AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2203001143
Éditeur : Casterman (10/09/2004)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 1181 notes)
Résumé :
Partout dans le monde, des moteurs d'autos explosent : l'essence doit être trafiquée ! Une crise pétrolière menace. Au Moyen Orient, le cheik Bab El Ehr tente de renverser Ben Kalish Ezab, et ce conflit local peut dégénérer en une guerre générale. C'est bien assez pour inciter Tintin à se rendre, toutes affaires cessantes, Au Pays de l'Or noir (1950).
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  07 novembre 2011
Comme le dit si bien le capitaine Haddock, c'est une histoire "à la fois très simple et très compliquée". Simple parce que tout débute en Europe avec des moteurs automobiles qui explosent sans arrêt et si l'on écoutait nos policiers préférés, à savoir les célèbres Dupont et Dupond, il faut chercher à qui profite le crime. Or ici, selon eux, tout porte à croire que le crime profite à la société de dépannage Simoun puisque celle-ci a une slogan publicitaire tellement entraînant qu'à chaque fois qu'une personne rencontre un problème en voiture, elle fait automatiquement appel à elle.
Cependant, affaire très compliquée comme je vous le disais car Tintin ne se fie pas aux simples apparences et va chercher bien plus en profondeur pour démanteler un réel conflit autour de l'or noir, le pétrole, entre l'Orient et l'Occident. Il s'agit en réalité d'un véritable conflit d'intérêt économique entre le puissant cheik Bab El Ehr qui a des appuis de la Skoil Petroleum et l'émir Mohammed Ben Kalish Ezab, actuellement à la tête du pays et qui a signé un contrat avec l'Arabex. le but du premier est de trafiquer les pompes de son ennemi grâce au N14, mis au point par le Docteur Müller afin de contrôler toute les sources d'essence du pays et de mettre ce dernier en position de faiblesse et de le renverser afin de prendre le contrôle du pays.
Qui sait d'ailleurs si Hergé n'a pas vu là les causes de, si elle a lieu un jour (ce que je n'espère vraiment pas, bien entendu), de la Troisième Guerre mondiale ?
Un album dans lequel nous retrouvons le marchand Oliveira da Figuira et qui vient une nouvelle fois en aide à notre ami Tintin en l'aidant dans son enquête et en lui permettant d'infiltrer le palais du Docteur Müller, qui se fait ici appeler Smith. Une des scènes que je préfère est justement lorsque celui-ci fait passer Tintin pour son neveu et qu'il se met à raconter des histoires abracadabrantesques et interminables aux serviteurs du palais dans le seul but de détourner leur attention.
Une autre scène délirante est lorsque les deux policiers prennent une pilule de N14, croyant que c'est de l'aspirine, et qu'ils se mettent à faire des bulles et que leurs cheveux se mettent à pousser de plusieurs couleurs différentes à chaque fois.
Un vrai moment de plaisir qui traite d'un sujet particulièrement sensible et qui est toujours d'actualité ( la guerre du pétrole aura-t-elle lieu un jour ? ) mais qui, heureusement ici, finit bien même si le lecteur n'apprendra jamais comment le capitaine Haddock a réussi à rejoindre son ami car il s'agit d'une affaire à la fois très simple et très compliquée...A lire et à relire !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
Colette
  11 février 2014
J'ai été attirée par le titre de cette BD ainsi que par sa couverture qui m'ont donné envie de voyager, alors j'ai commencé cette lecture. On est directement plongé dans l'intrigue dès la première page.
Alors que les moteurs à explosion se mettent mystérieusement à exploser partout dans le monde, on soupçonne l'essence d'être trafiquée. de plus, les rumeurs de guerre se font sentir de jour en jour. Tintin et ses acolytes partent alors au Moyen-Orient pour enquêter.
Cette histoire reflète très bien le contexte historique de la période à laquelle l'album a été écrit.
Malgré cette histoire assez sombre de crise pétrolière, j'ai aimé l'humour, notamment avec les personnages de Dupont et Dupond avec leur périple dans le désert. J'ai également aimé le personnage d'Abdallah le fils de l'émir qui est pourtant très turbulent mais qui apporte selon moi une touche d'humour et de rebondissements à l'histoire.
