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EAN : 9782266173261
571 pages
Éditeur : Pocket (01/02/2007)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 1351 notes)
Résumé :
Paul Atréides vient d'avoir quinze ans. Les révérendes Mères le surveillent : il est issu d'une lignée sélectionnée et a montré dès l'enfance des dons extraordinaires. Serait-il le surhomme prévu par leur programme génétique ?
Leto, le père de Paul, est parent de l'empereur ; celui-ci lui remet en fief Dune, la planète des sables, qui produit l'épice de longue vie. Les Harkonnen, ses vieux ennemis, lui tendront là un piège fatal. Paul fuit dans le désert aup... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
candlemas
  03 novembre 2019
(Suite de ma critique de Dune tome 1 partie 1) : Dans cette seconde partie du 1er volume du Cycle de Dune, Paul Atréides devient le mahdi, Muad Dib, le prophète incontesté menant les Fremen dans leur croisade contre les harkonnen et l'Empire.
Les personnages secondaires (Stilgar, Chani, Feyd Rautha...) s'affirment. On y voit aussi l'homme providentiel s'isoler, y compris de l'amour de ses proches, se murant contre les influences des uns et des autres, après s'être éveillé par les drogues et transes Fremen à une mutation telle qu'on ne reconnait plus le jeune Atréide.
Comme lu dans d'autres critiques, on sent aussi cette froideur métallique qui saisit le héros dans l'ambiance du récit, contrastant avec le climat d'Arrakis, et la philosophie des Fremen, dure et avare par nécessité. Cela ne m'a personnellement pas gêné, la trouvant cohérente avec le récit ; en revanche je partage les critiques concernant le fil de l'intrigue, dont les ruptures de ryhtme ne m'ont pas toujours paru appropriées.
Usul, après avoir dompté les vers, devient le prophète, sorte de Moïse ouvrant les eaux. le récit narratif a toujours la même vigueur que le volume 1 ; l'amour de Chani, l'épisode du marteleur et des vers, la bataille pour Arrakis, sont magnifiques.
Pour tout dire on ne peut que s'interroger sur le choix de l'éditeur (Robert Laffont Presse Pocket en ce qui me concerne) d'avoir coupé en deux ce 1er tome : il constitue un tout homogène, contrairement au Messie de Dune qui les suit et clôt la trilogie.
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jsgandalf
  17 septembre 2012
Encore un peu de patience, le dénouement n'est pas loin. Quelquefois un peu de la prescience offerte par l'épice serait bien venu. Mais comme ce n'est pas possible, la seule solution est de prendre son livre dans les mains et de s'y plonger corps et âmes tel le vers qui nage indéfiniment dans la mer de la tranquillité du désert sableux, de s'abandonner totalement à une des histoires les plus fabuleuses de tout les temps. Confiez votre âme à Frank Herbert.
Tout ce que je peux vous dire c'est que la fin presque à elle seule vaut le détour, cela fini en apothéose cataclysmique ; une véritable explosion.
L'univers implosera-t-il ??? Mais qu'attendez-vous pour stopper votre ordinateur et pour allez lire Dune.
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UnKaPart
  16 janvier 2021
Quand on se lance dans une chronique de Dune, on n'a pas trop à se demander quoi raconter. La matière ne manque pas, assez copieuse pour remplir un plein bouquin. On se pose plutôt la question de savoir ce qu'on va raconter qui n'ait pas déjà été dit depuis un demi-siècle que le roman est sorti. Assortie d'une autre : sur quoi faire l'impasse pour pondre quelque chose d'un tant soit peu synthétique.
Au fond, une critique de Dune tient en une phrase : si tu ne dois lire qu'un seul roman de science-fiction dans toute ta vie, c'est celui-ci.
C'est ce qui fait selon moi la force de Dune. Un roman universel et total qui avait des choses à dire en son temps et en a encore autant maintenant. Capable aussi de te raconter plusieurs histoires selon où tu en es dans ta vie et dans ta tête.
