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Guy Abadia (Traducteur)
EAN : 9782221252321
486 pages
Robert Laffont (01/07/2021)
  Existe en édition audio
4.01/5   1121 notes
Résumé :
Plongez dans le quatrième volet de l'épopée la plus fascinante de toute la science-fiction moderne. Une nouvelle édition revue et augmentée.

Plusieurs millénaires se sont écoulés sur Arrakis et la planète désertique est devenue une oasis verdoyante. Leto Atréides, fils de l'Empereur Paul-Muad'Dib, a consenti à une terrible métamorphose pour rester en vie. Pour préserver l'avenir de l'humanité, il a sacrifié la sienne en fusionnant avec des truites des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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Wiitoo
  15 avril 2014
A Genève, chaque année au début du mois de décembre on célèbre l'Escalade en criant "Et ainsi périrent les ennemis de la république !". C'est à la suite de cette tirade que l'on envoi un gros coup de poing sur une marmite en chocolat pour la casser. Ensuite on se précipite et on mange tous les morceaux. Hmmm j'adore l'histoire de mon pays.
Quel rapport me direz-vous. Euh, en fait aucun mais il est vraiment dommage que ce livre ne soit pas en chocolat parce que je viens de m'écrier "Et ainsi finirent les aventures de Dune en ce qui me concerne". Puis j'ai envoyé un gros coup de poing et maintenant j'ai mal à la main et je n'ai même pas de chocolat à manger.
Je m'égare encore.... mais à ma décharge je n'ai pas grand chose à raconter sur le 4ème tome de Dune si ce n'est de dire que c'est de loin le plus pénible à lire et que je n'en peux plus.
Pourtant c'était bien parti. Les 100 premières pages étaient prometteuses, il se passaient des choses, la révolte fomentait et puis paf, on retombe dans les mêmes travers que dans le tome 3. C'est long, lourd, pénible, l'histoire évolue très lentement et Frank Herbert à de nouveau consommé trop d'épices, alors il se répète encore et encore, il radote, nous reparle toujours des mêmes choses et on se lasse vraiment.
C'est dommage car l'écrivain est très talentueux, l'histoire est superbe et elle mériterait un peu plus d'action et moins de blabla.
Bon courage à ceux qui vienne de tourner la première page.

Note 2/6
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AngesGaiens
  11 août 2011
En ce qui me concerne, ce tome est la pierre angulaire du Cycle de Dune de Franck Herbert. Plus laborieux que les autres, c'est également celui qui interroge au plus profond les questions de pouvoir, de choix et de destinée abordées dans son oeuvre.
L'Empereur-Dieu est, comme son titre le laisse penser, un véritable tyran. Et pourtant, ayant perçu que toutes les voies possibles menaient l'univers à la destruction, il choisit d'emprunter le seul chemin possible, celui du Sentier d'Or, en semant volontairement les germes de sa propre destruction.
La prescience qui avait permis à Muad' Dib de sauver le peuple Fremen est devenue au fil du temps une malédiction, et le but ultime de son fils est d'en libérer l'humanité, pour créer un destin que nul ne pourra prédire, seul espoir de sauver l'univers.
Herbert se démarquait déjà de la science-fiction classique en intégrant des notions d'écologie, d'histoire, de climatologie, etc. Dans ce livre il interroge la notion de pouvoir et de connaissance absolus, et la responsabilité qui en découle.
La vie de Leto durant un millénaire, la notion de cycle prend ici tout son sens. On comprend que rien n'est jamais figé et que les règles qui valaient dans un contexte ne s'appliquent plus quelques années plus tard. Tout est à réinventer.
Si vous devez lire le Cycle de Dune, lisez au moins jusqu'à l'Empereur-Dieu.
Cela en vaut vraiment la peine, du moins si des questions philosophiques comme celles du destin ou du libre-arbitre vous fascinent autant que l'univers paradoxalement futuriste et médiéval si original de Dune.
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arcade_d
  21 mai 2019
« En fait, le souvenir ne libère rien du tout. Sans l'angoisse spirituelle, qui est une expression non verbale, il ne peut y avoir de signification nulle part. »
L'Empereur Dieu de Dune est un chef d’œuvre ! Un chef d’œuvre littéraire. Herbert nous convie à un voyage dans une histoire écrite avec des mots, et qui, sublime paradoxe, illustre la pauvreté des mots pour décrire le réel.
Décrire le réel ?
Décrire le réel, avec des mots ? Avec tous les mots de toutes les langues de notre histoire humaine ? Cela reste-t-il une supercherie ?
le REEL de l'univers, du Cosmos et même au-delà (ce qui n'est ni « ici », ni « là ») refuse de se laisser enfermer dans des mots et dans leur significations réduite, local en temps et en espace. Et pourtant, humains que nous sommes nous cherchons un Sens !