J'aurai aimé savoir lire les quelques bulles écrites en arabe mais le fait de ne pas les lire n'empêche pas la compréhension de ces quelques passages.
Un album sympathique que je trouve plutôt réservé aux adultes pour la complexité de l'histoire. Cette BD se lit tout de même facilement et on ne s'ennuie pas grâce à l'humour qui est présent tout au long de l'album.
Je n'ai pas été complètement transportée mais j'ai quand même passé un très bon moment.
A lire!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          281
Crazynath
  20 septembre 2016
Quand j'étais plus jeune, je n'aimais pas trop cet album, car mon personnage préféré, le capitaine Haddock n'y faisait qu'une très brève apparition. ( Et c'était à la fois très simple et très compliqué !!)
Évidemment, à l'époque, je ne pouvais absolument pas mesurer ce qui se cachait derrière l'élaboration de cet album...Je ne rentrerai pas plus dans les détails, d'autres babeliotes l'ont déjà fort bien fait...
Dans un contexte de crise pétrolière, Tintin va se retrouver au Khemed pour mener son enquête : pourquoi l'essence explose ?
Il va se retrouver face à l'un de ses anciens adversaires déjà croisé dans l'Ile Noire : le docteur Müller, qui entre temps s'est fait pousser la barbe et se fait appeler le professeur Smith. Celui-ci joue toujours à merveille le rôle du parfait méchant.
Toujours dans le chapitre des retrouvailles, Tintin va aussi tomber sur le sympathique Oliveira Da Figueira qu'il avait déjà rencontré dans les Cigares du Pharaon.
Passons maintenant aux nouveaux personnages. Celui dont tout le monde se souvient car il fait une apparition très marquée est evidemment le prince Abdallah, une véritable tête à claque. Cette petite peste pourrie-gatée épuise tout son entourage et même les "méchants" ne s'en tirent pas indemnes face à son imagination. La rencontre entre cette terreur et Haddock est evidemment explosive...
Un album que j'aime relire de temps en temps, surtout pour la partie dans le désert, qui est très bien restitué par Hergé...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
MissG
  26 juillet 2012
"Boum ! Quand vot'moteur fait Boum !", telle est la publicité d'une société de dépannage, le problème, c'est que tous les moteurs font réellement "boum" car l'essence est trafiquée et une crise pétrolière menace.
L'une des caractéristiques de cet album de Tintin est son ancrage dans la réalité.
En effet, publié entre les deux guerres, c'est sans doute l'album de Tintin le plus réaliste par rapport au contexte historique.
Il y est question de sabotage d'essence, d'une guerre sur le point d'être déclarée, d'un méchant répondant au nom de Docteur Müller (nom à consonance allemande).
Le contexte n'est donc pas très gai et pourtant, Hergé a réussi à distiller de nombreuses touches d'humour dans cet album, par le biais de Milou mais également par celui des Dupondt qui ne cessent de se perdre dans le désert et de voir des mirages :"Moi, faire un rivage pour un stupide rimage ? ... Euh ... Un rivage pour un mirage ... Non, un mirage pour un virage ... euh ... Enfin, jamais de la vie : je continue tout droit."
Là aussi, j'ai noté qu'il était question du rapport de Tintin par rapport à la violence et aux armes à feu :"Je n'aime pas beaucoup ces jouets-là, mais, dans ces cas-ci, il vaut mieux être armé."
Ce personnage oscille d'un point de vue à l'autre, mais il se refuse toujours à toute violence et l'arme n'est qu'un moyen de dissuasion.
Le capitaine Haddock est peu présent dans cet album, il est esquissé et d'ailleurs le lecteur ne connaît pas le fin mot de l'histoire à la fin.
Quant au Professeur Tournesol, c'est de Moulinsart qu'il aidera pour trouver un remède à l'étrange mal des Dupondt.