Si je dresse une liste de thèmes porteurs : SF, space opera, épopée, récit initiatique, écologie, mysticisme, destinée, luttes de pouvoir, économie, civilisations en bout de course, absolutisme, messianisme, place de la religion dans la politique… et j'en oublie sans doute la moitié. Un roman d'une richesse infinie par son contenu autant que par les réflexions qu'il suscite chez son lecteur.
Et pas ennuyeux pour autant. “Un monde au-delà de vos rêves et de votre imagination”, pour condenser l'accroche du film de Lynch. le voyage sur Arrakis reste inoubliable. J'ignore combien de temps Herbert a bossé sur sa planète, mais il en ressort une peinture magistrale qui marque le lecteur.
Une planète crédible en plus (enfin crédible dans un cadre SF, of course), avec ses descriptions réalistes du désert et de la vie dans cet environnement inhospitalier. Les développements liés à la fiction tiennent la route grâce à une cohérence millimétrée de chaque élément, tant sur Arrakis même qu'au sein de l'Imperium. L'écosystème forme une boucle parfaite qui inclut le désert, les vers des sables, l'Epice, les Fremen, et déborde sur le commerce galactique, l'opposition Harkonnen/Atréides, les enjeux de pouvoir à l'échelle cosmique. Un ensemble qui fonctionne au niveau narratif mais ne se contente pas de servir de décor. L'architecture fait écho à son propos : un écosystème, fragile par définition, susceptible de se briser à la moindre variation, au moindre élément en plus ou en moins. Bref, un tout dont il est difficile d'extraire un morceau sans perte de sens (et une belle réflexion écologique).
A l'arrivée, Dune réussit sur les deux tableaux, autant en termes de science-fiction intelligente que de littérature d'évasion. Ouaip, parce que là je te balance du grand truc analytique, mais tu peux aussi le lire au premier degré comme une sacrée bonne histoire de SF pleine de paf-boum-piou-piou, de créatures étranges et de machins spatiaux.
Autre grande force de Dune, ses personnages. Je ne vais pas dire grand-chose dessus, parce qu'ils sont très nombreux et qu'il n'y aurait aucun intérêt à les détailler un par un, sauf à tirer à la ligne.
Chacun porte la puissance tragique du théâtre antique, le nom même des Atréides en dit long sur le sujet (Atrée => Agamemnon => guerre de Troie qui a inspiré la moitié de la littérature et du théâtre grecs). Ils sont devenus des mythes avec le temps, suffit de voir le nombre de gens qui traînent sur le web avec des pseudos qui renvoient à Usul, Muad'Dib, Stilgar, aux Harkonnen…
A noter que les femmes ne sont pas en reste dans ce bouquin. Des personnages comme Chani ou dame Jessica sont loin d'être des potiches ou des faire-valoir. Même si le pouvoir réside dans les mains de ces messieurs, les bonshommes en question sont pour certains le fruit d'une sélection génétique organisée par le Bene Gesserit. Cet ordre matriarcal permet aux femmes de peser sur le pouvoir, soit dans l'ombre (par exemple, les “premières dames” de certaines maisons nobles sont issues du Bene Gesserit), soit à travers le domaine religieux et spirituel.
Manière de dire que Dune a une portée universelle, qu'il s'adresse à toutes et à tous. Chaque personnage a son identité, sa personnalité, sa psychologie (foire de la redondance…) et surtout un poids et un intérêt dans l'histoire. Parce qu'ils sont vivants, chacun en trouvera un comme avatar. Ils pensent et disent beaucoup de choses, ouvrant le roman à un versant méditatif et philosophique. Ne crains rien, c'est tout sauf ennuyeux ou inaccessible, pas besoin d'avoir sur ton CV Platon ou Kant LV2. Les introspections ont le mérite de dépasser les crises existentielles à deux balles en mode ado A qui aime B sauf qu'elle aime C bouh la vie est injuste. Non, là, on parle de questions fondamentales aussi bien pour l'humanité dans son ensemble que pour chaque individu. Pas barbantes pour un sou, des réflexions intéressantes qui en amènent d'autres chez le lecteur.
Je me rappelle qu'à ma première lecture, ce qui m'avait frappé, c'étaient l'aspect épique du roman et la trajectoire de Paul, initiatique et mystique.