« Dieu » est un mot !
Mais Non-Dieu est également un mot !
Lire le cycle de Dune, et parvenir au coeur de celui-ci, au plus profond, avant de remonter vers sa reconstruction, c'est vivre une expérience. Vivre un Mystère.
Il n'y a pas de secret dans l'empereur Dieu de Dune. Un secret est une information qui est caché qui sous-entend qu'il y a une vérité à découvrir !
Non, il n'y a pas de secret !
Il n'y a pas de problème à résoudre dans l'univers, car il n'y a pas de solution ultime de l'ingénieur qui puisse nous sauver.
Il y a un mystère ! Oui, il y a un mystère. Et c'est un mystère porté par des mots est une expérience non verbale qui est à vivre.
Nous sommes tous à chercher le sens. le sens de la flèche du temps qui va quelque part. Leto, Enfant et Dieu fait le don d'aimer au-delà de tout et de garder le souvenir de tous les choix que nous n'avons pas fait afin de nous offrir alors le sens que nous cherchons temps, une cible à notre flèche. Car à chaque instant nous vivons l'expérience de vivre avec un corps animé par un psyché qui tente d'ouvrir la porte de l'esprit !
Nous vivons en 2019, 40 ans après l'écriture de l'Empereur Dieu de Dune, nous vivons un temps ou les universitaires en science humaine et sociale nous ânonnent à l'unisson de Nietzsche « Dieu est mort » ! Et Nietzsche devint Fou !
Et nous le voyons ce monde, nous le voyons sombrer dans l'hédonisme le plus crasse, le plus trivial. Un monde où nous en venons à confondre Cupidité (cupidon) et Amour, Intelligence (capacité à relier la matière et l'esprit) et Calcul (Combien cela me rapporte t'il ?) Divertissement et quo-naissance.
Un monde, où nous finissons par nous laisser nous même calculer par tout les algorithmes de nos frères ingénieurs, à la capacité de calcul importante mais à l'esprit totalement muré. le Jihad Butlérien risque un jour de nous devenir une nécessité, si nous voulons avoir un « à venir » !
Même en votant, en ces temps d'élection Européenne, on ne fait que vouloir résoudre un problème de calcul, on ne vit pas l'expérience de l'esprit qui passe par le coeur !
L'empereur n'autoriserait pas le mensonge de la démocratie. Voter ne sera possible que lorsque nous aurions atteint la maturité de ne plus être calculable, par aucun algorithme et aucun Scientiste.
Vivre n'est pas un divertissement !
Lire le cycle de Dune de Herbert n'est pas un divertissement !
Herbert n'est pas Asimov.
Non dieu n'est pas mort, il nous attend depuis toujours et pour l'éternité avec seulement son Amour (Agapè, ni éros, ni Philia) !
Ne lisez pas l'Empereur Dieu de Dune : Relisez-le !
Lien : https://tsuvadra.blog/2019/0..
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Tachan
  18 novembre 2021
Avec cette saisissante couverture signé Aurélien Police, nous retrouvons donc Leto II, fils de Paul dans cette suite se déroulant des millénaires plus tard. Si le tome précédent avait été un gros coup de coeur et mon préféré jusqu'à présent, le soufflet est quelque peu retombé ici.

Qu'on ne se mente pas, cela reste de la SF diablement prenante à lire, très bien écrite et où la plume de l'auteur devient vraiment de mieux en mieux. le hic ? C'est que malgré cela, j'ai clairement l'impression que le fond devient de plus en plus classique et répétitif. Ce n'est donc plus la claque des débuts.
Pourtant, on ne peut être que fasciné avec un héros comme Leto, cet homme qui s'est laissé transformé en ver des sables géants pour le bien de tous. J'adore tous les passages décrivant celui-ci, son corps mais aussi son état d'esprit et ses sentiments. Il me fascine, certes d'une manière un peu glauque et frissonnante, mais quand même. Je trouve l'idée du saut dans le temps pour le retrouver une fois la transformation bien avancée et son projet politico-écologique également, très bien vue. On se retrouve ainsi face à un nouvel univers, un nouveau paysage et de nouveaux personnages. le hic à nouveau, c'est que l'ensemble reste assez superficiel. L'auteur répète sans cesse les mêmes phrases et l'intrigue tiendrait sur bien moins de pages s'il divaguait moins... J'aurais vraiment aimé plus de force et d'audace.
