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ISBN : 2748523466
Éditeur : Syros (07/09/2017)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Un écrivain inexpérimenté tente d’écrire coûte que coûte un roman d’aventures. Une petite leçon d’écriture décomplexée, à l’humour fou !

Bon, mon père m’a demandé d’écrire la quatrième de couverture de son livre.
C’est son premier roman, j’ai tout lu au fur et à mesure, et sans moi je ne sais pas s’il serait allé jusqu’au bout. Il faut dire qu’il partait de rien, avec une vague histoire de parents disparus… Il cherchait même des conseils sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  09 décembre 2017
Licencié par son journal, Nathan décide d'en profiter pour réaliser un vieux rêve : écrire un roman jeunesse. Soutenu par sa femme et par son fils Simon, il se lance dans l'aventure, non sans avoir écumé les sites de conseils pour écrivains en herbe sur internet. L'exercice est compliqué, il faut trouver un sujet, inventer des personnages, construire une intrigue, réussir à intéresser les potentiels lecteurs. Conseillé par Simon qui n'hésite pas à se montrer critique, Nathan avance progressivement quand il est appelé à se rendre dans la maison de feu son grand-père qui vient d'être cambriolée. Il en profite pour s'y installer afin de pouvoir écrire au calme. Débute alors l'histoire d'une bande d'enfants qui se réveillent le matin de Noël, seuls chez eux alors que leurs parents ont été appelé d'urgence à la centrale nucléaire pour laquelle ils travaillent. Il faut dire qu'une terrible tempête a sévi toute la nuit et que l'électricité est coupée dans toute la ville.
Mais alors que Nathan tente de leur faire vivre de nombreuses péripéties et que Simon se montre très exigeant, il doit faire face à un autre problème : quelque chose dans la maison de son grand-père semble attirer la convoitise de certains. le mystère rôde...
Yaël Hassan nous convie à assister à l'écriture d'un roman en direct. Dans la peau de l'écrivain, dans sa tête aussi, on suit la progression du récit, de sa genèse à la lettre de l'éditeur acceptant de le publier. Avec beaucoup d'humour, Nathan raconte ses désirs, ses difficultés, ses doutes, ses éclairs de génie, sa satisfaction, ses revers. Car outre le roman qui prend vit sous nos yeux, Nathan intervient pour expliquer, questionner, s'inquiéter, savourer, bref nous faire vivre le cheminement de ses idées et jour après jour l'avancement de son travail d'écriture.
Mais Yaël Hassan fait plus fort encore ! Non contente d'inventer un roman d'aventures pour la jeunesse, elle insère un autre roman dans son récit, un roman à énigmes où Nathan cherche à découvrir les secrets de son grand-père décédé; un deuxième roman d'aventures en quelque sorte avec un personnage inquiétant, un trésor caché et une mort mystérieuse.
Une belle mise en abîme juste et drôle qui nous fait découvrir le travail de l'écrivain, une expérience habituellement solitaire qui ici partagée avec le lecteur. Original et rafraîchissant.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Syros.
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Shan_Ze
  02 décembre 2017
Ancien journaliste, le narrateur récemment licencié, en profite pour réaliser son rêve d'écrire un livre. Mais pour cela, il faut des idées qui tiennent la route, un cadre intéressant, un scénario qui accroche… Un roman d'aventures (ou presque !) est un roman à tiroirs, une histoire dans l'histoire. L'histoire d'enfants se retrouvant soudainement seuls le jour de Noël et celle du narrateur écrivant son roman avec, en fond, un mystère se mettant en place. En italique, incrustée dans l'histoire, les remarques du narrateur sur ses interrogations, les erreurs fréquentes, ses frayeurs…
Quand j'ai vu la couverture jaune avec un homme souriant entourée d'objets divers et le résumé assez mystérieux, je me suis dit pourquoi pas ? Je ne m'attendais pas à ça mais je ne regrette pas, c'est une lecture très originale, avec des intrigues imbriquées, vraiment drôles. Une sorte d'atelier d'écriture en direct, avec des conseils pour ceux qui voudraient se lancer dans l'écriture d'un roman. En fait, l'histoire du mystère dans le village du narrateur et celle des enfants cherchant leurs parents ne sont pas vraiment extraordinaires. On peut même dire qu'elles sont tout ce qu'il y a de plus banales. Yaël Hassan a la bonne façon de conseiller, d'orienter le jeune sur les clés essentiels à l'écriture d'un bon roman. L'auteur renvoie même le jeune lecteur à d'autres livres, à des sites internet qui peuvent aider à l'écriture d'un roman (http://www.enviedecrire.com ). Les annexes sur les lettres d'éditeur à la fin m'ont bien fait rire, une belle façon de se moquer des lettres bateau de refus… Ce n'est pas le premier livre de l'auteur sur le sujet, elle avait déjà écrit Comment on écrit des histoires ? avec Roland Fuentès que je note d'ailleurs par curiosité. En tout cas, j'ai aimé ce roman qui parle d'écriture (avec le thème du nucléaire pour faire réfléchir, mine de rien).
