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ISBN : 2070369161
Éditeur : Gallimard (18/02/1977)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 465 notes)
Résumé :
Boston, 1642. Hester, dont le mari est porté disparu, est mise au pilori car elle a commis l'adultère. Condamnée par la colonie puritaine à porter sur la poitrine un A écarlate jusqu'à la fin de ses jours, elle part vivre à la périphérie de la ville, seule avec sa fille, car elle a refusé de livrer le nom de son amant ...
Considéré comme le premier grand roman du continent américain, cet ouvrage connut à sa publication, en 1850, un immense succès, mais par sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  20 juillet 2017
Boston, an de grâce 1642, la société puritaine est rassemblée sur la place pour assister à la sortie d'Hester Prynne qui désormais portera l'infâme signe de l'adultère. Hester sort de la prison, son bébé Pearl âgée de trois mois dans les bras, la lettre écarlate sur son sein, elle monte sur la plate-forme du pilori où elle devra rester trois heures à la vue de tous. La lettre écarlate, le A de adultère, elle l'a brodé artistement de fioritures fantastiques en fil d'or et, c'est la tête haute qu'elle regarde la population présente. Elle reste muette à l'injonction de dénoncer son amant. Parmi la foule elle aperçoit son mari qui, d'un signe, l'enjoint à se taire. Hester le croyait mort ; depuis plusieurs années il n'avait donné aucun signe de vie alors qu'il devait la rejoindre. Au vu des circonstances, son mari, un savant du nom de Prynne, prend une nouvelle identité, celle de Roger Chillingworth, docteur.
Ce roman de Nathaniel Hawthorne connut un immense succès dès sa parution en 1850 et fut considéré comme le premier grand roman du continent américain. Nathaniel Hawthorne dépeint à merveille la société intégriste de l'époque, il dresse, de façon magistrale, les portraits d'une femme éprise de liberté, d'un mari trompé qui ne vit plus que pour la vengeance et de l'amant rongé par le remord, torturé par son secret.
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Eve-Yeshe
  19 septembre 2017
Ce roman nous décrit très bien la société puritaine, pour ne pas dire intégriste, de l'époque, où les droits des femmes étaient précaires, l'adultère sévèrement condamné au pilori avec obligation de porter la lettre écarlate A sur ses vêtements, dans un contexte d'hypocrisie notoire.
Hester aurait pu choisir l'exil, néanmoins elle choisit de continuer à vivre dans cette communauté qui les méprise, elle et sa fille Pearl, vivant de ses travaux de couture, et adoptant une conduite irréprochable.
Elle refuse de dénoncer son amant et force l'admiration. On note au passage que ce sont les femmes, vraies grenouilles de bénitier, qui sont les plus dures avec elle. Quant aux représentants de la loi, qu'ils soient juge, homme d'Église ou autres, ils brillent par leur mépris des femmes, et leur désir de les dominer.
Même si je préfère le personnage d'Hester, j'ai apprécié les deux personnages masculins principaux: le Pasteur Dimmesdale, cet homme d'église que beaucoup prennent pour un saint avec ses sermons qui enflamment ses ouailles mais qui s'étiole, rongé par un mal intérieur qui le brûle autant que la lettre écarlate portée par Hester.
D'autre part, le mari d'Hester, haut en couleurs, qui réapparaît le jour de sa condamnation, exigeant d'elle le silence, changeant de nom, autoproclamé médecin qui va utiliser les vertus des plantes apprises au contact des Indiens à des fins bien funestes:
« En un mot, le vieux Roger Chillingworth était une preuve évidente de la faculté qu'a l'homme, de se transformer en diable si pendant assez longtemps il joue un rôle de diable. Ce malheureux personnage avait subi pareille transformation en se consacrant pendant sept ans à l'analyse d'un coeur torturé, en tirant de cet office tout son bonheur, en attisant cette douleur dévorante dont il se repaissait passionnément. »
Nathaniel Hawthorne raconte donc les ravages de l'amour mais aussi ceux de la haine, les deux pouvant conduire à la destruction, mais aussi comment prendre son destin en mains et ne pas devenir une victime dans cette société puritaine et fermée sur elle-même.
J'ai beaucoup aimé ce roman, symbole du Romantisme américain, tant par l'histoire qu'il raconte que par le style de l'auteur. Je n'ai pas vu le film mais pourquoi pas?
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Myriam3
  21 avril 2016
Publié en 1850, La Lettre Ecarlate est considéré comme le premier roman américain. Teinté de morale et d'un romantisme noir, inspiré des Romantiques européens, ce livre est ancré dans L Histoire américaine, le puritanisme des premières années coloniales dans lequel prend place le procès des sorcières de Salem.