Aujourd'hui que j'ai l'âge d'un Stilgar, la thématique écosystémique passe au premier plan à travers les Fremen. Ils ont pris le parti de s'adapter à leur environnement, de vivre avec/dans la nature plutôt que contre elle. O tempora o mores, comme disait Larousse dans ses pages roses…
Tous les thèmes abordés restent d'actualité. Certains par leur intemporalité, d'autres par leur résonance contemporaine.
Parmi les premiers, je citerai le Destin et la notion d'individu, avec un Paul moitié écrasé par le déterminisme (sélection génétique, responsabilités nobiliaires) et moitié affranchi des règles (rebelle dans le désert, précognition).
Quant aux seconds, j'en retiendrai deux. Dune D'une, l'Epice. L'Epice qui permet le voyage spatial, l'Epice source de richesse et de conflits, cette Epice qui a des airs de pétrole transposée dans notre monde. de deux, tout ce qui tourne autour de l'humain en tant qu'organisme. Cybernétique, clonage, eugénisme… Questions de l'époque, questions d'aujourd'hui. L'écriture du roman (1959 à 1965 pour la version définitive) est contemporaine des premières expériences de clonage avec implantation d'un noyau dans un ovocyte énuclé. Dans le même temps, en 1961, le procès d'Adolf Eichmann est télédiffusé dans le monde entier, occasionnant à l'échelle mondiale une redécouverte de la Shoah occultée depuis Nuremberg. Vu la place de l'eugénisme dans la doctrine nazie… Alors quand tu vois qu'on n'a toujours pas résolu la question éthique du clonage humain… qu'on se rend compte qu'on a “un peu” déconné avec les modifications génétiques des espèces végétales… qu'on peut choisir un donneur de sperme sur dossier pour obtenir un gnome grand, beau, fort et intelligent, si possible avec une peau claire et des yeux bleus…
Dans le genre bien de notre temps, ce roman se pose là.
Je pourrais encore t'en raconter sur des kilomètres de pages… A quoi bon puisque Herbert l'a déjà fait et en mieux ?
Dune ? A lire, obligé. Pas tout le cycle actuel ni celui d'origine, mais au moins le premier. Tu feras gaffe qu'il est souvent édité en deux tomes, mais ils ne forment qu'une seule histoire. Un début, un milieu, une fin, il se suffit à lui-même. Tu peux te lancer dedans tranquille, pas de cliffhanger moisi qui t'impose de t'enfiler les suivants.
Je ne suis pas trop du genre à balancer du superlatif à tout berzingue et à voir du chef-d'oeuvre dans chaque bouquin un peu potable. N'empêche que là, c'en est un de chef-d'oeuvre.
Lien : https://unkapart.fr/dune-fra..
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XS
  09 juin 2019
L'édition dont je dispose découpe en deux partie le tome 1 de Dune. Ce découpage a très certainement eu une influence négative dans ma perception du roman. Bref, passons, ça n'est ni la première, ni la dernière fois que les lecteurs doivent subir des choix éditoriaux déplaisants.
Le début de ce deuxième tome m'a quelque peu ennuyée. Paul est absorbé par son destin, acquiert sa prescience de façon lente et répétitive, passsive, et se transforme en personnage quelque peu désincarné. J'ai été amusée de voir que certaines scènes m'ont évoqué le Fou de Robin Hobb : il faut bien le reconnaître, mes références personnelles sont ‘à l'envers' ; c'est une curieuse sensation.
Je comprends pourquoi ce livre est devenu culte : terriblement moderne, dans la forme et dans le fond, ce qui est saisissant pour une date de parution au milieu des années 60.
Sur la forme, j'ai adoré les petites pastilles de la princesse Irulan au début de chaque chapitre. Elles donnent un éclairage décalé et se révèlent comme des mines de citations.