Merci à Masse Critique et aux éditions Syros pour ce roman atypique !
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orbe
  29 octobre 2017
Un homme licencié décide de se lancer dans son projet de toujours : écrire un livre pour la jeunesse. le lecteur suit à la fois la trame romanesque, l'avancé du manuscrit et les conseils de son fils.
Cela offre une mise en abyme avec pour fil conducteur la dimension policière des deux trajectoires.
Il est intéressant et utile de suivre les hésitations du narrateur dans ses choix d'écriture. Il pense suivre une sorte de mode d'emploi ce qui permet à l'auteur d'instiller dans son oeuvre de nombreuses astuces.
L'histoire contée est elle-même captivante avec des jeunes de différentes familles qui doivent se serrer les coudes suite à un incident dans une centrale nucléaire dans laquelle travaillent leurs parents.
Les interactions entre les jeunes qui doivent apprendre à se connaître et à se faire confiance sont nombreuses ainsi que les actions. Elles dynamisent le récit.
Un bon roman d'aventure qui pourra servir aussi aux jeunes qui souhaitent se lancer à leur tour dans l'écriture.
A découvrir !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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gayane
  05 novembre 2017
Nathan, journaliste de son état et père d'un adolescent de 15 ans est licencié. C'est l'occasion pour lui de réaliser son rêve : écrire un livre pour ados. Pour cela il sera aidé par son fils, Simon.
Quoi dire sur ce roman ... ...
J'ai rencontré Yaël Hassan dans un cadre professionnel il y a peu. A cette occasion elle avait, très brièvement, présenté ce roman. Elle nous l'avait présenté comme étant un ovnis, difficile à décrire. En cela, je suis tout à fait d'accord avec elle. Cependant, je n'ai pu m'empêcher d'être déçue, et pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, la forme de ce roman.
Oui, le principe de l'écrire du roman à l'intérieur du roman est très intéressant. J'aurais pu m'accommoder assez facilement des aller et retour entre le second récit et le premier. Cependant, ce qui m'a pas mal agacer, surtout au début (car après j'ai arrêté de les lire) ça a été les commentaires de Nathan après chaque paragraphe de son roman écrit. Il se justifie, fait des digressions, donne des définitions...etc. Je ne suis déjà pas une grande fan des romans pour les plus jeunes parmi lesquels j'ai du mal à trouver mon bonheur, mais là, les deux récits étaient coupés régulièrement par des commentaires inutiles pour la seconde histoire et à peine utiles pour la première.
Ces coupures ont alourdi les deux récits au possible pour moi.
Ensuite, le style de l'auteur a également été alourdi par le vocabulaire. Je sur complètement d'accord avec le fait qu'il faille élever le niveau des jeunes en leur faisant lire des livres dont le vocabulaire est plus difficile pour leur apprendre à parer correctement et leur faire apprendre du vocabulaire. D'ailleurs, c'est un peu ce que dit Nathan au début de l'écriture de son roman. Il décide de souligner es mots difficiles à aller chercher dans le dictionnaire. Cependant, vu le niveau élevé d'expression de l'auteur/narrateur, c'est parfois pour un paragraphe qu'il faudrait souligner.
