, une disparition inquiétante... le lieutenant Grayson et Helen Walker vont devoir mener de front toutes ces enquêtes qui, apparemment, semblent n'avoir aucun lien entre elles. Outre ces affaires criminelles passionnantes, John Harvey prend le temps de s'attarder sur différents personnages, que ce soit Ruth, la maman profondément blessée par le décès de sa fille, Will, l'enquêteur entêté, Helen et sa vie personnelle compliquée, Mitchell, le pédophile ou encore Cordon, chargé de l'enquête sur le décès d'Heather. Une galerie de personnages approfondie, aux relations finement tissées, qui habite à merveille ce roman noir habilement structuré. le rythme est haletant, l'ambiance sombre et l'intrigue bien distillée. John Harvey, de par son scénario captivant et ses dialogues travaillés, nous offre un roman, captivant, prenant et émouvant.
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Reçu dans le cadre de l'opération Masse critique, j'ai beaucoup aimé ce roman. Ce rivage noir porte bien son nom car une partie du récit a pour cadre la mer et ses falaises et l'histoire est très sombre.

Je me refuse encore de dévoiler l'intrigue ou la résumer, sachez que le 4eme de ouverture couvre environ les 300 premières pages, ce que je retiens de très très bien dans ce roman : c'est la richesse des personnages, notamment Ruth mais aussi tous les autres que ce soit les policiers ou les suspects, le déroulement de l'enquête, des moments bien stressants.

Les dialogues sont dépouillés mais très plaisants, les descriptions sont sommaires mais permettent de s'immerger dans le moment et/ou les lieux évoqués.

Il est question de disparition d'enfants, ce qui peut-être rédhibitoire pour certains lecteurs.

J'ai eu du plaisir à le lire et ce du début à la fin, c'est très filé, allez-y
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1995, la jeune Heather, en vacances avec la famille de sa meilleure amie, est retrouvée morte après être partie se promener le long de la côte, malgré le brouillard. 14 ans plus tard, la mère d'Heather a refait sa vie, et a une autre fille, Beatrice, qui disparaît à son tour...
A la trame initiale vient également se rajouter des histoires secondaires qui ont leur importance dans le fil du récit et dans le dénouement.

Deuxième enquête, somme toute assez classique, de Will Grayson et Helen Walker. On apprend donc à mieux connaître ces nouveaux héros et on s'immisce un peu plus dans leur vie quotidienne, professionnelle et privée.
Pour moi, la grande force des romans de John Harvey se trouve dans ses personnages : ils sont bien décrits, leur caractère est complexe, ciselé, nuancé. L'enquête fait souvent écho à leurs propres peurs, leurs propres drames ou démons. Et c'est ce qui crée une vraie empathie avec le lecteur.

J'ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver la plume et l'atmosphère souvent mélancolique de ses romans. Certes, j'avoue une préférence pour le cycle Charles Resnik, mais le deuil et L'oubli est un très bon roman policier, à ne pas manquer.