Ce qui est intéressant, c'est que Hawthorne a ajouté un "w" à son nom pour se démarquer de deux de ses ancêtres, le premier qui a émigré d'Angleterre parmi d'autres puritains, célèbre pour sa sévérité au sein de la magistrature, et le fils de celui-ci, qui a fait partie des juges de ce fameux procès de Salem.
La Lettre écarlate prend place dans ce milieu puritain du 17ème siècle où religion et loi ne faisaient qu'une. Hester, précédant son mari dans son voyage de l'Angleterre pour Boston, ne le voyant pas la rejoindre et le croyant mort, entame peu de temps après une relation avec le ministre de la paroisse. La naissance de leur fille révèle l'adultère, et elle est condamnée à porter le A de l'adultère sur sa poitrine jusqu'à sa mort. Elle refuse d'avouer le nom du père, condamnant celui-ci à une culpabilité secrète qui le dévore.
Contrairement au film, qui est une adaptation très libre, le récit commence au moment où Hester monte sur l'échafaud, son bébé dans les bras, pour afficher aux yeux de tous son crime.
C'est au cours de cet événement que son mari réapparaît et découvre l'adultère. Il demande aussitôt à Hester à ce que son identité ne soit pas révélée, pour des raisons encore obscures.
Tout le roman tourne autour de la culpabilité psychologique des deux anciens amants au nom de la loi malgré la conscience de la pureté de leurs sentiments.
Hester vivra seule quelques années auprès de sa fille Perle dans laquelle elle détecte des traits qui lui semblent maléfiques malgré sa beauté et sa jeunesse.
Le roman est empreint d'un symbolisme noir proche des croyances des Puritains à cette époque, un symbolisme un peu trop fort parfois qui m'a dérangé, mais sinon j'ai été surprise par la facilité avec laquelle se lit ce roman et la profondeur qui s'en dégage.
La postface de D.H Lawrence, critique envers la société américaine, partagée entre l'affichage d'une bonté et une paix de façade et un désir de destruction, de scandale intérieur, est très provocatrice et controversée quand il s'agit des femmes, forcément coupables... Je l'ai lu comme un déchaînement envers le sexe dit faible plutôt gratuit, mais sans doute s'agit-il plutôt du sentiment d'une certaine époque...
Quoi qu'il en soit, c'est le genre de roman court et puissant qui reste longtemps dans les esprits, pour à la fois son romantisme noir et la cruauté de ce pan d'Histoire.
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AudreyT
  10 février 2016
La lettre écarlate, c'est le majuscule A qu'Hester Prynne a cousu sur le devant de son vêtement et qu'elle devra porter à vie. C'est le signe qui la distingue des gens bien pensant et puritain qui l'ont condamnée pour adultère...
Nous sommes dans les années 1645, à Boston, au sein d'une communauté de croyants rigides et bornés. Hester y vit depuis quelques années. Arrivée seule, son mari devait la rejoindre mais il n'est jamais venu. Elle a aimé un homme et de leur passion est née une petit Pearl. Mais si tous la montre du doigt, Hester portera cette lettre sans jamais penser quitter le village et sa signification deviendra même au fil du temps le A de ange car elle viendra en aide à tous les nécessiteux...
Lu dans le cadre de challenge, ce roman ne serait jamais tombé entre mes mains. Après un long et vilain prologue (!), l'histoire se met rapidement en place et on comprend très vite les tenants et les aboutissants des liens entre les personnages. Hester est une femme forte, que l'aveu en place publique a finalement libéré de toute honte. le père de son enfant, dont elle taira le nom jusqu'à la fin, n'aura pas cette chance. le remord le rongera et il en mourra, aux côtés de son aimée, en brisant ce secret trop lourd à porter.
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Allantvers
  01 avril 2018
La voilà donc cette fameuse Lettre écarlate, réputée premier romain américain, produit en 1850 au sein d'une jeune nation qui avait encore alors bien d'autres choses à faire que de se poser à la littérature, alors que de l'autre côté de l'Atlantique Balzac avait fini d'écrire et que Zola n'avait pas encore commencé.
Roman d'avant le roman donc tel que nous sommes habitués à l'entendre, plus emprunt de littérature victorienne que des standards construits en France, qui déroute de ce fait et dès son premier abord par une très longue préface de l'auteur relatant sa découverte du sujet lors de son expérience de vie d'inspecteur des douanes américaines de la 'Nouvelle Angleterre'.