On se retrouve à la place avec un récit centré à la fois sur le projet de Leto, celui des Ixiens avec sa fiancée Hwi mais aussi des forces de l'Empire qui sont encore pas loin malgré le sommeil qu'on leur impose. Nous découvrons tout cela à travers les Mémoires volées de Leto qui accompagnent chaque chapitre en incipit mais également l'histoire à travers le personnage de Siona, la fille de Moneo, sur laquelle Leto compte beaucoup pour la suite de son mystérieux projet. Et avec eux, nous avons également la société des Truitesses, nouvelle armée d'élite des Atréïdes et les Freemen de musée, qui portent bien leur nom, et ont totalement dépéri. Tout cela donne une ambiance qui se veut assez morose, celle d'un monde sur le déclin, c'est du moins l'apparence qu'il veut donner mais au fond tout bouillonne et c'est là que ça devient passionnant.
Malgré une narration un peu mollassonne et répétitive qui manque de nerf, on ne peut que suivre, fascinée, le plan que Leto tente de mettre en branle à la fois autour du ver qu'il devient et des implications de ceci sur la nouvelle transformation d'Arakis, et également autour de Siona et du nouveau ghola de Duncan pour créer de nouveaux Atréïdes qui échapperaient aux plans des autres instances de pouvoir de l'Empire. Excellent ! Tout se met en place assez lentement et de nombreux coups de théâtre viennent émailler cela, ralentissant et faisant diverger les projets parfois, montrant que même le meilleur plan a des failles.
Ce mélange de politique, d'écologie, de génétique et d'introspection qui se fait ici a de quoi surprendre. On prend une toute autre direction que celle des débuts, je trouve. L'auteur remet à nouveau en question la figure du héros qu'il avait monté avec Paul. Il en donne un nouvel écho déformé qui interroge avec cet Empereur-Dieu martyr qui se sacrifie pour le bonheur du plus grand nombre, du moins selon son idée, mais se comporte en tyran en attendant, donnant une vision assez sombre et sans concession du pouvoir sur la masse populaire. J'aime énormément ces noires nuances.
En revanche, je suis bien plus partagée une fois de plus quant à la question des femmes dans cette oeuvre. L'auteur me met souvent mal à l'aide avec l'utilisation qu'il fait d'elle. Tantôt, il semble créer des personnages d'une grande finesse et/ou force qui m'émeuvent comme Hwi et Siona. Tantôt, il propose une instrumentalisation de celles-ci et de leur sexualité qui me dérange profondément, mais je crois que c'est justement son but et il y réussit donc parfaitement.
La nouvelle proposition de l'auteur pour qu'un "messie" échappe à son destin m'a donc autant fascinée que perturbée. J'ai adoré le personnage de Leto, probablement celui qui m'a le plus fascinée dans la saga avec Alia. Mais j'ai trouvé la narration vraiment bancale dans ce nouveau tome et j'aurais aimé une intrigue moins en huis clos, plus sensationnelle et en écho avec la qualification d' "oeuvre-monde" qu'on donne souvent à la saga. Là, je me suis sentie un peu enfermée, à l'étroit, dans une histoire de famille qui finalement se répète un peu avec ces héros cherchant à protéger leur descendance en échappant à leur destin. Émouvant, remuant et foncièrement intrigant, Dune reste un indispensable dans ma culture SF mais un indispensable non moins dépourvu de failles.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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HQL
  30 mai 2021
J'ai cru que je ne verrai jamais le bout de ce roman, pas qu'il ne soit pas passionnant - au contraire - mais parce qu'il est tombé dans une période où j'étais très occupé au travail et peu disponible pour lire, à mon grand regret. C'est un roman très différent des trois premiers tomes de la Saga de Dune mais j'ai pris beaucoup de plaisir à le découvrir sur la durée. Attention, si vous n'avez lu que le premier tome de Dune ou vous appelez Thomas, ne lisez pas cette chronique.
L'histoire se déroule toujours sur la planète Dune mais, 3500 ans après les évènements des trois premiers tomes, le cycle écologique terminé, Dune n'est plus vraiment ce qu'elle était, et c'est désormais sur Arrakis que Leto II règne comme un tyran depuis des milliers d'années. Avec le temps, son corps et les truites des sables qui avaient recouvert sa peau ont fusionné ensemble, et il devient peu à peu un immense vers des sables.
Reclus dans son immense palais, où tout est à ses dimensions prévermiformes, Leto vit entouré et protégé de ses Truitesses, soldates d'élite qui le chérissent et le protègent. Ses ennemis sont nombreux sur Arrakis et les autres planètes, et il faut sans cesse se prémunir des complots au sein de ses proches, Siona Atreides la fille de son majordome menant les révolutionnaires qui veulent voir son empire s'effondrer. Il puis les Duncan Idaho, les danseurs sans visage, les ixiens, le Bene Gesserit, ...