Personnellement, en ma qualité d'adulte, ces expressions et ces tournures de phrases n'ont pas gêné ma compréhension, mais quand je pense aux perles relatées par des amies professeurs, je me dis qu'une bonne partie des enfants ne vont jamais comprendre ou du moins, ne vont jamais avoir la motivation pour lire ce livre.
Enfin, j'ai trouvé que l'histoire était trop simple. Pour être plus précise, j'ai eu l'impression que Yaël Hassan a sacrifié le contenu des deux histoires au profit de l'exercice de la forme. Deux histoires imbriquées mais aucune n'est développée. Pas d'atmosphère, pas de suspens, peu de rythme, et pas d'attachement aux personnages tellement on les voit peu.
En bref, j'ai été déçue par ce roman car il me paraît rester trop en surface, ne pas aller jusqu'au bout de l'idée principale et surtout, je pense que la tranche d'âge ciblé n'est pas bien définie. le roman de Nathan est soit disant "pour ado" mais la simplicité et la légèreté de l'intrigue suggèrent un publique plus jeune. Pour moi, il y a un décalage entre les lecteurs ciblés et la forme du roman dans sa généralité.
Dommage !
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ramettes
  10 octobre 2017
Le travail d'écrivain est un travail solitaire. Au mieux on a des bêta lecteurs et un éditeur avec qui vous parlez de votre travail Yaël Hassan crée ici un personnage auteur qui se lance dans un premier roman. Ce narrateur va nous parler de sa vraie vie des progrès de son roman avec des digressions sur ses choix, ses aspirations et ses doutes. Tout ce que le lecteur averti essai de deviner lors d'une lecture attentive. Ce genre de digressions sont un plaisir pour moi car en plus du côté drôle, c'est une sorte de dialogue direct avec le lecteur.
Dans ces digressions, il nous parle d'un sujet qui touche les écrivains de littérature jeunesse. Quel langage tenir, quel degré de difficulté employer… un langage simple que le lecteur puisse lire sans difficulté ou au contraire faire confiance au lecteur et pour vouloir apprendre de nouvelles expressions et enregistrer son vocabulaire ? Sans toutefois qu'il ai besoin en permanence d'aller chercher le dictionnaire (soyons optimiste) ou google pour avoir une définition. Nous adultes sommes parfois confrontés à ce genre de gymnastique.
Yaël Hassan est une femme (honte à moi je l'ai appris à la sortie de ce roman !) elle a choisi de faire de son narrateur (personnage principal) un homme, cela crée la distance pour que le lecteur ne fasse pas de confusion auteur/personnage. Quoiqu'on imagine bien l'auteur derrière l'auteur/narrateur !
Cette histoire parle aussi de moments dans la vie d'adultes où il faut rebondir. La perte d'un emploi, des choix de vie qui se présentent. le soutien des proches.
Changer de métier n'est pas toujours évident. Ici le personnage passe de journaliste à écrivain jeunesse vu de l'extérieur on pourrait croire que c'est une évidence. Dans les deux cas on utilise les mots mais là s'arrête la ressemblance. J'ai trouvé intéressant de parler des différences entre ses deux types d'écriture.
On découvre comment un auteur inconsciemment introduit des éléments de sa propre vie (ex. : problèmes de centrale électrique).
[… au départ, David ne devrait être qu'un personnage tout à fait anecdotique, je réalise que je suis en train de lui donner un rôle clé et qu'il va me falloir composer avec. Il fait désormais partie prenante de l'histoire. Un personnage ambigu, comme je les aime… » (p.85) Voilà un exemple que ce qu'on entend dire à certains auteurs… les personnages se sont imposés à moi !
Une des questions que l'on pose souvent à un auteur : d'où viennent les prénoms de vos personnages ? Réponse : de leur imagination ou de leur entourage. Dans ce roman on a Bella qui s'est imposé à l'auteur et ce n'est qu'après coup qu'il réalise qu'il l'a crée rousse comme la jeune fille qu'il a rencontré. J'ai un peu tiqué lorsque le personnage de Simon a été créé (à la demande de son fils) car j'avais peur de la confusion, mais non les deux adolescents son leur propre vie et il y a les différences de typographie.