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« Des parents sains, solides, issus de la classe moyenne, de bonnes écoles; journaux de qualité, livres, pas trop de télé, cours de piano, de dessin aussi, très probablement, produits bio; une éducation qui instillait les valeurs correctes. Tous les avantages : tous les espoirs. Et puis, ça. Un accident. Imprévu. Un accident? Etait-ce bien le cas? »
1995, dans les Cornouailles, la jeune Heather Pierce disparaît au coeur d'un brouillard tombé inopinément alors qu'elle se baignait. Son corps est retrouvé quelques heures plus tard, dans une usine désaffectée. Par manque de traces ou de preuves indiquant le contraire, les policiers sont forcés de conclure à un accident. Une thèse qui ne console pas les parents, certains qu'ils étaient d'avoir tout mis en place pour assurer une existence heureuse et sûre à leur enfant. Une thèse qui ne satisfait pas non plus l'inspecteur Cordon qui, jusqu'à ce que la deuxième affaire, celle de 2009, soit portée à sa connaissance, n'aura de cesse de creuser encore et encore les circonstances de la mort d'Heather.
2009, Ely, la banlieue de Cambridge. Ruth, la mère d'Heather, croit revivre le même cauchemar qu'il y a 14 ans lorsque sa deuxième fille, Béatrice, disparaît à son tour. Agée de dix ans, Béatrice est la fille que Ruth a eu après sa séparation d'avec Simon, le père d'Heather, quelques mois après la mort de celle-ci. Fait étrange : sans nouvelles de Simon depuis plusieurs années, Ruth avait justement rencontré ce dernier à Cambridge, quelques jours plus tôt. Lorsque Will Grayson et Helen Walker, les policiers chargés de l'enquête, lui avaient demandé de leur parler des derniers jours d'avant la disparition de Béatrice, Ruth avait omis ce détail.
Deuxième enquête pour le couple Grayson/Walker (après « Traquer les ombres », même éditeur), «Le deuil et l'oubli» confronte encore une fois les policiers nés de l'imagination de Harvey à des disparitions d'enfants. Qu'ils soient accidentels ou pas, ces évènements parsèment son oeuvre. Charlie Resnick et Frank Elder, autres de ses personnages fétiches, ont déjà eu leur lot : c'est comme si Grayson et Walker ne pouvaient y échapper. Pas le moindre sentiment de répétition ou de déjà-vu chez le lecteur pour autant. A chaque fois, Harvey parvient à captiver par la richesse et la diversité de ses intrigues, et par le réalisme qu'il insuffle à ses personnages. Sans doute le plus sanguin et le plus jeune de ses policiers (d'ailleurs, il écoute du rock de son époque, à l'inverse de Resnick et de Elder, amateurs de jazz), Grayson marque fortement l'intrigue de sa personnalité, sans pour autant être le personnage le plus présent. Impossible pour lui de conserver un regard froid et distant, de ne pas s'impliquer : il est lui-même père de deux jeunes enfants et « une fois qu'ils sont nés, tout change. Soi-même, on change. On réfléchit différemment », admet-il. L'empathie entre lui et Ruth, même s'il n'en laisse rien paraître, est évidente. Évidente lorsqu'il interroge des suspects, tant il ne peut s'empêcher de les malmener, de les pousser dans leurs derniers retranchements, au risque de les traumatiser plus qu'ils ne le sont déjà. Grayson n'a que l'objectif en tête : empêcher qu'il n'y ait d'autres victimes. L'éternel débat de la fin et des moyens, il semble l'avoir résolu, surtout si, au détour d'un des séminaires auxquels il est obligé d'assister, il peut lire que certains de ses supérieurs admettent « qu'afin de garantir une répression efficace du crime et d'assurer la sécurité publique, il est parfois nécessaire de porter atteinte aux droits de l'individu ». A l'image du temps gris et de l'horizon presque constamment chargé de nuages qu'Harvey évoque régulièrement tout au long de l'intrigue, 'Le deuil et l'oubli' s'impose par sa noirceur sans pour autant verser dans l'excès : ses personnages ne sont pas dépourvus d'humour, ce qui dénote sans doute la foi de l'auteur dans la valeur de la vie : même s'il faut parfois la défendre bec et ongles, il ne fait aucun doute qu'elle en vaut la peine.
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Livre lu dans le cadre de Masse Critique, grâce à Babelio et aux éditions Payot

Après avoir vécu la disparition puis l'annonce de la mort de sa première fille, Heather, Ruth est replongée 14 ans plus tard dans le même abîme avec la disparition de sa seconde fille Béatrice, âgée de 10 ans, née de son second mariage.

Bien qu'elle essaye de se persuader du contraire, elle n'a toujours pas surmonté le décès de Heather, dont le souvenir l'a poursuit en s'imaginant des évènements de la vie quotidienne ou sa fille est présente à ses côtés, échangeant des idées, des impressions, des souvenirs, jusqu'à en sentir "le souffle chaud sur sa joue, sur sa nuque" (p.14).

Son couple avec Simon, le père d'Heather, n'a pu résister à cette tragédie que représente la mort d'un enfant, qu'elles qu'en soient les circonstances.

Ruth ne pensait pas qu'elle se remarierait un jour, mais, la rencontre organisée par son amie Catriona, avec Andrew, directeur d'une école élémentaire, lui a permis de rebondir, et de reprendre le fil d'une vie amèrement éprouvée par la mort de sa fille. Oh bien sûr, au fond d'elle même, elle savait très bien que sa nouvelle vie était quelconque : assurer la vie de la maison et son entretien, s'occuper de sa seconde fille, être à l'écoute de son mari qui partageait avec elle les hauts des bas de son activité professionnelle, le tout en espérant pouvoir se consacrer à temps plein à un poste de bibliothécaire. Tous ces petits riens qui, ajoutés les uns aux autres, lui permette de se définir un définir un but, bouée de sauvetage que nombres de personnes n'ont pas la chance d'avoir.