Il y a parfois des lenteurs dans ce roman très atypique, vraiment différent des trois premiers tomque j'ai pu lire, et pour autant on y découvre un Leto devenu tyran pour protéger son peuple de l'extinction totale, tiraillé de toutes parts. Une aventure diplomatique et psychologique où peu d'action parsème le récit mais que j'ai pour autant beaucoup aimé, et qui ne me freine nullement pour découvrir le cinquième et prochain tome !
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Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
SaigneurDeLivresSaigneurDeLivres   14 janvier 2022
Beaucoup croient que pour s'assurer un avenir satisfaisant, il convient de retourner à un passé idéalisé, un passé qui en fait n'a jamais existé.
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AlfaricAlfaric   14 août 2019
Avec quelques ressources, on trouvait toujours de quoi fabriquer quelques bombes artisanales. Les ingrédients étaient à portée de la main. Du sucre, des détergents, des huiles ordinaires, des fertilisants innocents, des plastiques, des solvants, des extraits de la décompositions du fumier. La liste était virtuellement infinie, enrichie sans cesse par l’invention et l’expérience humaines. Même dans une société comme celle qu’il avait créée, où le mélange de la technologie e des idées nouvelles était en principe strictement limité, il ne pouvait espérer empêcher totalement l’apparition de petites armes extrêmement dangereuses. Vouloir exercer un contrôle sur de telles choses relevait de l’utopie, du mythe, et de la chimère. Le problème était en fait de limiter le désir de violence.
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AlfaricAlfaric   14 septembre 2019
- L’Empereur affirme que les armées exclusivement masculines étaient trop dangereuses pour leur support civil.
- C’est insensé ! Sans armée, il n’y aurait même pas de…
- Je connais votre argument. Mais il dit que l’armée masculine n’était rien d’autre qu’une survivance de la fonction tampon dévolue aux mâles non reproducteurs de la horde préhistorique. Il dit aussi que, dans cette optique, il est frappant de constater que c’était toujours les mâles les plus âgés qui envoyaient les jeunes au combat.
- Qu’est-ce que cela signifie, « la fonction tampon » ?
- Il s’agit de ceux qui se trouvaient toujours dans la zone de danger, pour protéger le noyau de mâles reproducteurs, de femmes et d’enfants. Ceux qui affrontaient les prédateurs en premier.
- En quoi est-ce dangereux pour les… civils ?
- D’après l’Empereur, lorsqu’elle ne trouvait plus d’ennemi extérieur, cette armée de mâles se retournait toujours et invariablement contre ses propres populations.
- Pour ravir les femelles aux autres ?
- C’est possible, mais il ne croit visiblement pas que l’explication soit si simple.
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dbaudeletdbaudelet   10 décembre 2011
Quand j'ai entrepris de guider l'humanité sur mon Sentier d'Or, je lui ai promis une leçon dont ses morts se souviendraient. J'ai connaissance d'un schéma profond dont les humains nient l'existence dans leurs paroles tout en la confirmant dans leurs actes. Ils disent rechercher la sécurité et le calme, cet état des choses qu'ils appellent la paix. Mais en même temps qu'ils parlent, ils disséminent les graines du désordre et de la violence. Et s'il leur arrive d'atteindre leur fameuse sécurité tranquille, ils s'y contorsionnent désespérément, prisonniers d'un incommensurable ennui. Regardez-les donc! Voyez à quoi ils s'occupent pendant que j'enregistre ces paraloles. Ha! Je leur ai donné des millénaires d'une tranquilité forcée qui persiste malgrès tous les efforts qu'ils font pour retomber dans le chaos. Croyez-moi, le souvenir de la Paix de Leto les marquera à jamais. Après cette leçon, ils ne rechercheront plus leur sécurité tranquille qu'avec d'infinies précautions et une préparation soigneuse.

Les Mémoires Volés. Pages 266.
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AlfaricAlfaric   26 septembre 2019
- La religion mène inévitablement au despotisme rhétorique. [...]
- Le… despotisme rhétorique ?
- Oui ! Il dissimule le mal derrière des cloisons qui sont imperméables à tous les arguments contre le mal. Il se nourrit de significations délibérément perverties afin de discréditer toute opposition.
- A ce point ?
- Les Jésuites appelaient cela « asseoir son pouvoir ». Il en résulte une hypocrisie sans cesse trahie par le décalage entre les actes et leurs explications, qui ne concordent jamais. […] En dernière analyse, il règne en culpabilisant, car cette hypocrisie amène la chasse aux sorcières et la nécessité de trouver des boucs émissaires.
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