Sur le fond, et c'est très personnel, je regrette le manque de dimension « romanesque » : j'ai parfois eu l'impression de lire un reportage géopolitique sur les risques d'asservir un peuple dans un environnement hostile mais néanmoins riche en matières premières. L'oppression, la confiscation des richesses sont par trop représentatives d'une réalité terrestre : l'épice remplace le pétrole, Dune remplace la Terre, mais les comportements des peuples, autant colons que colonisés, dans leur extrémisme ne sont autres que ceux dont l'on voit les conséquences dans les fils d'actualités quotidiens.
Reste que, le livre refermé, j'ai bien conscience d'avoir enrichi mes connaissances littéraires …
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Edouard_Jhil
  05 décembre 2019
Lectrices, lecteurs, bonjour !
📗📘📙
#souvenirdelecture: "Dune", de Franck Herbert.
Classique et chef-d'oeuvre de la science-fiction, roman le plus vendu au monde dans sa catégorie, "Dune" raconte les manigances politiques, militaires et diplomatiques qui opposent deux Maisons: les Atréides et les Harkonnen. La gouvernance d'Arrakis, qui produit l'Épice, la panacée universelle, sera le casus belli, et la planète des Sables elle-même deviendra le lieu de tous les complots. Mais Paul, le fils Atréides, sent qu'une destinée encore plus grande l'attend là-bas…
C'est le planet-opera par excellence, doté d'un background incroyablement vaste et fouillé, tant par ses personnages, ses lieux, ses guildes, que sa chronologie, ses batailles épiques, ses mystères et ses intrigues. Il ouvre le "Cycle de Dune", saga également écrite par l'auteur, puis reprise par son fils, composée d'une vingtaine de romans.
"Dune", bien que passionnant et magique, n'est cependant pas facile d'accès, justement en raison de la complexité de son univers. On trouve d'ailleurs à la fin du tome II une carte, des appendices et un glossaire de plus d'une centaine d'entrées. À réserver aux lecteurs aguerris, donc.
-Edouard Jhil-
"Lisez ce que vous voulez, mais lisez, c'est important."
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
finitysendfinitysend   15 septembre 2012
Les Fremen avaient au degrés suprême cette qualité que les anciens appelaient "spanungs-boguen " et qui est le délais que l'on s'impose soi-même entre le désir que l'on éprouve pour une chose et le geste que l'on fait pour se l'approprier .
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finitysendfinitysend   23 janvier 2013
Le mystère de la vie n'est pas une question à résoudre mais une réalité à vivre .
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dbaudeletdbaudelet   17 octobre 2011
L'expression convolutée des légalismes se développe autour de la nécessité de nous masquer à nous-mêmes la violence dont nous usons envers les autres. Entre le fait de priver un homme d'une heure de sa vie et celui de le priver de la vie, il n'existe q'une différence de degré. Dans l'un comme dans l'autre cas, nous usons de violence, nous consommons son enérgie. Des euphémismes élaborés peuvent dissimuler nos intentions meurtrières mais tout usage de puissance à l'encontre d'autrui se traduit par l'ultime assomption : "Je me nourris de votre énergie."

L'Empereur Paul Muad'Dib : Ordres aux Conseils (Addenda).
Page 192.
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dbaudeletdbaudelet   15 octobre 2011
Vous constituez un paradoxe mortel. Un gouvernement ne peut être à la fois religieux et coercicif. Toute expérience religieuse a besoin d'une spontanéité que la loi supprime inévitablement. Mais on ne peut gouverner sans lois. Inéluctablement, les vôtres en viennent à remplacer la morale, la conscience, et même la religion au nom de laquelle vous croyez gouverner. Le rituel sacré ne peut naître que es louanges et des prétentions à la sainteté qui effacent toute moralité signifiante. D'un autre côté, le gouvernement constitue un organe culturel particulièrement enclin aux doutes, questions et contradictions. Je vois venir le jour où la cérémonie tiendra lieu de foi et le symbolisme de moralité.

Lettre de Jessica à sa fille Alia.
Page 204.
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dbaudeletdbaudelet   25 septembre 2011
Ne comptez point un humain au nombre des morts aussi longtemps que vous n'aurez pas vu son corps. Et même alors, ce pourrait encore être une erreur.

Maxime Bene Gesserit.
Livre Second : MUAD'DIB, page 154.
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