Alors quand Béatrice disparaît à son tour, le monde s'effondre une seconde fois pour Ruth.


Will Grayson, chargé de l'enquête, fait rapidement le lien avec Mitchell Robert, condamné à cinq ans d'emprisonnement pour agression et rapport sexuel illégal avec une mineure de monts de treize ans, et relâché après avoir purgé la moitié de sa peine.

De fil en aiguille, Will remonte la piste et prends contact avec Trevor Gordon, l'officier en chef qui avait enquêté sur la disparition d'Heather et qui a toujours été persuadé que tous les moyens n'avaient pas été mis en oeuvre pour découvrir la vérité sur la mort de cette jeune fille. Aussi quand l'enquêteur Will Grayson vient le voir, il tient là la possibilité de pouvoir enfin mettre à jour les circonstances de la mort de la première fille de Ruth.

"Si l'enfer existe, a t'elle (Ruth) pensé en se rappelant les paroles de Wesley, il est ici et maintenant " (p 118).

Tous les ingrédients étaient présents pour une intrigue haletante maniant le doute et l'incertitude dans le temps, les interrogations se succédant aux évidences les plus flagrantes, tout en jonglant avec l'étonnante atrocité d'une telle situation - comment une mère de famille pourrait-elle survivre à la disparition de son premier puis de son deuxième enfant ?

Oui mais voilà, malgré tous ces éléments, l'histoire est "plate". Les suspects se succèdent, sans autre conviction que la volonté de l'auteur de nous servir un jeu d'une noirceur terrible. Il y manque ce je ne sais quoi qui aurait pu donner l'impulsion d'un bon polar, où se mêlent les bons et les méchants, les sentiments nobles et les moins purs. La psychologie des personnages - pourtant forts intéressants- n' a pas été, selon moi, suffisamment approfondie pour donner le relief nécessaire à cette histoire, et de fait laisse un goût "d'inachevé".
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critiques presse (2)
Actualitte
11 juin 2013
Voici un roman noir assez fascinant, qui s'arrête à décrire les lieux, les personnages avec précision, donne du temps au lecteur pour s'imprégner d'une ambiance lourde, progresse à un rythme assez lent sans pour autant ôter la tension, ni les rebondissements propres à toute intrigue policière et finalement, envoûte et captive en profondeur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama
23 novembre 2011
Abandonnant Charlie Resnick et Frank Elder, ses enquêteurs de Nottingham, [John Harvey] s'empêtre dans une double intrigue complaisante sur des fillettes disparues et d'autres violées.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Lorsqu'elle le revit à Londres et lui annonça sa liaison avec Andrew, et son propre remariage, il accueillit la nouvelle avec un certain sang-froid. Félicitations. Un sourire. Sardonique sur les bords, mais un sourire quand même. Et puis, plus ou moins rien. Il était sorti de sa vie, et elle n'avait pas essayé de le retenir. En partant s'installer à Ely, elle avait choisi de couper presque tous les liens avec son ancienne vie. Sans doute cela arrivait-il souvent, après un événement aussi traumatisant que la perte d'un enfant. Rester ensemble, c'était continuer à entretenir le souvenir.
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On parle... on dit des choses, et plus tard, on les regrette. On donnerait tout pour les effacer, mais bien sûr, ce n'est pas possible. On doit vivre avec, et les autres aussi.
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Les équipes de recherches - des spécialistes, pas des volontaires - examinèrent l'endroit deux fois avant que le corps ne fût découvert au cours d'une troisième tentative. C'était un un phénomène connu, expliqua le psychiatre de la police : les agents redoutent tellement d'être celui qui découvrira le corps qu'ils regardent sans vraiment voir.
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Sans doute cela arrivait-il souvent, après un événement aussi traumatisant que la perte d'un enfant. Rester ensemble, c'était continuer à entretenir le souvenir.
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Ici, sur la côte, disait-on, le temps changeait plus vite qu'une prostituée ne se débarrassait de ses dessous.
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Videos de John Harvey (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Harvey
John Harvey raconte ses débuts dans le roman noir.
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