Mais cet album est aussi l'occasion de faire la connaissance de ce "charmant" petit Abdallah, qui a toujours une mauvaise blague dans sa musette.
C'est un petit garçon exaspérant mais il apporte une touche de fraîcheur dans cette histoire plutôt sombre.
Il s'agit d'une histoire sur plusieurs niveaux, relativement complexe, en tout cas plus que dans d'autres albums.
"Tintin au pays de l'or noir" est un album intéressant à lire avec une histoire plus complexe que dans d'autres tomes, fortement ancré dans le contexte historique au moment de sa rédaction et qui finalement l'est toujours dans celui d'aujourd'hui, dans une moindre mesure.
Une aventure de Tintin qui se lit avec plaisir, riche en aventures et avec quelques touches d'humour.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
TableRonde
  09 février 2015
L'or noir, et ses mystères (certes de Polichinelle)
Où l'aventure inachevée en noir & blanc, terminée en couleur puis partiellement redessinée.
Depuis sa création, le sujet de cette aventure (contrôle des zones pétrolifères et guerres des sources d'énergie) n'a pas cessé d'être d'actualité jusqu'à ce jour. Il a été objet de tensions et prétexte de guerres.
Mais, ce qui m'interpelle le plus dans cet album sont ses défauts de cohérence.
Je commence par celui qui me gêne le plus : le manque de cohérence graphique.
On ressent rapidement qu'un assez long passage a été entièrement redessiné alors que le reste a été (heureusement !) laissé en l'état original de la première version couleur.
En effet, une partie de l'Or noir, « bénéficie » d'un graphisme modernisé dans ce passage qui va des docks la nuit jusqu'au moment où les Dupondt entament leur inénarrable traversée du désert (ce ne sont pas des Lawrence d'Arabie, ces deux-là !). Ce graphisme est en véritable rupture avec celui du tout début et du reste de l'histoire. Malheureusement, Tintin n'a pas échappé à cette modernisation.
Pour les mêmes raisons qui ont prévalu pour la « reprise » de l'Île Noire, c'est-à-dire toucher le public britannique, Hergé devait revoir la copie de l'Or noir. Mais ici nul besoin de moderniser les dessins, il s'agissait d'actualiser et d'« apaiser » l'Histoire du Proche-Orient : plus de présence de l'armée britannique, plus de descriptions des tensions judéo-arabes, ni anglo-juives.
Mais, entre-temps, le coup de crayon d'Hergé avait beaucoup évolué. A sa décharge, sûrement lui était-il difficile d'offrir cette unité graphique qui manque tant à cette aventure.
En revanche, je trouve qu'Hergé aurait pu profiter de ce toilettage historique pour redessiner la vignette où l'on entend la Castafiore et lui donner une allure plus féminine.
Je poursuis avec la mystérieuse absence du capitaine pendant les cinquante premières pages.
Alors que l'album sort en 1950, soit dix ans après la création d'Haddock, et cinq après celle de Moulinsart et de Tournesol, ces deux personnages et le château, pourtant si présents dès lors qu'ils ont été créés, font preuve d'une quasi-totale absence toute singulière.
Certes, très vite, un bien bref appel téléphonique entre Tintin et Haddock nous explique que ce dernier est mobilisé.
Dès qu'il n'est plus mobilisé, Haddock réapparait « comme un cheveu sur la soupe » et reprend tout son espace, ses jurons et sa place de souffre-douleur, notamment en victime des facéties du si « cher » Abdallah. Point de « bouille » de Tournesol, juste une lettre de celui-ci, et une photo sépia de Moulinsart « ruiné ».
L'explication est « simple et compliquée » à la fois comme tente de le dire en vain Haddock : la création de l'Or noir a débuté, juste après le Sceptre d'Ottokar, c'est à dire avant celle du Crabe aux pinces d'or et l'arrivée d'Haddock. Mais l'histoire a dû être brutalement stoppée en 40, par les Allemands à Bruxelles.
Hergé y emprisonnera Tintin, sur le Karaboudjan, pour la rencontre décisive d'Haddock.