J'ai bien aimé suivre les deux histoires celles de l'auteur dans sa maison de famille et tout ce qu'il lui arrive et celle qu'il est en train de créer. La différence et les interactions.
Les interventions de Simon de bêta lecteur sont très intéressantes. Il donne son point de vu de lecteur et d'adolescent ce qui fait réagir le père et auteur. C'est un joli travail d'écriture auquel c'est livrée Yaël Hassan. La quatrième de couverture écrite par Simon est aussi une jolie trouvaille. La couverture est drôle…
J'ai bien rit avec lettres et les mails à la fin du roman ! Les adresses sont très poétiques.
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Shan_ZeShan_Ze   30 novembre 2017
En plus, j'ai désormais l'impression de faire bloc avec ma petite bande, comme si nous partagions un destin commun. C'est un curieux phénomène, auquel, paraît-il, se trouvent souvent confrontés les auteurs, quand leur propre texte, leurs prores personnages leur échappent et prennent le contrôle. Et là, tout à coup, j'ai la furieuse envie de dialoguer avec eux, de leur demander ce qu'ils attendent de moi, ce qu'ils ont envie qu'il leur arrive...
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JangelisJangelis   22 août 2017
(L'occasion est trop belle, puisqu'il nous y invite, de nous arrêter un bref instant sur l'usage du point-virgule ; de rendre hommage à ce mal-aimé de la ponctuation, son parent pauvre, ce vilain petit canard, signe désuet, en voie de disparition, qui confère pourtant à la phrase une subtilité indéniable. Tel un rempart fragile, le point-virgule s'interpose en douceur, en finesse, tout en promesse. Décrété désuet, s'il figure encore sur les claviers tactiles de nos smartphones, ce n'est plus qu'en guise de clin d'oeil ;-), réduit au sinistre état de smiley, ;-) :-)
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LaPlumeHeureuseLaPlumeHeureuse   11 février 2018
- De quoi parlaient-ils ? demanda Nina au bout d’un moment, d’une voix blanche.
(Autre expression que j’adore et qui signifie « parler d’une voix étranglée par la peur »? Vous rendez-vous compte qu’en un seul adjectif, « blanche » en l’occurrence, tout est dit ? Les Anglais et les Allemands traduisent cela par : « in a toneless voice », « mit tonliser Stimme », ce qui signifie « d’une voix sans ton ». Les Espagnols disent « con una voca opaca », « d’une voix opaque ». Mais, chez nous, la voix n’est ni sans ton ni opaque, elle est BLANCHE !) (page 136)
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JangelisJangelis   22 août 2017
- Ah oui ! Excusez-moi. C'est la première fois que ça m'arrive, ce truc. Alors, je ne suis pas encore habituée.
- Quel truc ? s'étonna Simon.
- Eh bien, d'avoir dix ans :Vous croyez que c'et facile ? Pendant un an, je me suis habituée à dire neuf et ...
Elle était au bord des larmes...
-... Et, du jour au lendemain, on nous dit qu'on en a dix, qu'on n'aura plus jamais neuf ans, Nino et moi, alors que déjà j'avais mis tellement de temps à oublier que je n'en avais plus huit !
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ValerielleValerielle   22 février 2018
Nous voilà devant un si beau spécimen d'erreur de rhétorique que je ne peux décemment pas faire l'économie d'attirer l'attention sur ce qu'est, dans notre belle et grande et noble et riche langue française, la périssologie.
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Videos de Yaël Hassan (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yaël Hassan
Interview de Yaël Hassan, pour son roman "La Fille qui n'aimait pas les fins" (coécrit avec Matt7ieu Radenac, aux éditions Syros, collection Tempo). Entretien réalisé en direct par téléphone depuis le salon du livre jeunesse Ruralivres, à Fruges (Pas-de-Calais).
Le site internet de Yaël Hassan : http://minisites-charte.fr/yael-hassan "La Fille qui n'aimait pas les fins" chez son éditeur : http://www.syros.fr/index.php?option=com_catalogue&page=ouvrage¶m_y=F_ean13&value_y=9782748514384&Itemid=2
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