Une Nouvelle Angleterre dans laquelle Hawthorne nous immerge avec force dès que le récit commence, au sein de la communauté puritaine des années 1650 de Salem, Massachussets , dont la construction encore branlante ne pouvait, ayant renoncé aux sophistications viciées du vieux continent au profit d'un austère projet social, que la pousser à répudier violemment la belle et forte Hester, coupable d'adultère. D'où sa condamnation à porter à vie sur son sein en rouge écarlate la lettre A , que sa nature puissante portera à porter la tête haute et digne et à l'enluminer de broderies incandescentes.
Or d'elle, de son enfant née de l'adultère, du père dissimulé et dévoré de culpabilité, du mari trompé et vengeur, de la société primitive fortement cléricalisée qui l'a condamnée, qui subira le plus fortement le poids de cette infamie?
C'est ce sur quoi Hawthorne s'attache à nous faire réfléchir, dans le jus suranné de son époque, avec des élans de coeur qui m'ont touchée, malgré des digressions perturbant le récit et des élancements moraux d'un autre temps.
Cette Lettre écarlate n'est pas pour moi, férue de littérature du 19ème, une lecture forte, mais néanmoins j'ai énormément apprécié la sincérité de l'auteur autant que ce plongeon vivace et sans filtre dans une époque et un lieu extrêmement rare en littérature.
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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   06 décembre 2018
Nul homme, pendant un laps de temps considérable, ne peut avoir deux visages : un qu’il se présente à lui-même, un autre qu’il présente à la foule, sans finir par s’embrouiller au point de ne plus savoir quel est le vrai.
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Gwen21Gwen21   04 décembre 2018
C’est un curieux sujet d’observations et d’études que la question de savoir si la haine et l’amour ne seraient pas une seule et même chose au fond. Chacun des deux sentiments parvenu à son point extrême suppose un degré très élevé d’intimité entre deux êtres, la connaissance approfondie d’un autre cœur. Chacun fait dépendre d’une autre personne la nourriture affective et spirituelle d’un individu. Chacun laisse le sujet qui l’éprouve – celui qui aime passionnément ou celui qui déteste non moins passionnément – solitaire et désolé par la disparition de son objet. C’est ainsi que, d’un point de vue philosophique, les deux passions semblent essentiellement identiques à ceci près que l’une se montre sous un jour céleste et l’autre sous un jour ténébreux.
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Gwen21Gwen21   30 novembre 2018
L’amour, qu’il vienne de naître ou s’éveille d’un sommeil de mort, créera toujours de la lumière, emplira le cœur du rayonnement qu’il répand sur le monde extérieur.
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MeduzanticMeduzantic   29 novembre 2018
Et pourtant, bien qu'invariablement plus heureux ailleurs, j'éprouve envers ma vieille Salem un sentiment que, faute d'un terme meilleur, je dois me contenter d'appeler de l'affection. Sans doute faut-il en rendre responsable les profondes racines que ma famille enfonça anciennement en ce sol. Il y a aujourd'hui presque deux siècles et quart que l'émigrant de Grande-Bretagne qui, le premier, porta ici mon nom, faisait son apparition sur le sauvage lieu de campement entouré de forêts qui devait devenir ma ville. Ses descendants sont nés et sont morts en ce même endroit. Leur substance terrestre s'y est tellement mêlée au sol que celui-ci doit en bonne partie s'apparenter aujourd'hui à la forme mortelle sous laquelle, tant que durera mon temps, je vais et je viens par ces rues. L'attachement dont je parle ne serait donc en partie que simple sympathie sensuelle entre poussière et poussière.
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MeduzanticMeduzantic   29 novembre 2018
L'effort le plus sage eût consisté à faire transparaître la pensée et l'imagination à travers la substance opaque du train-train journalier, de spiritualiser le fardeau qui commençait à se faire si lourd. J'aurais dû me mettre résolument à la recherche de la valeur véritable et indestructible que recelaient les incidents mesquins et fatigants de ma routine, les caractères ordinaires des gens de mon entourage. (...) La page de vie étalée devant moi semblait morne et banale seulement parce que je n'avais pas su jauger son sens profond. Un livre meilleur que je n'en écrirai jamais était là, écrit par la réalité de l'heure qui passait et s'effaçant aussi vite qu'il avait été écrit seulement parce que mon cerveau manquait de la pénétration et ma main de l'habileté qu'il aurait fallu pour le transposer.
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Videos de Nathaniel Hawthorne (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nathaniel Hawthorne
Antoine Traisnel, auteur d'un monumental HAWTHORNE aux Editions Aux forges de Vulcain, répond à trois questions sur cet auteur emblématique de l'Amérique.
Le livre est disponible ici: http://www.auxforgesdevulcain.fr/collections/sciences/hawthorne/
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