C'est en 1950 qu'il reprendra l'Or noir pour sa mise en couleur et son achèvement.
Dans cette aventure, les Dupondt atteignent des Everest de bêtises. le comique à répétition, si cher à Hergé, trouve ici toute sa force. Leur incompréhension du désert est déboussolant, c'est le cas de le dire !
Abdallah est un véritable concentré pur jus de Quick et Flupke, il ne s'arrête même pas pendant une seule demi-seconde. Aucun n'y échappera, même celui qui veut mettre fin à ses jours ! Il a de l'épaisseur celui-là et, partant, du potentiel pour les aventures futures.
Une fois encore, bien sûr que l'édition originale couleur est à préférer, certes dans sa version fac-similé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   07 novembre 2011
Dupont : Eh hop ! Encore un mirage !
Dupond : Tu crois ? Ça n'en a pas l'air. A ta place, je ferais un petit virage et...
Dupont : Moi, faire un virage pour un stupide rimage ? ...Euh...Un rivage pour un
rimage...Non, un mirage pour un virage...euh...Enfin, jamais de la vie :
je continue tout droit.
Commenter  J’apprécie          152
ClioInoClioIno   01 avril 2015
- Dis donc... es-tu certain d'être dans la bonne direction ?
- Tout à fait certain !
- Et d'ailleurs, c'est très simple, on nous a dit : "C'est tout droit !"
- Tu as raison : voilà le premier puits que nous devons rencontrer.
- Nous allons nous y arrêter quelques instants pour remplir le radiateur.
- ? ?
- Saperlipopette ! C'était un mirage !
- Un mirage ? Tiens je croyais qu'on les avait supprimés.
- Ça ne fait rien : continuons
- Ah ! Nous avons tout de même bien roulé .... Voilà Tel al Oued ... Nous nous y arrêterons pour boire un verre.
- Bonne idée !
- Ah zut ! Encore un mirage !
- Et encore un ! Décidément ils exagèrent... (les Dupondt rentrent dans un palmier)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
jamiKjamiK   20 septembre 2016
- Une patrouille a capturé l'auto et ses occupants : trois juifs de l'Irgoun
- Des juifs... et le jeune homme ?... Quoi ?... Enlevé par les Arabes ?... Envoyez moi ces juifs, Edwards, je veux les interroger moi-même...
(PS. Ce dialogue n'existe plus dans la version de 1971)
Commenter  J’apprécie          80
genougenou   20 août 2015
Tintin : Müller, c’est le véritable nom du professeur Smith.
L’émir Ben Kalish Ezab : Où est-il, ce misérable reptile, que je le fasse empaler !…
Tintin : Müller, Altesse, est entre les mains de la police, et je lui ai donné ma parole qu’il serait jugé régulièrement.
L’émir Ben Kalish Ezab : Par Allah ! que vous êtes compliqué, vous autres Occidentaux !… Nous sommes plus expéditifs, nous !…
Commenter  J’apprécie          50
litolfflitolff   26 octobre 2011
Haddock : Mon nez ! mille millions de mille sabords !… Mon nez !…
Abdallah : Encore !… Encore brûler ton nez !…
L’émir Ben Kalish Ezab : Allons, refaites-le, ne fût-ce que pour lui faire plaisir… Un rien l’amuse…
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Hergé (163) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Hergé
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=31410
Patrick Mérand, diplômé de Sciences Po Paris, licencié en psychologie et certifié en ethnologie est le fondateur des éditions Sépia. Tintinophile de la première heure, il ne cesse de proposer de nouveaux éclairages et de nouvelles informations sur l'oeuvre d'Hergé pour mieux en apprécier toutes les subtilités et toute la richesse. Voyageur infatigable, il a sillonné l'Afrique, l'Asie et l'Amérique en parcourant et découvrant plus de soixante de pays
autres livres classés : bande dessinéeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Tintin, presque...

Tintin est ... ?

rapporteur
reporter

5 questions
359 lecteurs ont répondu
Thème : HergéCréer un quiz sur ce livre
.. ..